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04/09/2017
 
 

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Cartables, tabliers, cahiers, stylos...
Le marché des fournitures booste l’informel 

  A la veille de la rentrée scolaire prévue ce mercredi, beaucoup de parents ont commencé à acquérir les fournitures et autres kits nécessaires. Les magasins au niveau des grandes surfaces et dans les rues principales de la capitale ont réservé des espaces aux articles scolaires et d'autres aux habits, chaussures et tabliers.

Par Meriem Benchaouia

Comme chaque année, il faut faire le plein de cartables, stylos, cahiers, gommes et autres compas. Toutefois, les parents se plaignent de la flambée des prix. En dépit de la baisse du pouvoir d’achat, les parents sont contraints d’exécuter mille et une acrobaties en vue de pouvoir satisfaire leur progéniture. Après les dépenses des vacances et de l’Aïd, voici venue l’heure de la saignée des fournitures scolaires. Pas de répit pour les familles, habituées désormais à faire face à la même situation. Ceux qui ont déjà acheté trouvent les prix des habits et des fournitures scolaires très élevés. Toutefois, les parents usent de petites astuces pour réduire la facture, surtout si leur famille compte plusieurs enfants scolarisés, notamment en recyclant les articles acquis l’an dernier, dont les cartables et les tabliers. Autre recours, ils se rendent dans les marchés populaires où les prix sont raisonnables, en vue de réduire, aussi peu soit-il, les frais en évitant les grandes surfaces et les librairies. Même s’ils ne sont pas nombreux, c’est l’occasion pour eux d’amasser de l’argent. En quête de prix abordables, les parents, eux, n’hésitent pas à s’approvisionner dans la rue. Lors d’une tournée effectuée dans différentes boutiques de la capitale, la même scène se répète et devient la coutume. Les étals sont bien achalandés en fournitures scolaires, mais les prix proposés demeurent «exorbitants». Ce n’est pas aussi facile pour les parents de faire le bon choix, c’est-à-dire trouver le bon article au meilleur prix. Les vendeurs rivalisent d’ingéniosité pour attirer le plus grand nombre d’acheteurs en soignant leurs devantures, en vantant leurs produits et en annonçant des réductions plus séduisantes les unes que les autres. Rencontrée à la Place des Martyrs, une mère a dit préférer acheter les affaires scolaires pour ses deux fils, en quatrième année primaire et en deuxième année moyenne, chez les vendeurs qui exposent leurs marchandises sur des étals à des prix moins élevés.

«Depuis des années, je me suis habituée à acquérir les affaires scolaires pour mes enfant à cet endroit, en raison de la grande différence entre les prix pratiqués ici et ceux affichés dans les magasins et les librairies, pouvant atteindre parfois 1 000 DA/article», a-t-elle soutenu. Un autre vendeur a quant à lui indiqué que les parents venus seuls acheter des affaires scolaires pour leurs enfants étaient plus sereins et tranquilles que ceux venus accompagnés par leur progéniture qui, souvent, était attirée par les couleurs, les formes et la marque des articles vendus et contraint les parents à céder à leurs désirs en dépit de la cherté. Les familles avec trois ou quatre enfants scolarisés sont les plus touchées par ces dépenses, surtout que plus on avance dans les différents paliers, plus le coût des fournitures est élevé. Hors de portée pour les familles nombreuses aux revenus modestes. Il faut compter 7 000 à 8 000 DA en moyenne par enfant. Malgré les contributions de l’État et les mesures prises en faveur des familles nécessiteuses auxquelles il octroie, chaque année, une prime de 3 000 DA par enfant scolarisé, de plus en plus de parents éprouvent des difficultés pour subvenir aux besoins de leurs enfants, particulièrement les smicards. Force est de constater que les petites bourses souffrent à chaque évènement.

M. B.

 

 



 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Tigzirt (Tizi Ouzou)
Un muezzin bénévole assassiné à sa sortie de la mosquée

  L'auteur du crime, une connaissance la victime, a été interpellé hier dans la matinée par les éléments de la sûreté de la ville de Tigzirt.

Par Hamid M.

