|
Un rapport sur la pauvreté en Algérie, élaboré en 2006 par le
ministère de l’Emploi et de la Solidarité nationale, a classé Tiaret
au dernier rang des wilayas les plus démunies.
Circuler dans la
ville de Tiaret par cette journée, un peu trop ensoleillée pour un
mois de janvier, vous met devant un véritable paradoxe. Il est très
étonnant de voir qu’une nouvelle ville au cachet moderne est en
train de s’ériger au beau milieu de l’ancienne cité, rongée par le
vieux bâti, les chantiers de construction qui s’éternisent, le
commerce informel et un aspect rural incontournable.
Alors que les
efforts consentis, depuis des années pour éradiquer l’habitat
précaire et les bidonvilles, sont parvenus à réduire au maximum le
nombre de baraques qui enlaidissaient le paysage, les solutions de
transition adoptées à l’époque font aujourd’hui que Tiaret est en
train de subir un retour de manivelle brutal.
Les formules
engagées tels les projets de l’aide à l’autoconstruction et le RHP
(résorption de l’habitat précaire), n’ont contribué en fait qu’à
créer, à long terme, de véritables plaies dans la ville, à savoir
les deux quartiers à la lourde réputation : «Dar ou couzina» ou
quartier «Sonatiba» et le quartier Volani (Belhouari), mais c’est le
premier quartier qui pose le plus de problèmes.
L’un comme
l’autre, les deux quartiers avec leurs nouvelles constructions
appartenant à des particuliers, souvent inachevées et ne répondant
pas, pour la plupart, aux normes architecturales d’usage, leurs
chaussées délabrées et poussiéreuses et les matériaux de
construction qui jonchent les trottoirs et s’amoncellent devant les
entrées des petites maisonnettes collées les unes aux autres,
offrent un spectacle triste et désolant. Pour protéger leurs biens
(les matériaux de construction), les habitants n’hésitent pas à les
entourer de fils barbelés ou avec des filets métalliques qu’ils
maintiennent au sol avec de grosses pierres. Cela sans oublier les
fûts en métal, les poutres en bois et des barres de fer forgé. Les
entraves à l’environnement et les obstructions de la voie publique
sont légion dans ces quartiers, où toute réglementation semble
inexistante. Il n’est pas exclu de voir des gens squatter une partie
du trottoir, ou bien élever des murs à proximité d’un pylône
électrique, sans penser aux risques que cela pourrait présenter.
«Dar
ou couzina», une poche de misère
A voir ce
quartier à l’architecture bizarre, avec toute la désolation, les
signes de pauvreté et de misère qu’il présente, on comprendra alors
d’où vient en partie cette étiquette d’indigence qui colle
aujourd’hui à la wilaya. Ce sont des numéros peints grossièrement
sur les portes en fer forgé ou sur les murs aux façades inachevées
et aux fenêtres closes qui différentient les maisons presque
identiques. Ici, il n’y a pas de plaques portant les noms de rues,
il faut être guidé par un des habitant pour pouvoir trouver son
chemin. En dehors des deux écoles primaires, dont la clôture
extérieure de l’un a été transformée en dépotoir sauvage, il
n’existe aucune autre infrastructure d’utilité publique. Le cachet
rural a fini par prendre le dessus sur celui de la cité. De petits
troupeaux de
chèvres et de
moutons circulent librement en suivant un chemin habituel à travers
les rues du quartier. Ces bêtes représentent pour beaucoup de
familles une raison d’être, à voir les soins avec lesquels elles
sont entourées. Les terrasses des maisonnettes du quartier
ressemblent à des dépôts de ferraille avec toutes ces tôles en zinc,
en Eternit, les fûts métalliques, les barres de fer, du bois, des
pierres taillées, des briques et des parpaings, des ustensiles en
plastique et autres bric-à -brac qu’ont récolté les propriétaires et
qui donnent l’impression qu’un bidonville s’est installé au-dessus
du quartier.
C’est
l’inscription «A vendre», très répandue d’ailleurs, qui attire
l’attention. On la retrouve sur les murs et ou sur les portes de la
plupart des maisons, peinte en caractères difformes et dans des
couleurs tape-à-l’œil. Est-ce là un signe révélateur qui exprime
l’envie de tout ce monde de quitter les lieux et la misère poignante
qui y règne ? C’est éventuellement ce que pourrait penser un
étranger au quartier. Mais il se trouve que la réalité est tout
autre. «Les maisons ont été revendues à plusieurs reprises déjà,
elles dépassent aujourd’hui 40 et 50 millions de centimes. Leur prix
va sûrement augmenter après leur récent raccordement au gaz de
ville», assure Benaouda, un habitant du quartier.
