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Pour adhésion à un groupe terroriste
Peine capitale et cinq années de prison ferme
Le
tribunal criminel près la cour de Tizi-Ouzou a condamné
jeudi à 5 ans de prison ferme le dénommé Mouheb Messaoud,
reconnu coupable d'«adhésion à un groupe terroriste
armé». Ses deux frères ont été condamnés à mort par
contumace.
Selon
l’arrêt de renvoi, les faits de cette affaire remontent
au 22 juillet 2011 lorsque l’accusé rencontra M. Adel,
propriétaire d’une voiture, dans la ville de Dellys
(wilaya de Boumerdès) et lui demanda de le conduire le
lendemain vers la ville de Tigzirt (dans la wilaya de
Tizi-Ouzou) pour l’achat d’un filet de pêche. Le
lendemain matin les deux hommes se rencontrent et
prennent la direction de Tigzirt en passant par la
«Crête». En cours de route, Mouheb Messaoud, reçoit des
appels téléphoniques de son frère Hafidh qui a rejoint
les groupes terroristes armés, activant dans la région
de Mizrana, entre Dellys et Tigzirt, et qui lui demande
de s’arrêter avant l’entrée de la ville de Tigzirt.
Aussitôt le véhicule stationné, deux terroristes armés,
en l’occurrence Mouheb Hafid et Toudji Mohamed sortirent
de la forêt. Ce dernier remet à M. Adel la somme de 51
000 DA et une liste des achats à faire pour les groupes
terroristes. Sur la route de Tigzirt vers Tizi-Ouzou,
Mouheb Messaoud demanda au conducteur de s’arrêter pour
satisfaire des besoins pressants. Une occasion pour M.
Adel de s’enfuir. Arrivé au barrage mixte du «Pont de
Bougie» (Tizi-Ouzou), il informe les éléments de la BMPJ
qu’il a été victime d’une tentative d’enrôlement dans un
réseau de soutien au terrorisme. Il remet la liste des
achats et la somme d’argent qui lui a été remise par les
terroristes. Mouheb Messaoud sera interpellé le
lendemain dans son magasin près de chez lui, à Dellys.
Interrogé par le juge, ce dernier a reconnu avoir
rencontré son frère en compagnie d’un autre terroriste à
l’entrée de la ville de Tigzirt, mais a déclaré que
c’est M. Adel qui voulait «l’entraîner dans un réseau de
soutien au terrorisme». S’agissant des 25 appels
téléphoniques échangés entre lui et son frère qui était
au maquis, en seulement une semaine, il ne donnera
aucune explication. Le représentant du parquet a requis
20 ans de prison ferme contre l’accusé, alors que la
défense a plaidé les circonstances atténuantes en
évoquant la «pression exercée par les groupes
terroristes» sur leur client. Après délibération, il a
été condamné à 05 ans de réclusion criminelle. Son frère
Hafidh et Toudji Mohamed, jugés par contumace, ont été
condamnés à la peine capitale pour «appartenance à un
groupe terroriste armé».
Par
Adel H.
Indemnités
Des
maires revendiquent une hausse
Les
élus locaux veulent une hausse de leurs indemnités. En
marge des assises nationales sur le développement local
organisées par le Cnes à Alger, ils ont rédigé une
pétition. La pétition a été signée par 130 présidents d'APC
et 39 présidents d'APW, soit tous les élus présents aux
assises du Cnes. Selon des élus locaux rencontrés sur
place, leurs indemnités actuelles sont très faibles.
«Des maires gèrent des budgets de plusieurs milliards de
dinars et perçoivent des salaires très faibles. Ce n'est
pas normal», explique un maire de la wilaya de Tiaret,
signataire de la pétition. Le salaire de base mensuel de
certains maires est de 15 000 dinars, affirme-t-il.
«Nous percevons un salaire de misère. On revendique
notre droit à une rémunération juste. On travaille
beaucoup. On porte tous les problèmes des habitants.
Nous devons être payés correctement», ajoute le même
élu. Pour deux autres maires de la wilaya de Boumerdès,
les salaires actuels sont une «véritable incitation à la
corruption». Le problème des indemnités des élus locaux
n'est pas nouveau. Il a déjà été soulevé en 2008. À
cette époque, l'ancien ministre de l'Intérieur avait
promis de trouver une solution. Mais depuis, aucune
proposition n'a été faite aux élus locaux.
Nouvel entraîneur
Le
PSG annonce l’arrivée de Carlo Ancelotti
Le
directeur sportif du club du Paris Saint-Germain, le
Brésilien Leonardo, a annoncé ce vendredi la nomination
de l’Italien Carlo Ancelotti au poste d’entraîneur. Ce
dernier a déclaré dans un français approximatif : «Je
ferai de mon mieux pour faire du PSG un grand club
d’Europe.» L’ancien technicien de l’AC Milan (2001-2009)
et de Chelsea (2009-2011), âgé de 52 ans, s’est engagé
pour une durée de deux ans et demi, succédant à
Kombouaré. Plus tôt dans la journée, le club parisien
avait officialisé le départ d’Antoine Kombouaré.