Un muezzin bénévole a été assassiné, hier, à Tigzirt (35 km au nord de Tizi Ouzou), avons-nous appris de sources sécuritaires. L’auteur du crime, une connaissance la victime,  a été interpellé hier dans la matinée par les éléments de la sûreté de la ville de Tigzirt. Selon nos sources, la victime, la quarantaine, venait de quitter la mosquée, située au centre de la ville de Tigzirt, avant qu’elle ne soit découverte morte assassinée non loin de la mosquée. Une dispute aurait éclaté la veille entre la victime, H. Djamel, et son assassin, après la prière d’El-Icha. Néanmoins, les causes exactes à l’origine de ce crime qui a secoué Tigzirt au lever du jour ne seront connues qu’une fois l’enquête ouverte par les services de sécurité terminée.
 

H. M.


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

26 morts et 43 blessés enregistrés en 72 heures
Un Aïd sanglant sur les routes  


  Les campagnes de sensibilisation et les appels à la vigilance des différents corps de sécurité et la Protection civile sont apparemment sans effets positifs. Pas moins de vingt-six personnes ont trouvé la mort et 43 autres ont été blessées dans 22 accidents de la circulation enregistrés durant les dernières 72 heures au niveau national.

Par Louiza Ait Ramdane

La fête de l’Aïd a été endeuillée par un grand nombre de morts. Malgré les appels à la vigilance des services de sécurité et de la Protection civile, plusieurs drames sont survenus sur nos routes. Ils ont gâché à plusieurs familles algériennes l’ambiance festive. Selon un bilan de la Protection civile, pas moins de vingt-six personnes ont trouvé la mort et 43 autres ont été blessées. C’est tout simplement glaçant. Pendant les deux jours de l’Aïd, la tradition religieuse oblige les familles de se déplacer pour regagner leur maison familiale ou rendre visite aux proches. Seulement, ces déplacements ne sont pas sans conséquences fâcheuses. Les routes semblent aussi dangereuses les jours de fête. A travers les chiffres officiels fournis par les différents corps de sécurité et la Protection civile, il ressort que l’hécatombe continue sur sa lancée et à un rythme effréné. Sur un autre volet, spécifique également à cette période de fête qui coïncide avec une chaleur étouffante, les incendies et les baignades constituent un véritable tracas pour les services de la Protection civile. Durant la même période, les services de la Protection sont intervenus pour l’extinction de neuf incendies urbains et divers à Alger, Adrar, Constantine, Tiaret, Ghardaïa, Laghouat, Boumerdès et Sidi Bel-Abbès. Ces incendies ont provoqué, notamment des brûlures à deux personnes à Alger, quatre à Laghouat, tandis qu’une personne a été incommodée par la fumée à Sidi Bel-Abbès. Par ailleurs, quatre personnes sont mortes noyées à Alger, Boumerdès, Bejaïa et Tlemcen, ajoute la même source. La problématique de la sécurité routière est très complexe. En plus de l’état des routes et la dégradation de la chaussée qui sont quelquefois à l’origine des accidents, il y a le comportement irresponsable de certains patrons d’auto-écoles et ingénieurs des mines qui sont très complaisants dans la délivrance du permis. Reste que la vigilance et la prudence sont de mise surtout en période d’été et de fête.

L.A.R.
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


En congé depuis juillet
L’hémicycle Zighout-Youcef ouvre ses portes aujourd’hui   


 Les deux chambres du Parlement procéderont aujourd’hui à 10h à l’ouverture officielle de leur session ordinaire respective d’automne pour l’année 2017-2018. Après la clôture de la session parlementaire ordinaire 2016-2017 survenue le 2 juillet dernier, aujourd’hui députés et sénateurs regagneront leur siège. Une session qui intervient conformément aux dispositions de l’article 135 de la Constitution et à la loi organique régissant l’organisation et le fonctionnement de l’Assemblée populaire nationale (APN) et le Conseil de la nation ainsi que les relations fonctionnelles entre les deux chambres du Parlement et le gouvernement. Aussi, pour l’une comme pour l’autre, plusieurs projets de loi devront être portés sur leur agenda pour débat, amendement et adoption. Une nouvelle rentrée parlementaire s’effectuant en outre sous la nouveauté portée par la nouvelle Constitution amendée de 2016, qui dans son article 135 formule que «le Parlement siège en une session ordinaire par an, d’une durée minimale de dix mois. Celle-ci commence le deuxième jour ouvrable du mois de septembre». Ainsi, même si le communiqué de l’APN annonçant cette reprise parlementaire évoque aujourd’hui à 10 heures l’ouverture officielle pour les deux chambres et à laquelle prendront part les membres du gouvernement à leur tête Ahmed Ouyahia, Premier ministre depuis le 15 août dernier, il est évident que pour des raisons protocolaires ce sera d’abord à l’Assemblée populaire nationale (APN) de procéder en premier à l’ouverture de cette nouvelle session d’automne où comme il est de tradition le président de l’APN, Said Bouhadja en l’occurrence, prononcera pour la circonstance le discours d’ouverture. Puis s’ensuivra celle du Conseil de la nation (Sénat) dont le discours sera énoncé par Abdelkader Bensalah, président de la chambre haute du Parlement. Une fois la rentrée parlementaire annoncée officiellement, les prochaines séances plénières des deux chambres seront consacrées à l’étude, l’amendement et l’adoption de bon nombre de textes et de projets de loi. De ce fait, outre le plan d’action que Ahmed Ouyahia devra présenter, l’on citera à titre d’exemple le projet de loi de finances pour 2018 qui, élaboré avec la contrainte imposée par l’instabilité voire même la baisse du prix du pétrole, comportera forcément de nouvelles orientations économiques induite par la conjoncture économique et financière du pays.