Des jeunes
livrés à eux-mêmes
Les regards vifs
qui démasquent du coup tout étranger au quartier ne cachent pas leur
curiosité. Les chuchotements vont alors bon train à propos de ce
fait nouveau qui vient casser la routine du quotidien. «Ici, rien ne
se passe hormis les disputes et les va-et-vient des nouveaux
propriétaires, comme vous pouvez le voir, chacun vit en reclus.
Rares sont les artères où règnent des relations de bon voisinage»,
témoigne Mohamed, un jeune de 25 ans qui gagne sa vie en revendant
de la pièce de rechange d’occasion et qui habite le quartier depuis
trois ans. «Il n’ y a rien dans ce quartier pour distraire les
jeunes, en dehors de quelques cafés et de rares salles de jeux,
sinon de rester près de chez soi, si toutefois on ne dérange pas le
propriétaire de la maison mitoyenne», ajoute notre interlocuteur,
qui déplore «le manque flagrant de transport en commun dans ce
quartier. Il faut aller jusqu’au grand boulevard pour prendre un
taxi à 50 DA ou bien attendre le taxi collectif pour voyager comme
dans une boite à sardines», ajoute Mohamed. Le jeune homme déplore
le fait que de nombreux jeunes versent dans la drogue et l’alcool,
dérivant chaque jour un peu plus dans la délinquance, pour «tuer le
temps». «Les débouchés professionnels sont rares et il faut dire que
nous autres jeunes souffrons de la déperdition scolaire, entre le
travail de la terre, le commerce informel et la maçonnerie, les
alternatives restent très faibles pour la majorité d’entre nous»
ajoute-t-il.
«Les mentalités
ont énormément changé»
Pour beaucoup
d’enfants de Tiaret, ce sont les mentalités qui ont changé au fil
des jours et dans le sens négatif. Et c’est à partir de là que s’est
installé ce cachet de misère et de pauvreté qui fait aujourd’hui
ombrage à la réputation de la ville. Ajouté à cela la fuite d’une
grande partie de l’élite intellectuelle, l’exode vers les villes
côtières d’Algérie, l’exode rural, l’absence d’un mouvement
associatif sensé défendre la culture et l’art, le sport et le
civisme, ont fait que les conditions de vie ont atteint des
proportions alarmantes dans la ville de Tiaret.
«Les choses ne
sont plus les mêmes, tout à changé, les vrais Tiaretis ont quitté la
ville, ceux qui sont restés se sont renfermés sur eux-mêmes, il n’ y
a plus d’activités culturelles comme avant, ni de manifestations qui
suscitent l’intérêt, pas de salle de cinéma, pas de représentations
théâtrales, pas d’infrastructure sportives pour les jeunes, et dire
que notre ville avait connu jadis ses heures de gloire dans tous les
domaines», déplore Wahiba une jeune femme habitant le centre-ville.
Son avis est souvent partagé par de nombreux citoyens qui déplorent
quant à eux le fait que le rural s’est profondément ancré et à
étouffé la vie citadine. «Ya hasrah â’la la place Carnot, la place
des Martyrs, où les courageux fils de Tiaret y ont laissé leur vie,
ont été torturés et affreusement mutilés. La place-symbole est
aujourd’hui souillée par tous ces ‘âroubia’, qui ne respectent rien
ni personne», désapprouve Khalti Kheira, une sexagénaire habitant le
quartier de «dar ou couzina», et envisage de revendre sa maison et
de partir ailleurs. La bonne veille dame au visage serein et aux
tatouages très expressifs, qui accentuent son regard vif et
intelligent, ne cache pas sa grande déception et sa colère quant à
l’état de dégradation constaté. «Ces gens-là n’ont aucun respect
pour el m’dina (la ville). Ils viennent et s’installent avec leur
cheptel qu’ils hébergent à l’intérieur même de leur maison. Ils
imposent même leurs traditions aux citadins. Vous n’avez qu’à voir
mes voisins qui se casent dans une seule pièce, alors qu’ils sont
nombreux pour laisser la seconde pièce à leurs chèvres et brebis. Et
ces femmes qui installent leurs fours traditionnels (kouchet laâreb)
sur les toits des maisons et nous asphyxient lorsqu’elles les
utilisent en se servant des déchets plastiques qu’elles récupèrent
dans la décharge sauvage derrière l’école primaire», ajoute t-elle
avec désolation. Khaled, un autre habitant qui porte le nom du saint
patron de la ville, et qui gagne sa vie comme chauffeur de taxi
s’indigne quant à lui du comportement de certains de ses
concitoyens, qui se croient toujours à la campagne et interdisent
aux taxis collectifs et aux voitures de stationner à proximité des
cités, même si l’arrêt est réglementé, parce qu’ils dérangent leur
intimité !
