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04/02/2016
 
 

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Projet de révision constitutionnelle
L'opposition parlementaire divisée  

  L'opposition parlementaire n'a pas encore tranché dans sa totalité sur la position à adopter le jour du vote du projet de révision constitutionnelle. Si le FFS et Ennahda ont opté pour le boycott, le Parti des travailleurs n'a pas encore dit son dernier mot et ses députés ont participé hier aux travaux de la commission mixte regroupant les deux chambres du Parlement.

Par Nacera Chennafi

Maintenant que la date du vote du projet portant révision du texte fondamental de la République a été arrêtée pour le 7 février prochain, l'opposition parlementaire n'a pas encore tranché dans sa totalité sur la position à adopter. Les députés du Parti des travailleurs, siégeant au niveau de la commission des affaires juridiques de l'APN, ont participé hier aux travaux de la commission mixte regroupant les représentants les deux chambres du Parlement. Celle-ci recevra aujourd'hui le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, qui présentera le projet de révision de la Constitution. Cependant, pour ce qui est de la séance de vote du texte fondamental de la République programmée pour dimanche prochain, le Parti des travailleurs a décidé de temporiser jusqu'à la réunion de son bureau politique prévu pour vendredi prochain.
Selon les premiers échos, le Parti des travailleurs préfère mener une opposition «positive», c’est-à-dire probablement assister à la séance de vote du projet portant révision du texte fondamental de la République et dire non et pourquoi pas brandir des pancartes de dénonciation. Mais il est clair que l'opposition parlementaire ne pourra pas refaire au Club des pins le scénario vécu à l'Assemblée populaire nationale le jour d'adoption de la loi de finances 2016. Des images qui ont fait le tour des chaînes de télévision, la presse écrite et les réseaux sociaux, montrant des actes de violences verbale et physique. Le Front de la justice et du développement (FJD - El-Adala), qui a rejeté le projet de révision de la Constitution à travers son président Abdellah Djaballah, n'a pas encore rendu sa décision finale concernant l'attitude à suivre lors de la séance de vote du texte en question. La décision sera connue ce vendredi. Lors de la clôture de la session parlementaire, ses députés ont brandi une pancarte sur laquelle était écrit : «Une Constitution consensuelle» ; «Une Constitution d'État» ; «Une Constitution d'un peuple» et «Une Constitution qui ne change pas avec le changement des hommes». D'autres partis de l'opposition ont opté pour le boycott de la séance de vote du projet de révision de la Constitution. Le FFS est la première formation politique, représentée par une trentaine de députés à la chambre basse du Parlement et deux sénateurs au Conseil de la nation, a avoir annoncé le boycott.
C'est à travers un communiqué signé par le premier secrétaire national, Mohamed Nebbou, que le FFS a annoncé son boycott justifié notamment par le fait que : «Tout projet constitutionnel doit refléter le plus large consensus possible, sinon il est voué à l'échec». Le FFS considère que «le projet soumis à l'adoption ne sert pas l'intérêt du peuple algérien et représente une menace pour la stabilité du pays et sa cohésion».
Le mouvement Ennahda a aussi opté pour le boycott, une attitude qu'il justifie, dans un communiqué ayant sanctionné les travaux du bureau national du parti, par le fait que le projet «a déçu les espoirs du mouvement, de la classe politique et des Algériens en général, en ce sens qu'il n'apporte pas de réponse aux principales revendications exprimées». Le mouvement qui fait partie du groupe parlementaire de l'Alliance verte a instruit ses députés de boycotter la séance de vote. Pour l'AAV, en tant que groupe réunissant Ennahda, le MSP et El-Islah, un communiqué commun sera rendu public vendredi. Mais il n'est pas écarté que l'AAV opte pour le boycott.
Il faut savoir que sur les 606 parlementaires que comptent les deux chambres, l'opposition ne compte que 101 voix. Le quorum exigé pour l'adoption est de 455 voix, ce qui correspond aux trois quarts de la totalité assurée par FLN, le RND, le MPA et le TAJ.
 

