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22/10/2016
 
 

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∞Racim Bey Benyahia, bédéiste
Redécouvrir l'histoire à travers la bande dessinée∞


  Il y a quelques jours, s'achevait la 9e édition du Festival international de la bande dessinée (FIBDA). Lors de la clôture, on a rencontré un jeune bédéiste au stand Dalimen, du nom de Racim Bey Benyahia, qui présentait son ouvrage «Constantine 1836», relatant la résistance de Ahmed Bey contre le colonisateur. On a réalisé avec lui cet entretien, dans une ambiance très sympathique et festivalière.

Par N. Cherfaoui

Le Jour d'Algérie : Racim Bey Benyahia né en 1987, vous avez fait l'Ecole des beaux-arts de Constantine, vous êtes designer illustrateur et bien sûr bédéiste :
Racim Bey Benyahia : Exactement, et comme si mon destin était scellé d'avance (rire), j'ai un prénom composé : Racim (je suis devenu dessinateur de BD) et Bey (le dernier Bey de Constantine est le personnage principal de ma première BD).

Avez-vous toujours été fan de BD ?
Je lisais des classiques de BD à l'instar de Tintin, Asterix ou Corto Martez dans mon enfance sans plus. Je veux dire que je n'en étais pas mordu.

Cependant il y a eu un déclic qui a fait que vous plongiez dans «la dimension BD».
C'est le Festival international de la bande dessinée d'Alger FIBDA qui a relancé mon intérêt pour la BD. Ce qui était enfoui a germé ces dernières années, peut-être que c'est mon subconscient (rires).

Est-ce ainsi que vous avez entamé votre parcours «en bulles» ?
Oui, avec ma participation au FIBDA en 2011, j'ai reçu le prix jeune talent. En 2012, j'ai remporté le premier prix de l'affiche du festival. Et pour finir, en 2015, j'ai eu le premier prix du festival.

Et la suite fut carrément un album BD. Racontez-nous.
J'exerçais en tant que graphiste designer. A un moment donné, la monotonie du travail m'a étouffé. Alors j'ai décidé de mettre le boulot de côté et j'ai consacré une année juste pour faire cet album BD. A l'époque je lisais le livre de Nesr Eddine Guenifi relatant l'histoire de Ahmed Bey l'Algérien, j'en étais fasciné, et c'est ce qui m'a poussé à faire de la BD historique.

La BD sur la résistance de Constantine contre le colonisateur menée par Ahmed Bey en 1836.
Effectivement. Je voulais restituer à ma façon cette partie de notre histoire, en écrivant le texte en dialecte constantinois d'époque et illustrant le bernous sur la couverture de l'album.

Une recherche historique s'imposait donc pour cette BD ?
Exactement. Je devais recueillir les mots de l'époque et expressions anciennes en puisant dans les textes du malouf notamment, et en faisant attention aux mots "français" existants actuellement dans notre dialecte et qui ne l'étaient pas en 1836. Je me suis beaucoup informé auprès d'historiens algériens comme Abd El Krim Badjaja et étrangers à l'instar de Eugène Vayssette. Certes, je ne suis pas un historien, cependant je me suis efforcé de rester le plus fidèle, en relatant l'histoire de façon romancée quand même.

Et la rencontre avec le public au festival FIBDA ?
Le titre «Constantine» mis en exergue et l'illustration du bernous ont accroché plus d'un, qui n'ont pas hésité à m'aborder. Je suis très satisfait de ces belles rencontres avec les gens pendant 3 jours.

Donc l'objectif est atteint ?
(Rires). Effectivement, j'avais des messages à transmettre à travers cette BD. D'une part, j'ai essayé de raconter l'histoire à ma manière pour la faire «redécouvrir», ceci était mon premier intérêt. D'autre part, je rends hommage à ma ville et à ses traditions.

Des perspectives ou projets d'avenir ?
Pour le moment, c'est vivre l'instant présent, redécouvrir la BD. Pourquoi pas la seconde bataille de Constantine ! Mais je me laisse guider… peut-être m'orienter vers une autre ville. (Rire).
En attendant, l'album de Racim Bey Benyahia est un ouvrage à se procurer, de par son contenu et son originalité …. Bonne lecture.
 




