Bilan 2007

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Une année politique charnière

Les Algériens en attendaient beaucoup

Classe politique

De la surenchère et des actes !

L’année s’achève sans que la Constitution ne soit révisée

2008 sera-t-elle la bonne ?

Situation sécuritaire

Elimination d’«émirs» du GSPC

Relations algéro-françaises

Entre amitié et réalité du terrain

Diplomatie

Consolidation de la place de l’Algérie sur la scène internationale

Elections législatives et locales

Quand l’abstention change tout

Affaire Khalifa

2008, deuxième saison du feuilleton

Dellys 

Cinq policiers blessés dans un attentat à la bombe

Le phénomène s’est accentué

Hittistes hier, harragas aujourd’hui

PME

Regroupement régional à Blida

L’année des graves crises alimentaires

Le couffin de la ménagère à rude épreuve

Inondations, effondrements, intoxications, accidents

Les Algérois ont beaucoup souffert

Sahara occidental

Des négociations décisives pour le Maghreb

Le directeur du transport de la wilaya d’Alger a El Bahdja :

«Un centre de régulation du trafic routier pour bientôt»

Irak

Un an après Saddam

L’année de la culture arabe

Un encouragement à la création

 

 31/12/07

 

Une année politique charnière

Les Algériens en attendaient beaucoup

2007 aura été une année très riche en événements pour des Algériens qui ont vécu  l’année la plus difficile et qui aspirent à l’allègement des conditions de vie rendue insoutenable par la dégradation du cadre de vie et la régression du pouvoir d’achat.

Pas moins de 13 millions d’électeurs ont boudé les urnes en mai et  en novembre. Les intempéries meurtrières leur ont donné raison parce qu’elles ont montré un peu partout en Algérie combien les élus se moquent des populations et des deniers publics pour venir faire des «mandats sabbatiques» ou s’amuser à faire des projets de bricolage. Sur le plan politique, la population n’a eu droit qu’à des engagements. Les Algériens ne croient plus aux promesses d’une campagne électorale. Le front social mène une bataille pédagogique. Une bataille de fond, une bataille sûre mais pas facile à gagner. C’est dans cette optique qu’est intervenue l’initiative politique du trio Ait Ahmed, Hamrouche et Mehri «dite de sortie de crise» pour susciter une ouverture des politiques sur la société civile et sur la société tout court. Cette initiative qui a tenu en haleine la classe politique a quelque peu chamboulé ses calculs en Algérie de 2007. Placé entre les tenants du pouvoir et partisans de l’opposition, l’appel des trois personnalitéslancé au lendemain du dernier retour de l’historique Hocine Ait Ahmed en septembre passé, se veut une troisième voie pour amener un changement à l’intérieur du pays entre les fils de l’Algérie. C’est d’ailleurs le cachet qui caractérise tous les partis politiques en crise inexorable comme El Islah, le FFS et le FLN.

Ces trois partis ont, à eux seuls, meublé le temps des politiques et l’opinion publique nationale par les rebondissements. Les trois forces politiques se retrouvent minées par les pesanteurs claniques et les divergences internes nourrissant des querelles intestines interminables.

 Des chantiers inachevés

Le Président attend toujours les rapports sur l’état d’application des dispositions de la charte pour la paix et la réconciliation nationale, le rapport sur l’état de la Nation et le rapport de la commission de réflexion, issue de la dernière rencontre du chef de l’Etat avec les walis, chargée de se pencher sur l’élaboration d’un programme de prise en charge multidimensionnelle du dossier de la jeunesse. La sortie de M. Farouk Ksentini n’est pas fortuite. Les propos de l’avocat des droits de l’homme en Algérie, premier responsable devant le premier magistrat détenteur du dossier sont là pour rappeler, à qui mieux mieux, que d’énormes difficultés sont patentes quant à la bonne et juste traduction des termes de la charte plébiscitée le 29 septembre 2005. Le Chef du gouvernement, président du haut comité de suivi n’a toujours pas donné de bilan. Si les derniers événements tragiques, la grogne sociale non satisfaite par une solidarité précaire renseignent le président de la République sur l’état de la Nation, le dossier de la jeunesse serait probablement fermé de sitôt si le président Bouteflika ne décrète pas l’an 2008 année de la jeunesse.     

Pour revenir sur les évènements phares de l’année, rappelons que le dixième anniversaire du RND célébré en février  en a été un. Organisé à Constantine en hommage au défunt Abdelhak Benhamouda, l’anniversaire de la première décennie de la vie du rassemblement a réuni, hormis les dissidents, tous les fondateurs. Si par ailleurs le RCD, le FFS, le PT et le FNA en ont  fini avec leurs assises ordinaires ou extraordinaires, le MSP, le RND, Ennahda et le FLN s’y préparent activement. Au FLN les choses se corsent davantage avec l’interminable protesta qui réclame le respect des dispositions statutaires du vieux parti issues du huitième congrès dit rassembleur. Les élections législatives et les locales ont été deux événements majeurs ayant permis une certaine décantation politique. L’échiquier, en vertu des amendements introduits à cette occasion sur la loi électorale, a permis l’émergence de deux classes. Une de neuf partis et l’autre de 15 formations qui activent désormais sous  conditions phares de l’année politique en Algérie. Les premières en date du 17 mai ont mis en place la sixième législature hétéroclite de 22 partis politiques qui y sont représentés. Le remaniement partiel du gouvernement a permis de découvrir les ministres en difficultés dans leurs secteurs respectifs. Le retour du porte-parole du gouvernement renseigne combien

l’opinion publique algérienne souffrait d’un énorme déficit en communication. Quant aux élections locales du 29 novembre passé, elles ont occasionné une reconfiguration de l’ordre préétabli sur l’échiquier politique longtemps respecté. La loi électorale, faut-il le rappeler, a préalablement subi des amendements dans ses articles 82 et 109. Lesquels amendements ont conditionné la participation de pas moins de 15 partis au faible ancrage populaire aux élections.

Avril 2007 a plongé l’Algérie dans des jours noirs, un regain de violence a gagné du terrain et les algériens replongent dans les couloirs de la mort. Le tunnel de la psychose se resserre autour des espoirs nourris depuis l’adoption de la charte pour la paix et la réconciliation nationale. La communauté internationale dénonce et observe de manière regrettable. Le 11 décembre (qui rappelle le sinistre 11 septembre) a remis les pendules à l’heure d’une coopération étroite entre les capitales ciblées par le terrorisme transnational. Les puissances mondiales ont fini par comprendre que l’Algérie qui résiste seule, tant bien que mal, face à un terrorisme aveugle doit être aidée.

Le front social veut sa bataille

La méfiance du front social est grandissante d’un mois à l’autre. La rentrée sociale a révélé la précarité du pouvoir d’achat. Alors que l’UGTA préparait silencieusement la 14e bipartite de septembre, les syndicats autonomes s’agitent dans toutes les directions et crient à l’échec de ce round gouvernement-partenaire social. La revalorisation salariale promise pour janvier prochain s’est avérée caduque devant le flux inflationniste (4,5%). La pomme de terre a montré les limites de la politique du fait accompli. Si l’UGTA s’est retrouvée coincée par le pacte économique et social signé avec le gouvernement il y a deux ans, les entités représentatives corporatistes indépendantes rivales ont fait un front pour le refus des résultats de ladite bipartite. La CNSL, coordination nationale des syndicats libres, a réuni fin août pas moins de 15 syndicats autour des revendications versant dans une politique salariale réelle proportionnelle à la réalité des prix en flambée. Des grèves ont été observées singulièrement dans certains corps de la fonction publique. Le spectre d’une grève générale plane toujours à l’horizon 2008. En effet, alors que la Centrale syndicale s’attèle à préparer le 11e congrès prévu les 29, 30 et 31 mars prochain, la CNSL prépare quant à elle sa grève générale.

L’ombre de la révision constitutionnelle

L’année 2008 sera l’année des congrès. Au moment où il est attendu la concrétisation effective de l’initiative politique de MM. Aït Ahmed, Hamrouche et Mehri sur le terrain, le MSP tiendra ses troisièmes assises en août. Il est précédé par le RND qui réunira ses troupes en mai. L’état des lieux au FLN plaide pour un congrès extraordinaire ou du moins une session extraordinaire du conseil national du parti de la majorité courant mars 2008.

Le troisième mandat et le préa-lable référendum constitutionnel devront mobiliser toutes les classes nationales. Hormis la puissante ONM (organisation nationale des moudjahidine), les organisations de masses ont emboîté le pas aux partis politiques toujours divisés sur la question. En dehors du FLN et du FNA dont l’attitude est tranchée, les positions des uns et des autres restent nuancées. Même ceux qui se sont affichés l’ont fait timidement, sinon avec des termes à peine voilés. Cependant, l’ONM qui a

«refusé» de se conformer à la ligne Bouteflika sur le registre des relations algéro-françaises, est très attendue pour exprimer son choix. Un congrès extraordinaire consacré à cette question n’est pas à écarter. Il est fort plausible que l’organisation qui représente la famille révolutionnaire et qui est disputée entre le FLN et le RND connaitra des jours difficiles. Prendre l’une ou l’autre des positions  occasionnerait des ruptures forcées devant la quête du consensus de part et d’autre. Les syndicats et autres organisations estudiantines, toute tendances confondues, ne sont pas en reste. Les présidentielles de 2009 influeront indubitablement sur les actions à mener ça et là. La précampagne a d’ores et déjà commencé, le travail de coulisses et les grandes manœuvres électorales sont bel et bien entamés. Assisterons-nous à un remake de 2003-2004 ? Espérons que les prochaines présidentielles ne bloqueront pas la vie politique et sociale en Algérie qui a besoin d’avancer vers le futur et non avancer à reculons. Il y va de l’avenir de toute une nation.       

