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22/08/2016
 
 

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Mohammed Kheddam, directeur à l'IANOR (Institut algérien de normalisation)
Les normes, un outil de lutte incontournable contre la contrefaçon  

   «La contrefaçon est une activité criminelle aussi complexe et sophistiquée que le trafic de drogues
pour laquelle il est difficile de mettre fin».

Propos recueillis par Lynda Naili

Le Jour d’Algérie : La contrefaçon est désormais un danger économique et social en croissance. Qu’elles en sont les raisons, selon vous ?

Mohammed Kheddam : De nos jours, partout dans le monde règnent les conditions idéales pour encourager l’offre et la demande de produits contrefaits et piratés. La violation du droit de propriété intellectuelle est un délit grave au niveau international, un virus qui ne cesse de gagner du terrain. La contrefaçon est une activité criminelle aussi complexe et sophistiquée que le trafic de drogues pour laquelle il est difficile de mettre fin. En plus, non seulement la contrefaçon fait perdre des milliards à l’économie, mais elle met aussi en danger la santé et la sécurité des consommateurs et sert de manne financière au crime organisé. En outre, elle peut causer une lourde perte de gain aux entreprises touchées par ce fléau. Il est donc indispensable de protéger les produits et biens matériels, à plus forte raison dans le contexte économique difficile qui est le nôtre, où les entreprises doivent être le plus rentable possible. À l’échelon internationale, on estime que chaque année ces pertes sont de l’ordre de USD 500 milliards à USD 700 milliards. Selon la Chambre de commerce internationale (CCI) la valeur des biens contrefaits vendus dans le monde dépassera les USD 1,7 billion, plus de 2 % des résultats actuels de l’économie mondiale.

Quel serait alors le rôle des normes pour lutter ou du moins freiner cette activité ?
Effectivement, la contrefaçon est une des principales activités du crime organisé, contre quoi il faut se donner tous les moyens pour son éradication et non juste la freiner. Il faut savoir que si à première vue les produits nous paraissent identiques aux originaux, les produits contrefaits ne répondent pas aux exigences de sécurité et de réglementation. Ils sont un danger réel pour le consommateur et pour l’économie. C’est pour cela que la norme internationale ISO 12931 peut de par son application aider les entreprises à mieux protéger leurs produits, car elle leur apporte une méthodologie et des critères pour évaluer et mettre en œuvre les différentes solutions d’authentification d’un produit matériel (hologramme, étiquette anti-effraction, nanoparticules…). Elle donne des repères en informant les industriels sur les typologies d’outils d’authentification existants et sur les questions à se poser pour choisir le mieux adapté. Sans développer un moyen unique d’authentification, l’ISO 12931 propose une approche, adaptable à tous types d’organisations, afin que les entreprises définissent «leur propre» méthode pour lutter contre la contrefaçon de leurs produits et qu’elles puissent évaluer et comparer les solutions du marché.

Pourtant le pays dispose bel et bien d’un cadre règlementaire pour sévir contre ce fléau ?

Le ministère du Commerce, à qui incombe la surveillance du marché, participe à cette lutte et joue un rôle important dans la protection du consommateur. D’une part en s’assurant que les produits mis sur le marché respectent les règlementations techniques pertinentes et d’autre part en retirant les produits dangereux du marché. Pour vérifier la conformité des produits, les autorités peuvent faire appel à des laboratoires d’essais ou des organismes d’inspection et de contrôle accrédités selon les normes d’évaluation de la conformité.
Cette accréditation, délivrée par Algérac, atteste de la compétence de ces organismes pour déterminer la conformité des produits et constitue ainsi un gage de confiance supplémentaire pour s’assurer que les produits respectent les dispositions en matière de santé, de sécurité et d’environnement.

Comment intervient justement votre institut dans cette action ?

L’IANOR est un organisme dont les activités premières sont l’élaboration puis le maintien de normes algériennes destinées à des utilisateurs extérieurs dits «parties intéressées».

