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Sa réputation dépasse les frontières du pays. Et ses «engins» sont
répartis à travers tout le territoire national. On les reconnaît à
cette «bande orange» marquant latéralement tout son matériel
d’engins engagé dans la (re)construction d’un pays ruiné, dix
années durant, par l’hydre terroriste qui, en sus du massacre de
milliers de vies humaines, a détruit sinon retarder la mise en œuvre
de beaucoup de projets d’infrastructures de base.
C’est
donc de la Spa Etrhb qu’il s’agit, une entreprise privée représentée
par M. Ali Haddad en sa qualité de Président-directeur général. Un
manager chevronné qui, en 20 ans d’un parcours semé d’embûches
(puisqu’il s’agit là de la confusion des années 1980 suivies du
chaos de la décennie noire), a pu aboutir finalement à «amadouer la
rigueur qu’impose le travail pour en faire une passion à savourer au
quotidien».
Voici résumée en
deux mots toute la philosophie par laquelle M. Ali Haddad tente tant
bien que mal d’expliquer «sa devise» qui, en termes de
développement, a rendu possible les acquis dont l’Etrhb se dit
«cultiver une grande fierté».
Cette entreprise
prend part aujourd’hui à la réalisation d’une multitude de projets
d’infrastructures de base. Des chantiers de ce genre poussent comme
des
champignons sous
l’ombre d’un ambitieux programme initié par le département des
travaux publics. Cela dit, le groupe Etrhb n’évolue pas uniquement
sur le terrain de Amar Ghoul.
Cette entreprise
se veut également «un partenaire fiable» autant du secteur de
l’Hydraulique et de l’Energie, de celui du Bâtiment où des
Transports ainsi du Tourisme et du domaine maritime. «Nous tenons à
mettre à l’aise l’Administration dans l’accomplissement de nos
projets de différents types», nous fera savoir d’emblée M. Ali
Haddad qui nous a reçus en cette fin de mois en son siège à Alger.
«L’engagement et
le sentiment qui animent l’ensemble du potentiel de notre groupe
est, incontestablement, à l’origine de tous les défis que nous avons
pu relever jusque-là» argue, en substance M. Ali Haddad.
A l’intérieur de
son bureau somptueux orné d’une mosaïque d’œuvre d’art,
M. Haddad préfère
toujours se prendre en photo à côté de l’emblème national dressé
majestueusement. Ce côté nationaliste, le jeune patron, Ali Haddad,
le revendique haut et fort : «Je ne suis pas un Algérien d’une
localité donnée, je suis Algérien de toute l’Algérie. Habitué à
sillonner le pays, je n’ai pourtant pas de place préférée…Là où
je me trouve, je me dis que c’est mon meilleur endroit». Et ce
caractère se répercute parfaitement sur la dimension nationale de
l’entreprise Etrhb présente à travers les quatre coins du pays.
«Notre présence remarquable dans le cadre de la mise en œuvre du
Programme complémentaire de soutien à la croissance économique
initié par les pouvoirs publics à travers la réalisation de
méga-projets constitue un plan de charges d’environ 150 milliards de
dinars»,tient à rappeler le P-DG de l’Etrhb.
73 km de
l’autoroute Est-Ouest seront livrés en juillet 2008
Dans le secteur
des travaux publics, l’une des préoccupations majeures de la
direction de l’entreprise est de livrer le tronçon de l’autoroute
Est-Ouest s’étalant de Oued El-Fodha (Chlef) jusqu’à la commune de
Khemis Miliana (Ain Defla) sur une longueur de 73 km. La réception
de ce tronçon prévue vers la fin juillet 2008 comme le promet
l’entreprise Etrhb en soulignant au passage le respect des
délais. «La réalisation de ce segment est l’une des tâches les plus
ardues de tout le projet de l’autoroute Est-Ouest eu égard d’une
topographie géologique des plus complexes», nous informe à ce sujet
le P-DG de l’Etrhb.
En effet, le
tronçon en question est de passage par tant de reliefs accidentés.
Sa réception constitue indéniablement un véritable exploit au
regard non seulement du P-DG Haddad mais également aux yeux du
ministre des Travaux publics qui perçoit là une manière de
redynamiser la construction du reste du projet de l’autoroute
Est-Ouest dont l’achèvement global est prévu pour 2009.
Il va sans dire,
en parlant de l’Entreprise Etrhb, que la construction des
infrastructures de base constitue le premier créneau dans lequel
elle s’est investie, au lendemain de sa création il y a de cela une
vingtaine d’années. En ce sens, M. Ali Haddad garde en mémoire la
réalisation en 1988 du premier projet confié à l’Etrhb. «Notre
première réalisation a eu lieu dans la wilaya d’Azzeffoun, en
Kabylie. Il s’agit d’un ouvrage d’art d’un longueur de 4,5 km».