Par Salah Bey

 

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Classe politique

De la surenchère et des actes !

«Le peuple nous jugera non pas selon nos discours mais selon nos actes et seulement sur nos actes» disait Houari Boumediène. «Certains ministres du gouvernement sont fatigués et d’autres sont arrivés au bout de leurs capacités». Le constat n’est pas celui d’un citoyen lambda, écartelé entre la dégradation de son pouvoir d’achat et sa déconnexion de la chose politique et nostalgique de son époque, mais celui de M. Boudjerra Soltani, président du MSP, ministre d’Etat sans portefeuille. En d’autres termes, ces ministres doivent partir. Hasard du calendrier, ces déclarations du leader islamiste ont coïncidé avec la célébration de la disparition de Boumediène. La critique vaut son pesant d’or. Mais la démission étant de tout temps perçue comme un comportement sacrilège banni de nos mœurs politiques, le constat du chef islamiste sonne comme un appel au président de la république à congédier ces ministres «fatigués ou arrivés au bout de leurs capacités». Un tel constat critique, de surcroît d’un membre du gouvernement, est un acte courageux auquel nous sommes peu habituées, hélas ! Mais cela renvoit inéluctablement à se demander quel bilan fait M. Soltani de sa présence et de son action au sein du gouvernement si ce n’est bénéficier des privilèges octroyés à un responsable de ce rang et entretenir la poussée de l’islamisme à l’ombre des institutions de l’Etat ? Nous ne pourrons qu’applaudir un tel «courage politique» si, et seulement si, le concerné lui-même, ministre d’Etat sans portefeuille, avait pris la peine, pour l’exemple, de remettre sa propre démission, vu qu’en tant que tel, il ne sert en rien la république algérienne. Bien loin de l’idée de vouloir prendre, de quelque façon que ce soit, la défense de ces ministres, il est utile de rappeler que le bon sens exige que l’on ne peut demander aux autres d’accomplir ce que l’on ne veut, ni ne peut, faire soi-même. De par le passé, le même personnage avait affirmé détenir des dossiers impliquant des responsables de l’Etat dans des affaires de corruption sans les remettre à la justice et sans qu’il ne soit nullement inquiété. Cela avait suscité une petite tempête dans un verre d’eau qui n’avait pas tardé à se calmer. La passivité de l’Etat devant de tels propos, qui sont d’une grande gravité, et qui touchent à la crédibilité de l’Etat, gestionnaire de l’argent du pays, et élargit l’écart de confiance entre lui et le peuple, ont été à ne pas en douter un signe qui a encouragé cet islamiste en alpaga à adopter cet air faux de franc parleur, qui n’apporte rien de concret au quotidien de l’algérien, de plus en plus déconcerté par l’action de ce gouvernement dont il fait partie. Question à deux sous : à quoi riment les déclarations de M. Boudjerra ? Réponse qui vaut peut-être autant : à faire l’intéressant, assurément, et à entretenir la surenchère, indéfiniment.

Boudjemaâ Medjkoun

 

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L’année s’achève sans que la Constitution ne soit révisée

2008 sera-t-elle la bonne ?

L’année 2007 s’achève sans pour autant que le référendum portant révision constitutionnelle ne soit organisé.

Même la voie parlementaire qu’on avait évoquée pour contourner ce qui a semblé clairement une opposition à ce projet n’a pas été empruntée. Est-ce dire pour autant que le projet a été totalement abandonné ou simplement qu’il a été renvoyé à l’agenda 2008 ? A ce jour nul n’est en mesure d’affirmer que c’est l’une ou l’autre des deux hypothèses qui se réalisera avant la fin de ces 365 jours qui commenceront dans quelques jours. On peut croire sur la base de quelques «détails», certes pas des moindres, que l’année 2008 sera nécessairement celle de la révision de la loi fondamentale du pays. Et pour cause, on ne peut pas se lancer dans une campagne de soutien à un troisième mandat pour l’actuel locataire  du palais d’El Mouradia si en parallèle on n’a pas la certitude que le verrou de l’article 74 ne sera pas sauté. C’est logique. Car l’un, le troisième mandat présidentiel, est conditionné par la satisfaction de cette obligation. Et comme la présidentielle est programmée  pour au plus tard le mois d’avril 2009, on peut supposer que la révision se fera en 2008, a moins que le FLN qui a le mérite de se dépenser sans ménagement depuis plusieurs mois pour faire aboutir cette révision constitutionnelle, avant de s’embarquer carrément dans une campagne pour le troisième mandat, ce qui pourrait donner à penser que s’agissant de la révision,  la boucle est bouclée et que l’accord de principe pour son amendement est obtenu, n’ait tout faux. En effet, on peut croire que si Belkhadem qui a mis en branle son parti et toutes les organisations satellitaires qui activent dans son giron, se démène autant  c’est justement pour tenter d’inverser de manière irréversible la tendance et mettre ainsi les décideurs devant le fait accompli. Car si le consensus  pour un troisième mandat se fait, il devient normal que l’on procèdera à la révision de la Constitution et à l’amendement de l’article 74 qui limite présentement le nombre de mandats présidentiels à deux seulement.  Une telle hypothèse n’est pas totalement infondée. Elle relève en fait d’un calcul politique bien simple et qui aurait le mérite de mettre tout le monde à l’aise. Y compris le Président Abdelaziz Bouteflika qui, lui, pour l’instant, préfère se taire sur ses projets futurs. En fait, la seule fois où il a eu à s’exprimer sur la question cela a été avant son voyage en Sardaigne (Italie,) où il avait co-présidé avec le Chef du gouvernement italien, Prodi, le Sommet italo-algérien. A cette occasion, il avait accordé un entretien à l’agence italienne Insa dans laquelle il avait vaguement évoqué ses projets pour 2009.

Le forcing de Belkhadem 

Il avait déclaré qu’il se soumettrait à la volonté et la souveraineté du peuple algérien. Ce qui nous renvoie à la révision de la Constitution. En effet, si cette dernière se réalise et que le peuple auquel on aura soumis le choix de dire oui ou non à l’amendement de l’article 74, adopte la nouvelle mouture de la loi fondamentale du pays, aucun obstacle ne se dressera alors que la voie du 3e mandat que Bouteflika pourrait enlever haut la main, puisque d’ores et déjà on sait à titre d’exemple que certains présidentiables potentiels ne se présenteront pas contre lui. L’exemple vaut ainsi pour le patron du RND que l’on présente depuis 2004 comme l’un, si ce n’est le  joker du pouvoir. Pourtant, le chemin qui mène vers cette piste n’est pas pour autant balisé. La révision constitutionnelle ne fait pas le consensus au sein du pouvoir. On l’aura compris depuis que l’idée a été lancée en 1999. Et si Abdelaziz Bouteflika n’a pas à ce jour mené à terme un projet qui

lui tient à cœur, ce n’est certainement pas de son propre chef. Il est certain qu’il n’a pas eu les coudées franches. La nomination en 2005 de Abdelaziz Belkhadem à la tête du gouvernement, avait, et les observateurs de la scène politique n’auront pas manqué de le remarquer, comme autres objectifs, de relancer un projet qui datait du premier mandat. Et Belkhadem n’a pas manqué d’être à chaque occasion la voix de son double président, celui de la République et celui du parti.  Et même si parfois la pédagogie faisait défaut ou était au contraire laborieuse, le SG du FLN aura été de toutes les occasions. Il n’en a pas raté une. Dès que l’opportunité  se présentait,   il a  remis son souhait de voir aboutir cette révision. Et dans son empressement, à moins qu’il n’ait eu connaissance d’un calendrier tenu confidentiel pour l’ensemble des Algériens, il a même fixé un échéancier. La révision, avait-il déclaré, se fera à telle date. De son côté, le principal concerné par ce projet avait observé un silence total depuis son discours du 4 juillet 2006 où il avait annoncé son intention, «si Dieu le voulait» de tenir le référendum avant la fin de l’année. Il avait affirmé dans ce même discours qu’il était

«temps pour  l’Algérie de se doter d’un texte fondamental qui soit adapté au contexte d’après-crise» sécuritaire et économique.  A cette occasion, il a assuré que le souhait d’amender la Constitution n’émanait pas de sa seule personne mais aussi d’«une grande partie des forces politiques et de la société civile». Depuis, il se fera moins bavard sur le sujet. Il est vrai aussi qu’entre temps le relais a été repris par Belkhadem que l’on présente comme un loyal parmi les plus loyaux collaborateurs. L’état de santé du président n’a rien à voir dans le chamboulement des projets. Aujourd’hui, affirme-t-on, il est totalement rétabli de l’hémorragie de son ulcère. Récemment, et dans le souci manifeste de faire taire toutes les spéculations et autres supputations sur sa capacité à gouverner et, partant, à prétendre briguer un troisième mandat, un confrère a publié un bulletin de santé dans lequel les médecins du Président affirment que sa convalescence est terminée. Ce qui s’assimile à un quitus médical, si l’idée lui viendrait de prolonger son mandat au-delà de 2009. Mais cela reste naturellement au stade de la spéculation. Car tant que Bouteflika, à qui la Constitution confère la prérogative de procéder à la révision de la loi fondamentale en vigueur ne s’est pas prononcé, on n’aura pas avancé d’un iota. Et pour cause, on demeurera pris entre les désirs d’un chef de parti, qui, certes, est la première force politique du pays, et les appréhensions que d’aucuns ont fait preuve à demi-mot. En effet, ce troisième mandat auquel ouvrirait de facto la révision de la Constitution ne suscite pas, présentement du moins, l’approbation de tous. Des «oui, mais» sont enregistrés au sein de partenaires qui l’avaient porté lors du second mandat.  D’autres, qui avaient fait part de leur avis contraire au projet de la révision constitutionnelle, n’ont toujours pas affiché publiquement leur changement de point de vue. Bouteflika sait désormais à quoi s’en tenir. Il sait aussi que ce troisième mandat auquel le pousse le FLN  doit se décider au courant de cette année. C’est en 2008 qu’il doit procéder à l’amendement de l’article 74. C’est pourquoi il est à parier que le forcing exercé à ce jour par Belkhadem et les autres partisans risque de s’accentuer. Il s’agit pour eux de mener à terme un projet qui, au-delà de 2008, n’aura plus besoin d’exister. Mais que va faire Abdelaziz Bouteflika ? Les paris sont ouverts.