Nos activités peuvent inclure le développement, la coordination, la publication, la révision et la modification ou l’interprétation de telles normes, par exemple celles relatives à la lutte contre la contrefaçon. Ce qui permet aux utilisateurs d’avoir accès aux expériences acquises par les entreprises et les autorités de contrôle sur les questions d’authentification, de disposer d’une meilleure connaissance des solutions d’authentification utilisées, dans le respect des règles de la concurrence et de mieux appréhender les niveaux de fiabilité requis pour les différentes solutions d’authentification en fonction de leurs niveaux de performance.
En outre, les normes font référence aux éléments permettant d’évaluer l’efficacité de la solution proposée. Enfin, les précautions à prendre, ainsi que les principes de prévention à mettre en œuvre lors de la fabrication de la solution d’authentification peuvent et/ou sont précisées selon les besoins exprimés par les comités techniques nationaux de normalisation.

 



 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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La contrefaçon gangrène tous les secteurs
La copie, un marché juteux !!! 

  C’est un fléau économique qui gagne tous les secteurs, la contrefaçon prend des proportions alarmentes narguant toute loi et tous dispositifs de lutte. Les chiffres des saisies annoncées régulièrement par les services de sécurité tous types confondus ne révèlent que la partie immergée de l’iceberg. Les conséquences de la contrefaçon se répercutent aussi bien sur l’Etat que sur les entreprises. En effet, la contrefaçon fait que l’Etat ne perçoit pas d’impôts sur ces produits fabriqués et distribués illégalement ce qui forcement amoindrit sa capacité financière en termes de budget à investir pour les services publics. Pour ce qui est des entreprises, principales victimes des contrefacteurs, le préjudice est essentiellement traduit par une perte de chiffre d’affaires, de parts de marché, une perte pour le commerce national due aux achats de contrefaçon à l’étranger.
En juin 2016, «ce sont plus de 60% de produits contrefaits qui sont importés», selon le directeur général des Douanes, Mohamed Abdou Bouderbala, lors de son allocution d’ouverture des travaux de la cinquième Conférence nationale des cadres de l’administration des Douanes à Tlemcen.

Ce qui laisse présager un bilan d’activité encore plus dense d’ici à la fin de l’année en cours. Il s’agit là d’un fléau socio-économique inquiétant en ce sens où aujourd’hui tout se copie. Le marché de la contrefaçon devient amplement un créneau lucratif et prospère qui désormais ne touche pas uniquement aux effets vestimentaires ou autres articles de maroquinerie et produits de luxe ainsi que les produits cosmétiques, parapharmaceutiques, articles scolaires… mais va jusqu’à toucher les produits alimentaires et les boissons dont les sodas et les alcools. L’industrie des logiciels n’est pas en reste et qui selon les spécialistes «rapporte quatre fois plus que celui du cannabis», des supports audiovisuels et de matériel servant à la confection de ces supports. Ce à quoi s’ajoutent et à un degré autre de dangerosité, les appareils ménagers, réchauds, poêles et radiateurs à gaz défaillants causant l’asphyxie de dizaines de personnes annuellement.

Ce «marché gris», comme l’appellent les experts est nettement issu des pays à économies émergentes, notamment en Asie où sont délocalisées les usines de marques et qui comptent un faible coût de main-d’œuvre tels que la Chine qui produit 80% des contrefaçons dans le monde, l’Inde, la Thaïlande, le Pakistan, la Turquie et la Russie.