 



 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Journal officiel n° 71
Les nouvelles dispositions sur les Sarl publiées

Les nouvelles dispositions sur les Sociétés à responsabilité limitée (Sarl), contenues dans l'ordonnance portant code de commerce modifiée et complétée, ont été publiées dans le «Journal officiel» n° 71. Ce texte, qui amende trois articles du code de commerce et y introduit deux autres, prévoit de nouvelles dispositions relatives aux Sarl en vue d'encourager la création d'entreprises et de contribuer à la lutte contre l'économie informelle. Il prévoit notamment la suppression de l'exigence d'un capital minimum pour la création d'une Sarl, l'extension des apports de la société aux apports en industrie, la protection des associés et l'augmentation du nombre de ces derniers.
Ainsi, l'article 566 du code de commerce est modifié et complété pour stipuler que «le capital minimum pour la création de la Sarl est fixé librement par les associés dans les statuts de la société. Le capital social doit être mentionné dans tous les documents de la société». Ce texte consacre ainsi la non-limitation préalable du capital minimum, puisque les associés pourront déterminer, eux-mêmes et librement, le minimum du capital social. A rappeler que pour la suppression de l'exigence d'un capital minimum pour la création d'une Sarl, les concepteurs de la loi ont expliqué que cela s'inscrivait dans le cadre de l'encouragement de la création des PME. Cette exigence n'est plus justifiée puisque les apports effectués pour constituer le capital peuvent être librement utilisés et entièrement dépensés ou investis juste après la constitution, et les pertes peuvent atteindre même le capital social, expliquent les auteurs de ce nouveau texte. En réalité, selon eux, la valeur de la société est évaluée à travers sa capacité d'investir et non du montant de son capital social, et les associés peuvent recourir à d'autres moyens de financement, notamment les crédits bancaires. Quant à l'augmentation du nombre des associés à 50 associés (contre 20 auparavant), le législateur l'explique que c'est pour éviter la transformation de la Sarl en une société par actions, et permettre ainsi aux associés de continuer à exercer leur activité en la forme de la Sarl dans le cas où le nombre d'associés venait à connaître une augmentation supérieure au seuil légal existant. En effet, notent les concepteurs de cette nouvelle loi, la Sarl est souvent qualifiée de PME à vocation familiale dont les parts sociales sont librement transmissibles entre ascendants et descendants. Dès lors, le nombre d'associés peut connaître une augmentation supérieure au seuil maximum d'associés. Or, leur imposer de transformer leur société en une autre forme de société risque de s'opposer à leur volonté de continuer à exercer leur activité en la forme de Sarl. En fait, cette loi vise aussi à faciliter et à encourager la création d'entreprises sous forme de personnes morales, et ce, notamment pour les Sarl dont le nombre est encore insuffisant en Algérie même si c'est la forme de sociétés la plus répandue dans le pays.
En outre, le gros du tissu économique privé national est constitué à hauteur de plus 90% de personnes physiques, alors que les pouvoirs publics veulent renverser la tendance et privilégier la création, le plus possible, de sociétés.
A fin 2014, le tissu économique national était composé de 1,7 million d'opérateurs économiques inscrits au registre du commerce dont 157 122 seulement représentant des personnes morales, soit moins de 10% du nombre global des inscriptions.
Le nombre de Sarl était à 134 301 à fin 2014, soit 85% du nombre global des sociétés inscrites au registre du commerce.
K. Y.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Selon le ministre de la Formation professionnelle
La réorientation de l'économie dépend des nouveaux métiers

  Parmi les priorités du secteur de la formation professionnelle, se trouve l'adaptation des spécialités selon les besoins économiques, et le marché de l'emploi, a déclaré hier le ministre du secteur, Mohamed Mebarki, sur les ondes de la radio nationale.

