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22/09/2015
 
 

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49 affaires de fausse monnaie depuis le début de l'année
Attention aux faux billets
Les faux billets n'arrêtent pas de circuler dans nos marchés. Une réalité constatée notamment avec les nouveaux cas enregistrés par la Gendarmerie nationale.
Par Mohamed Mabkhout

Ce sont des chiffres confirmés hier par le colonel Abdelhamid Keroud, chargé de la communication au sein du même corps sécuritaire, lors d'une visite à la wilaya de M'sila. Un commerce en vogue grâce aux moyens informatiques à la portée de tous.
Quarante-neufs affaires de fausse monnaie ont été enregistrées sur le territoire national par les services de la Gendarmerie nationale durant les huit derniers mois. Des faits qui donnent aux faussaires la possibilité de s’épanouir. Si les trafiquants de la capitale sont toujours en tête, à M'sila deux cas ont été enregistrés ce qui marginalise le chiffre, selon le bilan communiqué par les mêmes services.
S'enrichir en cliquant sur la touche «imprimer» du clavier d'un micro-ordinateur, semble donner l'eau à la bouche aux malicieux. Alors que cette période se caractérise par un grand échange à l'approche de l'Aïd, certains insèrent des faux billets lors du paiement qui s'effectue uniquement de main à main.
Vingt affaires de trafic de faux billets ont été enregistrées à l'est du pays, 17 à Alger, 9 à l'ouest, et 3 au sud-ouest et 95 personnes ont été écrouées, parmi eux 4 femmes. Et malgré tout le dispositif sécuritaire mis en place dans le cadre de la lutte contre le banditisme, ce dernier se forge par l'organisation et la vigilance.
Dans le marché à bestiaux de Berhouma, dans la wilaya de M’sila, que nous avons visité hier en compagnie d'éléments de la Gendarmerie nationale, à quelques jours de l'Aïd, «le marché hebdomadaire se transforme en quotidien», nous a indiqué un élément de la brigade. Ici, les cellules techniques font souvent des descentes, munies d'appareils de rayonnement ultraviolet et un feutre spécial qui leur permet de détecter les faux billets. «À l'heure actuelle, il n'ya pas eu de cas de fausse monnaie car les trafiquants savent que nous nous déployons davantage en cette période», nous a précisé le même responsable.
Des réseaux montés par des migrants subsahariens, plus particulièrement de nationalité ma-lienne, ainsi que des Algériens, et qui se spécialisent aujourd'hui dans la fausse monnaie. De la fabrication jusqu'à la vente, tout ce cycle de production est assuré et fait de ce «papier peint» un gagne-pain quotidien très juteux.
Les coupures de 200, 500, 1 000, 2 000 dinars sont aujourd'hui proposés par les vendeurs de faux billets. Ces billets sont fabriqués dans des petits ateliers équipés de micro-ordinateurs, un scanner et une imprimante. Un marché de plus en plus ouvert au banditisme à l'exemple de la drogue et l'alcool sans autorisation, qui font grimper le taux de la criminalité chez la jeunesse algérienne abandonnée à son propre sort.
M. M.




 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



Les experts recommandent la révision de la démarche des subventions
Le gouvernement reculera-t-il sur la politique sociale ?

Les experts réunis par le Cnes lors d’une table ronde, ont été unanimes: la chute des cours du pétrole peut durer plus de cinq années. A cet effet, ils tirent la sonnette d'alarme et parmi leur recommandation figure la révision de la politique des subventions, alors que le gouvernement avait déjà rassuré qu'il ne reculera pas sur le caractère social de l'Etat.
Par Nacera Chennafi