Pièces détachées et médicaments contrefaits, une atteinte à la santé publique
Dans ce contexte, la pièce détachée d’une manière générale, celle des véhicules particulièrement est l’autre marché juteux de trafiquants sans foi ni loi. En effet, disques d’embrayage, joints de culasse, biellettes et triangles de direction… le marché parallèle de la pièce détachée des véhicules, dont une bonne partie est fabriquée en Europe, constitue un autre segment fort en termes de contrefaçon ne répondant à aucune norme en matière de sécurité et de qualité. D’ailleurs dans les causes d’accidents de la route évoquées par la Gendarmerie nationale, les préjudices portés par la qualité médiocre de ces pièces détachées en termes de mortalité et de handicaps moteurs des blessés, reviennent d’une manière récurrente. Par ailleurs, l’autre tendance de ce fléau sans scrupule consiste en la vente de médicaments falsifiés. En effet, en l’absence de contrôleurs ou d’inspecteurs de pharmacie, les pharmaciens ne cessent de tirer la sonnette d’alarme sur «un réseau de trafic qui commence à se tisser autour de la corporation», avertissait à plusieurs reprises Lotfi Benbahmed, président de l’Ordre des pharmaciens. Il s’agit notamment de psychotropes qui généralement se vendent sans vignettes ni traçabilité. Outre le holà des professionnels, les services de sécurité dans leurs saisies font état continuellement de quantités plus ou moins importantes de psychotropes en comprimés ou en liquide confisqués. L’organisation et l’incidence de cette activité est telle qu’elle s’établit, via des réseaux de contrebande, comme étant «une activité criminelle aussi complexe que sophistiqué» pour qui la lutte est une mission presque impossible à laquelle pourtant il faudra bien mettre un terme ou tout au moins amenuiser.

L’existence du comité intersectoriel, les actions des services de sécurité, les accords signés avec les titulaires de marques internationales demeurent bien insuffisante pour contrer ce fléau. D’où l’urgence de la finalisation, de l’adoption et surtout de l’application du projet de loi de lutte contre la contrefaçon. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mohamed VI insiste sur la solidarité entre les deux pays
Un langage d’apaisement entre Alger et Rabat   


  Le président Bouteflika et le roi Mohamed VI échangent des messages diplomatiques malgré les remous qui existent toujours entre les deux pays. Mais les deux responsables laissent toujours une porte ouverte pour continuer les relations de voisinage, notamment dans une conjoncture sécuritaire inquiétante au niveau de la région.

Par Nacera Chennafi

A l’occasion de la célébration par le peuple marocain du double anniversaire de la révolution du roi et du peuple et de la fête de la jeunesse, le président Bouteflika a félicité le roi Mohamed VI à travers un message. «Il m’est particulièrement agréable, au moment où le peuple marocain frère célèbre le double anniversaire de la glorieuse révolution du roi et du peuple et de la fête de la jeunesse, de vous adresser, au nom du peuple et du gouvernement algériens et en mon nom personnel, mes meilleurs vœux, priant Dieu Tout-Puissant de vous accorder ainsi qu’à l’honorable famille royale santé et bien-être, et au peuple marocain frère davantage de progrès et de prospérité dans la paix, la sécurité et la stabilité.»

Pour sa part, le roi Mohamed VI semble changer de langage envers l’Algérie et si dans un passé récent, il ne rate aucune occasion pour l’accuser concernant le dossier sahraoui, cette fois, le roi insiste sur l’importance de la solidarité entre le Maroc et l’Algérie et faire face ensemble aux défis sécuritaires au niveau de la région. Dans un discours prononcé dans la soirée de samedi à l’occasion de l’anniversaire de la Révolution du roi et du peuple marocain, Mohamed VI a d’abord rappelé «la coordination et la solidarité entre la résistance marocaine et le FLN». Dans ce cadre il a souligné que «la résistance marocaine a offert le soutien matériel et psychologique à la Révolution algérienne pour faire face à la campagne féroce dont elle faisait l’objet de la part de la puissance coloniale», ajoutant que l’Algérie et le Maroc ont ensuite joué un grand rôle dans la libération et l’indépendance de l’Afrique, a poursuivi le roi. Le souverain marocain revient sur la conjoncture sécuritaire dans la région qui nécessite selon lui une solidarité entre les deux pays. «Nous avons tant besoin aujourd’hui dans la conjoncture que traversent les peuples arabes et la région du Maghreb de cet esprit de solidarité pour relever les défis communs de développement, les défis liés à la sécurité», dira le roi. Il a émis le souhait de renouveler la solidarité entre les peuples algérien et marocain. «Nous aspirons à renouveler l’engagement et la solidarité entre les deux peuples algérien et marocain pour continuer à travailler ensemble sur les questions maghrébine et arabe». Bien avant, le président Abdelaziz Bouteflika a adressé un message de vœux au roi Mohamed VI, à l’occasion de la célébration par le peuple marocain du double anniversaire de la Révolution du roi et du peuple et de la fête de la jeunesse.