Par Meriem Benchaouia

Selon lui la vocation de son département n'est pas de résorber le chômage mais de répondre, au plus près, aux besoins exprimés par les divers créneaux de l'économie. «Notre mission est de faciliter l'employabilité des jeunes non formés en leur apprenant un métier», a-t-il dit. Le premier responsable du secteur estime également que l'évolution de ce mode de formation suivra le développement économique de notre pays, à l'instar des autres pays ayant réussi à développer leur système de formation professionnelle. De plus il existe un important potentiel dans le secteur économique pour le placement des apprentis. Il s'agit à travers des objectifs fixés dans la stratégie du gouvernement d'identifier de nouvelles mesures visant à accroître le système d'orientation et d'inscription dans l'apprentissage. M. Mebarki a mis l'accent, à cet égard, sur la nécessité de corriger certaines imperfections enregistrées dans ces domaines et d'œuvrer à hisser le niveau de qualification du personnel d'encadrement des entreprises, à travers l'introduction de nouvelles techniques de formation et d'enseignement et l'intégration, à plus grande échelle, des technologies dans les programmes dispensés dans les structures du secteur. «Le rôle du secteur de la formation ne doit plus être limité à la formation et l'octroi de diplôme, mais doit englober également le perfectionnement de l'encadrement des entreprises économiques et la diversification des offres de formation, de manière à accompagner la dynamique économique actuelle et à répondre aux attentes des opérateurs», a souligné M. Mebarki, rappelant, dans ce sens, les directives du gouvernement en matière de formation qualifiante et d'ouverture sur l'expertise des entreprises étrangères exerçant en Algérie en matière de formation et d'enseignement. En relation avec la réorientation de l'économie, il a signalé que les efforts tendaient, aujourd'hui, à adapter la formation aux nouveaux besoins exprimés par celle-ci, notamment dans ses branches industrielles, touristiques et agricoles. L'invité a annoncé, par ailleurs, qu'en plus des cycles de formation dispensés dans les 1 200 établissements répartis à travers le pays, un plus large intérêt était accordé à la formation par l'apprentissage au sein des entreprises et au niveau des artisans. Il s'agit, a-t-il-dit, d'un mode de formation particulièrement privilégiée dans les pays les plus avancés, auxquels son ministère accorde une place privilégiée, d'autant, a-t-il précisait, qu'en plus de n'exiger aucune infrastructure particulière, il suscitait l'adhésion des agents économiques. Grâce à un partenariat avec les entreprises, ajoute M. Mebarki, les jeunes formés par elles trouvent beaucoup plus facilement un emploi, «parfois même avant d'avoir terminé leur formation». Selon M. Mebarki, 142 conventions de partenariat ont été signées, depuis 2009, par le ministère de la Formation, aboutissant à la formation de 2 300 stagiaires, dont 1 900 stagiaires au sein d'entreprises du secteur économique public.


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 Tizi Ouzou/ Hamel Abdelghani préside une cérémonie
Remise de décisions de logements aux fonctionnaires de police  


  Quelque 1 600 policiers ont bénéficié de décisions de cession de logements de fonction dans une une trentaine de wilayas sur les 2 600 unités concernées par cette mesure, a indiqué hier à Tizi Ouzou le commissaire-divisionnaire Boubekeur Bouhmid, responsable du service de la santé, de l'action sociale et des sports à la Direction générale de la Sûreté nationale (DGSN).
Intervenant à l'ouverture de la cérémonie de remise des mêmes décisions et de bons de versement de l'apport aux logements de l'AADL au profit des fonctionnaires de police en exercice et à la retraite des sûretés des wilayas de Tizi Ouzou, Bouira et Boumerdès, le même responsable a précisé que rien que pour le programme AADL affecté par le ministère de l'Habitat aux fonctionnaires de la police quelque 22 404 logements ont été dégagés.
S'agissant de la formule du logement social participatif (LSP), Boubekeur Bouhmid a indiqué que 7 400 du programme de 10 600 ont été déjà livrés à ce jour à travers l'ensemble du territoire national. Au tire d'aide de la caisse des œuvres sociales de la DGSN octoyée aux fonctionnaires de police pour acquérir des logements sous différentes formules, il a précisé qu'une enveloppe de pas moins de 425 milliards de centimes a été consacrée avec la révision de cette aide à la hausse pour atteindre 250 000 dinars par logement alors qu'elle n'était que de
100 000 dinars.
L'accompagnement des fonctionnaires pour l'acquisition des logements s'inscrit dans le cadre de l'amélioration de leurs conditions socio-professionnelles visant à un meilleur rendement dans l'exercice de leurs missions.
Pour les wilayas de Tizi Ouzou, de Boumerdès et Bouira quelque 440 policiers ont bénéficié des décisions de cession de logements de fonction et de bons de versement pour le programme AADL. Elles ont été remises en présence du directeur général de la sûreté nationale Hamel Abdelghani qui s'est longuement entretenu avec les bénéficiaires.
Alors que juste après la cérémonie, il a présidé une réunion avec les cadres des trois sûretés de wilaya à huis clos où il était question aussi pour le DGSN de prendre connaissance des préoccupations professionnelles des fonctionnaires de police.
Hamid M.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 



