Hommage à Mahmoudi

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31/12/11

 

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Mohamed Belmechri, gérant de Dar Zeriab   

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Un manager ambitieux et passionné

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«Ma présence en Algérie relève d’un acte citoyen»

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sur le développement local

La colère de Bouteflika

Le Président a fait part de son mécontentement en direction des administrations locales, déplorant leur gestion «défaillante» dans la prise en charge des efforts «considérables» de l'Etat en matière de couverture de la demande sociale.Point d’ordre

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Les Titres A La Une

  

La mafia du médicament dilapide 94 millions de dollars

Ould Abbès : «Il n’y a aucun problème avec Ouyahia»

 

Défaillances en gestion locale

Ould Kablia réunit ses walis

 

Mobilisation policière

Vague d’arrestations dans l’Algérois   

 

Pétrole

Premières découvertes dans le nord de l’Algérie

 

Fête du nouvel an

Une variété culturelle élaborée pour la circonstance

  

 Divers

 

Pour adhésion à un groupe terroriste         

Peine capitale et cinq années de prison ferme

Le tribunal criminel près la cour de Tizi-Ouzou a condamné jeudi à 5 ans de prison ferme le dénommé Mouheb Messaoud, reconnu coupable d'«adhésion à un groupe terroriste armé». Ses deux frères ont été condamnés à mort par contumace.

Selon l’arrêt de renvoi, les faits de cette affaire remontent au 22 juillet 2011 lorsque l’accusé rencontra M. Adel, propriétaire d’une voiture, dans la ville de Dellys (wilaya de Boumerdès) et lui demanda de le conduire le lendemain vers la ville de Tigzirt (dans la wilaya de Tizi-Ouzou) pour l’achat d’un filet de pêche. Le lendemain matin les deux hommes se rencontrent et prennent la direction de Tigzirt en passant par la «Crête». En cours de route, Mouheb Messaoud, reçoit des appels téléphoniques de son frère Hafidh qui a rejoint les groupes terroristes armés, activant dans la région de Mizrana, entre Dellys et Tigzirt, et qui lui demande de s’arrêter avant l’entrée de la ville de Tigzirt.             Aussitôt le véhicule stationné, deux terroristes armés, en l’occurrence Mouheb Hafid et Toudji Mohamed sortirent de la forêt. Ce dernier remet à M. Adel la somme de 51 000 DA et une liste des achats à faire pour les groupes terroristes. Sur la route de Tigzirt vers Tizi-Ouzou, Mouheb Messaoud demanda au conducteur de s’arrêter pour satisfaire des besoins pressants. Une occasion pour M. Adel de s’enfuir. Arrivé au barrage mixte du «Pont de Bougie» (Tizi-Ouzou), il informe les éléments de la BMPJ qu’il a été victime d’une tentative d’enrôlement dans un réseau de soutien au terrorisme. Il remet la liste des achats et la somme d’argent qui lui a été remise par les terroristes. Mouheb Messaoud sera interpellé le lendemain dans son magasin près de chez lui, à Dellys. Interrogé par le juge, ce dernier a reconnu avoir rencontré son frère en compagnie d’un autre terroriste à l’entrée de la ville de Tigzirt, mais a déclaré que c’est M. Adel qui voulait «l’entraîner dans un réseau de soutien au terrorisme». S’agissant des 25 appels téléphoniques échangés entre lui et son frère qui était au maquis, en seulement une semaine, il ne donnera aucune explication. Le représentant du parquet a requis 20 ans de prison ferme contre l’accusé, alors que la défense a plaidé les circonstances atténuantes en évoquant la «pression exercée par les groupes terroristes» sur leur client. Après délibération, il a été condamné à 05 ans de réclusion criminelle. Son frère Hafidh et Toudji Mohamed, jugés par contumace, ont été condamnés à la peine capitale pour «appartenance à un groupe terroriste armé».

Par Adel H.