Le mouvement
associatif absent
Alors que certains
citoyens accusent l’administration et les pouvoirs publics de ne pas
bouger le petit doigt pour tenter d’améliorer le quotidien des
personnes démunies, d’autres incriminent la passivité du Mouvement
associatif. Les rares associations n’activent que pour gérer leurs
propres intérêts. Ils sont pour la plupart carrément out. «Pas de
campagne de sensibilisationn, pas de mobilisation au profit des
jeunes et des moins jeunes, leurs soucis majeurs et de spéculer sur
des subventions. Il est temps que cela change et que la société
civile s’implique dans les affaires de la population de Tiaret», a
avancé un cadre universitaire.
Les marchands
de sable
Il ne s’agit pas
de «vendeurs de sommeil», mais de jeunes chômeurs de Tiaret, dont le
nombre s’agrandit de plus en plus et qui ont trouvé le moyen de
gagner de l’argent grâce à l’extraction du sable des parois de la
colline surplombant l’Oued Tolba. Pioche, pelle, tamis et brouettes
constituent le matériel de fortune qu’utilisent ces jeunes pour
extraire le sable de la carrière. Un vrai labeur de travaux forcés
accompli par ces jeunes chômeurs, poussés par la misère et le
besoin. Le sable extrait est vendu à raison de 2 000 à 2 500 DA le
camion de 3,5 tonnes, de quoi vivre une semaine pour ces jeunes, qui
ont opté pour cette très difficile tâche au lieu de verser dans la
délinquance, ajoute l’élu. Et comme ils s’attaquent aux parois de la
colline, çà et là et contribuent par ce fait à accélérer sa
corrosion, les autorités ferment les yeux sur cette atteinte à
l’environnement. Mais il est évident que les autorités locales
ferment les yeux en préférant que les jeunes s’occupent de la sorte
au lieu de verser dans la délinquance.
D’autres jeunes
s’attaquent aux blocs de granite, qui pillulent un peu partout dans
les terrains vagues, qu’entourent les cités et habitations. Ces
rochers, vestiges de chantiers de constructions proviennent du sol
rocailleux. Ils sont concassés à l’aide de pioches et de massettes
et réduites en pierres taillées revendues pour la construction de
nouvelles maisons. H. G.
Haut
Une balade à
Tiaret
Au mépris des
règles d’urbanisme
Loin du quartier
le plus défavorisé de la ville, la balade nous conduit dans d’autres
artères où les marques de pauvreté sont palpables, cela malgré la
touche de changement poignante et la mutation qui s’opère à grande
vitesse. Car il est rare en circulant à Tiaret de trouver des
enseignes lumineuses et des plaques d’indications sur les activités
commerciales à Tiaret. Ici la nomenclature fonctionne encore à
l’écriture au pinceau et à la peinture, avec toutes les fautes et
l’entorse à la normalisation que cela puisse inclure. Les fellahs de
la région et les exploitants agricoles souffrent des rouages et des
blocages administratifs et n’arrivent pas à bénéficier des avantages
du PNDRA. «On nous exige de fournir des dossiers complexes et la
communication dans les administrations laisse vraiment à désirer»,
se plaint un exploitant de la région. Le parc immobilier ancien,
qui se trouve être dans une état de vétusté très avancé, contribue
lui aussi à enlaidir le cachet de la ville et représente un frein de
taille, voire un véritable handicap devant la modernisation de la
ville. Les vieilles maisons, en grand nombre d’ailleurs, fermées et
abandonnées pour la plupart, sont un véritable danger permanent pour
la sécurité des citoyens. Elles sont souvent au centre de litige
entre héritiers, apprend-on. Des dizaines de baraques de fortune ont
été construites sur un passage d’un pipeline. Les familles qui y
résident de façon illicitecourent un grave danger. De nombreux
citoyens, illettrés pour la plupart se sont plaints du mauvais
traitement que leur réserve le personnel de certains centres de
soins. «Le planton m’a empêchée à plusieurs reprises de voir le
médecin et m’a même proposé de me prescrire lui-même un médicament
pour l’hypertension», témoigne une dame en ajoutant qu’elle n’a pu
voir le médecin qu’après avoir provoqué un véritable scandale. Le
commerce informel et les étalages tenus par des jeunes et moins
jeunes ont trouvé place dans les plus grandes artères de la ville.
La place «Regina», qui abrite quelques petits kiosques et
transformés le jour en un véritable marché noir, où la friperie
concurrence les fruits et légumes. Certains chantiers de
construction à l’abandon depuis des années, contribuent eux aussi à
enlaidir le paysage. Un élu déplore le fait qu’aucune mesure n’est
prise à l’encontre des exploitants de ces terrains pour les obliger
à achever les travaux. La ville de Tiaret continue à fonctionner en
matière de transport public avec les véhicules du suburbain et du
rural et des taxis à 50 DA la course. Les citoyens espèrent un plan
de transport un peu plus moderne. La plupart des cités de Tiaret
sont des cités dortoirs. Les infrastructures de loisirs font
cruellement défaut. Les cybercafés sont centrés dans quelques
quartiers résidentiels et semi- résidentiels.