Les experts réunis lors d’une table ronde à la Résidence El Mithak organisée par le Conseil national économique et social (Cnes) ont organisé une journée pour décortiquer la situation économique du pays avec les grands risques qui pèsent sur l’économie avec la chute des prix du pétrole suivie d’une baisse conséquente des réserves de change qui est de 35 milliards de dollars en 2015.
Les experts réunis jeudi avaient en principe pour mission d’apporter leur aide au gouvernement Sellal pour la gestion de la crise économique sachant que l’Exécutif a déjà mis en place des dispositions, dont celles introduites dans la LFC 2015 et celles qui seront adoptées dans la loi de finances de 2016 en plus d’autres annoncées à travers des instructions, dont la réduction de quelques projets.
Les experts et le Cnes ne donnent aucune évaluation directe sur ces mesures mais ils tirent la sonnette d’alarme quant au recul continu des prix du pétrole, qui peut durer plusieurs années, et son impact négatif sur l’économie nationale. Les experts réunis par le Cnes ont été unanimes: la chute des cours du pétrole peut durer de trois à cinq années, voire plus.
Parmi les recommandations retenues, figurent la révision de l’actuelle politique des subventions des produits de base et l’encouragement de la productivité.Selon ces experts, c’est insoutenable que l’Algérie continue à subventionner, de façon indirecte (c’est-à-dire hors budget de l’Etat) le gasoil et l’électricité ou de façon directe la baguette de pain et le sachet de lait par exemple, au profit des pauvres et des riches, des producteurs et des importateurs sur le même pied d’égalité. A ce propos, Youcef Benabdallah, chercheur au CREAD (Centre de recherche en économie appliquée pour le développement) a indiqué que «le régime de subventions devrait être scrupuleusement adapté à la stratégie économique globale (à) on ne peut pas continuer à soutenir toutes les activités de la même manière». Selon une étude du Programme des Nations unies pour le développement (Pnud), l’Algérie figurait, en 2010, parmi les pays arabes qui subventionnent le plus les produits énergétiques.
Il est à savoir que les subventions directes (budgétisées) représentant presque un quart du budget de l’Etat et 13% du PIB national, le taux global des subventions atteindrait 30% du PIB. A ce propos, l’expert explique que les subventions explicites et implicites représentent 30% du PIB algérien, soit 60 milliards de dollars, pourquoi on ne récupère pas 10% de ce montant pour le réinjecter dans le budget. M.Benabdallah a ajouté que les riches doivent accepter de payer (les prix réels) tout en proposant d’imposer un système de subventions «discriminant» qui favorise les producteurs de richesse, sur la base de trois critères que sont la valeur ajoutée, le taux d’exportation et le taux d’utilisation de la technologie.
En 2012, le total des subventions directes et indirectes s’élevait à l’équivalent de 18% du PIB, soit 2 900 milliards de dinars ou 29 milliards de dollars, d’après les données officielles, validées par les calculs du Fonds monétaire international (FMI).
Par ailleurs, le spécialiste en énergie, Mourad Preure n’a pas écarté que le prix du baril recule à dix dollars au cours du deuxième semestre 2016 et que cette baisse durera de trois à cinq ans voire plus. Cette baisse des cours de l’or noir qui représente 95% des recettes de l’Algérie mettra ce pays dans une situation financière difficile s’il n’engage pas des actions dans des délais proches. Pour l’expert, Erve Lauranzi, la situation actuelle peut durer encore 4 à 5 ans.
Il est à noter que la subvention des prix des produits de large consommation, est parmi les outils-clés du gouvernement pour assurer la paix sociale, cependant, la réalité montre que cette politique profite aux riches. Selon certains experts, les subventions semblent profiter plus aux riches qu’aux pauvres. A cet effet, la sonnette d’alarme est tirée pour une révision efficace de cette politique, mais les risques de perturber la paix sociale restent importants.
N. C.