Sellal présente le texte aujourd'hui
devant la Commission parlementaire   


 Le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, présentera aujourd’hui le projet de révision constitutionnelle devant les membres de la Commission parlementaire conjointe, a annoncé le président du Conseil de la nation, Abdelkader Bensalah, en sa qualité de président du Parlement.
M. Bensalah, qui a présidé la cérémonie de l'installation de la Commission conjointe, a expliqué dans une allocution que «le Premier ministre présentera le texte de projet de révision constitutionnelle, répondra aux préoccupations des parlementaires et débattra avec eux des amendements proposés».
Pour leur part, «les chefs des groupes parlementaires auront l'occasion d'intervenir lors de la séance plénière du Parlement consacrée au vote du projet de révision constitutionnelle, pendant dix minutes, et ce, dans le cadre de l'élargissement du cercle de la pratique parlementaire», a-t-il ajouté.
Expliquant la procédure mise en œuvre, le président du Conseil de la nation a noté que le texte sera soumis au vote dans sa globalité et ne peut être «débattu». M. Bensalah a saisi l'occasion pour apporter des éclaircissements concernant ce qu'il a appelé une «confusion», par rapport à la procédure adoptée par le Parlement, précisant que celle-ci est la même que lors des précédentes sessions. «La seule différence cette fois-ci est qu'habituellement les réunions de concertation (entre les bureaux des deux chambres) se tiennent avant la tenue de la session», a-t-il dit, rappelant que le décret présidentiel a convoqué le Parlement pour le 3 février.
«La seule différence est que lesdites réunions de préparation, pour la présente révision constitutionnelle, ont eu lieu durant la session ouverte jusqu'à épuisement de l'ordre du jour», a-t-il précisé. Le président du Parlement a qualifié le travail de la commission installée de «très important», dans la mesure où il permettra la concrétisation d'un «projet historique» pour l'avenir du pays, à travers l'adoption d'une nouvelle Constitution qui ouvre une «perspective prometteuse» pour le pays.
Il a indiqué que la séance plénière consacrée au projet de révision constitutionnelle aura pour ordre du jour l'adoption du règlement intérieur de la session, l'intervention du Premier ministre, Abdelmalek Sellal, pour la présentation du texte, l'intervention des chefs des groupes parlementaires et la lecture du rapport préliminaire de la Commission conjointe.
Il est prévu que la session observe une pause afin de permettre aux membres de la Commission parlementaire conjointe d'élaborer leur rapport définitif pour soumettre le texte par la suite au vote. K. L./APS.


 

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 



Le chargé du plan anti-cancer se félicite des résultats
«Les objectifs tracés en partie atteints» 

 Les objectifs du Plan national anti-cancer 2015-2019 qui s'articule autour de «8 axes stratégiques et prioritaires» et qui vise à satisfaire les malades et leurs familles, ont été atteints en partie dès la première année de son lancement, affirme Pr Messaoud Zitouni, chargé de la coordination, du suivi et de l'évaluation de ce plan.

