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POINT chauds Par Fouzia Mahmoudi 21/11/15


Durcissement

Hillary Clinton candidate à la primaire du parti démocrate a tenté cette semaine de tirer son épingle du jeu en se montrant bien plus offensive que Barack Obama sur l’attitude que doivent adopter les Etats-Unis vis-à-vis de l’État islamique. Car après les attentats qui ont frappé Paris la semaine dernière l’ancienne secrétaire d’État ne veut plus faire dans l’attentisme et veut mener une offensive directe et fournie contre le mouvement terroriste basé en Syrie et en Irak. Tranchant également sur ce point radicalement avec l’administration Obama, Clinton veut travailler avec la Russie qu’elle considère comme un allié important et essentiel dans la lutte antiterroriste. «Nous devons être résolus pour unir le monde et détruire l'idéologie djihadiste radicale qui anime des organisations comme l'EI, un groupe terroriste violent, barbare, sans pitié». La candidate américaine a également insisté avec véhémence pour la formation d’une véritable coalition internationale dont les Etats-Unis serait néanmoins les leaders. «Le monde entier doit participer à ce combat, mais nous devons le diriger», a-t-elle ainsi assuré. Elle a également fustigé l’attitude floue de la Turquie, alliée des Etats-Unis. «Ankara doit arrêter de bombarder les combattants kurdes en Syrie qui combattent l'EI, et fermer sa frontière poreuse avec la Syrie». Elle n’a pas hésité à interpeler d’autres alliés de Washington, comme l’Arabie saoudite et le Qatar, dont elle accuse certains citoyens de financer le terrorisme islamiste en sous-mains, en Irak et en Syrie. «L'Arabie saoudite, le Qatar et d'autres pays doivent arrêter les citoyens qui financent directement les organisations extrémistes», a également suggéré Hillary Clinton. Des Etats-Unis elle donne également son avis sur la coopération intra-européenne et dénonce trop d’individualisme. «Les Etats-Unis doivent travailler avec l'Europe pour améliorer immédiatement et radicalement le partage et la coordination en matière de renseignement», a poursuivi la candidate à la présidence. «Les pays européens ne s'alertent parfois pas entre eux quand ils refoulent un présumé djihadiste, ou quand un passeport est volé», a-t-elle souligné. «Trop souvent, les liens n'ont pas été faits. Je sais à quel point c'est dur, mais cela doit changer». Concernant la situation au sol en Syrie, l’ancienne secrétaire d’État n’a pas appelé au déploiement important de troupes américaines au sol, préférant demander un soutien accru pour les troupes locales ou de la région. Reste à savoir si ces propositions séduiront les électeurs américains et surtout si elles trouveront un écho favorable à la Maison-Blanche où la stratégie officielle est elle, bien plus mesurée. Mais le peuple américain fatigué des attaques de l’EI et de la crainte ravivée des attentats sur le sol US pourrait être plus enclin à supporter une plus forte implication de leur pays dans la lutte contre le mouvement terroriste.
F. M.

 
 
 

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