 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



L'Algérie fait ses premiers pas
Des cours au profit des enfants hospitalisés

Autrefois réduit à des initiatives du bénévolat des enseignants qui donnaient des cours aux enfants hospitalisés, l’enseignement de cette catégorie devrait passer à des phases plus réglementaires et généralisées à travers le territoire national pour l’avenir.
La ministre de l’Education national Nouara Benghebrit ainsi que le ministre de la Santé, de la Popualtion et de la Réforme Abdelmalek Boudiaf ont effectué hier une visite conjointe au niveau de deux hôpitaux et une école à Alger. Cette sortie a été entamée depuis l’hôpital de Beni Messous où il a été abordé la question de l’école à l’hôpital. Les deux ministres ont expliqué au niveau du service de pédiatrie qu’un nombre de 9 millions d’écoliers hospitalisés bénéficieront des cours au niveau des établissements de santé. Selon les deux responsables, cette expérience sera généralisée à travers le territoire national. Pour ce qui est de la capitale, les élèves malades sont scolarisés dans 7 établissements hospitaliers. Il est à rappeler que l’enseignement au niveau des hôpitaux se limitait à des actions de bénévolat de certains enseignants dans un premier temps. Une situation qui n’est plus la même, puisque l’on parle maintenant d’une généralisation et de recrutement d’enseignants pour les élèves hospitalisés des trois paliers, lesquels n’auront pas à perdre du temps de scolarité pendant leur maladie. Pour sa part la ministre de l’Education est revenue à cette occasion sur la question de la violence dans le milieu scolaire au lendemain de l’incident dans un CEM de Tipaza. Elle a lancé un appel à tous les employés des écoles ainsi que les familles à travailler ensemble pour la lutte contre ce fléau. Il faut que les élèves sachent qu’il y a toujours des façons de régler les problèmes de manière pacifique, a-t-elle soutenu. Il y a lieu de souligner au sujet de l’incident ayant eu lieu à Tipaza que les cours ont repris hier au CEM Ibn Khaldoun de Hadjiout (Tipasa) où le calme régnait dans la matinée après une journée d’arrêt de travail suite aux incidents enregistrés la veille au cours desquels une dispute à l’arme blanche a causé des blessures à trois élèves. Selon une source hospitalière, la victime, qui a subi une intervention chirurgicale après avoir été atteinte de blessures graves à la poitrine à l’aide d’une arme blanche en essayant de séparer les élèves belligérants, «devrait sortir de l’hôpital de Hadjout dans les deux prochains jours». La ministre a également fait savoir qu’une convention sur la médecine du travail est en cours d’élaboration en collaboration avec le ministère de la Santé. Au terme du second point de la visite à l’hôpital Maillot de Bab El Oued, le ministre de la Santé est revenu surtout sur la question du gel des projets de 4 nouveaux hôpitaux (CHU). Le ministre a tenu à souligner dans ce sens qu’il n’est pas question de gel et que ces projets sont plutôt «en négociations financières».
Yasmine Ayadi


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



Des files énormes pour une poignée de dinars
Rush sur les bureaux de poste à la veille de l’Aïd

Hier matin, comme les jours précédents, les différents bureaux de poste que compte la ville d'Alger se sont retrouvés bondés et ce, bien avant l'ouverture des portes. Dépenses conséquentes de la fête obligent, le budget des citoyens a été mis à rude épreuve et les porte-monnaie se sont très vite vidés. Dès l'ouverture du bureau de poste, une foule compacte commence à se former au niveau des guichets des comptes courants postaux (CCP) notamment.
Par Meriem Benchaouia

Comme à l'accoutumée, l'approche des fêtes religieuses rime avec prise d'assaut des bureaux de poste. Files d'attente et foule d'usagers au sein des postes. A la veille de l'Aïd-El Adha la demande en argent liquide pour les différents achats est plus importante que d'habitude. Hier matin, comme les jours précédents, les différents bureaux de poste que compte la ville d'Alger se sont retrouvés bondés et ce, bien avant l'ouverture des portes. Dépenses conséquentes de la fête obligent, le budget des citoyens a été mis à rude épreuve et les poches se sont très vite vidées. Dès l'ouverture du bureau de poste, une foule compacte commence à se former au niveau des guichets des comptes courants postaux (CCP) notamment. C'est le cas au niveau du bureau de poste de Meissonier. «Vous pouvez vous asseoir, il y a des chaises pour cela et tout le monde sera servi», crie une employée d'Algérie Poste. Même constat au centre de paiement de la Grande-Poste, la salle était pleine comme un œuf. Les guichets étaient pris d'assaut par une foule dense. Jeunes et moins jeunes, femmes et enfants, assis sur les chaises encore disponibles ou accroupis, attendent patiemment leur tour. Si certains restent confinés a l'intérieur de la salle, d'autres, préférant échapper au brouhaha, ont pris leurs tickets et sont restés sur le trottoir attenant à l'entrée de la poste. Ainsi, ils sont obligés de prendre leur mal en patience devant des guichets submergés de monde. Les agents de sécurité tentent tant bien que mal de maîtriser la situation à travers la distribution de jetons, mais peine perdue. Les postiers travaillent sans arrêt afin de satisfaire la demande. Ce qui n'est pas du tout facile. Tout le monde veut ses sous et lorsque la médiocrité récurrente de la connexion et du réseau informatique s'invite, la situation se complique et engendre des tensions. Certains ont fini par quitter les centres des chèques postaux les mains vides, las d'attendre. «Cela fait des heures que j'attends, mais ça n'avance pas du tout», murmure un homme. «C'est inacceptable», nous lance une femme avant d'ajouter : «Je suis là depuis 7h30, je suis venue tôt pour éviter la cohue. Mais rien n'y fait, il est 10 heures et je n'ai pas encore retiré mon argent et là je dois partir». Pour Mohamed, un père de famille accompagné de ses deux enfants, «on n'a pas le choix, il faut s'armer de patience». «Je suis contraint d'attendre encore pour retirer de l'argent afin de subvenir aux besoins de mes enfants en cette fête», a-t-il souligné. Pourtant, une alternative subsiste, le retrait automatique d'argent. Le rush sur le bureau de poste, de la part de retraités et salariés a poussé Algérie Poste à se lancer dans la monétique, en distribuant des millions de cartes de retrait. Celles-ci sont cependant peu utilisées. Instauré depuis des années par Algérie Poste, les Algériens n'adoptent toujours pas la carte de paiement magnétique. En effet, plus des deux tiers des clients d’Algérie Poste opèrent toujours les retraits par chèque. Les pouvoirs publics étaient convaincus qu'ils accomplissaient une véritable révolution en lançant les cartes magnétiques CCP à travers Algérie Poste considérée par les spécialistes comme étant, en fait, la plus grande banque du pays. Les responsables au niveau d'Algérie Poste ont reconnu, à maintes reprises, cet état de fait, allant jusqu'à jongler avec la technologie et trouver le moyen de limiter l'impact de cet échec.
M. B.