Il sera également question du projet de loi portant règlement budgétaire pour l’exercice 2015, le projet de loi organique modifiant et complétant la loi organique N° 98-01 relative aux compétences, à l’organisation et au fonctionnement du Conseil d’Etat, et enfin le projet de loi modifiant et complétant la loi N° 05-04 portant code de l’organisation pénitentiaire et de la réinsertion sociale des détenus. Par ailleurs, tel que sous-entendu récemment par Noureddine Bedoui, ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales, l’amendement des codes de la commune et de la wilaya, tout comme la loi organique sur le régime électoral seront revus lors de cette nouvelle session parlementaire. En outre, la loi sur la santé est aussi un autre ordre du jour susceptible d’être porté sur l’agenda de cette nouvelle session parlementaire 2017-2018.

Lynda Naili.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 



Malgré la hausse générale à la veille de la rentrée
Pas d'augmentation sur les prix des livres scolaires 

 Les prix des livres scolaires appliqués en 2016 restent en vigueur pour la rentrée scolaire 2017-2018, a annoncé, hier, l’Office national des publications scolaires (Onps). Les prix d’acquisition de livres scolaires pour tous les paliers restent les mêmes que ceux de l’année dernière, a fait savoir hier l’Office national des publications scolaires (Onps). Une nouvelle qui devrait réjouir des milliers de parents déjà marqués par la flambée des articles. Encore mieux, d’après la même source, il y aurait même une baisse pour certains cycles. Il s’agit des prix des nouveaux livres des 3e et 4e années du cycle primaire et des 2e et 3e années du cycle moyen. Par exemple, les livres de 3e année primaire sont affichés cette année à 1 650 DA contre 1 770 DA l’année précédente. Pour ceux de la 4e année primaire à 2 090 DA contre 2 350 DA en 2016, précise l’Onps dans un communiqué. Pour ce qui est des tarifs des livres des 2e et 3e années du cycle moyen, ils sont respectivement concédés à 1 778,21 DA contre 2 015 DA en 2016, et à 1 808,43 DA contre 2 385 DA l’année précédente. Des réductions certes moyennes mais qui permettront aux ménages de faire de petites économies. Cela concerne surtout les familles nombreuses ayant plusieurs enfants solarisés, et ce, à différents paliers.

 Un signe du respect des engagements pris par le ministère de l’Education dans ce sens. A ce propos, la ministre de l’Education nationale, Nouria Benghabrit, avait annoncé récemment que 65 millions de livres scolaires au total seront distribués à la rentrée 2017-2018. Pour la disponibilité des manuels, la première responsable du secteur a fait savoir que la plupart des livres étaient disponibles au niveau des offices régionaux des publications scolaires. Elle a ajouté que certains manuels faisaient l’objet d’une évaluation par la commission de contrôle et de révision afin d’éviter les erreurs relevées l’année dernière. Par ailleurs, en vue de s’assurer du bon déroulement de l’opération d’acquisition des manuels scolaires et éviter toute pénurie, la ministre a annoncé l’organisation par l’ONPS d’un salon du livre scolaire à travers le territoire national. Il ouvrira ses portes du 5 au 12 septembre pour permettre aux parents d’élèves d’acquérir les manuels. Le coup d’envoi officiel de cette manifestation se fera à l’Office Riadh El Feth à Alger, a-t-elle précisé. Pour rappel, la date officielle de la rentrée des classes est fixée pour le mercredi 6 septembre. Ce jour verra des milliers d’élèves reprendre le chemin de l’école à travers tout le pays. En somme, il est à espérer que cette année scolaire sera sereine dans l’intérêt général des élèves par rapport aux tensions que connaît d’ordinaire le secteur de l’éducation.