Par Nadia Kerraz

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Situation sécuritaire

Elimination d’«émirs» du GSPC

L’année 2007, dans le domaine sécuritaire, a été celle de l’élimination d’«émirs» du Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC). Une douzaine de chefs terroristes, dont Zoheir Harkat, alias Sofiane Fassila, Abdelhamid Saâdaoui, Abdelhamid Amir, alias Abou El Haytam, «émir» de Katibet El Farouk, trésorier du GSPC, Abou Tourab, Ali Diss, conseiller militaire dans cette organisation terroriste et d’autres, ont été mis hors d’état de nuire par les forces de l’ANP et les services de sécurité. Nombre d’«émirs» ont été abattus, plusieurs autres arrêtés et d’autres se sont rendus, à l’image d’un ex-«émir» de la zone 9 de cette organisation terroriste, Mossaâb Abou Daoud, qui a annoncé l’absence de contacts entre le GSPC et Al Qaïda depuis des années. Il a decrit une situation critique dans laquelle se trouve cette organisation terroriste et la tentative de l’«émir» national du GSPC de remplacement de Mokhtar Belmokhtar par un de ses proches collaborateurs à la tête de katibet Tarek Ibn Ziad. Le GSPC tente de faire croire que c’est l’année des attentats suicides, quitte à utiliser des mineurs. Une manière à l’organisation terroriste de Droudkel Abdelmalek, alias Abou Mossaâb Abdelouadoud, «émir» national du GSPC, de tenter de «remonter le moral» de ce qui reste de ses troupes après les coups sévères qui lui ont été et continuent à lui être portés par les forces de l’ANP et les services de sécurité. Des attentats perpetrés dans le but de faire croire que cette organisation terroriste dispose, toujours, de sa capacité de nuisance, après l’élimination d’une bonne partie de son noyau dur. Avant les attentats du 11 décembre en cours, le GSPC avait, dans un communiqué reconnaissant l’élimination de l’un de ses «émirs», annoncé que cette organisation terroriste a besoin d’un mois ou de quelques semaines pour se réorganiser, après la série de coups encaissés. Un aveu qui contredit une autre partie de ce communiqué selon laquelle la capacité de nuisance de cette organisation terroriste n’a pas été diminuée par les succès successifs enregistrés dans la lutte antiterroriste. En parlant de réorganisation, le GSPC brandissait, déjà, la menace de perpétrer des attentats terroristes pour tenter de faire croire que l’organisation d’Abou Mossaâb Abdelouadoud est remise sur pied. Dans un autre communiqué, celui dans lequel il revendique les attentats ciblant le nouveau siège du Conseil constitutionnel à Ben Aknoun et celui du Haut-Commissariat aux réfugiés (HCR) à Hydra, le 11 décembre en cours, le GSPC annonce que ces attentats terroristes ont été perpetrés pour

«mettre fin à la légende de l’élimination du noyau dur» de cette organisation. Pour ce faire, le Groupe salafiste pour la prédication et le combat utilise la fragilité morale à laquelle était arrivée un homme de 64 ans, Rabah Bechla, isolé pendant cinq ans par cette organisation terroriste, pour perpétrer l’attentat contre le siège du HCR à Alger. Avant cela, le GSPC avait utilisé un enfant de 15 ans, le transformant en kamikaze dans un attentat suicide, contre une caserne de la marine militaire à Lakhdaria.

Le démantèlement de réseaux de trafic de véhicules liés au Groupe salafiste pour la prédication et le combat, ces dernières années, a privé cette organisation terroriste, en 2007, d’une certaine marge de manœuvre. Cette organisation terroriste n’arrivant plus à doter des véhicules volés en faux documents, a recouru à leur achat pour leur utilisation dans des attentats à l’explosif. Il y a quelques années, le GSPC a réussi à pirater l’ordinateur central de la wilaya d’Alger pour y inscrire de faux numéros de châssis de véhicules volés afin que leurs conducteurs ne soient pas arrêtés dans des barrages dressés par les services de sécurité. C’est dire que la marge de manœuvre de l’organisation terroriste d’Abou Mossaâb Abdelouadoud ne cesse  de se réduire, contrairement à ce que cette organisation tente de faire croire en perpétrant des attentats spectaculaires. L’élimination de Zoheir Harkat, alias Sofiane Fassila a compliqué, davantage, les choses pour le GSPC. Considéré comme étant le numéro deux de cette nébuleuse, il se chargeait, non seulement de la dotation de véhicules en faux documents mais également de négociations pour l’achat d’armes pour le Groupe salafiste pour la prédication et le combat. Un négociateur qui avait ses contacts et qui serait irremplaçable pour cette organisation. Il a été, d’autre part, enregistré des attentats terroristes contre des ressortissants étrangers durant l’année 2007. Celui perpétré par le GSPC contre des employés de la société algéro-américaine BRC à Bouchaoui. Un attentat perpétré contre des ressortissants français employés d’une société de BTP à Bouira. De même qu’a été enregistré un attentat terroriste ayant coûté la vie à un russe à Ain Defla. Des tentatives de la part du GSPC d’obtenir le «satesficit» d’Al Qaïda, en ciblant des Occidentaux maintes fois menacés dans des communiqués de l’organisation d’Abou Mossaâb Abdelouadoud et, par là, tenter de faire face aux difficultés de

«recrutement» en Algérie. Par ces attentats terroristes, le GSPC tente de «recruter» parmi les «djihadistes salafistes» de pays du Maghreb arabe. C’est en 2007 que le GSPC a diffusé un enregistrement audio-visuel via la chaîne de télévision satellitaire Al Jazeera montrant Abdelkahar Benhadj, fils du numéro deux de l’ex-FIS, dans un maquis, aux côtés de ressortissants marocains.                  

Par M. Abi

 

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Relations algéro-françaises

Entre amitié et réalité du terrain

Partenariat d’exception, c’est le maître mot qui devait qualifier ces relations algéro-françaises dont on pense qu’elles méritent un meilleur sort que celui auquel l’ont voué les vicissitudes d’une histoire tourmentée.

On ne sait pas, à vrai dire, ce qui justifie le caractère exceptionnel qu’on veut voir appliquer à la coopération entre les deux pays, la stature de l’Algérie, l’histoire coloniale, les relations humaines tissées entre les deux rives de la méditerranée, etc, etc. Quoi qu’il en soit, l’idée défendue d’abord par Jacques Chirac est reprise par Nicolas Sarkozy son successeur. Au-delà des chefs d’Etat, l’option semble donc être une option stratégique pour la France. Dès son investiture au mois de mai dernier, le nouveau locataire de l’Elysée s’était attelé à mettre à exécution son plan de redéploiement diplomatique. Toutefois, il s’est distingué de son prédécesseur avec ce projet d’Union méditerranéenne qu’il veut «la plus large possible».

Parfois, Sarkozy apparaît alors dans l’habit du Messie même s’il prend le soin de préciser à propos du contenu du projet de l’Union de la Méditerrané, qu’il allait en référer au Président Abdelaziz Bouteflika dont il loue l’expérience et la sagesse. Ainsin il n’en a pas moins avancé quelques esquisses comme : l’action sur «l’environnement» pour «faire de la Méditerranée la mer la plus propre au monde», «une zone de développement» avec une éventuelle Banque méditerranéenne de développement, «une zone de sécurité» (lutte antiterroriste, lutte contre l’immigration clandestine, etc.) et une «zone de dialogue des cultures». Le 10 juillet 2007, Sarkozy est venu donc en Algérie dans le cadre d’une visite de travail avant de se rendre en Tunisie. On se souvient que le Maroc, qui devait recevoir la visite du Président français en seconde position, avait dû trouver un motif pour l’ajourner. La France a dû s’accommoder du faux bond marocain, arguant que le pays chérifien a émis le souhait de voir Sarkozy s’y rendre dans le cadre d’une visite d’Etat. C’est donc avec beaucoup de curiosité qu’Alger a accueilli le successeur de Jacques Chirac. On n’a pas échappé alors à la polémique née déjà depuis quelques années autour de la question de la repentance. Sarkozy, très prudent, déclare à El Watan que la colonisation «a eu beaucoup d’ombres, de souffrances et d’injustices» et a plaidé de se «tourner vers l’avenir que vers le passé». Sarkozy assume l’enterrement du traité d’amitié si cher à Chirac et décrète que l’amitié n’a pas besoin de traité.