 

Indemnités

Des maires revendiquent une hausse

Les élus locaux veulent une hausse de leurs indemnités. En marge des assises nationales sur le développement local organisées par le Cnes à Alger, ils ont rédigé une pétition. La pétition a été signée par 130 présidents d'APC et 39 présidents d'APW, soit tous les élus présents aux assises du Cnes. Selon des élus locaux rencontrés sur place, leurs indemnités actuelles sont très faibles. «Des maires gèrent des budgets de plusieurs milliards de dinars et perçoivent des salaires très faibles. Ce n'est pas normal», explique un maire de la wilaya de Tiaret, signataire de la pétition. Le salaire de base mensuel de certains maires est de 15 000 dinars, affirme-t-il. «Nous percevons un salaire de misère. On revendique notre droit à une rémunération juste. On travaille beaucoup. On porte tous les problèmes des habitants. Nous devons être payés correctement», ajoute le même élu. Pour deux autres maires de la wilaya de Boumerdès, les salaires actuels sont une «véritable incitation à la corruption». Le problème des indemnités des élus locaux n'est pas nouveau. Il a déjà été soulevé en 2008. À cette époque, l'ancien ministre de l'Intérieur avait promis de trouver une solution. Mais depuis, aucune proposition n'a été faite aux élus locaux.

 

Nouvel entraîneur

Le PSG annonce l’arrivée de Carlo Ancelotti

Le directeur sportif du club du Paris Saint-Germain, le Brésilien Leonardo, a annoncé ce vendredi la nomination de l’Italien Carlo Ancelotti au poste d’entraîneur. Ce dernier a déclaré dans un français approximatif : «Je ferai de mon mieux pour faire du PSG un grand club d’Europe.» L’ancien technicien de l’AC Milan (2001-2009) et de Chelsea (2009-2011), âgé de 52 ans, s’est engagé pour une durée de deux ans et demi, succédant à Kombouaré. Plus tôt dans la journée, le club parisien avait officialisé le départ d’Antoine Kombouaré.

 

La question du jour

L’exception algérienne (1)

S’agissant de l’Algérie, il est une question que l’on s’est posée tout au long de l’année qui se termine, tant à l’étranger qu’ici même, à laquelle cependant on a vite convenu d’une  réponse unique, même si celle-ci revêt une nuance particulière selon le bord qui la reprend à son compte.  Cette question est la suivante : comment cela se fait-il que la rue algérienne ne se soit pas soulevée à l’exemple  de la rue tunisienne, égyptienne, libyenne, et autre ? En d’autres termes, pourquoi l’onde de choc appelée le Printemps arabe a échoué à traverser les frontières de ce pays, contrairement à ce qu’elle a pu faire  ailleurs, et alors même que tout laissait penser que c’est là une destination privilégiée  qui s’ouvrait devant elle. Comme si une pente imaginaire  existait sur une carte géopolitique qui devait nécessairement y conduire. Comme si tout concourait à lui frayer cette voie-là,  un vrai boulevard s’offrant de tout temps à elle, mais que cependant elle s’est refusée, ou pour une raison qu’il reste  à tirer au clair, elle n’est pas parvenue à parcourir.

Ce droit de préemption prêté en  l’espèce à l’Algérie, quoique  démenti abondamment par les faits, a eu la vie dure. C’est bien entendu lui qui a suscité la création de la Commission nationale pour le changement et la démocratie, maintenant reléguée aux  oubliettes, avec une précipitation qui en disait long sur la confiance qu’avaient ses initiateurs dans leur chance d’obtenir gain de cause. Si Ali Yahia Abdenour, Saïd Sadi, et leurs amis, prenaient les devants c’est parce qu’ils étaient sûrs que d’une certaine façon c’était déjà arrivé, que cela ne pouvait pas ne pas se répercuter en Algérie, qu’il suffisait d’occuper la rue quelques heures pour que ce qui était potentiel devienne effectif, pour  que soit enclenché le même processus révolutionnaire destiné à produire les mêmes effets qu’ailleurs.

A l’évidence, il n’y avait pas qu’eux pour se trouver dans cet état d’esprit. On se souvient qu’à leur première tentative de marche dans Alger, depuis la Place du 1er-Mai, il y avait autant de journalistes et de caméras dépêchés sur place par les grands médias internationaux, pour saisir sur le vif l’ébranlement d’une révolution, que de manifestants venus ameuter la ville.

Cela, c’était avant que les événements de Libye ne passent sur le devant de la scène. Il y avait bien de l’agitation qui commençait alors à Benghazi, mais on ne s’avisait pas encore d’en prendre toute la mesure, puisqu’il était entendu que c’était en Algérie que la révolution devait d’abord prendre. C’était déjà assez surprenant que ce soit à la Tunisie, où il ne se passait jamais rien,   qu’a échu le privilège d’initier le mouvement consistant à faire place nette des dictatures arabes. Et plutôt anormal que l’effervescence  monte en puissance en Egypte, et qu’il n’y ait toujours rien en Algérie. Le calme dans le pays même qui a montré le plus de disposition à la rébellion, n’est-ce pas étrange? Dans le pays d’où en principe devait partir le signal de la révolte, l’onde de choc, la grande secousse finale. Il doit sûrement y avoir quelque chose qui cloche, un mirage pernicieux, quelque chose en tout cas qui trompe la vue, mais que le mouvement fera sûrement se dissiper.

