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Qui ne connaît pas Ifri ? Personne, sans nul doute, car invoquer ce
nom c’est convoquer notre histoire contemporaine et ouvrir l’une de
ses pages les plus marquantes . Ifri, c’est également cette usine de
boissons de renom, implantée au cœur palpitant de la Soummam, au
chef lieu de la commune et daïra d’Ouzelleguene. Un fleuron
économique sis sur un plateau argilo-calcaire en contrebas du
massif montagneux du Djurdjura, qui constitue son réservoir naturel
d’eau et sa source d’alimentation inépuisable. En effet , Ifri, Sarl
Ibrahim et fils, est une société familiale qui a vu le jour en 1986
à Ouzellaguene dans la wilaya de Béjaïa.
D’une petite
entreprise familiale qui employait 30 personnes, aujourd’hui, elle
est l’un des complexes industriels privés les plus importants dans
la wilaya de Béjaïa et à l’échelle nationalle. Environ 1 000
personnes sont employées dans divers services. A vocation artisanale
à l’origine, et
produisant des
boissons gazeuses, elle est transformée en une entreprise
industrielle moderne de production d’eau minérale et boissons
diverses à compter de 1996, après qu’elle ait obtenu la concession
d’une source minérale naturelle alimentée des montagnes de Kabylie.
L’eau Ifri a des vertus thérapeutiques prouvées. Elle est pompée
directement de la nappe phréatique vers le centre de filtration sans
passer par la phase d’ébullition, c’est pourquoi elle allie pureté
et légèreté et elle est recommandée au coupage de biberons de bébés
et pour les femmes enceintes ou qui allaitent
L’autre défi
Déjà dix années
d’existence dans la filière, tout juste fêtées, et elle se lance
dans la production d’huile d’olive sur un domaine de de 200 ha et en
collecte auprès de petits producteurs. Cette huile sera destinée à
l’exportation, notamment en Europe et aux Etat-Unis. L’eau minérale
Ifri est embouteillée dans une usine d’une capacité de 20 millions
de bouteilles en plastique PET comme ligne de départ en 1996. Un
programme d’extension s’est imposé avec l’évolution grandissante de
cette usine et la demande nationale qui s’est accrue, notamment par
le lancement en 1998 de deux lignes de production pour les
bouteilles en PET pour l’eau minérale naturelle et l’eau minérale
naturelle gazéifiée, eau fruitée, soda et soda light. Alors, l’usine
passe rapidement à 60 millions de bouteilles par an, puis à 160 et à
deux lignes en verre en 2002, une capacité de 200 millions de
bouteilles l’an. Actuellement, la production a atteint un point
culminant, à savoir 500 millions de bouteilles par an et elle sera
portée d’ici peu, soit en septembre (au début du mois de jeûne
prochain) à 700 millions de bouteilles par année, avec la nouvelle
ligne de bouteilles en plastique et le produit gazeux, format
familial. Une limonade d’un emballage très esthétique et luxueux
destinée surtout pour le secteur de la restauration.
A présent, la
gamme de produits Ifri est riche d’une cinquantaine de produits qui
vont de l’eau minérale plate, gazéifiée et aromatisée, aux sodas aux
goûts différents en passant par les eaux fruitées et les cocktails.
L’idée de cette appellation selon M. Ibrahim Kaci, (l’un des sept
fils et responsable de l’administration) n’est pas facile à
expliquer. C’est presque spontané si ce n’est que nous sommes à
Ouzellaguene face à ce lieu hautement symbolique où s’est tenu le
Congrès de la Soummam durant la guerre de Libération, un certain 20
août 1956 qui avait consacré les fondements de la lutte pour
l’indépendance du pays.
«On l’a choisi
instinctivement parce que c’est un nom qui sonne et qui raisonne
rapidement». «Il est très simple, avec quatre caractères et est
d’une tonalité facile à retenir».