En tout état de cause c’est vers le volet économique que vont s’orienter dorénavant les débats. Sur ces entrefaites, la France de Sarkozy a tenu à rester solidaire du gouvernement algérien, qu’elle soutient dans les moments difficiles comme lors des attentats meurtriers qui ont secoué le Palais du gouvernement, Batna, Dellys et tout dernièrement le siège d’Alger du Haut-Commissariat aux réfugiés de l’Onu.

A la veille d’entamer son second voyage au mois de décembre courant, l’orientation économique s’était encore précisée. Reçu à Paris, le chef de la diplomatie algérienne, Mourad Medelci, s’était félicité de ce que la coopération économique soit devenue «non seulement une réalité mais une projection vers le futur, beaucoup plus ambitieuse».

Les investissements directs français, s’ils avaient en 2006 atteint 294 millions de dollars, ce qui traduit, estime-t-on, une progression plus que moyenne, n’en viennent pas moins derrière les Etats-Unis. Pour autant, 250 filiales d’entreprises françaises activent en Algérie. 22 000 personnes y sont employées directement et 100 000 autres indirectement. En outre, l’Algérie est le 3e fournisseur de gaz de la France. En 2006, celle-ci a importé pour plus de 4 milliards d’euros d’hydrocarbures, soit 95% des importations françaises. Au cours de la même année, les échanges entre les deux pays ont atteint plus de 8 milliards d’euros.

Mais tout n’avait pas baigné cependant dans l’huile. On en veut pour preuve cette usine de construction automobiles Renault dont il était question ici et qui change de main. Ce sont nos voisins marocains qui, finalement, ont pu arracher le marché. Les Français situent les causes dans les lenteurs et les difficultés dressées sur le chemin des investisseurs. Ainsi, les Français – de par leur intervention –, semblent vouloir imprimer un effet structurant sur l’économie algérienne dont ils veulent signaler les dysfonctionnements dans un «Livre blanc». Les officiels algériens ont reconnu l’existence du blocage et ont promis d’y apporter la médication appropriée. La France nourrit du reste de très grandes ambitions, en se sachant le premier investisseur hors hydrocarbures en Algérie, elle pense qu’elle n’est pas loin de devenir – grâce au déploiement futur de ses grandes compagnies – également premier dans l’ensemble des secteurs. Alors qu’on avait veillé des années durant – à entretenir ce climat d’affaires –, une levée de boucliers a été provoquée par l’actuel chef du gouvernement, Abdelaziz Belkhadem, contre la venue en Algérie du chanteur d’origine juive, Enrico Macias, qu’on disait figurant dans les bagages de Sarkozy. Lui emboîtant le pas, Mohamed-Chérif Abbas, ministre des Moudjahidine, n’a pas pris de gants pour pointer du doigt «le lobby juif, qui décide de tout en France». Il a fallu donc l’intervention du Président Bouteflika pour calmer le jeu. Il n’empêche, Sarkozy est venu pour une visite d’Etat (du 3 au 5 décembre). D’un revers de la main, il évacue le débat sur la colonisation en dénonçant le système colonial qu’il avait décrit comme «profondément injuste» sans toutefois aller jusqu’à présenter les «excuses» réclamées par Alger. Noureddine Yazid Zerhouni, ministre algérien de l’Intérieur, a estimé que cela  «n’est jamais suffisant mais c’est un progrès». Mais le chef de l’Etat français était venu accompagné de 150 chefs d’entreprises et les deux gouvernements ont paraphé une «convention de partenariat», que les Français aiment à présenter comme un «traité d’amitié simplifié» en remplacement du «traité d’amitié» non abouti de 2003. Un fait qui n’est pas passé inaperçu, la signature d’une déclaration de coopération portant sur l’utilisation de l’énergie nucléaire à des fins pacifiques. En outre, Gaz de France (GDF) a étendu son contrat gazier avec Sonatrach sur le long terme alors même que l’entreprise Total a signé avec la même entreprise algérienne un contrat pour la réalisation d’un vapocraqueur d’éthane à Arzew. Si l’économique s’est taillé la part du lion, la culture n’a pas été en reste puisqu’un important contrat a été conclu sur la coproduction et la coopération cinématographique. L’entreprise Alstom a aussi pu conclure de son côté avec Sonelgaz un contrat pour la réalisation d’une centrale thermique à cycle combiné à Ain Témouchent. De même que l’entreprise de transport parisien, la RATP, a pu signer avec l’Entreprise du Métro d’Alger (EMA) un contrat d’exploitation et de maintenance de la première ligne du futur métro d’Alger. Ainsi, la facture de l’ensemble de ces contrats s’est élevée à cinq milliards d’euros. En accueillant Sarkozy, Bouteflika s’est fait l’interprète de la communauté immigrée «témoin vivant de nos liens passés et de la vitalité de nos échanges, la communauté algérienne en France est légitimement concernée par les relations entre nos deux pays ; elle souhaite s’y investir davantage», avait déclaré le président de la République et d’ajouter : «Cette communauté qui vit parfois l’exclusion, souffre peut-être davantage de l’incompréhension, des préjugés culturels et de la ghettoïsation religieuse». Bouteflika n’a fait que rappeler à son hôte la nécessité qu’a la France de bâtir un humanisme qui soit plus conforme aux idéaux qu’elle affirme poursuivre «pour en faire un trait d’union solide entre nos deux sociétés». Il poursuit : «Il relève de notre responsabilité commune de répondre aux appels des nouvelles générations en quête de repères, en les aidant à reconstruire une personnalité en harmonie avec leur vécu ainsi qu’avec leur histoire». Autrement dit, l’amitié a un prix humain et social.

Cela dit, Sarkozy, à l’instar de Chirac, a eu son bain de foule mais cette fois-ci à Constantine dans la ville natale du chanteur qu’il n’avait pu ramener avec lui. Macias ayant été invité par le Président français à encore patienter. Même si un Malek Chebel, une des personnalités ayant accompagné Sarkozy, pouvait affirmer qu’on «ne pouvait pas trafiquer les émotions» en parlant de l’accueil chaleureux qui a été réservé par la population constantinoise aux deux chefs d’Etat, il n’en demeure pas moins que la lecture allant dans le sens d’un accueil moins enthousiasme que celui qui a été réservé à Chirac a prévalu.

La presse française y a lu notamment des desseins électoralistes en mettant en exergue les slogans appelant Bouteflika à briguer un «troisième mandat», de même qu’elle a relevé ces exhortations des jeunes à améliorer la délivrance des visas, omettant de souligner que les mêmes exhortations ont été adressées à Chirac en 2003.

C’est là tout le paradoxe des relations algéro-françaises, tout se passe comme si elle reste toujours tributaire de la lecture qu’auront fait les médias et les hommes politiques des deux pays respectifs. Et si la rue a tranché pour Macias ? Là aussi, c’est une question de lecture.

Par Larbi Graïne

 

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Diplomatie

Consolidation de la place de l’Algérie sur la scène internationale

La diplomatie algérienne a poursuivi durant l’année 2007 son offensive tous azimuts visant à consolider sa place sur la scène internationale, à travers la promotion des principes et idéaux qu’elle défend et le renforcement de tous les cadres de coopération, tant à l’échelon régional, continental qu’international.  L’Algérie a œuvré à traduire, dans les faits, les grands axes de la politique 

étrangère du pays, notamment la quête de la paix, de la sécurité internationale et la  solidarité internationale, sous-tendant le développement, la défense des causes justes  dans le monde, la justice, la souveraineté des nations et des rapports internationaux basés sur le respect et la liberté des peuples. Au niveau régional, la diplomatie algérienne s’est employée, aussi bien dans les 

fora régionaux qu’internationaux, à apporter sa contribution au renforcement des  structures de l’Union du Maghreb arabe (UMA), dans le respect des choix des  partenaires de l’Algérie. Au plan arabe, elle a œuvré, dans le cadre de la Ligue arabe, à raffermir la solidarité arabe et à défendre partout la cause palestinienne mais aussi la souveraineté et l’unité de l’Irak, en soutenant toutes les initiatives arabes visant à instaurer la paix au Moyen-Orient. L’Algérie a également milité au plan africain pour que soit mise en œuvre la stratégie adoptée par les différents sommets de l’Union africaine (UA) qui allie la satisfaction de l’impératif de stabilisation politique, notamment par le règlement définitif des conflits par des moyens pacifiques, et la promotion d’un développement durable adossé à une bonne gouvernance. Pour l’Algérie, la solidarité africaine devrait s’exprimer à travers un soutien effectif, à l’initiative de redressement global du continent. Cette initiative trouve son expression dans le NEPAD, que les dirigeants africains, assumant la responsabilité qui leur incombe en matière de recherche de solutions adéquates et durables aux problèmes de l’Afrique, ont lancé et défendu encore cette année, devant les pays du G8 réunis en Allemagne. L’Algérie a en outre poursuivi son action diplomatique visant

à redynamiser le partenariat euro-méditerranéen et le dialogue méditerranéen, en prenant part à toutes les rencontres initiées dans cette espace, qu’elle veut de paix,  de sécurité, de prospérité partagée et de développement au bénéfice des peuples de  cette région. Dans ce contexte, sa diplomatie a accompagné, durant l’année 2007, toutes les initiatives régionales et internationales concourant à prévenir les menaces de tous types, sur la sécurité et la stabilité des pays, notamment le terrorisme, la grande criminalité et autres trafics, les changements climatiques, la prolifération des armes de destruction massive. Tous ces idéaux ont été mis en avant, également, lors des nombreux échanges de visites de haut niveau avec les partenaires de l’Algérie, à travers le monde.

