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POINT chauds Par Fouzia Mahmoudi 10/09/2016

Gaulliste

 La prochaine élection présidentielle française commence sérieusement à rappeler celle de 2002 qui avait réuni un nombre record de candidats. Une multiplication de candidatures qui avait notamment contribué au dispersement des votes, à l’élimination dès le premier tour de Lionel Jospin, candidat officiel du PS, et surtout à la présence de Jean-Marie Le Pen au deuxième tour. Une situation qui avait d’ailleurs poussé le Parti socialiste à mettre en place un système d’élection primaire pour éviter que ce cas ne se reproduise et, pour être certain qu’un seul candidat représentant leur famille politique puisse ainsi recueillir les voix de tous les électeurs de gauche. Si cela a plutôt bien fonctionné en 2007 et en 2012, il semblerait que les choses se recompliquent pour le scrutin d’avril prochain. Du côté de la droite pas besoin de primaires. En effet, que cela soit en 2007 ou en 2012, le charisme et la personnalité dominante de Nicolas Sarkozy s’étaient jusque-là imposés sans difficultés et avaient balayé toute concurrence. Mais l’ancien président, lourdement handicapé par sa défaite en 2012, ne fait plus aujourd’hui figure d’évidence. De nombreux prétendants veulent à leur tour tenter leur chance à la présidentielle en se lançant dans les élections primaires organisées pour la première fois à droite et qui détermineront celui qui sera le candidat officiel de Les Républicains. Toutefois, les conditions d’admission à ces primaires sont considérées par beaucoup d’aspirants comme trop difficiles et faites pour favoriser uniquement les têtes d’affiche du parti de droite. C’est ce que pense en tout cas Henri Guaino, qui, incapable de réunir les parrainages nécessaires à une candidature, a décidé de se présenter directement et par lui-même à l’élection présidentielle d’avril prochain.

En effet, l’ex-conseiller spécial de Nicolas Sarkozy à l’Elysée, qui avait déclaré sa candidature à la primaire en juin, a annoncé hier qu’il se lançait directement dans la course à la présidentielle, faute d’être parvenu à rassembler les signatures requises pour figurer sur la ligne de départ du scrutin des 20 et 27 novembre. «Je lance un appel à tous les maires de France et prends rendez-vous avec eux», a annoncé le député Les Républicains des Yvelines, 59 ans. Guaino a précisé qu’il se «met dès à présent en congé du bureau politique et de la commission d’investiture des Républicains». S’il veut participer à la présidentielle, il lui faut désormais se lancer dans une autre collecte de parrainages : celle des cinq cents signatures de maires pour être qualifié. Une tâche loin d’être aisée pour cet élu ne disposant pas d’un réseau très étendu au sein de la droite. «Je vais commencer cette collecte des parrainages dès la semaine prochaine», a-t-il assuré. L’ancien conseiller de Philippe Séguin puis de Charles Pasqua, qui rédigea de nombreux discours pour Nicolas Sarkozy de 2007 à 2012, dit vouloir incarner la famille gaulliste, aujourd’hui orpheline, selon lui. Reste à savoir s’il aura le soutien de nombreux élus de gauche et d’extrême droite, soucieux de s’assurer d’une dissidence au sein de la droite, où s’il sera considéré comme trop marginal, au seinmême de son parti, et comme une gêne, plus qu’autre chose, au processus électoral.
 

 

 

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