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


LFC 2015 et sécurité sociale
Des employeurs s'empressent de régulariser leur situation

Les nouvelles mesures contenues dans la loi de finances complémentaire (LFC-2015) ont encouragé les employeurs de la wilaya de Ouargla à régulariser la situation de leurs employés, a assuré hier le directeur de l'agence locale de la Caisse nationale des assurances sociales des travailleurs (Cnas).
Des avantages «exceptionnels» sont offerts, au titre de la LFC 2015 aux employeurs, venus nombreux déclarer leurs employés non affiliés à la sécurité sociale (travailleurs salariés) avant le 22 du mois courant, a indiqué Nacer Guediri, lors d'une journée d'information sur la LFC 2015, organisée au niveau de l'agence locale de la Cnas. En cas de non-paiement de cotisations, indique le même responsable, les employeurs concernés sont invités à se rapprocher des agences de la Cnas implantées à travers le territoire de la wilaya, avant le 31 mars de l'année prochaine, pour procéder au règlement de l'encours de leurs cotisations sur la base d'un échéancier de paiement de leurs dettes et bénéficier ainsi de la résiliation des pénalités et majorations de retard de versement. Pour M. Guediri, les instructions relatives au recouvrement forcé des dettes, restent applicables contre les employeurs débiteurs n'ayant pas entrepris de démarches pour régulariser leur situation, précisant que ces procédures, une fois appliquées, seront irrévocables. Initiée par les services de l'agence locale de la Cnas, cette journée d'information à laquelle ont pris part des représentants de divers secteurs, outre ceux d'entreprises publiques et privées, vise à mettre en exergue les différents avantages préconisés au titre de la LFC-2015 et encourager les employeurs à régulariser leur situation.
Hani Y.


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Rite de l'Aïd El-Adha à Béjaïa
Trop cher le mouton cette année…