 

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Elections législatives et locales

Quand l’abstention change tout

Après trois années en apnée, la classe politique renoue avec les élections. Deux consultations électorales majeures se sont déroulées durant cette année.

Les élections législatives pour le renouvellement des membres de l’APN ont eu lieu le 17 mai, et les élections locales, pour les APC et APW, le 29 novembre. Si le scrutin législatif s’est déroulé sur fond d’attentats kamikazes qui avaient ciblé un mois plus tôt le palais du gouvernement, faisant 30 morts et 200 blessés, et de l’attentat de Constantine la veille du scrutin, les élections locales se sont tenues dans un climat de crise sociale marquée par la hausse des prix de la plupart des produits de première nécessité. L’agitation fébrile qui s’est emparée des dizaines de milliers de candidats au moment de la constitution des listes s’est heurtée à la participation dérisoire et à l’indifférence des citoyens. Les 35% de participation pour les législatives et les 44% pour les locales laissent croire que la mobilisation n’a eu lieu que dans l’entourage immédiat des candidats. Réduite à une chambre d’enregistrement, l’APN n’est plus perçue que comme un créneau de promotion sociale par l’accès au statut de député. Pour les élections locales, la mauvaise gestion du quotidien, les pénuries et les intempéries ont découragé plus d’un d’aller voter. 

L’abstention et la fraude

Devenue familière dans l’esprit des algériens, la liaison dangereuse entre élections, abstention et fraude est systématiquement sur toutes les langues à l’approche de chaque échéance électorale. Susciter la participation des citoyens est devenu l’enjeu principal et commun de chaque rendez-vous. Pouvoir et opposition se lancent à la conquête de l’intérêt du citoyen désabusé par son vécu quotidien et par l’inutilité prouvée de sa voix donnée au profit d’un tel ou d’un autre. Le faible taux d’abstention enregistré notamment lors du scrutin législatif a été un véritable coup dur qui n’a pas manqué de secouer les plus endurcis, et même les partisans du boycott, à l’image du FFS et de Ali Belhadj qui avaient, par ailleurs, mené une campagne très timide, étaient restés bouche bée devant le raz de marée abstentionniste. Constituant un précédent dans l’histoire de l’Algérie, la dénonciation de la fraude par la Cnisel lors des élections législatives du 17 mai n’avait pas manqué de susciter une large polémique, notamment par le PT, alarmiste et plus Flniste que le FLN, et qui mena une campagne bruyante pour la suppression de cette commission. La publication de la lettre de la commission envoyée au président de la république en plein déroulement du scrutin aurait empêché un bourrage plus conséquent des urnes. Sur ce point-là également, la fraude – partis au gouvernement et de l’opposition sont unanimes – s’est exercée à des degrés variables. Résultat des courses, la Cnisel, instrument politique de contrôle des élections, sera supprimée lors des élections locales et remplacée par une commission dont le rôle est purement technique.

Victoire sans gloire de l’alliance

Plus qu’une victoire, les élections législatives ont été, à la lumière des résultats proclamés, une défaite pour l’alliance présidentielle qui n’avait obtenu que quelque 13% des suffrages exprimés : 7% pour le FLN, 3% pour le RND et 3% pour le MSP, malgré la fraude en leur faveur officiellement dénoncée par la Cnisel. Mais cela leur a suffi pour s’octroyer les deux tiers des sièges de l’APN et d’avoir à eux trois la majorité absolue dans la nouvelle composante de l’assemblée avec 249 sièges sur 389. Le vote sanction des citoyens qui a cumulé près de 57% des suffrages a profité à des partis tels le PT et le FNA qui ont amélioré leurs scores, mais aussi au RCD qui marque son retour avec 19 députés. Cette abstention massive a fait sortir de leurs gonds certaines formations, le PT en tête toujours, qui ont trouvé un exutoire à leur défaite en la personne des «petits partis» qu’ils accusèrent de tous les maux. Même tableau au élections locales, où le FLN remporte une courte victoire et conserve sa domination sur les assemblées en remportant 30% des sièges, mais en perdant largement sur son score enregistré en 2002, le RND enregistre une certaine amélioration avec 24,5% des sièges, alors que le MSP se retrouve relégué à la quatrième place après le FNA qui a réussi à obtenir 11,29%.

Les islamistes cèdent le passage

Le vote islamiste, toutes tendances confondues, qui avoisine les 10% lors des élections communales, a enregistré un certain recul. Ce qui est bien une réalité vérifiable. Le MSP, qui a pu garder sa cohésion et est membre de l’alliance présidentielle, a été relégué à la 4e place. Exit l’islamisme radical que représentait l’ex-FIS, définitivement interdit de toute activité politique en application des dispositions de la charte pour la réconciliation. La candidature de Ali Belhadj a été rejetée (ainsi que près d’un millier d’autres candidatures) par l’administration pour appartenance à l’ex-FIS. Ceux qui restent dans le paysage politique, appelés «modérés», sont en butte à leurs dissidences et sous-dissidences internes. Et malgré «la modération» toujours tactique de ces formations, la dérive sanglante vécue durant la dernière décennie, les récents attentats commis en Algérie et la prédominance des luttes partisanes au niveau des appareils dirigeants, a contribué à disqualifier ce courant qui, aujourd’hui, ne présente même plus le choix d’un vote sanction. Celui-ci s’est exprimé par l’abstention lors des législatives, et en faveur du PT et du FNA lors des locales. Mais ce score reflète t il le véritable poids de ce courant au sein de la société ? La question demeure toutefois posée, car nul ne sait sur qui s’est porté le vote de ceux interdits de compétition.

Le grand écart du FFS

Encore une fois, le FFS, qui continue de traverser une crise interne qui dure déjà depuis quelques années, a réédité, en règle le scénario de l’année 2002. Durant cette année, la formation d’Aït Ahmed avait boycotté les élections législatives, tenues à l’époque en pleine crise de Kabylie, en mai 2002, et participé au scrutin local qui l’avait suivi quelques mois après, soit en octobre de la même année.  Invoquant le contexte «défavorable» dans lequel se déroulaient les élections législatives ainsi que leur nature, qui les place loin des préoccupations des citoyens, le FFS était le seul parti à boycotter. Si la direction du parti affirme, par ce geste, «faire alliance avec le peuple», d’aucuns affirment que ce boycott était pour juguler sa crise interne qui était à l’époque à son apogée. Aux élections locales qui se sont tenues dans un contexte peu différent de celui des législatives, la formation d’Aït Ahmed, qui avait tenu son 4e congrès entre temps, s’est décidée à entrer dans la bataille. «L’ouverture des listes du parti» ainsi que les remous et le mécontentement ayant émaillé la confection de ses listes n’avaient pas donné de meilleurs résultats.  Le premier secrétaire du parti, Karim Tabou, qui promettait «une surprise» du FFS à ces élections locales, a eu à assumer cette surprise à son corps défendant à l’annonce des résultats obtenus par son parti. Le FFS a connu un recul flagrant dans son propre fief en Kabylie. Sur les 52 communes que compte la wilaya de Béjaïa, celui-ci en a glané 24, alors qu’à Tizi Ouzou qui comptabilise 67 communes, il n’a eu d’élus qu’en 18 d’entre elles, et de majorité relative que dans quelques-unes. Acculé, le premier secrétaire reconnaît sa responsabilité dans la crise et les résultats et remet son mandat à Aït Ahmed qui a décidé de le reconduire.     

La fin du vote kabyle

L’une des confirmations majeures des élections locales du 29 novembre dernier est incontestablement la fin du vote «kabyle». Traditionnellement partagée entre le FFS et le RCD, la région a, cette fois-ci, confirmé une tendance qui commençait à s’exprimer depuis les événements qu’elle a connus en 2001. La fin de la bipolarité et de la mainmise de ces deux formations est devenue un fait. Si ce recul du FFS est dû à la crise interne qu’il vit, la légère remontée du RCD, qui ne jouit pas d’un véritable ancrage populaire, elle, est une conséquence justement de cette situation de crise que vit son rival le FFS. Cette fin de monopole a permis le basculement à la majorité absolue de plusieurs communes entre les mains d’autres formations, auparavant peu représentatives dans la région. Ainsi, le FLN, le RND, le PST et le PT ont pu gagner des APC à majorité absolue ou relative.  Le responsable du FFS – qui, tout en dénonçant la fraude, a eu la digne attitude de remettre son mandat à l’appréciation du président du parti – et le RCD, dénoncent une fraude massive et accusent le pouvoir de vouloir les confiner «dans les communes rurales» en réactualisant un discours ethnique et régionaliste. Au-delà des résultats, cette faillite traduit la mutation des revendications des préoccupations des populations de la région, qui ne se limitent plus à la traditionnelle question identitaire, cheval de bataille des deux protagonistes. Et les résultats dérisoires qu’ils ont obtenus hors Kabylie confirment, eux aussi, leur implantation régionale.

