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POINT chauds Par Fouzia Mahmoudi 06/08/2017

Climat

 Sous l’administration Bush, il était inconcevable que les États-Unis fassent la moindre concession énergétique pour être en mesure d’adhérer aux Protocole de Kyoto. Mais dès 1997, le Sénat américain avait refusé de ratifier le traité à 95 voix contre 0. Pas un seul sénateur démocrate n'a voté en faveur du protocole. Bill Clinton, alors président, avait alors tenté en 2000 de négocier des avenants avec les Européens mais cela fut sans succès. Son successeur, George W. Bush, refusa de présenter de nouveau le traité pour ratification parce qu'il considérait que cela freinerait l'économie des États-Unis et que le combat contre le réchauffement climatique devait se faire non pas avec une simple réduction des gaz à effet de serre, mais par une meilleure gestion de leur émission. Les États-Unis étaient alors les plus gros émetteurs avec environ 23% des gaz à effet de serre de la planète, parce qu'ils produisent 25% des biens et services de la planète. Finalement, le traité, manquant de rallier les pays les plus pollueurs, les États-Unis et la Chine, a finalement été abandonné après plusieurs années infructueuses d’efforts pour convaincre les deux puissances que l’environnement était un enjeu de poids. Bien des années plus tard, les grandes puissances réussiront toutefois à s’organiser devant l’urgence de la dégradation du climat et de l’environnement. Naîtra alors l’Accord sur le Climat signé en avril 2016 à Paris par la plupart des nations du monde, dont cette fois-ci par les deux pays les plus pollueurs, les États-Unis et la Chine. Un accord historique qui a été salué comme une avancée pour l’ensemble de l’humanité.

Mais Donald Trump, élu président à la fin de l’année 2016 et investi en janvier 2017, a immédiatement annoncé son intention de retirer son pays de cet Accord. Un peu plus de six mois plus tard, les Etats-Unis ont confirmé par écrit aux Nations unies leur intention de se retirer de l'accord de Paris sur le climat. Ils continueront toutefois de participer aux négociations internationales, a annoncé vendredi le département d'Etat américain dans un communiqué. Washington participera notamment à la prochaine conférence climatique annuelle de l'ONU, la COP23, qui se tiendra en novembre à Bonn en Allemagne. Selon le département d'Etat, «cette participation inclura les négociations en cours sur les lignes directrices pour mettre en œuvre l'accord de Paris». Face à la déception exprimée par les partenaires de Washington, son secrétaire d'Etat Rex Tillerson avait toutefois assuré que la première puissance économique mondiale allait poursuivre ses efforts pour réduire les émissions de gaz à effet de serre. «Comme le président l'a dit, il est ouvert à revenir dans l'accord de Paris si les Etats-Unis peuvent trouver des termes qui leur soient plus favorables, plus favorables à leur économie, à leurs citoyens et à leurs contribuables», a ajouté la diplomatie américaine. Faudra-t-il alors attendre, comme ce fut le cas pour le protocole de Kyoto, une nouvelle vingtaine d’années pour un nouvel accord qui cette fois-ci conviendra aux Américains, qui dans vingt ans peut-être seront parmi ceux à subir les conséquences du dérèglement climatique et de la pollution atmosphérique ?.
 

 

 

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