Il a réitéré sa «ferme détermination à œuvrer de concert avec votre majesté au raffermissement des liens de fraternité et de solidarité entre nos deux peuples frères au mieux de leurs aspirations au progrès et à la prospérité». «En cette heureuse circonstance qui marque une étape importante dans l’histoire de la lutte du peuple marocain frère pour le recouvrement de sa liberté et de son indépendance, je tiens à remémorer les valeurs d’entraide, de cohésion et de construction commune puisées dans la lutte commune et les énormes sacrifices consentis par nos peuples maghrébins pour se libérer du joug colonial», a ajouté le président Bouteflika.
Le chef de la diplomatie algérienne, Ramtane Lamamra, a indiqué hier que «le message du président Bouteflika était clair sur la volonté de coopération entre l’Algerie et le Maroc dans tous les domaines». Ces messages qui ont un caractère protocolaire permettant de laisser la porte ouverte aux relations de voisinage entre les deux pays mais ceci ne veut pas dire que du jour au lendemain ces relations seront loin de tous remous. D’ailleurs, les frontières terrestres restent toujours fermées malgré les appels de Rabat pour leur ouverture et on parle même de la construction d’un mur en acier tout au long de ces frontières. Selon des rapports de medias, il s’agit d’un «mur en béton armé formé de plaques de 7,5 mètres de hauteur et de 2 mètres de largeur». «Les grues s’activent actuellement le long du tracé frontalier en face du douar Chraga, commune rurale de Bni Khaled qui se situe à 7 km du sud d’Ahfir». Ces rapports avancent le motif de «la lutte contre la contrebande et notamment contre les ‘’hallabas’’ (trafiquants de carburant) ainsi que contre les trafiquants de drogue».
Par ailleurs, la question de la demande du Maroc de réintégrer l’Union africaine à condition de retrait de la république sahraouie est aussi un autre point qui empoisonne les relations algéro-marocianes. Le Roi a renouvelle son appel pour le retour de son pays à l UA .

N. C.
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Visite du ministre d'Etat nigérien en Algérie
La question sécuritaire au menu   


 Les questions sécuritaires ont été au menu de la visite du ministre d’Etat nigérien, ministre de l’Intérieur, de la Sécurité publique, de la Décentralisation et des Affaires coutumières et religieuses, Mohamed Bazoum, hier en Algérie. Le ministre d’Etat nigérien, Mohamed Bazoum, est en Algérie pour aborder le plan sécuritaire entre son pays et l’Algérie dans le but de contrecarrer toute forme de terrorisme et de crime organisé, d’autant que la région fait face à de sérieux dangers sécuritaires générés par ces deux phénomènes. S’exprimant lors d’un point de presse après son entretien avec le ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales, Noureddine Bedoui, le responsable nigérien, a indiqué que les échanges qu’entretiennent l’Algérie et le Niger sur les questions de sécurité dans la sous-région ont pour but de rendre «plus efficace» l’action commune et la collaboration «mieux structurée».

 Pour le ministre nigérien, il était de bon temps d’avoir des échanges sur ce genre de questions de sécurité afin de rendre notre action commune plus efficace et de parvenir à une collaboration mieux structurée. Relevant avoir «abordé avec le ministre de l’Intérieur algérien les questions de sécurité telles qu’elles préoccupent» les deux pays, le ministre nigérien a souligné qu’Alger et Niamey «ont les soucis de tous les voisins. «Nous sommes dans un contexte sous-régional marqué ces dernières années par des fléaux de grosses calamités comme le terrorisme, l’instabilité et l’absence d’Etat dans un certain nombre de pays voisins, notamment la Libye, l’affaiblissement des Etats du fait des situations d’instabilité comme c’est le cas au Mali». Il a salué, les «efforts prodigieux» de l’Algérie en matière de sécurité. En visitant le centre de commandement et de contrôle relevant de la Direction générale de la Sûreté nationale (DGSN), M. Bazoum a estimé que l’Algérie a consenti des «efforts prodigieux» pour la sécurité des biens et des personnes grâce à l’introduction de nouvelles technologies, telle que la fibre optique.