 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


∞Mort de la célèbre danseuse française
Hommage à Yvette Chauviré ∞


  Dansant de 1932 à 1972 sur la scène de l'Opéra de Paris, Yvette Chauviré fut la seule Française à jouir du titre de «prima ballerina assoluta».
Elle aura été à la danse classique française ce que Maria Callas ou Renata Tebaldi furent au chant lyrique. Auréolée à son époque d'une immense célébrité que ne connaissent plus les danseuses étoiles d'aujourd'hui, Yvette Chauviré représenta, quand elle dansait, et plus encore sans doute dès qu'elle entra dans la légende, la quintessence d'un art français de la danse. Pour sa grâce, son élégance, sa féminité, la perfection d'un style. Pour son raffinement. Pour son sens du théâtre encore et quelque chose de plus immatériel encore qui relève de la spiritualité.

40 ans à danser
Elle s'est éteinte, presque centenaire, ce mercredi 19 octobre 2016. Et si ceux qui l'ont vue se produire sur scène se font plus rares désormais, elle s'y maintint de 1932, date de son entrée dans le corps de ballet de l'Opéra de Paris à l'âge de 15 ans, jusqu'à 1972, date à laquelle elle fit ses adieux à la scène au Palais Garnier dans le rôle de l'innocente Giselle. A cinquante-cinq ans !
40 ans à danser. Dont 31 ans avec ce prestigieux statut d'étoile qui lui fut conféré par l'Opéra de Paris en pleine guerre, en 1941, alors que Serge Lifar y était maître de ballet et qu'il fallait supporter que les fauteuils de l'orchestre soient envahis d'uniformes nazis.

D'«Istar» aux «Mirages»
De Lifar, Yvette Chauviré aura été l'une des interprètes de prédilection. De lui elle crée nombre de ballets, dont «Alexandre le Grand» et «David triomphant» en 1937 ; «Le Chevalier et la Damoiselle» (1941) lors de sa reprise à l'Opéra en 1947 ; «Joan de Zarissa» en 1942 ou «Suite en blanc» en 1943, avec deux autres grandes danseuses d'alors, Solange Schwarz et Lycette Darsonval.
Chauviré crée également le rôle d'Istar dans le ballet éponyme qui lui aussi voit le jour en 1943 et lui vaut sa nomination d'étoile. Aussi, quand Lifar est chassé de l'Opéra de Paris à cause de son attitude douteuse avec l'occupant allemand, elle démissionne bientôt et le suit à Monaco où il a pris la tête du Nouveau Ballet de Monte-Carlo.
Et lorsque le chorégraphe est rappelé à Paris y pour reprendre son poste de maître de ballet (c'est le titre qu'on donnait alors au directeur de la troupe comme au chorégraphe), elle revient avec lui pour la création des «Mirages», un ouvrage dont la générale avait eu lieu en 1944 et dont la première ne suivra qu'en 1947. Entre-temps Paris a été libéré du joug nazi et Lifar exclu de l'Opéra.

La quintessence du romantisme
Mais Yvette Chauviré brille peut-être plus encore dans le rôle-titre du ballet «Giselle» où elle se révèle, au dire de ceux qui l'ont vue, comme la plus parfaite, la plus lyrique des ballerines romantiques. Un rôle qu'elle dansera avec Cyril Atanassoff comme avec Rudolf Noureïev. Bien évidemment, elle interprète d'autres grands ballets du répertoire : «Le Lac des cygnes», «La Belle au bois dormant», «Roméo et Juliette» ou «La Mort du Cygne», tant à Paris que sur les grandes scènes étrangères.
Et ballerine, elle le demeurera toute sa vie, portant durant tout un siècle cette élégance fascinante, futile et désuète à la fois qui irise les grandes figures de la danse classique. Cependant, après y avoir tant dansé, Yvette Chauviré ne quitte pas tout à fait l'Opéra. Elle y enseigne, mais au rang des étoiles, c'est-à-dire qu'elle transmet à celles qui portent ce titre les rôles qu'elle-même a interprétés. Un film de Dominique Delouche réalisé en 1988 et titré «Une Etoile pour l'exemple» la révèle dans cette tâche de transmission d'un savoir qui traverse les siècles.

On la voit diffusant ses souvenirs et son savoir à Isabelle Guérin qui relèvera magnifiquement le rôle d'Istar. En 1983, Yvette Chauviré reviendra une dernière fois en tant qu'interprète sur la scène de l'Opéra de Paris en assumant le rôle non dansé de la Comtesse Doris dans le ballet «Raymonda». Et on l'y reverra une ultime fois en 1988, lors d'un hommage solennel qui lui est rendu par le Ballet de l'Opéra. La République française n'avait pas non plus oublié sa «prima ballerina assoluta», la faisant Grand Officier dans l'Ordre national de la Légion d'Honneur, Grand-Croix dans l'Ordre national du Mérite et Commandeur dans l'Ordre des Arts et Lettres.

Raphaël de Gubernatis/Nouvel Obs.

 



 


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