H. G.
Haut
Un fort
déplacement de population
«Tiaret est
aujourd’hui otage des personnes qui se sont installées lors de la
décennie noire et de celles de l’exode rural. Ils sont venus, se
sont installés et ne se sont pas pour autant défiés de leur mode de
vie rural. Pis encore, ils ont imposé leur diktat», témoigne un élu
avant de nous donner un aperçu sur l’historique du fameux quartier
des 1 300 lotissements : «Ce quartier, a-t-il dit, a vu le jour dans
les années 1990, c’était à l’époque une solution extrême au problème
sécuritaire et social que posait alors le bidonville de Zaâroura».
Les petites baraques qui poussaient alors comme des champignons et
s’étendaient à vue d’œil sur le lit de l’oued servaient de refuge
aux familles de l’exode rural et de plus en plus à celles qui
fuyaient le terrorisme, et qui venaient des wilayas limitrophes. Ces
gens étaient aussi attirés par l’économie artisanale qu’offrait la
wilaya en tant que région à vocation agricole et pastorale. En
s’agrandissant de la sorte, le bidonville Zâaroura était devenu un
des fiefs du terrorisme et menaçait, de par sa position, la sécurité
de la ville. C’est l’une des raisons majeures qui avaient poussé le
wali de l’époque à prendre la décision de l’éradiquer complètement
en créant un programme urgent de relogement. Et c’est ainsi qu’est
né le fameux quartier des 1 300 lotissements, ou le quartier appelé
encore aujourd’hui «Dar ou cousina» (une pièce-cuisine). «Sans être
inscrit en PCD, ni disposant de fonds, le projet de réalisation des
logements de recasement a été octroyé à des entrepreneurs locaux.
Pour les payer, l’OPGI les a autorisés à encaisser leur dû auprès
des bénéficiaires, qui ont payé, chacun, la somme de 7 millions de
centimes.
Cette somme est
aujourd’hui réglée à L’OPGI par les nouveaux acquéreurs lorsque les
maisons sont revendues», nous explique notre interlocuteur. On
apprendra par ailleurs que l’idée d’éradiquer ce quartier qui ne
répond à aucune norme a été émise dernièrement par le ministère de
l’Habitat et de l’Urbanisme.
H. G.
Haut
Tiaret se
modernise
De grands et
lourds projets en chantier
Malgré le cachet
de pauvreté qui caractérise la wilaya de Tiaret, il convient de
préciser que cette dernière connaît depuis quelques années une
véritable modernisation. Les mutations engagées sont telles que la
wilaya est destinée à devenir dans les prochaines années un pôle
économique de grande envergure et un port terrestre reliant les
régions de l’intérieur aux villes du Nord et du Sud. La wilaya de
Tiaret a bénéficié d’une enveloppe conséquente entre le programme de
soutien à la relance économique et celui des Hauts Plateaux. La
wilaya connaît depuis quelques années un véritable bond en avant.
Ils sont plus de
2 000 entreprises
locales engagées sur les chantiers lancées et qui connaissent dans
leur totalité un fort taux d’avancement des travaux. L’avance est
visible dans le secteur des travaux publics. Des voix doubles
élargies, de nouvelles routes et des voies express, des échangeurs
et trémies rendent la circulation plus souple en ville. L’urbanisme
connaît lui aussi de grands progrès. Selon les responsables locaux,
«la crise du logement est actuellement bien prise en charge. La
wilaya a bénéficié de fonds pour la construction de près de 20 000
unités inscrits dans le programme quinquennal et celui des Hauts
Plateaux». Avec ses 104 projets, répartis entre les travaux
publics, l’industrie légère, la santé, l’aménagement et l’urbanisme,
l’éducation, le tourisme, les forêts, la culture etc., le programme
des Hauts Plateaux est venu renforcer celui quinquennal et apporter
par conséquent plus d’opportunités à la wilaya dans son élan vers la
modernisation. D’autres marques de changements apparaissent au
niveau des deux secteurs de l’éducation et de l’enseignement
supérieur, qui ont bénéficié d’un intérêt particulier. Aujourd’hui
Tiaret est en phase d’avoir son pôle universitaire et son
auditorium. De nombreux établissements scolaires ont vu le jour.
D’autres ont été retapés à neuf. Un complexe commercial de
conception architecturale des plus modernes a été réalisé à la place
Régina, il est aussi doublé d’une salle de conférence. L’agriculture
et l’industrie connaissent aussi des changements. L’industrie à
Tiaret connaît, elle aussi, quelques mutations avec l’intéressement
des étrangers comme les Chinois, les Français et les Allemands à la
région. Si le secteur de l’hydraulique a enregistré d’excellents
résultats, l’agriculture peine toujours avec les problèmes du PNDRA.
La wilaya qui recèle par ailleurs d’importantes potentialités
touristiques doit miser sur ce secteur et le promouvoir. On
apprendra qu’une association française de derby, dont le président
est algérien, serait à Tiaret au mois d’avril pour un projet sur l’écho-tourisme.