La percée du FNA

Sortie de nulle part, la formation de Moussa Touati a commencé à devenir «un trouble-fête», dont le MSP a été l’un des premiers à payer le prix. Alors qu’aux élections locales de 2002, ce parti n’était présent que dans 36 communes et n’avait que 12 élus APW, cette année, il a réussi à glaner 1 578 sièges aux APC, avec une majorité absolue dans 15 communes, une majorité relative dans 59, et reste en ballottage dans 150 autres. Une percée qui a fait dire au ministre de l’intérieur, Noureddine Zerhouni, que ce parti a bien su profiter des crises qui secouent les autres formations. «Le FNA a eu l’intelligence de prêter son sigle aux dissidents issus des formations politiques qui ont connu des problèmes internes» a-t-il soutenu lors d’une conférence de presse à l’issue du scrutin du 29 novembre. S’inscrivant dans le courant nationaliste, le président de ce parti, ancien militaire, affirme prôner «une rupture totale» avec tout ce qui a précédé comme pratiques et mentalités. Toutefois, ce succès électoral n’est assorti d’aucun canal doctrinal ou idéologique bien précis. Adoptant un discours opposant, le FNA affirme ne pas songer à intégrer l’Alliance présidentielle et s’inscrit déjà en faux en ce concerne un troisième mandat pour le Président. A ce propos, le président du FNA se veut intransigeant : «la question est du seul ressort de constitution».

Les «démocrates» encore une fois…

L’alliance des «démocrates» constituée par le trio ANR, UDR et une aile du MDS, n’avait pas fait long feu ni survécu à l’objectif de sa naissance : les élections législatives. Après plusieurs réunions au sommet tenues par les directions de ces formations, le principe de la présentation de listes communes a été retenu. Une campagne commune fut menée autour d’une «Algérie moderne et républicaine». Mais ces listes n’eurent pas grand succès et la troïka n’avait réussi à obtenir que 5 sièges ! Se voulant l’embryon d’un pôle démocratique et républicain après l’échec de plusieurs tentatives par le passé, cette énième tentative fut un échec lapidaire et n’a guère réussi à attirer d’autres forces. Les causes ? Les sempiternelles rivalités partisanes et personnelles, le faible ancrage de ses acteurs, mais aussi l’absence de tout consensus programmatique. La tentative de la faire survivre à travers «la charte pour l’Algérie», à laquelle avaient adhéré d’autres personnalités n’a pas été d’un grand secours non plus. 

Le retour timide de la gauche

Longtemps absente de la scène politique nationale, la gauche algérienne a pu reconquérir une certaine visibilité, bien au-delà des milieux politisés lors des deux scrutins de cette année, en marquant ainsi son retour dans l’arène politique nationale. Axé essentiellement autour de l’opposition au processus de privatisation et contrastant avec le discours libéral ambiant, son discours a pu, tant bien que mal, accrocher des masses en mal de vivre. Si le PT a préféré faire cavalier seul lors des deux scrutins, le PST avait opté, notamment lors des élections législatives, pour des listes unitaires de gauche qui avaient regroupé des syndicalistes de l’UGTA, du CNES du SNAPAP, du CLA et d’anciens militants du PAGS et du PT. Et si le PST a été parmi les recalés du mois de mai, le PT a pu obtenir 26 sièges à l’APN. Mais les choses étaient loin d’être au beau fixe entre les deux formations trotskistes, car le PT, qui présentait des signes d’«opportunisme», notamment par son alliance tacite avec le FLN, et inconséquent par son soutien au président de la république et son opposition à la politique du gouvernement, était visiblement agacé par le retour d’un PST qui prône un discours de gauche radicale. Aux élections locales, le PT a glané quelque 8 APC à majorité absolue et le PST une seule commune dans la wilaya de Béjaïa.  

Les élections toujours pas au féminin

Un leader du camp «démocratique» avait dit un jour au tout débuts du processus démocratique que «les élections sont un truc sérieux et pas un défilé de mode». Maintenues au rôle d’éternelles mineures, la participation des femmes, lors des élections de 2007, a été de faible importance. La proportion de leur présence dans le champ politique est très faible, leurs portraits ornent très peu les affiches électorales, ou alors elles sont reléguées au bas des listes. Pour les élections communales, elles représentent 14 % sur les listes FLN, une vingtaine chez le FNA, 609 au RND, près d’une trentaine au RCD, et autant au PT qui détient la palme de la représentation féminine à l’APN. Ce parti est d’ailleurs conduit par une femme dont on dit qu’elle est «le seul homme politique du pays». Pourtant, elles ont prouvé leurs compétences dans de nombreux secteurs de la vie nationale, à l’image de la fonction publique, de l’enseignement, de la justice et du secteur de la santé, mais les institutions élues ne reflètent pas cette présence et leur rôle dans la vie active. A l’APN, elles représentent à peine 8%. La nature conservatrice de la société et l’absence de toute contrainte légale à l’équité aidant, les intentions et autres professions de foi des hommes politiques s’avèrent insuffisantes pour faire place aux algériennes dans la chose politique. Et quand par miracle il y en a une qui réussit à traverser le cap des «virilités» partisanes, elle se heurte au mur implacable de la réaction sociale le jour du vote.

L’éternelle jeunesse

L’un des thèmes centraux dont avaient usé l’ensemble des formations politiques et autres candidats libres lors des campagnes électorales ayant précédé les deux scrutins est la jeunesse. Réservoir potentiel de voix, celle-ci fut glorifiée et mise sur plusieurs piédestaux sans qu’on puisse l’accrocher véritablement. De l’évocation des nombreuses difficultés et la marginalisation dans lesquelles se débat cette frange importante de la société, aux solutions miracles et promesses d’insertion sociale, de création d’emploi et d’octroi de bourse et d’allocation chômage, tout avait été dit. Reste que celle-ci sombre encore dans la drogue, s’expatrie clandestinement à bord de pirogues de fortune ou alors finit entre les mains de criminels qui la font exploser sur l’autel de l’allégeance à une idéologie pas moins criminelle. Constituant une importante partie au sein de la société, la jeunesse, demeure «une question» de premier plan dans le pays depuis son indépendance. Sa situation n’en demeure pas moins à la limite du «philosophique» et du «paradoxal». Et pour cause : la jeunesse née au lendemain de l’indépendance n’est plus «jeune» aujourd’hui, avec ses 42 berges, et n’a pas encore, pour autant, accédé aux commandes du pays, sinon à des niveaux inférieurs.  

Le business politique

Jamais le débat sur la corruption dans le monde politique n’a été aussi évoqué que lors des élections législatives de mai dernier. Partis politiques, citoyens et pouvoirs publics étaient unanimes à reconnaître et dénoncer l’interférence et la prédominance de la pratique au sein de la classe politique et son rôle dans le jeu politique, notamment à travers la vente des listes et des positions. La porte-parole du PT, Louisa Hanoune, qui se voyait déjà dans la cour des grands, oriente le débat vers «les petits partis» et les candidats indépendants. Le débat a culminé avec la présentation de la loi électorale par le ministre de l’Intérieur, qui somma également les formations politiques à déposer leurs comptes. Lors d’un débat à l’APN autour de cette loi, Zerhouni, lâchera que «d’autres formes de corruption existent dans d’autres partis».

La révision de la loi électorale

Le raz de marée abstentionniste enregistré lors du scrutin législatif a fait réagir aussi bien la classe politique que l’administration qui avait décidé de prendre un certain nombre de mesure pour «moraliser la vie politique». Au lendemain des résultats, le ministre de l’intérieur avait annoncé un projet de modification de la loi électorale qui conditionne la participation aux élections par un seuil minimum de voix qui représente 5% des voix d’une circonscription obtenu lors d’un des trois derniers scrutins. Dénoncée comme draconienne par les conditions qu’elle impose et comme tendant à fermer le jeu électoral et organiser l’isolement du pouvoir de la société, cette loi a réussi à mobiliser l’ensemble de la classe politique contre elle, en rangs dispersés toutefois, ce qui n’a pas empêché qu’elle soit adoptée sans difficultés par l’assemblée nationale à quelques nuances arithmétiques près. Aux élections locales, les dispositions de cette loi sont entrées en vigueur.

Boudjemaâ Medjkoun

 

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Affaire Khalifa

2008, deuxième saison du feuilleton

Une année va bientôt passer après l’ouverture du procès de l’affaire de la caisse principale de Khalifa Bank qui s’est déroulé de janvier à mars derniers.

Plusieurs responsables de cette banque en faillite sont actuellement en prison, mais le principal accusé dans cette escroquerie du siècle demeure hors du territoire algérien. Extradé, pas extradé, là n’est pas la question qui taraude l’opinion, puisque la machine judiciaire n’est pas allée au bout de toute l’affaire, du moins, pas encore. Les autorités ont assuré que les responsables cités dans cette affaire et dont l’implication a été démontrée seront eux aussi jugés. Mais quelle crédibilité accordée à ces déclarations puisque six mois après, rien de nouveau n’a été enregistré dans cette affaire, ce qui n’est pas pour arranger les efforts fournis par les autorités algériennes afin de réunir les meilleures conditions pour faire un procès sans embûches qui entacheraient son sérieux et sa crédibilité. Mais voilà que les faits attendent d’être joints à la parole, puisque le ministre de la  Justice qui a déclaré lui-même en juillet dernier que  «ce qui a été jugé à Blida n’est qu’une partie de l’affaire», est, depuis, resté silencieux sur le sujet. M. Belaïz a déclaré également que «l’enquête se poursuit toujours au tribunal de Chéraga autour des transferts d’argent vers l’étranger et, de son côté, la Cour suprême continue d’auditionner les personnalités qui jouissent du privilège de juridiction».