La question du jour
L’exception algérienne (1)
S’agissant de l’Algérie, il est une question que l’on
s’est posée tout au long de l’année qui se termine, tant
à l’étranger qu’ici même, à laquelle cependant on a vite
convenu d’une réponse unique, même si celle-ci revêt
une nuance particulière selon le bord qui la reprend à
son compte. Cette question est la suivante : comment
cela se fait-il que la rue algérienne ne se soit pas
soulevée à l’exemple de la rue tunisienne, égyptienne,
libyenne, et autre ? En d’autres termes, pourquoi l’onde
de choc appelée le Printemps arabe a échoué à traverser
les frontières de ce pays, contrairement à ce qu’elle a
pu faire ailleurs, et alors même que tout laissait
penser que c’est là une destination privilégiée qui
s’ouvrait devant elle. Comme si une pente imaginaire
existait sur une carte géopolitique qui devait
nécessairement y conduire. Comme si tout concourait à
lui frayer cette voie-là, un vrai boulevard s’offrant
de tout temps à elle, mais que cependant elle s’est
refusée, ou pour une raison qu’il reste à tirer au
clair, elle n’est pas parvenue à parcourir.
Ce
droit de préemption prêté en l’espèce à l’Algérie,
quoique démenti abondamment par les faits, a eu la vie
dure. C’est bien entendu lui qui a suscité la création
de la Commission nationale pour le changement et la
démocratie, maintenant reléguée aux oubliettes, avec
une précipitation qui en disait long sur la confiance
qu’avaient ses initiateurs dans leur chance d’obtenir
gain de cause. Si Ali Yahia Abdenour, Saïd Sadi, et
leurs amis, prenaient les devants c’est parce qu’ils
étaient sûrs que d’une certaine façon c’était déjà
arrivé, que cela ne pouvait pas ne pas se répercuter en
Algérie, qu’il suffisait d’occuper la rue quelques
heures pour que ce qui était potentiel devienne
effectif, pour que soit enclenché le même processus
révolutionnaire destiné à produire les mêmes effets
qu’ailleurs.
A
l’évidence, il n’y avait pas qu’eux pour se trouver dans
cet état d’esprit. On se souvient qu’à leur première
tentative de marche dans Alger, depuis la Place du
1er-Mai, il y avait autant de journalistes et de caméras
dépêchés sur place par les grands médias internationaux,
pour saisir sur le vif l’ébranlement d’une révolution,
que de manifestants venus ameuter la ville.
Cela,
c’était avant que les événements de Libye ne passent sur
le devant de la scène. Il y avait bien de l’agitation
qui commençait alors à Benghazi, mais on ne s’avisait
pas encore d’en prendre toute la mesure, puisqu’il était
entendu que c’était en Algérie que la révolution devait
d’abord prendre. C’était déjà assez surprenant que ce
soit à la Tunisie, où il ne se passait jamais rien,
qu’a échu le privilège d’initier le mouvement consistant
à faire place nette des dictatures arabes. Et plutôt
anormal que l’effervescence monte en puissance en
Egypte, et qu’il n’y ait toujours rien en Algérie. Le
calme dans le pays même qui a montré le plus de
disposition à la rébellion, n’est-ce pas étrange? Dans
le pays d’où en principe devait partir le signal de la
révolte, l’onde de choc, la grande secousse finale. Il
doit sûrement y avoir quelque chose qui cloche, un
mirage pernicieux, quelque chose en tout cas qui trompe
la vue, mais que le mouvement fera sûrement se dissiper.
Or, la
CNCD avait beau convoquer la révolution chaque semaine,
à jour fixe, cette chose contraire ne se dissipait pas.
Elle était à chaque fois au rendez-vous, prenant un
malin plaisir à bloquer les voies d’accès au point de
ralliement, Place du 1er- Mai ou Place des Martyrs, pour
ne laisser voir qu’une poignée de manifestants au fond
d’un grand vide en train de s’égosiller dans une autre
dimension, à l’ombre de banderoles plus séditieuses et
vaines encore.
Mais
comme il est vrai qu’ils se faisaient précéder sur
place, à chaque tentative de marche, par un grand
concours de forces de l’ordre, les apparences étaient
jusqu’à un certain point sauves. Ils pouvaient toujours
alléguer que c’est le spectre de la répression qui, en
planant sur la ville depuis le point du jour, dispensait
sa diablerie abortive sur une population d’autant moins
portée à se rebeller qu’elle savait ce qu’il en côutait.
Par
Mohamed Habili
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