H. G.
Haut
Entretiens
Hadidi
Bouabdellah membre de l’UNEB
«Les services
techniques ne sont pas à la page»
Spécialiste en
bâtiment, domicilié à Tiaret, Hadidi Bouabdellah est membre du
bureau national de l’Union nationale des entrepreneurs du bâtiment (Uneb).
Il fait état à travers cet entretien du métier d’entrepreneur en
bâtiment à Tiaret et à l’échelle nationale.
Le jour
d’Algérie : Quels sont les problèmes que rencontrent actuellement
les entrepreneurs dans l’exercices de leurs activités ?
Hadidi
Bouabdellah : Actuellement
ce qui a pu changer et on doit le reconnaître, c’est que les
payements avancent mieux qu’avant. Maintenant il est à s’inquiéter
sur les anciennes créances. Il est faut mettre en place une
politique pour assainir les anciennes opérations. Aujourd’hui pour
les nouvelles opérations, le programme est consistant, il y a du
travail pour toutes les entreprises, elles ont leurs équipements,
elles ont leurs papiers à jour, car maintenant l’Etat exige la mise
à jour pour la fiscalité et la parafiscalité. Ce que nous, nous
voulons, c’est que l’entreprise algérienne commence à devenir
importante, c’est comment élever son niveau. Prenant à titre
d’exemple, l’adhésion à la carte à la Chambre d’agriculture qui est
obligatoire. Cette même carte est exigée dans n’importe quel dossier
de soutien au ministère de l’Agriculture. Pour quelle raison ne
fait-on pas de même pour des soumissions et des qualifications en
exigeant aux postulants la carte d’adhésion à L’Uneb. Cela permettra
à cette dernière de renforcer son côté financier pour pouvoir aller
de l’avant afin de créer une administration qui s’occupera de
l’entrepreneur et de la liaison, entrepreneur maître d’ouvrage.
Que pensez-vous
en tant qu’entrepreneur en bâtiment de la faisabilité du programme
de réalisation de 1 million de logements ?
Ce programme peut
coincer actuellement sur une chose très importante. On veut
éveiller la conscience des services de l’Etat et des grands
responsables. Est-ce qu’ils se rendent compte de l’augmentation du
prix des matériaux de construction, de leur indisponibilité parfois
sur le marché. Actuellement la cimenterie de Chlef prend en charge
les besoins de sept ou huit wilayas de l’Ouest, le sac de ciment
est passé de 220 DA à 400 DA, si un entrepreneur qui consomme 200 ou
400 sacs/ jour, quel est l’impact de cette hausse en un mois pour ne
pas dire en une année, c’est le même problème pour les agrégats, le
fer, le bois est passé du simple au double et tout le monde le sait.
Est-ce qu’on a pensé un jour aux entreprises, à leur réviser leurs
prix et à les actualiser ? M. le ministre de l’Habitat et de la
Construction avait annoncé qu’il y avait une révision et une
actualisations des prix des projets, moi je le défie si c’est le
cas au niveau de la wilaya de Tiaret, hormis pour 5 % des 2 000 où
3 000 contrats, où on a donné à l’entrepreneur le droit à la
révision et à l’actualisation des prix et je peux le prouver sur la
base d’un sondage que j’ai réalisé personnellement.
Cette
réclamation pour une révision des prix est-elle propre aux
entrepreneurs de Tiaret, ou est-ce que le problème est d’ordre
national ?
Oui, ce problème
se pose à l’échelle nationale. Je suis un membre du bureau national
de l’Uneb, la contrainte de l’actualisation des prix a été posée à
maintes reprises lors des réunions, par les représentants des quatre
coins du pays. L’entreprise algérienne est là, elle a prouvé ses
capacités, et tous les responsables ont été convaincus. Le ministre
de l’Habitat l’a reconnu personnellement : 85 % du programme a été
exécuté par des entreprises algériennes. Nous sommes là,
accompagnez-nous pour aller plus loin, pour pouvoir être compétitifs
avec les entreprises étrangères.
Comment peut se
traduire selon vous l’accompagnement de l’Etat que vous êtes en
train de réclamer ?
Il faut
communiquer au maximum avec les entrepreneurs, créer des journées
d’étude, des séminaires pour perfectionner l’entreprise, pour
corriger les défauts que nous sommes en train de constater un peu
partout. A titre d’exemple, pourquoi pas réaliser tous souvent des
projections en salles de conférences, où les services techniques
font état aux entrepreneurs des imperfections et des défauts
constatés lors de leur visite d’inspection et d’en débattre pour les
corriger. Plus grave encore, je dirai qu’au niveau de la wilaya de
Tiaret, et je peux le prouver, l’ensemble du personnel des services
techniques de Tiaret ne fait jamais de perfectionnement, nous avons
des éléments qui exercent à Tiaret depuis 20 ans et plus sans avoir
jamais fait de stage, ni participé à un séminaire, comment
voulez-vous qu’un élément pareil puisse en tant que service
technique accompagner l’entrepreneur sans avoir lui-même de base
solide. Je défie là encore, s’il existe un élément des services
techniques à Tiaret capable d’étudier un sous-détail des prix. La
Dlep de Tiaret continue de fonctionner jusqu’à ce jour avec les
moyens de bord. Il est vrai aujourd’hui que la main-d’œuvre
spécialisée manque comparativement au nombre des entreprises qui a
augmenté.
