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POINT chauds Par Fouzia Mahmoudi 16/04/2018

Fronde

 Il y a quatre ans la fronde d’une partie des élus socialistes ainsi que celle d’une petite partie du gouvernement de François Hollande marquait le début de la tournure négative du mandat du premier président de gauche depuis François Mitterrand. Après cette fronde, le quinquennat n’a plus jamais été le même et gardera jusqu’à la fin un parfum d’échec. Or, aujourd’hui, une poignée d’élus de La République En Marche se prépare à la rébellion en réaction à la loi asile et immigration avancée par le gouvernement d’Emmanuel Macron. En effet, depuis la présentation du texte en conseil des ministres le mois dernier, une fracture se dessine parmi le groupe LREM. Un certain nombre de députés, issus de la gauche mais aussi de la société civile, considère que le texte n’est pas en adéquation avec leur orientation politique. Le texte est jugé trop sévère, pas assez protecteur. C’est ce qu’affirme la députée LREM Martine Wonner. «En l’état, le texte ne me convient pas. Certains articles doivent être remis en cause, pour que les plus vulnérables ne soient pas laissés-pour-compte. Un délai de 15 jours pour les recours OQTF (obligation de quitter le territoire français), ce n’est pas tenable. Il faut aussi travailler sur l’amélioration des conditions d’accueil, ou l’aménagement de zones spécifiques pour les familles. Ce sont des points sensibles qui nécessitent un débat. Je ne souhaite pas que les questions sociales et celles des droits de l’homme soient kidnappées par La France insoumise.» Mathieu Orphelin, député de Maine-et-Loire proche de Nicolas Hulot, se désolidarise aussi du projet de loi du gouvernement et indique qu’il ne votera pas pour. Dans un communiqué, il déclare : «un vote pour serait trop loin de mon parcours, de mes convictions, mais aussi trop loin de certains compromis que nous aurions dû et pu trouver avec le gouvernement.» L’ancien membre d’Europe Écologie-Les Verts estime toutefois bon de rappeler que sa décision est «tout sauf un début de fronde». Pourtant, la contestation gagne du terrain. Sonia Krimi, députée de la Manche, s’inscrit aussi dans le camp des dissidents. «Je ne suis pas d’accord avec l’équilibre global de cette loi», indique-t-elle au «Point». «Pour faire face aux grands afflux migratoires que nous connaissons, il faut, certes, simplifier la procédure, mais il faut surtout donner des moyens.(...) J’ai peur qu’avec cette loi on soit surtout dans l’affichage.» et si pour le moment les opposants à ce projet de loi restent modérés, rien n’assure que dans les jours ou mois à venir des élus plus radicaux ne décident de prendre des mesures plus extrêmes et de mettre ainsi le gouvernement et donc le président dans la gêne. Macron qui a toujours mis un point d’honneur à éviter de commettre les mêmes erreurs que son prédécesseur, devra ainsi trouver les moyens de limiter les dégâts et de garder sa majorité satisfaite.
 

 

 

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