Or, la CNCD avait beau convoquer la révolution chaque semaine, à jour fixe,  cette chose contraire ne se dissipait pas. Elle était à chaque fois au rendez-vous, prenant un malin plaisir à bloquer les voies d’accès  au point de ralliement, Place du 1er- Mai ou Place des Martyrs, pour ne laisser voir qu’une poignée de manifestants  au fond d’un grand vide en train de s’égosiller dans une autre dimension, à l’ombre de banderoles plus séditieuses et vaines encore.

Mais comme il est vrai  qu’ils se faisaient précéder sur place, à chaque tentative de marche, par un grand concours de forces de l’ordre, les apparences étaient jusqu’à un certain point sauves.  Ils pouvaient toujours alléguer que c’est le spectre de la répression qui, en planant sur la ville depuis le point du jour, dispensait sa diablerie abortive sur une population d’autant moins portée à se rebeller qu’elle savait ce qu’il en côutait.

Par Mohamed Habili

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Edito

Par

Badis Guettaf

Le baronnat  démocratique 

A l’approche des présidentielles françaises, certains dénoncent de grandes manœuvres. Magistrature, police, préfectorale, les nominations des amis de Nicolas Sarkozy aux postes-clés de la République s’accélèrent. Sur un autre plan, Arnaud Dassier, qui est un militant politique français, mais pas un révolutionnaire, un anarchiste ou un pur et dur membre de l’extrême-gauche iconoclaste ouvre une brèche. Dassier faisait partie de l’Union du mouvement populaire (UMP), la formation de Nicolas Sarkozy (précision pour ceux qui se feraient avoir par le mot «populaire»). On parle de ce monsieur parce qu’il lui est arrivé, malgré son profil peu favorable aux grandes embardées, de se révéler très perspicace. Il vient de quitter le «système» politique en vigueur et de se positionner contre lui : «Il faut mettre fin à la domination exclusive des deux mêmes partis politiques, qui a favorisé un véritable encroûtement de la démocratie entre deux «clans» qui pensent être propriétaires du pays et de leurs offices.»  Du coup, il apporte de l’eau au moulin de ceux qui veulent que cela change vraiment en France et partout où règne cette «démocratie», dont on ne ressent pas les bienfaits en dessous de certains paliers socioéconomiques. Comme quoi, il n’y a pas que chez nous qu’on devrait changer et le changement que l’on nous propose n’est pas vraiment un changement dont il faudrait attendre du bien. Quand on écoute Dassier, on s’étonne qu’Alain Juppé ose donner la leçon au reste du monde. L’insurgé de l’UMP enfonce le clou si profond, qu’il donne envie de le citer encore une fois: «J’ai réalisé à l’occasion de ma demande d’investiture à quel point le système politique français était devenu un syndicat de professionnels et de rentiers de la politique, un système féodal dirigé par des barons locaux, qui fonctionne à l’ancienneté et au copinage, de plus en plus déconnecté de la population et peu représentatif de sa diversité…» C’est un indice qui révèle que, dans la population, ce sentiment a atteint des niveaux suffisants pour qu’il commence à déstabiliser l’aristocratie politique. Il y a tout de même une nuance dont Dassier ne tient pas compte. Il ne s’agit pas, seulement, de classe politique, mais du système que cette classe s’évertue par d’innombrables subterfuges à préserver et à perpétuer. Les Français lambda vont de plus en plus droit au but. Un but évident de clarté pour ce qui est enduré par la majorité des gens. Selon un sondage OpinionWay-Fiducial, en tête des priorités vient le maintien de l’emploi (52 %), puis la lutte contre la hausse des prix des produits de première nécessité (39 %), ensuite le  maintien du remboursement des soins (38 %) et la garantie aux jeunes l’accès au marché du travail (33 %). Pas de quoi enrouler, dans des formules alambiquées, des promesses sans consistances. Le message est sans équivoque. La hausse «raisonnable» annoncée des prix des tickets  de  train augure que ces préoccupations ne figureront pas sur des tablettes préparées pour «sauver» les banques.       

B. G.

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