Yacine Djadel .
 

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 



Déchets/Oran
Plus de 950 tonnes d’amiante générées annuellement  
 

 Une quantité de 953 tonnes d'amiante, considérée comme déchets spéciaux dangereux (DSD), est générée annuellement au niveau de la wilaya d'Oran, relève-t-on dans une étude sur les déchets spéciaux et déchets spéciaux dangereux commandée par la direction de l'environnement locale.

Par Slim O.

La production d’amiante ciment est inexistante en Algérie, depuis des années, avec la fermeture des usines spécialisées dans ce créneau, à commencer par l’usine de Gué de Constantine (Alger) en 1998, suivie de celles implantées à Mascara, Skikda, Bordj Bou-Arréridj et Meftah.
L’utilisation même de l’amiante est proscrite depuis la décision prise par le gouvernement, en octobre 2009, d’interdire la fabrication, l’importation et la commercialisation de tout type de fibre d’amiante et des produits qui en contiennent. Les déchets d’amiante existant au niveau de la wilaya d’Oran proviennent principalement des travaux de réhabilitation et de démolition dans le secteur du bâtiment et travaux publics, précise-t-on dans cette étude.
Il existe trois types de déchets contenant de l’amiante. Il s’agit de déchets de matériaux en amiante-ciment (plaques, ardoises, produits plans, tuyaux, canalisations), des déchets de matériels et d’équipement (équipement de protection individuelle, filtres) et enfin des déchets de nettoyage (débris et poussière).
En Algérie, en l’absence d’installation d’élimination des déchets spéciaux dangereux (classe 1), il est recommandé le recours au stockage sécurisé dans des locaux réservés et aménagés de manière spécifique pour recevoir l’amiante, préconise-t-on dans cette même étude. Les nuisances de l’amiante résident dans ses fibres. Le danger vient des poussières d’amiante quand elles sont inhalées, surtout en ambiance de travail. Elles peuvent pénétrer de façon profonde dans le système respiratoire pour atteindre les bronches et elles restent prisonnières des alvéoles pulmonaires ou de la plèvre. Elles entraîneront, bien plus tard, des cancers pulmonaires et de la plèvre, des fibroses pulmonaires, des plaques pleurales. Ces maladies n’apparaissent que vingt, trente, voire quarante ans après l’exposition. L’amiante a été utilisée pour ses qualités protectrices contre la chaleur et le bruit, elle est néanmoins dangereuse pour la santé lorsque ses fibres, en suspension dans l’air, sont respirées.

S. O./APS.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 



Femmes de Ghardaïa
Le tatouage éphémère au henné naturel, une tradition encore vivace


  Pratique ancestrale chez les femmes ghardaouies, le tatouage éphémère au henné naturel avec des motifs modernes, assorti de khôl (antimoine) et de souak, continue de constituer des attributs incontournables pour la beauté féminine de la région, à l’occasion notamment de la célébration des fêtes religieuses. Pour s’embellir lors des réjouissances particulièrement les jours de l’Aïd (El fitr ou El Adha), les femmes de Ghardaïa recourent encore aux matières cosmétiques naturelles héritées de ses aïeux, dont surtout le henné naturel. Les feuilles de henné, cueillies dans les régions de Biskra et El Oued, sont les plus prisées et occupent une place importante dans la préparation de la pâte utilisée dans l’esthétique féminine et le tatouage éphémère avec l’introduction de dessins et motifs figuratifs souvent inspirés de l’environnement. Symbole de joie, de réunification familiale et de baraka, le tatouage éphémère au henné naturel est effectué depuis des lustres par les femmes sous forme de pâte qu’on applique tel un colorant sur les cheveux, ou pour embellir les doigts, les ongles ainsi que les paumes de mains, a expliqué Hadja Saïdia du quartier de Theiniet El Makhzen, au sud de la ville de Ghardaïa. «Chaque femme s’applique dans la préparation de la pâte utilisée pour le tatouage au henné», relève-t-elle, signalant que la «recette» diffère d’une femme à une autre. Pour ce faire, les feuilles de henné sont séchées puis broyées pour en faire une poudre, à laquelle sont ajoutés huile d’olive, jus de citron, fleur d’oranger, huile de cade et un peu d’eau chaude pour constituer une pâte qui sera appliquée sur les paumes des mains, les cheveux et autres pieds. En plus d’être crédité de la baraka, l’on continue à prêter au henné des vertus thérapeutiques contre les champignons et les maladies de la peau, étant même considéré comme un cicatrisant pour certaines plaies, a soutenu un herboriste de la région. Pour cela et à l’approche des fêtes religieuses et des cérémonies de mariage, les herboristes sont pris d’assaut par la gent féminine qui y vient s’approvisionner en feuilles de henné naturelles originaires de Biskra ou El Oued, produit incontournable pour l’esthétique et la séduction.