«Je suis très impressionné par ce que j’ai vu dans ce centre et j’étais loin de m’imaginer qu’on pouvait atteindre ce niveau de performance et d’assurer ce niveau de sécurité pour la ville d’Alger et l’ensemble du territoire algérien», s’est-il réjoui. Lors de cette visite, le ministre nigérien a eu des explications sur les missions et le fonctionnement du centre et s’est informé plus particulièrement du système de contrôle, par caméras de surveillance, de l’aéroport international Houari-Boumediene et des infrastructures sportives, ainsi que la régulation de la circulation routière et la lutte contre la criminalité.

Louiza Ait Ramdane .

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 



Dans un bilan de la saison estivale
La Protection civile pour «l’éducation routière dans les programmes scolaires»

 «Il faut impérativement intégrer l'éducation routière dans les programmes scolaires ; à ce propos, je lance un appel au ministère de l'éducation nationale pour l'application de l'article 21 de la loi 87-09 qui la régit», a affirmé hier Mohamed El-Azzouni, président de l'association Tariq Essalama.

Par Yacine Djadel 

Chaque été, comme c’est le cas pour toute l’année, les citoyens algériens se heurtent à plusieurs incidents de tous genres. Des noyades meurtrières à la plage, au nombre effarant de vies humaines enregistrées dans les accidents de la route, passant par ces milliers d’hectares de patrimoine forestier ravagé, les drames ne cessent de susciter l’émoi, à chaque fois, au sein de la société. Afin d’y remédier, la Protection civile, en tant qu’acteur fondamental à lutter avec acharnement contre toutes ces catastrophes, passe toujours par la sensibilisation de la société civile, avant d’opérer sur le terrain. A cet effet, dressant hier son bilan pour l’année 2016, au niveau de son centre national d’information à Ain Naadja, celle-ci n’a pas manqué d’insister sur le volet de la prévention, notamment à l’égard du citoyen. Le facteur humain étant à 90% la cause première de ces différents dé-sastres, a été l’objet central des débats lancés par les principaux intervenants.

D’après les récentes données présentées par ces derniers, entre 105 personnes mortes noyées, 2 911 forêts incendiées ainsi que 1 267 décès liés aux accidents de la route, le bilan général présenté par les services de la Protection civile, même en nette régression, concernant certains points, ce dernier reste toujours alarmant. A ce propos, parmi les manquements et défaillances qui pénalisent toujours la stratégie de la tutelle contre ces fléaux, surtout pour ce qui est des accidents de la route, l’éducation routière reste la plus citée. Sur ce point Mohamed Elazzouni, a rappelé toute l’importance à mettre à exécution cette dernière car, selon lui, l’apprentissage des règles de sécurité routière doit se faire dès le jeune âge pour que les futurs prétendants au permis de conduire soient responsabilisés. «La stratégie de l’éducation routière existe chez nous dans les textes, elle est régie par les lois 87-09 et vraiment indispensables pour un meilleur résultat dans la sécurité routière. Celle-ci a été pourtant adoptée à l’APN depuis 29 années et approuvée par le président de la République de l’époque, mais jusqu’à aujourd’hui elle peine à être exécutée sur le terrain et pour ma part, j’appelle le ministère de l’Education à intervenir dans ce sens pour l’intégrer dans nos programmes scolaires», a-t-il souligné. Par ailleurs, s’agissant des autres incidents comme les feux de forêt et les noyades, allant même aux catastrophes naturelles, pour le colonel Achour Farouk, sous-directeur des statistiques et de l’information à la direction générale de la Protection civile, c’est au citoyen d’être plus conscient et à qui revient la première responsabilité pour se prémunir de tous ces dangers avant même leur arrivée.
 