Les objectifs du Plan national anti-cancer 2015-2019 qui s'articule autour de «8 axes stratégiques et prioritaires» et qui vise à satisfaire les malades et leurs familles, ont été atteints en partie dès la première année de son lancement, affirme Pr Messaoud Zitouni, chargé de la coordination, du suivi et de l'évaluation de ce plan.
Lancé et mis en œuvre depuis le début de l'année 2015, ce plan qui n'est pas concerné par la politique de rationalisation des dépenses adoptée par le gouvernement suite au recul des cours de pétrole, a donné les résultats attendus. En effet, Pr Messaoud Zitouni, chargé de la coordination, du suivi et de l'évaluation du Plan national anti-cancer 2015-2019, a indiqué hier, veille de la célébration de la Journée mondiale contre le cancer le 4 février qu'«une partie des objectifs du Plan anti-cancer initié par le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, et qui repose sur 8 axes stratégiques, a été atteinte en une année grâce aux efforts des équipes médicales qui s'emploient à sa mise en œuvre», soulignant que l'étape actuelle était cruciale pour son succès. Evaluant la première étape du plan, le spécialiste a fait état d'un certain nombre de réalisations, notamment en matière de lutte contre les facteurs de risque des maladies non transmissibles telles que le cancer, citant le Plan national de lutte contre le tabagisme. Il a également évoqué l'installation d'une commission sur le dépistage de tous les cancers, notamment le cancer du sein qui est le plus fréquent chez la femme avec près de 12 000 nouveaux cas chaque année. Le Pr Zitouni a rappelé le lancement de la formation des médecins généralistes eu égard à leur rôle majeur dans la prise en charge médicale de proximité, déplorant le déficit enregistré en la matière, notamment pour le diagnostic du cancer, ce qui réduit les chances de guérison, a-t-il dit. Pour y remédier, le plan a mis en place un réseau médical prévoyant une hiérarchisation pyramidale à partir du médecin généraliste jusqu'aux CHU et autres Centres anti-cancer en passant par le spécialiste, a-t-il fait savoir, affirmant que ce type de prise en charge de proximité était la meilleure méthode de soins connue dans le monde. Précisant que la prochaine étape sera celle de l'évaluation, le Pr Zitouni a insisté sur la nécessité d'une méthode de travail logique et coordonnée en fonction des objectifs fixés. Il importe d'évaluer les succès réalisés et de tirer des enseignements des échecs pour corriger ce qu'il y a lieu de corriger et améliorer la situation. Le Pr Zitouni a relevé par ailleurs «la difficulté de la tâche quant à la réduction de l'incidence du cancer», d'autant plus que les maladies cancéreuses sont liées à l'âge et au développement économique et technologique, citant les efforts vains des pays développés dans ce sens à l'exception des pays scandinaves, notamment la Suède et la Norvège, qui sont parvenus à stabiliser la prévalence grâce à un système de santé basé sur la prévention. Il a rappelé que l'Algérie qui est venue à bout «des maladies infectieuses» dévastatrices qui ont sévi au lendemain de l'indépendance, grâce aux campagnes de vaccination, subit aujourd'hui le poids d'autres maladies non transmissibles dont le cancer qui reste un phénomène social incurable contre lequel il n'existe jusqu'à présent ni vaccin ni traitement miracle. Pour le Pr Zitouni, la lutte contre le cancer «nécessite beaucoup de temps et un travail de prévention sur le long terme». Le Plan national anti-cancer a mobilisé plusieurs compétences nationales en la matière qui ont travaillé sans relâche durant deux ans pour que ce projet se concrétise. Le plan s'articule autour de la prévention, le diagnostic précoce, la formation et les aspects financiers. Le Pr Zitouni a enfin rappelé que le plan était le fruit d'une série de mesures dont l'adoption des axes stratégiques de ce document par le Conseil des ministres en mai 2015 et la mobilisation des fonds nécessaires estimés à 180 milliards de DA. Parmi ces mesures aussi, l'installation par le Premier ministre Abdelmalek Sellal du Comité national de suivi et d'évaluation, présidé par le ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, Abdelmalek Boudiaf.