Et pour ce qui
est de la main-d’œuvre, est- elle conséquente et qualifié pour
toutes les entreprises locales engagées sur les chantiers de
Tiaret ?
La main-d’œuvre
qualifiée fait souvent défaut pour beaucoup d’entreprises. Nous
avons toujours combattu derrière la formation professionnelle. Si on
dit qu’actuellement il y a beaucoup de fléaux sociaux, je me demande
qu’est-ce qu’on attend pour passer effectivement à une formation sur
terrain, elle est effective et les textes existent. J’étais membre
d’une délégation en 2004, et on avait signé une convention-cadre
avec la formation professionnelle. On voulait la faire appliquer sur
le terrain, en vain. L’idée de cette convention était que les
autorités locales imposent à chaque entreprise de recruter un
apprenti sur un projet et de lui assurer une formation sur le
terrain, une qualification et de lui procurer aussi un poste
d’emploi. Et vu qu’il y a 2 000 entreprises en chantier à Tiaret,
nous aurons, par conséquent, pu sauver 2 000 jeunes du
chômage.
D’où vient la
critique faisant état que les entreprises algériennes sont lésées
comparativement aux entreprises étrangères ?
Il existe bel et
bien certains avantages qu’on ne peut pas accorder à l’Algérien
pourquoi ? Il y a le prix, on dit toujours que l’entreprise
étrangère est mieux qualifiée. Nous avons été nous aussi mis à
l’épreuve et les responsables ont reconnu nos capacités. Alors
messieurs, prenez des mesures à l’encontre de tel ou tel
entrepreneur, il va encore s’améliorer. Suivez-le sur le terrain,
accompagnez-le réellement. Il n’ y a pas longtemps, j’ai visité le
chantier de réalisation d’un échangeur-trémie à Tiaret. On y a
affecté des entreprises privées sans aucun document contractuel,
livrées à elles-mêmes. J’ai posé des question, on m’a répondu
qu’elles n’ont même pas reçu la visite des éléments de la DTP pour
leur dire ce qu’elles doivent faire ou pas. Ces entreprises
travaillent au mot.
Que pensez-vous
du projet de privatisation du CTC ?
Etant un ancien
commis de l’Etat, je dirai que c’est trop tôt, il reste énormément à
faire avant de procéder à cela, il n’ y a qu’à laisser ce service
s’occuper des problèmes qui ont fait leur apparition après le
séisme. Il serait plus judicieux toutefois de renforcer les CTC à
l’échelle locale en moyens humains et en stages de formation pour
leur personnel..
Un bilan sur
l’Union nationale des entrepreneurs en bâtiment ?
L’Union est mal
considérée. C’est vrai que nous sommes membre de certaines
commissions de wilaya, mais ce n’est pas suffisant. Il serait bon
que les services de l’Etat soient côte à côte avec nous, obligent
les entreprises à adhérer à l’idée de l’Union, pour qu’ils (les
services de l’Etat) en bénéficient en fin de compte. Quand on a un
entrepreneur bien formé, bien préparé quant au code des marchés
publics, quant à ses droits et ses devoirs en général, ils n’auront
que des facilités de communication avec lui.
H. G.
Haut
Kada Kadour
géomètre et P/APW de Tiaret
«Le citoyen
doit être impliqué dans la gestion des cités»
Expert géomètre,
membre de l’ordre national des géomètres, Kada Kadour occupe aussi
le poste du président de l’Assemblée populaire de la wilaya de
Tiaret. Il intervient à travers cet entretien sur plusieurs sujets
liés aux développements urbanistiques que connaît Tiaret et aux
problèmes du bâtiment et enfin sur le métier de géomètre.
Le jour
d’Algérie : Comment se présente aujourd’hui la réalisation du quota
de Tiaret du programme de 1 million de logements ?
Kada Kadour :
Pour ce qui est du quota de Tiaret dans le programme de I million de
logements, nous n’aurons pas de problème pour la réalisation, ni
pour celui des Hauts Plateaux d’ailleurs. Pour ce qui est du
programme du président de la République, la wilaya de Tiaret a
décroché un quota de 13 500 logements. Nous serons au rendez-vous
pour la livraison de la totalité des logements au mois de juin 2007.