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 



Rouget, merlan et crevette entre 1 600 et 2 700 DA/kg
Le prix du poisson fait fuir le consommateur 
 

 Un vent de folie traverse ces derniers jours les halles et marchés aux poissons avec des hausses des tarifs jamais égalées qui ont rendu cette denrée désormais inaccessible pour les consommateurs algériens sauf à regarder les étalages de loin. Les prix y sont devenus astronomiques, synonymes de surenchère par excellence, où la sardine, considérée comme le poisson abordable pour les bourses modestes, plafonne irraisonnablement entre 400 et 600 DA le kilo. Pour les autres espèces qui flambent depuis une longue période dans un marché sous-approvisionné, les prix observent la même hausse en flèche avec des moyennes décourageantes qui vont de 1 600 à 2 000 DA le kg, alors que les crevettes battent tous les records pour atteindre les 2 700 DA le kg, chaque jour apportant sa mauvaise surprise à la grande consternation des consommateurs désemparés qui ont bien remarqué l’envolée de cet aliment.

En effet, les coûts des poissons blancs et bleus ont atteint des seuils vertigineux, au point où le citoyen ordinaire a tout bonnement éliminé de sa «table» les plats à base de ces produits de mer. Pour s’en convaincre, il suffit de faire un tour à la poissonnerie du marché Clauzel, où le rouget, le merlan et le thon ont atteint des prix oscillant entre 1600 et 2000 DA/kg. Une situation qui affecte le panier de la ménagère comme l’explique cette dame que nous avons rencontrée: «Il y a du poisson au marché mais c’est très cher». «Avant, il y en avait pour tous les goûts et toutes les bourses, contrairement à ces dernières années où les prix de la sardine ont pris un envol en flèche», se désole Ahmed, vendeur de poisson. Des vendeurs qui avaient l’habitude d’exposer leurs produits à des prix concurrentiels, ont estimé que cette situation les dépassait et que les citoyens boudaient le poisson en raison de la hausse des prix qui vont au-delà de leur pouvoir d’achat. Certains ont même refusé de commercialiser le poisson si la hausse venait à persister, estimant que cette augmentation ne servait ni le commerçant ni le simple citoyen. Des clients rencontrés sur place se sont dits surpris de la flambée des prix dans ce marché connu pour être le meilleur en raison de ses prix concurrentiels. «A 600 DA/kg, la sardine n’est plus pour les familles à faible revenu», a confié une mère de famille habituée à faire ses achats dans ce marché. Au marché Ali-Mellah, la crevette est proposée à 2 700 DA alors que la sardine est vendue à 400 DA/kg pour la qualité moyenne, et à 600 DA pour la qualité supérieure. Les prix exposés au marché Ali-Mellah sont proches des prix de la pêcherie d’Alger, justifiés, selon les commerçants, par la qualité des poissons frais. Les vendeurs au marché Ali-Melah et la pêcherie d’Alger imputent la hausse des prix à la période de repos biologique, fixée pour cette année du 1er mai au 31 août. Alors que d’autres l’expliquent par le nombre élevé de revendeurs. Les quantités de poissons pêchés passent par 3 à 4 revendeurs avant d’atteindre le marché de détail. Cependant, ces arguments ne sont pas valables, vu la hausse des prix enregistrée en d’autres périodes de l’année. En attendant, nos mers jadis poissonneuses sont devenues un mythe. Désormais, le boycott du poisson s’impose au commun des Algériens, inaccessibilité oblige.

Meriem Benchaouia.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 



L'accession de l'Algérie à l'OMC
Un nouveau président du groupe de travail prochainement désigné


  Un nouveau président du groupe de travail de l'accession de l'Algérie à l'Organisation mondiale du commerce (OMC) sera désigné prochainement en remplacement à l'ambassadeur argentin Alberto d'Alotto dont la mission auprès de l'OMC a pris fin en mai dernier, a-t-on appris dimanche auprès du ministère du Commerce.

Par Ahmed A.

«Le mandat de
M. D’Alotto en tant que représentant permanent de l’Argentine auprès de l’OMC s’est achevé fin mai dernier. Les procédures sont en cours pour la désignation d’un autre président du groupe de travail chargé de l’accession de l’Algérie à cette organisation», a souligné à l’APS une source du ministère du Commerce. Selon cette source, c’est le Conseil général de l’OMC qui va désigner dans les mois à venir le nouveau président. «Nous sommes consultés par l’OMC mais c’est son Conseil général qui va désigner le nouveau président puisque le groupe de travail est un organe de l’organisation», a expliqué la même source. Les présidents des groupes de travail, ajoute-t-on, sont désignés parmi les ambassadeurs des représentants permanents des pays membres auprès de l’OMC.

