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POINT chauds Par Fouzia Mahmoudi 22/10/2016

Offensive

 Si la gauche tente désespérément de favoriser par tous les moyens dont elle dispose une victoire de Nicolas Sarkozy à la primaire de la droite, ce dernier refuse d’être le candidat «facile» qui ferait gagner le candidat PS à la prochaine présidentielle. Car si la gauche espère qu’avec une victoire de Sarkozy les partis du centre, que cela soit l’UDI ou le MoDem, présentent leur propre candidat évitant ainsi une trop forte concentration de vote en faveur du candidat de droite, l’ancien président lui s’insurge contre la défiance et l’antipathie affichée des partis centristes à son égard. L’ex-chef d’État conscient de la difficulté qu’il aurait à la présidentielle sans l’aide précieuse des voix du centre s’est fait agressif ce week-end, rappelant aux alliés centristes d'Alain Juppé, François Bayrou et Jean-Christophe Lagarde, sommés de soutenir le vainqueur, même en cas de défaite du maire de Bordeaux. Le président des Républicains s’est montré sans équivoque. «Je n'aime pas les gens qui participent à une compétition et qui en contestent les règles», a-t-il lancé, à un mois, jour pour jour, du premier tour. «Je dis simplement à M. Bayrou et à M. Lagarde que si on soutient un candidat à la primaire, on s'engage à respecter la règle de la primaire. Et si jamais ce n'était pas le candidat qu'ils soutenaient qui gagnait, eh bien ils devraient respecter la règle de la primaire. C'est ça, la loyauté», a assené l'ancien président. Et c’est François Bayrou, le président du MoDem, auquel Nicolas Sarkozy n'a jamais pardonné son soutien à François Hollande en 2012 qui fait surtout les frais de l’attaque de Sarkozy. «La règle, c'est surtout de ne pas se servir, pour sortir du socialisme, de celui qui nous y a fait rentrer», a-t-il affirmé. Le dirigeant du MoDem compte parmi les plus conspués dans les meetings sarkozystes. Retiré dans sa mairie de Pau, conquise en 2014, François Bayrou a de longue date annoncé son soutien à Alain Juppé. Mais pas question pour lui de voter à ce scrutin, ni de se sentir lié par le résultat de la primaire.

Il est donc prêt à tenter une quatrième fois sa chance à la présidentielle si l'issue de la primaire ne lui convient pas. Jeudi, il a répondu à Sarkozy en estimant qu'il n'avait pas à lui «dicter ce qu'(il) doit faire». «Cette mise en demeure est donc déplacée, comme si souvent les déclarations de son auteur», a ajouté Bayrou, qui se «détermine uniquement en fonction de (sa) conscience et de l'idée qu'il (se) fait de l'avenir du pays». L'UDI a décidé de ne pas participer à la primaire ouverte de LR, exercice inédit pour la droite. Mais près de 600 élus dont 46 parlementaires, Jean-Christophe Lagarde en tête, sans oublier le Parti radical, ont officialisé leur soutien à Alain Juppé, favori des sondages. Pour Jean-Christophe Lagarde, interrogé par l'Agence France-Presse, l'avertissement de Nicolas Sarkozy est le signe d'une «campagne en perdition». Reste à savoir si cette hostilité ouverte poussera les électeurs centristes à se mobiliser contre lui et à aller, ce dont doute l’entourage de l’ancien président, et surtout si ces attaques pousseront Lagarde notamment à rester en retrait et à se positionner plus clairement contre lui, rendant la sortie de Sarkozy des plus contre-productive.
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