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POINT chauds Par Fouzia Mahmoudi 09/07/2017

Débâcle

 Angela Merkel en pleine campagne électorale pour sa réélection ne connaît pas ses moments les plus faciles alors que la tension avec la Turquie est de plus en plus forte et que les heurts se sont multipliés en marge du Sommet du G20, qui se tient à Hambourg. En effet, la mise en place du dispositif de police a été largement critiquée ce week-end après que des images choquantes des violences qui perturbent le G20 aient fait le tour du monde. La presse allemande s'est aussitôt insurgée contre le manque de contrôle des autorités germaniques qui n'ont pas réussi à assurer le calme et à limiter des débordements. Dans un éditorial à charge, le quotidien le plus lu d'Allemagne, «Bild», fait ainsi porter la responsabilité de la «débâcle» à la chancelière, en l'accusant d'avoir «échoué» à maintenir l'ordre public depuis les premiers heurts jeudi. «Le sentiment de sécurité que l'État doit garantir a cessé d'exister à Hambourg», s'emporte le journal, jetant les dirigeants allemands dans l'embarras à moins de trois mois des élections législatives. «Les politiques portent l'entière responsabilité pour les policiers blessés et les destructions dans la ville», a également fustigé le dirigeant hambourgeois du syndicat de policiers BDK, Jan Reinecke, dans le magazine «Der Spiegel».

Certains militants d'extrême gauche ont pris leurs distances avec ces violences. De son côté, la chancelière a dénoncé des violences «inacceptables». Le quotidien conservateur «Die Welt» de son côté évoque une «perte de contrôle» des autorités, qui ont laissé certains quartiers de Hambourg, deuxième ville du pays avec 1,7 million d'habitants, se transformer en zone livrée aux casseurs. Le spectacle offert par la grande cité portuaire est en effet loin de l'image de «porte sur le monde» dynamique et internationale présentée par les dirigeants allemands avant ce Sommet. Au total, 213 policiers ont été blessés et 114 personnes interpellées, selon le dernier bilan hier, mais le nombre de manifestants blessés n'est pas encore connu avec précision. Vendredi, la police, déjà forte de près de 20 000 hommes, a dû appeler des renforts. Les quartiers de Schanzenviertel et St. Pauli, fiefs de la contestation d'extrême gauche, se sont transformés vendredi soir en zones de «chaos urbains» et «champ de bataille», selon l'expression des médias allemands. Une unité d'intervention spéciale de la police, équipée d'armes d'épaule automatiques, a même été appelée à la rescousse dans la nuit de vendredi à hier devant les graves débordements. Une situation très préoccupante pour l'image de Merkel, qui si elle a connu un fort recul de sa popularité ces deux dernières années, pouvait encore compter sur son image d'autorité pour donner confiance aux électeurs. Cette débâcle pourrait ainsi finir de convaincre les électeurs indécis que la chancelière n'est plus la femme de la situation et que l'Allemagne a besoin d'un nouveau dirigeant.
 

 

 

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