Chose qui fait que nous allons rester les bras croisés durant un an
et demi. Quant au programme des Hauts Plateaux, il faut savoir que
bien avant l’octroi de ce programme, les opérations de recherche des
assiettes foncières ainsi que les études architecturales ont été
lancées. Aussi l’ensemble du programme, soit 6 000 logements est
déjà entamé. Nous comptons le finaliser d’ici à la fin 2008. Ce qui
est intéressant dans les réalisations des deux programmes, ce sont
les entreprises. 85% à 90% des entreprises impliquées sont des
entreprises locales, qui souffrent malheureusement de manque de
personnel qualifié, de soutien et de moyens de réalisation, tels que
les pieds droits et autres équipements. Le problème ne se pose pas
quant à la disponibilité des fonds et aux délais de réalisation vu
que les autorités locales se penchent sur le sujet.
Qu’est-ce qui
pourrait freiner selon vous la réalisation du programme de 1 million
de logements?
Le programme de 1
million de logements n’est pas uniquement une affaire de moyens
matériels, mais il est question de savoir comment ressusciter
l’outil de réalisation que nous avons perdu depuis 1988. Quant à la
possibilité de réalisation, je dirai que c’est quelque chose de
faisable. Je suis optimiste et je pense même qu’on peut réaliser
jusqu’à 1,5 million de logements. Il reste à dire que le manque de
main-d’œuvre qualifié peut poser problème. Nous avons tendance à
oublier souvent qu’il revient à la maison de l’apprentissage
d’apprendre aux gens comment exécuter un métier, et là je penserai
beaucoup plus à la formation professionnelle. Je ne voix pas
pourquoi ils n’instaurent pas un genre de tronc commun dans la
maçonnerie, l’électricité et autres métiers du bâtiment et qu’ils
permettent à partir de là d’injecter les apprentis dans des
chantiers pilote. C’est un peu l’expérience menée en milieu
carcéral, à travers laquel les prisonniers sont engagés sur des
chantiers, apprennent un métier et empochent leur argent à leur
sortie de prison. Ce sera pareil pour les apprentis, vu qu’une
pratique sur un vrai chantier va leur permettre d’apprendre et de
gagner de l’argent en même temps.
Il est question
aujourd’hui de s’aligner sur les normes internationales dans le
domaine du bâtiment, est-il question, selon vous, d’un projet
destiné uniquement aux chantiers récents, sinon comment
procédera-t-on pour le parc actuel ?
Le parc actuel
est déjà bien pris en charge, moi je pense surtout au parc ancien,
qui est très vétuste et qui représente une vraie plaie dans
l’aspect des villes et c’est le cas pour Tiaret. Si on veut régler
le problème du vieux bâti, il faut constituer une loi déclarant le
logement comme un bien d’utilité publique et cela dans le but
d’obliger les gens à céder leurs biens ou à s’associer aux pouvoirs
publics pour régler les affaires de démolition des vieilles
bâtisses menaçant ruine et à la récupération des assiettes de
terrain. Pour ce qui est de l’alignement sur les normes
internationales, je crois que nous n’avons rien à envier aux autres.
Il existe bien à Tiaret des cités construites par les étrangers à
l’exemple de la cité Volani et la cité l’Avenir et là je ne vois pas
de différence entres nos logements et ceux construits ailleurs. Ce
qu’il faut savoir maintenant, c’est qu’il faut veiller à préserver
le parc actuel en empêchant toute tentative de modification
anarchique et aménagement non autorisé que tentent les habitants
et qui contribuent le plus souvent à détériorer les logements et à
défigurer les cités. Il serait plus judicieux d’associer les
habitants à la préservation de leur cité et de leur environnement
et une telle tâche revient au mouvement associatif.
Il est question
aujourd’hui de nettoyer le paysage des villes des carcasses de
constructions et de toutes les entraves aux normes urbanistiques et
architecturales, comment serait-il possible de régler le problème à
Tiaret par exemple sans se heurter aux mentalités et au problème
financier que vivent les gens ?
Les changements
qu’a connus l’Algérie dans le domaine économique et la dévaluation
du dinar, car le dinar des années 1980 n’est pas le même que celui
des années 2000 et qui sont à l’origine de l’apparition de ce
phénomène. Il serait difficile d’imposer aux gens de terminer leurs
constructions et de veiller aux finitions et aux façades. Aussi
régler le problème ne peut se faire sans l’apport des pouvoirs
publics. L’idée est la suivante : demander au géomètre de procéder
aux morcellements de la propriété de sorte à mettre fin aux
problèmes d’héritage qui sont souvent à l’origine des ces bâtisses
inachevées, et à partir de là, demander au CNL l’octroi d’une aide
financière, comme celle accordée pour le LSP ou le logement rural
avec la condition qu’elle soit utilisée dans la finition et le
traitement de la façade.
Que pensez-vous
du projet de privatisation du CTC ?