Cérémonie spéciale pour la pose du henné
La cérémonie de pose du henné est organisée en générale en famille autour d’un thé et parfois un repas. Elle peut prendre plusieurs heures durant lesquelles les femmes excellent à dessiner sur la peau des motifs très variés. Pour imprimer sur l’épiderme des figures aussi diversifiées, on utilise souvent une seringue sans aiguille de calibres différents et, avec une précision et une habilité étonnante, les mains expertes des femmes «artistes» dénommées Hennaya, tracent leurs dessins et embellissent la peau d’une clientèle féminine des plus exigeantes. Les tatouages éphémères au henné sont appréciés dans la région de Ghardaïa. Pour renforcer la teinte et la fixation du cuir chevelu, des tatoueuses ajoutent à leur préparation initiale du paraphényle, appelé aussi le henné noir, qui peut provoquer des allergies retardées avec apparition parfois d’eczémas, a, cependant, mis en garde un praticien, Dr Mustapha Khenine. Une alerte qui ne semble pas infléchir une tendance à l’utilisation du henné. Les dessins et motifs subtils au henné ont envahi les réseaux sociaux et chaque femme dans la région de Ghardaïa tente d’imiter ces illustrations à l’image de dessins observés sur les mains et chevilles de fillettes.

Samah Gh.


 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 


Application de la décision sur les quotas de pêche de l'espadon
Un système informatique et de recensement mis en place   
 

  Le ministère de l'Agriculture, du Développement rural et de la Pêche a mis en place un système informatique et de recensement, en prévision de l'application de la décision sur les quotas de pêche de l'espadon en 2018, fixés par la Commission internationale pour la conservation des thonidés de l'Atlantique (CICTA) à près de 560 tonnes/an, indique un responsable du ministère.

Par Salem K.

Le secteur s’attelle actuellement à l’ajustement de ce nouveau système pour sa mise en conformité avec les engagements internationaux et recommandations de la Cicta et de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), affirme le directeur général de la pêche, Hamouche Taha. Ce système s’inscrit dans le cadre des mesures prises par le secteur dans le cadre de l’équipement, de la formation et de la garantie des moyens nécessaires au lancement de cette activité en 2018. Les discussions avec la Cicta se poursuivent toujours autour de la période et des moyens et techniques de pêche, en concomitance avec les concertations initiées par les responsables du secteur avec les pêcheurs concernés en vue d’examiner leur aptitude à respecter les techniques et moyens de pêche recommandés, précise M. Taha. Selon le même responsable, le ministère de tutelle prépare les wilayas concernées quant à l’utilisation de la nouvelle technique d’enregistrement automatique, outre la formation d’agents de recensement chargés de l’évaluation de la quantité pêchée. Il est également prévu la mise en place d’un dispositif national chargé de la collecte des données hebdomadaires et des échantillons biologiques pour étudier l’espèce en Méditerranée, outre le développement d’un projet de décret exécutif définissant les conditions et les modalités de pêche des poissons migrateurs à l’instar du thon et de l’espadon. En matière de structures, des récifs artificiels et des réserves sont en cours de réalisation, avec la garantie des techniques de pointe utilisés dans cette activité, a précisé M. Hamouche, affirmant que ces mesures visaient à préserver les ressources et les stocks piscicoles en Algérie. Un plan d’action à moyen et long terme sera élaboré afin de relancer la reproduction de l’espadon en Méditerranée sur une période de 15 ans (2017-2031). La Cicta exige que la taille marchande de l’espadon pêché soit supérieure à un mètre, outre la liste d’espadonniers, étant donné que les quotas de pêche seront individuels. La Commission avait fixé, lors de sa réunion en novembre dernier à Vilamoura (Portugal), le quota de pêche de l’espadon à 10 500 tonnes, dans le cadre du plan de protection de cette ressource pour une période de 15 ans (2017-2031), d’autant que cette espèce est victime de la surpêche. L’UE reconnaît qu’elle est responsable de la diminution de la ressource d’espadon en Méditerranée, étant donné que 85% des captures se font par ses pays membres dont 45% sont capturés par l’Italie, suivie de l’Espagne (13%) et de la Grèce (10%). Les 15% restants sont pêchés par les pays de la rive sud de la Méditerranée dont le Maroc, l’Algérie, la Tunisie et l’Egypte.