Six mille femmes des régions éloignées ciblées en 2016 par l'opération de dépistage précoce du cancer du sein
La présidente de l'association «El-Amel» d'aide aux cancéreux, Mme Hamida Kettab, a annoncé que six mille femmes habitant dans des régions éloignées à travers 12 wilayas seront ciblées en 2016 par l'opération de dépistage précoce du cancer du sein. Dans le cadre de la caravane de dépistage précoce du cancer du sein chez les femmes âgées de 40 ans et plus, l'association El-Amel est parvenue à cibler, en 2015, un nombre important de femmes dans les wilayas de Jijel et Biskra et compte toucher
6 000 femmes en 2016 à travers 12 wilayas, a indiqué Mme Kettab dans une déclaration à l'APS à la veille de la célébration de la Journée mondiale contre le cancer qui coïncide avec le 4 février de chaque année.
L'association a voulu toucher les régions éloignées et offrir un service gratuit à leurs populations, a-t-elle ajouté, précisant qu'une étude nationale sur le cancer du sein serait lancée en Algérie en 2017 après l'évaluation de l'opération de dépistage précoce en octobre 2016.
L'opération s'inscrit dans le cadre du Plan national de lutte contre le cancer 2015-2019 initié par le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, a-t-elle ajouté, précisant que depuis le lancement de cette opération-pilote qui avait touché 3 000 femmes à Biskra, 39 cas s'étaient avérés positifs. Revenant sur le dépistage précoce en milieu professionnel,
Mme Kettab a assuré que plus de
1 000 des 2 100 femmes travaillant à Algérie Télécom avaient été ciblées par cette opération. 15 cas d'atteinte de cancer du sein, au premier stade, ont été enregistrés, a-t-elle ajouté. L'opération devrait être reconduite et élargie au reste des entreprises nationales après la signature d'une convention avec l'UGTA. Par ailleurs, Mme Kettab a mis en avant les efforts et campagnes de sensibilisation menés par les médias nationaux en matière de lutte contre le cancer, notamment le cancer du sein, qui ont permis de casser les tabous. Avant sa dotation de la clinique mobile de dépistage précoce du cancer du sein Mammobile et après la formation d'une équipe médicale pluridisciplinaire par le Centre Pierre et Marie-Curie (CPMC), l'association avait mené des campagnes de sensibilisation en sillonnant différentes régions du pays.
T. K./APS .

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 



Office d'assainissement
Possibilité de produire de l’électricité à partir des eaux usées dès 2018


  L'Algérie pourra produire, dans deux ou trois ans, de l'électricité et du biogaz à partir des déchets issus du traitement des eaux usées, a indiqué à l'APS le directeur de l'Office national d'assainissement (ONA) pour la zone de Tizi-Ouzou, Farid Ladjel.
«Les boues générées par le traitement des eaux usées dans certaines stations d'épuration contiennent du méthane qui est un biogaz à partir duquel nous pouvons produire de la chaleur et de l'électricité. Nous avons entrepris les premières démarches dans ce sens pour commencer à produire ces énergies selon cette méthode dans deux à trois ans», a expliqué M. Ladjel, rencontré au 12e Salon international des équipements, des technologies, des services de l'eau et de l'environnement «Siee-Pollutec 2016», qui se tient du 1er au 4 février aux Palais des expositions (Pins maritimes).
Dans un premier temps, les énergies produites selon ce procédé seront exploitées pour faire fonctionner les stations d'épuration elles-mêmes avant d'être fournies aux petites localités voisines au bout de trois années.
Une étude menée dans le cadre du programme relatif à la gestion de l'eau «Eau II», lancée en 2012 en partenariat avec l'Union européenne, a déjà permis d'identifier les stations d'épuration susceptibles de générer de l'énergie dans le cadre du processus de valorisation des boues issues du traitement des eaux usées.
Il s'agit des stations de Baraki (Alger), Annaba, El Karma (Oran), Batna, Djelfa, Sétif et Bordj Bou-Arréridj.
«Au niveau des stations d'Alger et de Batna, nous avons déjà installé des digesteurs qui sont des machines permettant de générer des biogaz à partir des boues récupérées. Nous faisons le nécessaire pour accélérer la cadence au niveau des autres stations», explique M. Ladjel.
Les boues produites au niveau des stations d'épuration peuvent également être utilisées dans le secteur agricole du fait qu'elle constituent d'excellents fertilisants.
«Nous avons déjà commencé à fournir aux agriculteurs de la région de Tizi-ouzou des engrais générés par la valorisations des boues et nous souhaitons élargir cette expérience à d'autres régions du pays», poursuit-il.
A rappeler que l'ONA a récemment engagé une procédure auprès de l'Institut national de normalisation (Ianor) en vue de mettre en place un cadre réglementaire pour le recyclage des boues dans le secteur agricole.
 