Ayant couvert la
demande sur le marché national, Ifri est parti à la conquête de
nouveaux marchés dans le monde. Plusieurs contrats sont en phase
d’être conclus avec des partenaires étrangers intéressés par les
produits Ifri. En sus, il exporte 5% de sa production vers la
France, l’Angleterre, l’Italie, l’Allemagne, la Belgique, le
Luxembourg, le Soudan, Dubaï, le Canada, le Mali, le Niger et les
Emirats Arabes Unis. Les produits sont commercialisés dans une
dizaine de grandes surfaces telles que Carrefour, Leclerc etc.
«L’un de nos
principaux objectifs est l’élargissement de notre réseau
d’exportation vers d’autres pays», précisera M. Ibrahim Kaci qui
fera part dans le même sens des gros efforts constamment consentis
dans l’investissement pour élargir le champ de production afin de
répondre à la demande du marché international en évolution
permanente. La société travaille 24 heures sur 24 avec des lignes de
production automatisées et équipées de systèmes de contrôle de
qualité de la dernière génération. Dans toutes les unités et à
chaque étape de production, le contrôle des normes d’hygiène et de
sécurité environnementales est très stricte. Sur le plan qualité
justement, Ifri est dotée aujourd’hui de son propre laboratoire
d’analyses et de contrôle de qualité agréé qui assure au quotidien
et pendant toutes les phases de production et de stockage une
parfaite conformité physico-chimique, bactériologique et
organoleptique des produits. Les produits sont aussi analysés par
différents laboratoires dont l’Institut Pasteur, le Laboratoire
Idres de Qualilab de Béjaïa, le CNT (centre de national de
toxicologie) et le CRD de Boumerdès.
Les raisons
d’un succès
L’entreprise
n’arrête pas d’investir en créant une unité d’emballage qui assure
toute ses besoins dans cette matière à 100% et le renforcement du
parc roulant par une flotte très importante pour le transport et la
distribution de la marchandise qui, autrefois, a été un des facteurs
qui a constitué un frein. «Notre souci majeur aussi est
l’investissement dans nos laboratoires qui, aujourd’hui, peuvent
prétendre à sous-traiter quoique ce n’est pas notre but», lance M.
Kaci Ibrahim qui étalera l’évolution de l’entreprise qui utilise des
palettes spéciales pour l’exportation avec des étiquettes et
des produits personnalisés et traduits à la demande du client.
S’agissant de la mise à niveau de l’entreprise aux normes
européennes de gestion, des contacts ont été pris avec le programme
MEDA. Mais son succès s’ explique aussi bien par la qualité de l’eau
que par la démarche méthodique, scientifique et rigoureuse dans les
techniques de production, voire l’expérience acquise depuis 1986 par
ses promoteurs qui veillent au grain, matin et soir sans
discontinuer. La Sarl est engagée aussi dans une pré- certification
ISO qui donnera un plus à cette manufacture, devenue une fierté de
la commune. Elle est en effet accompagnée dans cette expérience par
un organisme algéro-canadien (Pentacle) «On a retardé pour entrer
dans ce programme parce qu ’on veut être certifié et le rester»,
déclare notre vis-à-vis. Compte tenu de la rude concurrence à
laquelle est soumis le marché de la boisson, un bureau de marketing
est ouvert par la société dans la capitale, bien que sa notoriété
est faite depuis longtemps de bouche à oreille, ce responsable
regrette que le nouveau code d’investissement mis en œuvre par l’ANDI
n’a pas maintenu les avantages qui permettent de constituer plus
rapidement le fonds de roulement nécessaire à la croissance de la
production. La limitation à 15% du montant des modifications par
rapport au programme initial d’investissement est complètement dénué
de signification économique et constitue donc un frein à
l’innovation, relève- t-on.
H. C.
Sponsor de la
JSK et du MCO
En matière de
sponsor, plusieurs opérations ont été menées, notamment la prise en
charge de personnes malades à l'étranger, la relance après huit
années de disparution du club communal de football et le soutien du
club féminin de hand-ball de la ville dont six éléments évoluent en
sélection
nationale, ainsi
que des boxeurs algériens de renommée internationale. L’entreprise
envisage de sponsoriser à partir de la saison sportive prochaine des
grands clubs de ligue 1, la JSK et le MCO.
H. C...
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