Après vingt ans
d’expérience, l’entreprise Etrhb participe à la réalisation des
projets les plus en vue parmi ceux initiés dans le secteur des
travaux publics et au sujet desquels le ministre Ghoul s’efforce
d’assurer un suivi permanant. Il s’agit, outre la construction du
tronçon d’autoroute Est-Ouest évoqué plus haut, de la réalisation
d’un voie express s’étalant sur 14 km à la sortie ouest de Bou
Ismaïl ainsi que la mise en œuvre de la deuxième rocade sud d’Alger
d’une longueur de 65 km. En termes d’infrastructures maritimes, l’Etrhb
se charge de la construction de plusieurs ports de pêche et de
plaisance initiée à travers nos wilayas côtières. C’est surtout dans
le secteur des travaux publics que cette entreprise a eu à
s’impliquer aux côtés de plusieurs compagnies étrangères renommées
dans ce domaine d’activité.
Une implication
que le P-DG Ali Haddad a qualifié d’étape importante dans le
parcours de son entreprise, vu qu’elle constitue une véritable
opportunité permettant l’acquisition du savoir-faire et
l’amélioration du niveau de compétences. «C’est une expérience
constamment renouvelée avec une multitude de partenaires de France,
d’Italie, d’Espagne, du Portugal, de Turquie, du Canada, de Corée
du Sud et de Chine», déclare
M. Haddad tout en
insistant sur le fait que l’Etrhb dispose «d’un tissu relationnel
assez important». Cette entreprise se présente, en outre comme un
élément actif dans l’aboutissement du processus de développement
initié dans les autres secteurs d’activité. Ainsi, dans le secteur
des transports, cette entreprise est chargée, entre autres, de la
réalisation de la première ligne du tramway d’Alger, d’une liaison
ferroviaire de 14 km à Tizi Ouzou et d’une autre de 140 km dans la
région de Mécheria à l’ouest du pays.
Dans le domaine de
l’hydraulique, c’est bel et bien l’Etrhb qui se charge de
l’alimentation en eau potable des agglomérations de la vallée de la
Soummam, à Bejaïa, tout comme cette entreprise a été retenue dans
le cadre de méga-projets d’alimentation en eau des wilayas de
Mostaganem, Arzew et Oran.
Une douzaine de
filiales en vue
Dans le cadre de
la réalisation des grands projets de transfert d’eau au centre, à
l’est et à l’ouest du pays, le Groupe Etrhb s’est doté de deux
usines de fabrication de tuyaux verticaux en béton vibré avec une
âme tôle incorporée, type BPAT, implantées à Mostaganem et à Akbou
dans la wilaya de Béjaïa.
D’un
investissement de 3,5 milliards de dinars, les deux usines emploient
250 personnes, et ont une capacité de production de plus de 80 km
de conduite/an. L’entreprise Etrhb s’est également investie dans
plusieurs autres domaines d’activité tels que le bâtiment et le
tourisme. Entre autres parmi les cinq filiales du Groupe Etrhb
connaissant un parfait développement, le P-DG Ali Haddad évoque la
Société algérienne des véhicules, engins et maintenance (Savem).
Cette filiale a été mise en place en mars 2006 pour assurer la
distribution exclusive et le service après-vente notamment des
engins de travaux publics et des pompes à béton des constructeurs
sud-coréen Doosan et Hanwoo.
Le Groupe Etrhb
est actuellement en passe de réaliser de nombreux projets de
villages touristiques via sa filiale tourisme et hôtellerie, nous
apprend également son P-DG Ali Haddad. Ce dernier nous apprend, en
outre, que la poursuite du processus de filialisation touchera
d’autres secteur d’activité, et qu’en ce sens le Groupe Etrhb se
dotera tout prochainement d’une douzaine de filiales. «Il est
question de filialiser la direction des travaux publics et de
création d’autres filiales dans les domaines de l’hydraulique, des
transports et dans le secteur maritime», précise le P-DG. Il semble
clair de ce fait que l’ouverture du marché et la rude concurrence
qui le caractérise, ainsi que l’exigence de plus en plus exprimée
par les pouvoirs publics pour la réalisation de prestations de
qualité, poussent le Groupe Etrhb à la mise à niveau et au
réajustement sans cesse de sa démarche managériale. En sus, cette
entreprise, apprend-on de la part de son premier responsable, est
sollicitée pour la construction de plusieurs projets dans d’autres
pays africains et européens. «Nous comptons bel et bien exporter
notre savoir-faire acquis après tant d’années de labeur», conclut M.
Ali Haddad, Président-directeur général du Groupe Etrhb.
K. A.
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