Slim Yahi.


 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 


Efficacité énergétique dans le bâtiment
Le ministère de l’Energie appelle les industriels à investir   
 

  «J'appelle les investisseurs algériens à investir dans les équipements à efficacité énergétique car si nous continuons à importer ce genre d'équipements, nous ne pourrions pas atteindre les objectifs que nous nous sommes fixés», a affirmé le sous-directeur chargé de la promotion des énergies nouvelles au ministère de l'Energie.

Par Yanis G.

Un appel a été lancé par le ministère de l'Energie aux industriels nationaux d'investir dans la fabrication des équipements à efficacité énergétique destinés au secteur du bâtiment, qui reste un créneau quasiment inexistant. «J'appelle les investisseurs algériens à investir dans les équipements à efficacité énergétique car si nous continuons à importer ce genre d'équipements, nous ne pourrions pas atteindre les objectifs que nous nous sommes fixés», a affirmé le sous-directeur chargé de la promotion des énergies nouvelles au ministère de l'Energie, Menadi Rachedi, lors d'un séminaire organisé à Alger par l'Agence nationale pour la promotion et la rationalisation de l'utilisation de l'énergie (Aprue). Selon lui, le programme national d'efficacité énergétique, lancé il y a une année, implique la création d'un nouveau marché à saisir par les industriels. A titre d'illustration, ce programme prévoit de mettre en place des dispositifs d'isolation thermique pour
100 000 logements annuellement jusqu'en 2030. Il projette aussi de remplacer les lampes à incandescence par les lampes économiques d'ici à 2020, ce qui représente 50 millions de lampes économiques à produire en quatre ans. Pour atteindre l'objectif de l'efficacité énergétique dans différents secteurs, l'Etat algérien dépensera, en quinze ans, 10 milliards de dollars, a-t-il fait savoir. A ce propos, le directeur général de l'Aprue, Mohamed Salah Bouzeriba, a assuré de l'engagement de son organisme à accompagner les entreprises, intéressées par cette filière industrielle, dans la réalisation de leurs investissements. Selon lui, l'Aprue est disposée non seulement à jouer le rôle de «trait d'union» entre les opérateurs économiques et le ministère de l'Industrie et des Mines mais aussi à encadrer les entreprises et à leur réaliser des études pour leur permettre d'optimiser leurs investissements. Présent à cette rencontre, le responsable de l'action internationale à l'Agence française de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe), François Greaume, a fait part de la volonté de cette agence d'accompagner l'Algérie dans la réalisation de ses objectifs d'efficacité énergétique. Les pays en voie de développement, a-t-il affirmé, ont la possibilité de réduire jusqu'à 30% de leur consommation énergétique en adoptant un certain nombre de bonnes pratiques. En marge de cette rencontre, M. Bouzeriba a indiqué que l'Aprue effectuait actuellement des démarches auprès de certaines banques pour dégager des financements au profit des opérateurs qui souhaitent se lancer dans la production des lampes économiques ou d'isolants thermiques. «Des entreprises se sont déjà rapprochées de l'Aprue pour exprimer leur intérêt à la fabrication d'équipements à efficacité énergétique», observe-t-il, en précisant, néanmoins, qu'il reste encore du chemin à parcourir pour convaincre un plus grand nombre d'entreprises à s'y engager. «Sur les 100 000 logements à isoler annuellement, nos entreprises (qui ont le potentiel) sont en mesure de prendre en charge 10 000 chaque année, ce qui est encore peu», indique-t-il. Mais de son point de vue, le code des investissements et les facilitations accordées aux entreprises qui investissent dans le Sud et les Hauts-Plateaux pourraient accélérer les choses. Actuellement, le secteur du bâtiment absorbe 42% de la consommation globale en énergie du pays.