S. K./APS.


 



 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 


Eau et assainissement
Les pays devront dépenser 150 milliards de dollars par an d'ici à 2030  


 Les pays devront dépenser 150 milliards de dollars par an pour atteindre, d’ici à 2030, l’objectif de développement durable (ODD) relatif à l’accès à des services d’eau et d’assainissement durables, selon un rapport de la Banque mondiale (BM), publié sur son site web. Ce chiffre, qui représente quatre fois plus que ce que les pays investissent actuellement dans l’approvisionnement en eau, assainissement et l’hygiène, paraît irréalisable pour la plupart des entités. Lancée depuis deux ans dans le cadre de la Semaine mondiale de l’eau, tenue cette année du 27 août au 1er septembre 2017 à Stockholm (Suède), l’Etude de la BM couvre 18 pays à travers le monde. «Les pays doivent radicalement changer leur façon de gérer les ressources et de fournir les services de base. Pour commencer, ils doivent mieux cibler les bénéficiaires pour être sûrs d’atteindre les populations qui ont le plus besoin, et rationaliser l’utilisation des ressources afin d’assurer la pérennité et l’efficacité des services publics», préconise la Banque mondiale. «La nécessité d’une coordination des interventions dans les domaines de l’eau, de la santé et de la nutrition pour avancer sensiblement dans la lutte contre le retard de croissance et la mortalité chez les jeunes enfants» a été relevée par le rapport de la BM.

L’étude analyse de façon exhaustive les indicateurs de l’eau et de l’assainissement, en mettant pour la première fois en lumière des régions précises à l’intérieur des pays, dans lesquelles les services d’eau, d’assainissement et d’hygiène sont insuffisants. Elle souligne les écarts importants en la matière entre les zones urbaines et rurales, les zones pauvres et les autres, explique la BM. «Des millions d’individus se trouvent aujourd’hui inexorablement pris dans le piège de la pauvreté à cause de l’inefficacité des services d’eau et d’assainissement qui est un facteur du retard de croissance. Il faut davantage de ressources ciblant les zones à forte vulnérabilité et à faible accessibilité pour combler les déficits», note le rapport. «Ce rapport est une feuille de route pour y parvenir», selon Guangzhe Chen, directeur principal du pôle mondial d’expertise en eau de la Banque mondiale. L’étude relève particulièrement les «disparités très marquées entre les zones urbaines et rurales. Dans l’ensemble des 18 pays, 75% des personnes n’ayant pas accès à des services d’assainissement améliorés vivent en milieu rural et seuls 20% de ces populations rurales ont accès à des sources d’eau améliorées». Le rapport est un cadre de référence et d’orientation qui se propose d’aider les responsables des politiques à mieux cibler leurs investissements pour rapprocher les services de base des populations, explique la BM. Durant deux années, les équipes de recherche ont rassemblé des données sur l’accès aux services d’eau, d’assainissement et d’hygiène et sur la qualité de ces services, notamment au Nigéria, Indonésie, le Bengladesh, l’Equateur et Haïti. Ainsi, au Nigeria, plus de 60% de la population rurale vit à plus de 30 minutes d’une source d’eau utilisable. En Indonésie, il a été relevé que 5% seulement des eaux usées urbaines sont traitées et éliminées dans de bonnes conditions de sécurité. Au Bangladesh, il a été constaté que la bactérie E. coli était présente dans pratiquement 80% des prélèvements d’eau courante, dans les mêmes proportions que dans les échantillons d’eau stagnante. En Equateur, le rapport indique que 24% de la population rurale boit de l’eau contaminée 21% des enfants souffrent de retard de croissance et 18% d’insuffisance pondérale, alors qu’à Haïti il a été relevé que l’accès à des sources améliorées d’eau potable a reculé au cours des 25 dernières années. «Si dans de nombreux pays les services n’atteignent pas les populations pauvres, c’est moins en raison de la qualité des politiques publiques que de la médiocrité de leur mise en œuvre – et ce sont nos enfants qui en paient le prix», note la Banque mondiale dans son rapport.

Safia T./ agences.


 




 
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