Alors là, nous
n’avons pas encore atteint le degré de maturité pour céder un tel
service chargé de contrôler la qualité des travaux de construction
et le donner au privé. Ce n’est pas possible. C’est trop tôt. Cela
reviendrait à laisser le côté sécuritaire aux milices. Il est
préférable que le CTC reste au même titre que l’administration des
impôts ou la police, c’est-à-dire le laisser tel quel pour assurer
la sécurité et l’ordre dans le secteur du bâtiment.
Revenant à
l’ordre des géomètres, à sa création et à son champ d’action ?
L’ordre des
géomètres est une institution qui vient d’être créée, mais qui
nécessite encore un peu de formation. Des cycles de formation et
des séminaires sont organisés à l’échelle régionale et même
nationale pour y pallier. Actuellement nous réalisons des travaux
pour l’administration du cadastre. Ces travaux ne posent pas de
problème aux anciens du cadastre, mais pour les topographes devenus
géomètres, ils ont toujours besoin de formation. Le géomètre ne sera
vraiment actif et efficace que lorsqu’il serait associé au programme
lié à l’hypothèque des biens.
Est-ce que le
géomètre est associé à l’aval dans la conception de grands projets
liés à l’urbanisme, vu que des problèmes de propriété apparaissent
de plus en plus dès la fin des travaux?
Le géomètre est
quelqu’un qui s’occupe de la propriété et non de l’architecture ou
de la construction. Il est sollicité quand il s’agit d’un dossier
lié à la propriété, c’est-à-dire à un transfert, à un morcellement,
une modification, une cession et ou une évaluation. Il n’est pas
associé dès le départ au projet, quoique son intervention peut
éviter pas mal de problèmes, car il peut préparer l’étude de
propriété et le terrain.
H. G.
Haut
Pauvres ou
nécessiteux ?
Tiaret prend en
charge ses démunis
On ne peut parler
de pauvreté à Tiaret, sans évoquer la solidarité. D’autant plus que
c’est l’étude émanant du ministère de Ould Abbès qui a décrété la
wilaya comme étant la plus pauvre du pays. Cependant, le terme de
pauvre vient d’être remplacé il n’ y a pas longtemps par le ministre
de l’Emploi et de la Solidarité nationale, Ould Abbès. Désormais, on
parlera plus de nécessiteux que de pauvres et par conséquent,Tiaret
peut contenir peut- être le plus grand nombre de nécessiteux à
l’échelle nationale, en attendant d’autres études et d’autres
résultats. Aussi, qu’ils soient pauvres ou nécessiteux, ces citoyens
sont eux aussi pris en charge par l’Etat et bénéficient comme
partout ailleurs d’actions de solidarité. Lesquels sont comme le
veut la coutume, tributaires des événements clés tels que le
ramadan, la rentrée scolaire et la saison estivale. Et si l’action
solidarité orchestrée par les pouvoirs publics avec l’aide de
quelques âmes charitables s’adresse en ces occasions à un bon nombre
de nécessiteux, il n’en demeure pas moins qu’elle reste sûrement en
deçà des besoins de la population de Tiaret à en voir son mode de
vie actuel. Là encore l’absence sur le terrain du mouvement
associatif se fait durement ressentir. Ainsi, elles ont été aux
alentours de 23 000 familles, enregistrées et aidées officiellement
par les autorités locales durant le mois de ramadan 2006. Ajoutez à
cela, plus de 28 947 repas à emporter et 12 517 repas servis dans
13 restos du cœur.
Le bilan de l’opération fait aussi état de la distribution durant le
mois sacré de 18 000 colis d’une valeur de 1 250 DA chacun, et qui
ont été adressés au personnel relevant de la wilaya et des
différentes directions exécutives. Le salaire des bénéficiaires est
en dessous du Salaire national minimum
Par ailleurs, 11,5
millions de dinars ont été consacrés à l’aide à la solidarité en
milieu scolaire. 750 millions de centimes de cette enveloppe ont été
destinés à l’achat des affaires scolaitres et des tabliers, et 400
millions au manuel scolaire
La prime des 2
000 DA a été octroyée à
85 000 élèves. Et
350 élèves nécessiteux ont bénéficié de lunettes de vue. La gratuité
du manuel scolaire a touché 81 145 nécessiteux sur 194 768 élèves.
Pour la saison
estivale, 2 200 enfants ont été accueillis dans les deux camps de
vacances, mis à leur disposition par la DJS en collaboration avec l’APW,
les services de la wilaya et la DAS. 765 jeunes ont bénéficié de
séjours en mer et 440 enfants de colonie de vacances à Aïn
Témouchent et Alger.
Il faut savoir que
la population de Tiaret tourne autour des 840 000 ha, avec plus de
200 000 ha pour le seul chef-lieu de wilaya, dont plus de 60 000
proviennent de l’exode rural.
H. G.
Haut
Copyright 2003
Le Jour d'Algérie. Conception
M.Merkouche
|