A ce jour, près de six mois après, aucune information n’a été diffusée ou filtré concernant l’interrogation d’un quelconque responsable, ce qui laisse l’opinion dans l’expectative par rapport à l’aboutissement de ce processus qui devrait déboucher sur d’autres procès. Le ministre de la Justice a également indiqué que «l’affaire (de l’extradition) se poursuit. Il y a deux demandes d’extradition formulées auprès des autorités britanniques, l’une algérienne et l’autre française. Il y a, en la matière, des procédures à suivre. Mais en définitive, la justice britannique reste souveraine. En ce qui nous concerne, nous avons fourni un dossier assez consistant. A notre demande d’extradition, nous avons joint pas moins de 57 documents. Faudra-t-il vous préciser que la convention européenne conditionne l’extradition à l’émission préalable d’un mandat d’arrêt internatio-

nal ?» a-t-il expliqué à l’occasion d’un séminaire organisé en juillet dernier. Selon Belaïz,  l’extradition de Abdelmoumène Khalifa dépend, en dernier ressort, de la justice britannique qui doit en décider.

Le plus grand scandale financier, a, faut-il le rappeler, causé un grand préjudice aux épargnants particuliers, mais ce sont surtout les fonds des grandes entreprises économiques nationales qui sont partis en fumée. L’on se rappelle comment la juge ayant présidé le procès commentait les aveux des témoins, responsables de ces organismes lésés, ayant accepté, en dépit de l’interdiction faite par la loi, de déposer ces fonds dans les caisses de Khalifa Bank en contrepartie de privilèges dérisoires : formations pour les proches, des postes de travail pour les neveux, ou tout simplement  des cartes de  séjour dans le centre de thalassothérapie.

Pour rappel, le procès a vu défiler devant la barre 104 inculpés, quelque 150 avocats et plus de 300 témoins.  En exil à Londres depuis 2003, Khalifa est poursuivi comme principal accusé pour avoir causé un trou de 3,2 milliards de dinars (environ 320 millions d’euros) constaté dans la caisse principale de la banque, à la suite d’irrégularités dans la gestion des dépôts et de non-observation des règles prudentielles dans l’octroi des crédits.

Les accusés ont répondu d’une trentaine de chefs d’accusation, dont faillite frauduleuse, association de malfaiteurs, abus de confiance, détournement de fonds, faux et usage de faux, corruption. L’on est toujours en attente des procès concernant les autres  filiales du groupe, sa compagnie aérienne Khalifa Airways et de K-TV.  Le groupe affichait  un chiffre d’affaires d’un milliard de dollars, sa compagnie aérienne Khalifa Airways exploitait une trentaine d’avions en leasing et sa télévision employait 400 personnes en France. Il s’est diversifié dans l’immobilier, le bâtiment et la location de voitures de luxe (200 véhicules).

L’opinion attend donc l’année 2008, qui pourrait être porteuse de nouveautés dans cette affaire.  

Reste les victimes. Car, malgré la lenteur qu’accuse l’évolution de l’affaire Khalifa dans son volet judiciaire, l’indemnisation des clients épargnants particuliers de cette banque en faillite reste une question en suspens. Qu’en sera-t-il de ces clients, seront-ils tous indemnisés, comme l’ont promis les autorités algériennes ? Ceci, sachant que le collectif des clients spoliés de la banque Khalifa, présidé par Abed Omar, avait mis beaucoup d’espoir dans le procès pour voir venir une solution à l’horizon, allant sans doute dans le sens de l’indemnisation.

Les «petits déposants» qui se sont exprimés à travers les journaux demandent des comptes à la Banque d’Algérie et au ministère des Finances  dont la responsabilité a été démontrée au cours du procès et doivent prendre par conséquent leurs responsabilités respectives. Mettant en ligne de compte, aussi, que «des dizaines de rapports, des courriers de rappels des taux d’intérêt proposés aux déposants, 2 à 3 fois supérieurs aux taux d’intérêt directeurs, auraient pu provoquer la réaction rapide et déterminée des pouvoirs publics», comme l’a fait remarquer ce collectif dans plusieurs communiqué. «Ce manquement a eu pour conséquence, est-il noté également, de ruiner des milliers d’épargnants, d’hypothéquer l’équilibre financier de nombreux organismes sociaux et de flétrir pour quelques décennies l’image de notre pays», estiment encore les épargnants. On l’aura compris, l’affaire Khalifa n’est absolument pas finie, et la seule question qui demeure, c’est de savoir quelle évolution elle pourra prendre durant l’année qui s’annonce.

Par Fatima Arab

 

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Dellys 

Cinq policiers blessés dans un attentat à la bombe

Cinq policiers ont été  blessés, tôt dans la matinée d’hier aux environs de 2 heures dans un attentat à la bombe à de Dellys, située à 60 km à l’est  du chef-lieu de wilaya Boumerdès. Selon des sources, le bilan serait beaucoup plus lourd en conséquence, si ce n’est la vigilance et le professionnalisme des services de sécurité, a-t-on appris. En effet, dans un premier temps, les éléments terroristes armés   ont attaqué par des tirs aux heb-heb un poste de police au niveau du tribunal de la localité, tout en déposant sur la chaussée une bombe de fabrication artisanale reliée à un téléphone portable, qui a été actionnée à l’arrivée des renforts, faisant cinq blessés parmi les occupants de la  première voiture de patrouille de  police, qui furent transportés à l’hôpital de la périphérie pour les premiers soins avant de les transférer à un centre hospitalier de la capitale. Selon toute vraisemblance, l’attentat a été perpétré par un groupe terroriste de la katibet El Ansar  dirigée par un certain Abdeffetah de Ouled Aïssa, une fraction terroriste considérée comme étant la plus importante de la branche armée d’El Qaïda au pays du Maghreb islamiqe  de l’ex-GSPC avec ses cinq seriates et un effectif important dont ses éléments seraient originaires et activent dans les régions de  Bordj Menaïel, Issers, Dellys, Baghlia, Sid-Ali-Bounab, Mizrana, Sidi Daoud, Timezrit. Selon la même source, son fief se trouverait entre Mizrana et la forêt d’Akfadou, un lieu sécurisé pour entreposer les munitions et les explosifs, et  aussi une zone de repli. Il faut  rappeler que la ville de Dellys a connu un attentat suicide des plus meurtriers à la voiture piégée au début du mois de septembre de l’année en cours  contre une caserne des gardes- côtes, lequel a fait pas moins de 30 morts et 47 blessés. Par ces attaques terroristes, la situation sécuritaire s’est dégradée ces derniers jours et notamment le week-end dernier par l’attentat  contre la voiture de la gendarmerie qui a fait deux morts et deux blessés sur la RN5 à proximité de Souk El Haad et l’attaque repoussée au niveau du village agricole de Omar dans la commune de Bordj Menaiel sur une conduite de gaz reliant Hassi R’mel à la centrale électrique de Cap Djinet.          

A. Ammar

 

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Le phénomène s’est accentué

Hittistes hier, harragas aujourd’hui

Véritable feuilleton médiatique, le fléau des harragas constitue l’un de ces phénomènes qui ont ébranlé la société algérienne dans son ensemble tout au long de l’année 2007.

Il s’agit de ces jeunes Algériens désœuvrés qui, pour échapper à leur quotidien oisif, n’ont pas trouvé mieux que de se jeter à la mer à bord d’embarcations de fortune. C’est leur manière à eux d’aspirer à la vie et qui, paradoxalement, les conduit droit à la mort dans les eaux profondes et glaciales de la Méditerranée. Les harragas se mettent en tête l’idée d’émigrer coûte que coûte, le plus loin possible. «Mieux vaut mourir ailleurs que vivre en Algérie» disent la plupart d’entre eux. De jeunes hommes, quelques femmes aussi, prêts à tout, même à mourir, pour larguer leur malheur et tenter leur chance en Europe. En Algérie, pensent-il avec conviction, les gouvernants de ce pays ne sont guère préoccupés par leur avenir. Ils sont donc livrés à eux-mêmes. Noyés dans le désespoir, confrontés à une misère ne cessant de s’accentuer au fil des ans, la génération des harragas se chiffrant, de nos jours par des centaines, est issue des milieux paupérisés et des foyers appauvris. Difficile d’évaluer leur nombre avec exactitude pour la simple et bonne raison que leur aventure est clandestine. Cependant leur façon à eux de forcer le destin a fini par susciter diverses réactions. Partis politiques, médias, représentants de la société civile, membres du gouvernement, même le président de la République, personne n’est resté insensible à l’évolution fulgurante de ce phénomène. En fait, le chef d’Etat, qui s’adressait en octobre dernier aux cadres de la nation lors d’une réunion tenue au palais de la Nation et consacrée au dossier de la jeunesse, s’est penché pour la première fois sur le phénomène des harragas. Le premier magistrat du pays venait à cet effet de poser le doigt sur la plaie, une situation tragique en continuelle ascension qui illustre, selon lui, toute la gravité de la crise de la jeunesse. Le constat est amer, et le Chef de l’Etat interpellera à cette occasion le gouvernement et les collectivités locales pour prendre les mesures nécessaires destinées à mettre les jeunes à l’abri de ce genre d’aventure se traduisant, dans la majorités des cas, par des conséquences fatidiques. La problématique posée est : comment redonner confiance aux jeunes en leurs propres capacités et dans les institutions de leur pays où la catégorie de moins de 30 ans constitue près de 70% de la population ? Le président fera remarquer que «la jeunesse s’est progressivement enlisée dans une crise profonde se manifestant, en particulier, par un affaiblissement du sentiment patriotique, une perte des repères identitaires et culturels et un éloignement des valeurs fondamentales caractérisant la société algérienne». Pour redonner espoir aux jeunes, le président de la République a ainsi instruit les secteurs en charge du dossier de la jeunesse de conduire, chacun dans sa sphère de compétence, une gestion prospective des problèmes, en érigeant au rang de priorité nationale l’éducation, la citoyenneté, le sport scolaire, le scoutisme et la lutte contre l’exclusion. Pour ce faire, il a conseillé aux responsables des secteurs concernés d’élaborer une nouvelle politique d’intégration et d’insertion des jeunes en matière d’emploi dans les grands projets mis en œuvre.