De nombreux ménages s'affairent ces derniers jours à acheter le mouton à l'approche de la fête de l'Aïd El-Adha. De l'avis de la majorité des chefs de familles, les prix du mouton sont en hausse cette année. Beaucoup de ménages n'accompliront pas ce rite faute de budget pour acheter un mouton. Dans les nombreux marchés à bestiaux et points de vente autorisés (2 à Béjaïa, 2 Souk El Tennine, 2 Amizour, 1 Kherrata, 1 point chacun pour les communes d'Aokas, Timezrit, Sidi-Aïch, Tazmalt et Akbou) par la direction des services agricoles donc les services vétérinaires à travers les quatre coins de la wilaya, le constat est le même. Le mouton est cher, très cher même. «Les maquignons n'ont aucune pitié envers les ménages», commentent certains. Pour acheter un mouton de taille moyenne, il faut débourser au moins 50 000,00 à 52 000,00 DA. La flambée était logiquement prévisible, étant donné qu'il y a une forte demande sur le mouton mais pas à ce point. Des spéculateurs profitent pour engranger des gains faciles en cette période de fête mais ont réussi à décourager beaucoup de ménages à accomplir ce rite. Des chefs de familles rencontrés ces derniers jours dans quelques points de vente nous disent avoir décidé de renoncer au sacrifice cette année, à cause de l'augmentation des prix. D'ailleurs, cette cherté a rejailli sur le prix de la viande rouge, notamment l'ovin qui a atteint déjà les 1 500,00 DA le kilo chez les bouchers. Ce renchérissement, à la limite de l'insolite, est provoqué, comme à l'accoutumée, par des maquignons qui n'ont rien à voir avec l'élevage, pendant que les éleveurs sont absents dans les marchés et autres points de vente autorisés à l'occasion. Ce sont ces intermédiaires qui achètent un nombre impressionnant de têtes d'ovins au prix de gros pour les revendre au détail à des prix très élevés. En fait, ils contrôlent les marchés et fixent la tendance. Un simple agneau coûte ces derniers jours au minimum 35 000 DA. Le mouton a atteint des prix inaccessibles, il est cédé à partir de 52 000 DA, ceci par l'entremise d'une bonne négociation avec le vendeur. Les chefs de familles qui voudraient à tout prix faire plaisir à leurs enfants en leur offrant un mouton, pourraient, au terme d'âpres palabres voir le vendeur baisser un petit peu le prix. En revanche, d'autres pères de familles, de condition modeste, se résignent plutôt à acheter quelques kilos de viande d'agneau au prix de 1 500 DA/kg, ou un peu moins pour la viande bovine qui elle se négocie déjà à 1 300 DA. Inutile d'imaginer son prix à la veille de l'Aïd. Et pour aider les familles pauvres à accomplir le rite, des associations, des bienfaiteurs etdes APC organisent des opérations de solidarité ces derniers jours. C'est le cas d'un bienfaiteur et l'APC de Tinebder qui ont offert à 248 familles nécessiteuses 2 kilos de viande et une aide financière de 5 000 DA. La direction des affaires religieuses et des wakfs de la wilaya de Béjaïa a décidé d'offrir 5 000 DA à 593 familles démunies du fonds de la zakat qui a atteint cette année un peu plus de 339 millions de centimes. Pour sa part, l'association de préservation de la nature et la défense du consommateur en collaboration avec l'association «Défis» de Seddouk a distribué des couffins alimentaires et autres aides en faveur de plusieurs dizaines de familles nécessiteuses, de handicapés voire d’orphelins dans les communes de Seddouk, Béni Maâouche, Timezrit, etc.
Hocine Cherfa

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Les vendeurs des fruits et légumes font la loi
La hausse des prix persiste

Depuis des semaines, et à l'approche de l'Aïd El Adha, les prix des fruits et légumes flambent. Cette situation déplaît aux petites bourses qui se retrouvent coincées entre le prix du mouton «intouchable» et la flambée qui dure depuis un moment.
Un tour au marché permet de constater que les légumes et fruits de saison ont enregistré une hausse remarquable. Au grand malheur des ménagères, notamment, les consommateurs trouvent des difficultés à remplir leurs paniers. En effet, les citoyens rencontrés sur les lieux affichent un certain mécontentement dû aux prix affichés par les vendeurs. Depuis quelques semaines, les prix des fruits et légumes connaissent une hausse alarmante. Cette dernière vient laminer le pouvoir d'achat du citoyen qui cherche encore une solution pour acheter son mouton «très cher». L’occasion de l’Aïd El Adha pousse les commerçants à gonfler les prix et ne pas prendre en considération la situation critique des citoyens : rentrée scolaire très salée, un mouton inabordable… A titre d’exemple, la laitue au marché Clauzel n’est pas à moins de 200 DA le kg depuis la semaine dernière. La tomate est affichée à 120 DA et jusqu'à 135 DA le kg. La pomme de terre est également touchée par cette hausse, atteignant les 65 DA alors qu'il y a un mois elle était cédée à 50 et même 35 DA. Les haricots verts sont à 200 DA et les carottes à 85 DA. Les oignons ont aussi enregistré une hausse remarquable, et sont depuis un moment proposés à 80 DA. Les fruits sont également touchés par cette hausse. La pomme vaut 170 DA le kilo, alors que son prix était de 140 DA, il y a une semaine. La nectarine ainsi que la poire sont cédées entre 150 DA et 250 DA. Les citrons verts sont à 700 DA ! La pastèque est a 65 DA le kilo contre 25 DA il y a un mois. A l'approche de chaque fête, notamment religieuse, les citoyens sont confrontés dans plusieurs wilayas du pays au phénomène de la hausse des prix. Ces fêtes sont alors une opportunité pour certains marchands malhonnêtes qui comptent augmenter leurs chiffres d’affaires en ces périodes. Les commerçants, comme à l'accoutumée, incombent la responsabilité au manque de l'offre sur le marché. Un argument qui ne tient pas la route. L'absence de contrôle de la part des pouvoirs publics, que ce soit au niveau des marchés de gros ou de détail, a encouragé ce phénomène de spéculation qui a mis à rude épreuve le pouvoir d'achat des Algériens. Cette spéculation est due au manque d'organisation et de contrôle au niveau des marchés. Ce sont les services spécialisés du ministère du Commerce, particulièrement la direction du contrôle des prix, à qui revient la tâche de veiller au respect de la réglementation en vigueur. Tout compte fait, c'est l'absence de contrôle et de sanctions qui est à l'origine de ces hausses répétées.
Thinihinene Khouchi