 Y. G.


 



 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 


Zone industrielle de Tamazoura
Adéquation de la formation avec la dynamique d'investissement   


 L’adéquation de la formation professionnelle et universitaire avec la dynamique d’investissement en prévision de l’entrée en exploitation de la nouvelle zone industrielle de Tamazoura, commune située à 54 km d’Ain Témouchent, a été vivement recommandée par le wali. Hamou Ahmed Touhami a insisté, dans ce sens, sur une démarche répondant aux besoins en main-d’œuvre des projets implantés dans cette zone, à l’ouverture d’une rencontre au centre universitaire, sur le thème «adéquation de l’outil de formation professionnelle et universitaire aux nouvelles dynamiques de développement local». Il a mis l’accent sur l’importance de mettre sur pied, dès maintenant, des filières de formation répondant aux besoins en employés qualifiés de 71 projets implantés dans cette zone, qui sera opérationnelle dans les «tout prochains mois», a-t-il annoncé. Cette démarche qui sera généralisée aux autres zones industrielles et d’activités, porte sur la formation à la carte de jeunes qui répondront, une fois leurs diplômes obtenus, aux attentes de ces investisseurs. Il s’agit de grands projets de montage de véhicules utilitaires de la Sarl algéro-turque «Emin Auto», de fabrication de ronds à béton et d’acier de la Sarl algéro-turque «Ozmert Algérie» et de sacherie biodégradable, entre autres. Le projet «Emin Auto» aura besoin, à lui seul, durant les cinq années de sa mise en marche, de 600 à 700 employés, a-t-il annoncé, invitant l’assistance composée d’étudiants, d’opérateurs et de directeurs de l’exécutif à exploiter les spécificités de la wilaya, à savoir le tourisme, l’agriculture, la pêche, le thermalisme, pour le lancement de canevas de formation au niveau des CFPA et du centre universitaire. Lors de cette rencontre, qui a abordé notamment la filière mécanique et l’économie verte, le directeur de l’industrie, Abderrahim Khaldoun, a rappelé que les pouvoirs publics ont injecté une enveloppe de 1.541 milliard DA pour la mise à niveau des entreprises publiques, à l’instar de celles de la tannerie d’El Amria, de Transcanal ou la cimenterie de Beni Saf. L’amélioration de l’environnement de l’entreprise s’est vue allouer, pour sa part, une enveloppe de 1,5 milliard DA, a-t-il ajouté, invitant les investisseurs à faire part de leurs besoins en employés. Le directeur de la formation et de l’enseignement professionnels, Mostefaoui Kouider, a indiqué, pour sa part, que son secteur procédera à l’ouverture de sections détachées à Tamazoura pour la formation de mécaniciens et électriciens auto, électrotechniciens, tôliers et autres, pour répondre aux besoins de «Emin Auto». Le directeur de l’emploi a passé en revue, quant à lui, les différents dispositifs d’emploi susceptibles d’intéresser les opérateurs, à l’instar du contrat de travail aidé (CTA) et du contrat formation insertion (CFI), ainsi que les avantages qui en sont liés. Dès à présent, l’opérateur turc «Ozmert» a déposé une demande de 30 postes d’emploi, a-t-il fait savoir.


Souad L./ APS.


 




 
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