Plus de 1500 harragas arrêtés en 2007

Les propos du président de la  République ayant trait notamment au traitement du phénomène des harragas semblent rester sans écho. Sinon comme expliquer le fait que ce fléau a connu une hausse substantielle au courant de l’année 2007 ? En effet, selon le lieutenant Slimane Draïfi, chef de la cellule de communication au sein du commandement des forces navales, ce dernier a indiqué que plus de 1 500 harragas, dont 45 étrangers, ont été arrêtés en 2007 en Algérie contre 1 016 cas recensés  l’année précédente. «Le nombre  d’émigrés clandestins s’est presque multiplié par cinq depuis 2005» a souligné le même intervenant repris par l’AFP.  De  son côté,  le ministre des Relations avec le parlement, M. Mohamed  Khoudri  a souligné,  lors de son intervention en octobre dernier devant les députés de l’APN, que le phénomène des harragas «touchait les différentes franges de la jeunesses, à savoir les étudiants, les commerçants, les fonctionnaires et les chômeurs dont l’âge varie entre 18 et 40 ans». « «Les  préoccupations de la jeunesse et le phénomène de l’émigration clandestine de manière particulière sont inscrits dans les priorités de l’heure de l’Etat et du président de la République qui veille personnellement sur le suivi de ce dossier» a-t-il ajouté. Selon les forces navales, plus de 2 300 émigrants clandestins algériens ont été secourus en pleine mer ou interceptés sur les côtes au cours des trois dernières années. La même source précise que parmi les 83 corps sans vie repêchés en pleine mer au cours de 2007 «60 % d’entre eux l’ont été dans un état de décomposition très avancée ayant rendu impossible leur identification.»  M. Khoudri a précisé, quant à lui,  que 371 personnes ont été arrêtées par les services de sécurité et 918 par les gardes-côtes.  Cependant, ce que M. Khoudri a fait mine d’ignorer lors de son intervention devant les députés, c’est bel et bien l’existence de réseaux spécialisés, de surcroît si bien structurés avec leurs passeurs, leurs rabatteurs ainsi que leurs soutiens. Les membres de ces réseaux illicites tirent profit de la détresse des jeunes algériens auxquels ils proposent de rejoindre le Vieux continent en traversant la Méditerranée à bord d’embarcations de fortune. En fait, les candidats à de pareilles aventures ne sont pas assez expérimentés pour se débrouiller tout seuls. Ils sont en quelque sorte «pris en charge» par les membres des réseaux évoqués. Ces derniers se partagent les rôles, preuve irréfutable de leur  parfaite organisation. En effet, il existe parmi ces derniers ceux  qui se chargent de «recruter» les candidats potentiels à l’émigration clandestine. Pour ce faire, ces «recruteurs» sillonnent les grandes villes du pays, de même que les régions les plus enclavées de l’Algérie. Ils perçoivent ainsi leur  ristourne pour chaque candidat qu’ils mettent en contact avec les passeurs devant les expédier vers l’Europe en contre- partie d’importantes sommes d’argent. Beaucoup  de traversées ne se déroulent pas comme prévu. L’arnaque dont sont victimes les candidats, les opérations des services de sécurité, une mauvaise météo sont autant de paramètres qui font échouer les expéditions. Cependant, il arrive que ces échecs coûtent la vie à des jeunes harragas, comme cela a été constaté à maintes reprises au cours de cette année 2007 où des corps de clandestins ont été repêchés par des gardes-côtes au large de la Méditerranée. 

Qui sont-ils ?

Les harragas ont le profil de chômeurs, d’étudiants, de commerçants ou de simples  fonctionnaires. Selon M. Said Musset, chercheur au Cread, 75% des harragas sont des célibataires. Contrairement aux pays voisins, les candidats algériens à l’émigration clandestine ne sont pas forcement d’un faible niveau d’instruction, a fait savoir M. Musset lors d’une rencontre-débat  sur le phénomène des harragas organisé en septembre dernier au siège du ministère de la Solidarité nationale. M. Musset fera remarquer à cette occasion que 38% des harragas sont des universitaires alors que 40% d’entre eux sont d’un niveau moyen. «L’émigration clandestine touche les couches moyennes courant le risque de sombrer dans la pauvreté» a précisé M. Musset. Il notera également que parmi les raisons poussant la plupart des jeunes à tenter l’aventure, il est  question notamment de leur refus d’accepter un emploi précaire avec un salaire indécent. «Ces jeunes veulent améliorer leur niveau de vie et éviter de rééditer la situation familiale de leur famille» a tenté d’expliquer  le chercheur du Cread. Ce dernier s’exprimait comme souligné plus haut à l’occasion d’une rencontre organisée par le ministère de la Solidarité. Cette manifestation, tenue vers la fin de septembre 2007 marquait l’implication, pour la première fois, des pouvoirs publics dans le cadre de la lutte contre l’immigration clandestine et le traitement du phénomène des harragas. Sur le plan international, l’Algérie est résolument engagée avec ses partenaires étrangers  dans le cadre de la lutte contre le phénomène de l’immigration clandestine dans son ensemble. A titre d’exemple, un séminaire a eu lieu en ce début de ce mois de décembre à Ghardaïa dans le cadre de la coopération algéro-française dans le domaine de l’émigration irrégulière. Organisée par les services des frontières de Ghardaïa, cette rencontre a regroupé les experts des polices algériennes et françaises en matière de lutte contre l’immigration clandestine. Selon un responsable central de la police des frontières algériennes, la problématique du phénomène de l’émigration clandestine «qui n’a cessé de  croître ces dernières années, constitue un souci majeur pour l’Algérie et nécessite  l’établissement d’une stratégie globale entre les différents pays» au regard  des fléaux multidimensionnels qu’elle peut engendrer et compte tenu de ses retombées sur la quiétude publique. Cela dit, les propos de ce responsable ont trait à la  lutte contre l’immigration clandestine menaçant beaucoup plus les frontières du sud algérien. Cependant et s’agissant de la lutte du fléau des harragas, en dehors de la vigilance des forces navales et des différents services de sécurité, force est de constater que l’Algérie manque d’une stratégie de lutte efficace.       

Par Karim Aoudia

 

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PME

Regroupement régional à Blida

Le ministre de la petite et moyenne entreprise et de l’artisanat, M. Mustapha Benbada, a présidé dimanche à Blida un regroupement, portant sur la sensibilisation et l’information s’inscrivant dans le cadre de la mise à niveau des PME.  Pour cette rencontre qui constituait la fin du cycle des explications a vu la participation des responsables du secteur et des partenaires  des wilaya de Blida, Médéa et Tipasa. En ouvrant la séance qui s’est tenue à l’hotel militaire de Blida, le wali  de la wilaya de Blida devait d’emblée rappeler l’effort consenti  par le gouvernement  dans le cadre de développent  du secteur de la PME, un secteur dira t il  qui  participe ç lacréation d’emplois. De son coté le président du CEIMI a tout en soulignant les bienfaits de la mise à niveau,  il a indiqué que cette ^pmitique constitue  un axe stratégique de la politique économique mondiale. En parlant du role vecteur des PME, l’orateur dira avec force que le fait indéniable des  petites entreprises est qu’elles jouent un rôle fondamental dans le processus de développement économique et social. Il précisera même que les PME s’érigent en acteurs majeurs de la sphère industrielle des pays développé.  Pour sa part, M. Benbada a indiqué que cette rencontre, la  dernière de la série, vise à informer les partenaires de la PME de l’opportunité offerte par le biais de ce programme pour renforcer les initiatives privées et améliorer la compétitivité de l’économie nationale.Tou en s’étalant longuement  sur le sujet, le ministre soulignera que l’environnement international est marqué par « des mutations profondes, rapides et complexes qui ont affecté les modes de production, de distribution et d’organisation de tous les secteurs d’activités économiques.Le programme de mise à niveau, proposé par les pouvoirs publics, dira t il encore M.Benbada, comporte un ensemble de mesures d’appui aux entreprises et à l’environnement immédiat de la petite et moyenne entreprise. Il vise également à « préserver le tissu des PME disposant d’un potentiel de croissance et d’un marché porteur, sauvegarder et accroître l’emploi et promouvoir les capacités en matière d’investissement. » précisera le membre du gouvernement, qui a mis à profit cette occasion pour inviter les différents partenaires, notamment les entrepreneurs, les gérants d’entreprises et les porteurs de projets à « se rapprocher davantage des instances compétentes pour s’informer sur les nouveaux dispositifs financiers et techniques mis en place dans le programme national de mise à niveau de la PME apte à s’intégrer dans le cadre de la promotion d’une économie ouverte et concurrentielle sur le plan interne et externe ». Dans ce même contexte, il a mis en relief  les résultats enregistrés dans le cadre dela coopération avec l’union européenne dans le cadre du programme MEDA, tout en soulignant par ailleurs que si l’année 2007 a été consacrée à la sensibilisation, celle de 2008 sera celle de l’application. Dans un point de presse M. Benbada s’est attardé sur les efforts que le gouvernement a consenti à travers la mise en place de structures financières et autre pour permettre au secteur de la PME d joueur dans le futur sa véritable mission. Le ministre de la petite et moyenne industrien avait au paravent visité  une exposition organisée dans les salins de l’hôtel  militaire de Blida sous l’égide du CEIMI.

A.B.M.