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POINT chauds Par Fouzia Mahmoudi 05/08/2017

Chute

 Emmanuel Macron, président français, a connu un parcours politique tout à fait inédit dans une démocratie occidentale. Nommé ministre de l’Économie de François Hollande en août 2014, il crée rapidement son propre parti, sans étiquette, En Marche ! en avril 2016. Une démarche très critiquée par le Premier ministre Manuel Valls, qui n’apprécie pas de voir ce novice en politique jouir d’une bonne popularité alors que la sienne est abyssale. Mais Macron n’aura pas à subir Valls encore très longtemps car il démissionnera du gouvernement quelques mois plus tard, en août. À partir de là son parti commence à connaître une popularité de plus en plus forte, malgré sa jeunesse. Et Macron lui-même commence à être crédité de scores élevés dans les prévisions des élections présidentielles, auxquelles il est officiellement candidat dès le 16 novembre 2016. Sa popularité continue d’irriter surtout à gauche, où il est perçu comme un obstacle en vue pour le candidat que présentera le Parti socialiste. Manuel Valls surtout, qui n’a jamais apprécié Macron, se montre particulièrement dur à son égard et semble laisser penser que la popularité de Macron n’est qu’un évènement éphémère. Manuel Valls, qui souhaite lui-même se présenter à la présidentielle, démissionne alors du gouvernement avec perte et fracas et se déclare candidat à la primaire de la gauche.

Une primaire qu’il perdra nettement. Pendant ce temps, le candidat d’En Marche ! dépasse Marine Le Pen dans les sondages et ses chances de victoire deviennent de plus en plus plausibles. Finalement aidé par le scandale des emplois fictifs, supposés de son épouse et de ses enfants, qui éclabousse François Fillon, Macron remporte le premier tour de la présidentielle et se retrouve face à la candidate du FN pour le second tour. Un mauvais débat d’entre-deux tours affaiblit Le Pen qui sort grande perdante du deuxième tour. Macron devient ainsi président de la République avec un bagage politique historiquement mince. Sa popularité, aidée par un besoin des Français de croire à un meilleur futur, est au zénith, et c’est avec facilité que son parti remportera les élections législatives avec une majorité absolue. Mais comme tout à une fin, l’état de grâce du jeune président français devait lui aussi toucher à sa fin. Ainsi, après une première baisse spectaculaire en juillet, la popularité de Macron subit une nouvelle érosion (- 7), avec 36% seulement de jugements positifs sur son action, selon un sondage YouGov diffusé jeudi. Trois mois après son arrivée à l'Élysée, le dirigeant français perd notamment quatorze points en un mois auprès des sympathisants centristes et huit auprès de ceux des Républicains. Quarante-neuf pour cent (+ 13) des personnes interrogées jugent désormais négativement son action. Reste à savoir si cette chute se poursuivra à l’instar de celle, mémorable, de François Hollande, qui ne s’en ait jamais relevé, ou s’il arrivera à inverser la tendance, ou du moins à se stabiliser pour préserver son image et sa crédibilité ainsi que celles de son mandat.
 

 

 

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