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



Commerce extérieur/Durant les 8 premiers mois 2015
Un déficit de plus de 9 milliards de dollars

La balance commerciale a enregistré un déficit de 9,06 milliards de dollars durant les huit premiers mois de l'année 2015, contre un excédent de 4,32 milliards de dollars à la même période de 2014, a-t-on appris hier auprès des Douanes algériennes.
Par Souad L.

De janvier à août derniers, les exportations se sont établies à 26,36 milliards de dollars (mds usd) contre 43,69 mds usd à la même période de 2014, soit une chute de 39,67%, précisent les données du Centre national de l'informatique et des statistiques des Douanes (Cnis). Quant aux importations, elles se sont chiffrées à 35,42 mds usd contre 39,37 mds usd durant la même période de l'année écoulée (-10,02%), ajoute la même source. Les exportations ont assuré la couverture des importations à hauteur de 74% durant les huit premiers mois de 2015 contre 111% à la même période de l'année écoulée. Les exportations des hydrocarbures, qui ont représenté 94,51% du total des exportations durant cette période de référence, ont été évaluées à 24,91 mds usd contre 42,29 mds usd à la même période de 2014, enregistrant une baisse de 41,10%. Quant aux exportations hors hydrocarbures, elles demeurent toujours faibles avec près de 5,5% du volume global des exportations, soit près de 1,45 milliard usd. Les produits hors hydrocarbures exportés sont constitués notamment du groupe demi-produits avec 1,17 md usd (+7,62%), les biens alimentaires avec 186 millions usd (-11,43%), les produits bruts avec 69 millions usd (-10,45%), les biens d'équipements industriels avec 13 millions usd (+8,24%) et les biens de consommation non alimentaires avec 7 millions usd
(-4,21%). Quant aux importations, à l'exception des biens d'équipement agricoles qui ont augmenté de plus de 14% pour totaliser 470 millions usd, toutes les importations des autres produits ont reculé. Les plus importantes baisses ont concerné les produits bruts avec des importations de 1,07 md usd (-19,32%), les produits alimentaires avec près de 6,41 mds usd (-17,94%), le biens de consommation non alimentaires avec 5,94 mds usd (-15,14%), le groupe des énergies et lubrifiants avec 1,64 mds (-8,45%), les demi-produits avec 8,04 mds usd (-7,66%) et les biens d'équipements industriels avec 11,84 mds usd (-3,80%).

Balance commerciale déficitaire en août
Pour ce qui concerne la balance commerciale du mois d'août 2015, elle a connu également un déficit de 869 millions usd contre un excédent de 657 millions usd durant le même mois en 2014. Les exportations ont atteint près de 3,25 mds usd contre 5,50 mds usd au même mois de 2014 (-40,83%), tandis que les importations se sont chiffrées à 4,12 mds usd contre 4,84 mds usd (-14,89%). Les exportations des hydrocarbures ont été estimées à 3,05 mds usd contre 5,37 mds usd le même mois en 2014 (-43,23%). Les exportations hors hydrocarbures en août dernier ont représenté 6,32% du total des exportations, en se chiffrant à 206 millions usd contre 130 millions usd au même mois en 2014, en hausse de près de 58,46%. En mai 2015, les six principaux clients de l'Algérie ont été l'Italie (631 millions usd), la France (511 millions usd), l'Espagne (444 millions usd), la Grande-Bretagne (323 millions usd) et la Turquie (211 millions usd). Quant aux principaux fournisseurs de l'Algérie, la Chine a maintenu sa première place avec (673 millions usd), suivie de la France (495 millions usd), l'Italie (384 millions usd), l'Espagne (338 millions usd) et l'Allemagne (281 millions usd).
S.L./APS






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