Dans son dernier bulletin d’information sur les accessions à l’organisation, l’OMC a indiqué que les consultations sur la désignation d’un nouveau président pour le groupe de travail de l’accession de l’Algérie se poursuivaient entre les deux parties. Il s’agira, donc, du 6e président du groupe de travail pour l’accession de l’Algérie après l’argentin Alberto d’Alotto (juillet 2012), le français François Roux (novembre 2011-juin 2012), les deux Uruguayens Guillermo Valles Galmés (mai 2004-juillet2010) et Carlos Pérez del Castillo (juillet 1998-mai 2004) et l’argentin Juan Carlos Sanchez (février 1994-juillet 1998).
 
Le bulletin de l’OMC a rappelé que lors d’une rencontre entre le directeur général de l’organisation Roberto Azevêdo et le ministre du Commerce Bakhti Belaïb, ce dernier avait assuré qu’Alger présenterait dans les semaines à venir des contributions pour les négociations (réponses aux questions, plan d’action législatif et textes législatifs). Cette rencontre avait eu lieu, rappelle-t-on, en marge de la 14ème session de la conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (Cnuced) tenue juillet dernier à Nairobi. L’Algérie était candidate dès 1987 au GATT, l’ancêtre de l’OMC. La première documentation sur son régime commercial avait été déposée en 1996 alors que la première réunion du groupe de travail chargé d’examiner sa candidature s’était tenue en 1998. A ce jour, l’Algérie a mené 12 rounds de négociations multilatérales durant lesquels elle a traité 1 900 questions liées essentiellement à son système économique. L’Algérie a aussi tenu plus de 120 réunions bilatérales avec une vingtaine de pays, qui ont été couronnées par la conclusion de six accords bilatéraux avec le Cuba, le Brésil, l’Uruguay, la Suisse, le Venezuela et l’Argentine.

Créée le 1er janvier 1995, l’OMC a deux missions principales : définir de nouvelles règles du commerce international, et régler les conflits commerciaux entre ses pays membres.
A fin juillet dernier, l’organisation comptait 164 pays membres et 20 pays observateurs dont l’Algérie. L’accord sur la facilitation des échanges est le premier accord commercial multilatéral conclu depuis sa création.
 


 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 


Pourtant considérée comme moteur majeur du développement
La mondialisation économique est moins productive  
 

  La mondialisation économique tend à ralentir, compte tenu de la faiblesse aussi bien des échanges commerciaux internationaux que des flux d’investissements, ont estimé des experts chinois lors d’un forum économique.

Le chef de l’Institut de l’économie de l’Académie des Sciences sociales de Chine (ASSC), Pei Changhong a indiqué que la croissance du commerce mondial est resté sous la barre des 3% pour la quatrième année consécutive, les investissements directs transnationaux sont retombés au niveau précédent la crise financière internationale et les avantages des développements technologiques à l’échelle internationale s’affaiblissent. Bien que la mondialisation soit un moteur majeur du développement économique ces dernières décennies, elle manque aujourd’hui d’inclusion, à cause de la répartition inégale des ressources. C’est le même constat fait par Zhao Jinping, du Centre de recherche et de développement du Conseil des Affaires d’Etat. Il a indiqué que la mondialisation changeait de forme et d’importance, mais se développait encore et était poussée par de nouvelles forces, dont le partenariat transpacifique. L’économiste en chef de la Banque de Chine, Cao Yuanzheng a pour sa part, souligné que le «développement inclusif»serait la prochaine étape de la mondialisation.
L’économiste a suggéré un rôle plus important des pays en développement estimant que l’initiative «la Ceinture et la Route» proposée par la Chine est un bon exemple, ayant fait avancer le développement inclusif et offert un nouveau cadre de travail à la coopération internationale.


A. S.
 
 




 
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