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POINT chauds Par Fouzia Mahmoudi 08/06/2016

Investiture

 S’il reste encore quelques élections primaires qui doivent se tenir aux États-Unis, leurs résultats n’auront plus aucune influence sur la désignation des candidats qui représenteront officiellement les partis démocrate et républicain. En effet, Hillary Clinton tout comme Donald Trump possèdent aujourd’hui le nombre nécessaire de délégués pour être investis officiellement par leurs camps respectifs. La bataille de la campagne pour l’élection présidentielle qui doit se tenir le 8 novembre prochain commencera ainsi d’ici peu et promet d’être rude alors que de plus en plus de sondages mettent en évidence le faible écart entre Trump et Clinton. Les soutiens de cette dernière qui pensaient que le scrutin de novembre ne serait qu’une formalité, vu la personnalité de son adversaire, se sont en effet emballés un peu trop vite.

Car de plus en plus de commentateurs politiques commencent à douter d’une victoire «facile» de Clinton. La bataille sera probablement très serrée et les deux candidats ont tout intérêt à commencer à aligner leurs soutiens et à mettre en avant leurs supporteurs les plus populaires. Pour l’ex-sénatrice, le soutien le plus important viendra ainsi comme l’on s’en doute de la Maison-Blanche même où réside pour quelques mois encore,Barack Obama, qui est désormais bien décidé à faire partie de la campagne de celle qui fut sa secrétaire d’État durant l’ensemble de son premier mandat. «Je suis impatiente de faire campagne avec le président», a d’ailleurs lancé la candidate cette semaine durant sa campagne pour la primaire de Californie.Toutefois, si Obama a commencé il a quelques semaines déjà sa campagne de sape à l’encontre de Trump qu’il a lourdement critiqué récemment, il tente de rester neutre concernant la primaire démocrate, certainement pour ne pas froisser le sénateur du Vermont, Bernie Sanders, qui fait de la résistance et refuse d’abandonner la course malgré sa défaite certaine, et à le pousser à se rallier à l’ancienne secrétaire d’État sans attendre la convention de Philadelphie, à la fin de juillet. Et Clinton pourrait profiter de la bonne popularité du président qui a, selon un récent sondage, 52% des Américains approuvant son action.

La présence de Barack Obama en campagne, mais aussi celle, évidente, de Bill Clinton, soulignera aussi la position singulière de Donald Trump, qui ne pourra, lui, revendiquer l’appui d’aucun ancien président. Le candidat républicain ira en effet seul à la bataille : les deux derniers présidents républicains, George H. W. Bush (1989-1993) et son fils George W. Bush (2001-2009), ont fait savoir qu’ils resteraient à l’écart de la campagne. Reste à savoir si les soutiens des présidents Obama et Clinton suffiront néanmoins à vaincre la popularité de Trump qui malgré sa grande isolation continue de séduire de plus en plus d’Américains qui sont aujourd’hui prêts à tenter le tout pour le tout et à miser sur un candidat atypique dans l’espoir de voir la politique de leur pays changer du tout au tout, quitte à élire un politicien amateur qui se complaît dans l’excès et la provocation.

 

 

 

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