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25/12/2017
 
 

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La fédération de la profession s'inquiète
3 000 boulangers ont fermé boutique cette année 

 La Fédération nationale des boulangers algériens tire la sonnette d'alarme sur la situation que connaît le secteur. Pas moins de 3 000 boulangers ont été contraints de fermer définitivement boutique en 2017. Des chiffres qui en disent long sur une situation critique qui se traduit par une baisse de leur marge bénéficiaire et une hausse enregistrée dans les autres éléments qui entrent dans la fabrication du pain.

Par Louiza Ait Ramdane

Menacé de disparition si des mesures nécessaires ne sont pas prises par les autorités compétentes, le métier de boulanger fait face à des contraintes de taille. En effet, le président de la Fédération nationale des boulangers algériens (FNBA), Youcef Kalafat, a affirmé que les boulangers sont de plus en plus inquiets face à l’augmentation croissante des prix des matières premières dont certaines connaîtront une nouvelle hausse début janvier, entraînant la baisse de leur marge bénéficiaire.
Lors des travaux de la session extraordinaire de la FNBA tenue au siège de l’Union générale des commerçants et artisans algériens (Ugcaa), M. Kalafat a précisé que le prix du pain et la marge bénéficiaire des boulangers n’ont subi aucun changement tandis que les prix des matières premières, dont la levure, connaîtront une hausse.
Il a estimé que l’état actuel des choses risque de pousser les boulangers à changer d’activité, appelant la tutelle à prendre en charge les revendications légitimes de cette catégorie de commerçants. Le même responsable a ajouté que plus de 3 000 boulangers ont fermé définitivement boutique en 2017.
Concernant l’augmentation du prix de la baguette de pain dans certaines wilayas, le président de la FNBA a souligné que celle-ci n’a pas été décidée par la Fédération, affirmant qu’elle est intervenue sans consultation de l’Ugcaa.
M. Kalafat a indiqué, par ailleurs, que le recul sensible enregistré dans la marge bénéficiaire des boulangers constitue l’une des préoccupations majeures de cette catégorie malgré le soutien de l’Etat au prix de la farine en tant que matière première dans la fabrication du pain
(2 000 DA/quintal). Pour sa part, Kahil Amar, membre de la FNBA, a souligné que les boulangers sont confrontés à la baisse de leur marge bénéficiaire, dénonçant la hausse enregistrée dans les autres éléments qui entrent dans la fabrication du pain (améliorants, sel, levure, électricité et transport).
Il a indiqué que certains boulangers dans certaines wilayas ont été contraints d’augmenter le prix de la baguette à 15 DA (tandis que le prix réglementaire est de 7,5 DA pour le pain ordinaire et de 8,5 DA pour le pain amélioré) pour réaliser une marge bénéficiaire qui leur éviterait la fermeture. La FNBA, a-t-il souligné, n’a approuvé aucune augmentation du prix du pain et a même dénoncé cette démarche.
Il a également précisé que les préoccupations des boulangers seront soumises à la tutelle (ministère du Commerce) par leurs représentants à travers les 48 wilayas du pays, dans l’attente d’une réponse avant la fin de l’année en cours, en vue de trouver une solution acceptable pour les deux parties.
Le ministre du Commerce, Mohamed Benmeradi, avait indiqué qu’un dossier relatif au prix du pain est actuellement à l’étude au niveau du gouvernement, afin de trouver une solution pour éviter de recourir à une augmentation du prix. Il a fait état de l’existence de contacts permanents avec l’Ugcaa pour trouver des solutions adéquates au problème relatif à la tarification du pain sans passer par une augmentation du prix.

L. A. R.


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Djamel Kaouane :
Le soutien de l’Etat à la presse «n’est pas suspendu» 

  Le ministre de la Communication, Djamel Kaouane, a assuré dimanche, à Oran que le soutien de l’Etat à la presse «n’est pas suspendu», mais ne «sera plus comme avant». Invité au Forum du quotidien «Ouest Tribune», le ministre a indiqué que le soutien de l’Etat à la presse «n’est pas suspendu mais ne sera plus comme avant et ce, en raison de la crise économique qui a touché le pays et les différents secteurs.» Le soutien de l’Etat à la presse «ne sera pas suspendu. C’est le cas également pour la publicité publique dont a toujours bénéficié la presse», a indiqué Djamel Kaouane, ajoutant que sans ce soutien permanent de l’Etat de nombreux journaux auraient cessé de paraître. «Nous ne faisons aucune distinction entre presse publique et presse privée. Les pouvoirs publics ont soutenu la presse ainsi que la création de titres privés. Cette dernière a vu le jour dans les années 1990 grâce à la contribution et à l’aide de l’Etat qui a octroyé de nombreux avantages comme les exonérations fiscales et parafiscales, l’attribution de locaux, le versement d’avances salariales et l’octroi d’espaces publicitaires», a rappelé, dans ce contexte, le ministre. Il a également signalé l’existence d’un fonds de soutien à la presse en cours de constitution, «mais, il n’est qu’un outil de soutien», a-t-il ajouté, soulignant que le responsable de la gestion d’un journal est son propriétaire ainsi que le personnel. «L’Etat ne peut être considéré responsable de l’essor ou de l’échec et de la fermeture d’un journal». Djamel Kaouane a également rappelé que le soutien à l’impression n’a pas changé depuis les années 90 du siècle dernier. C’est un soutien indirect à la presse. Par ailleurs, le ministre a appelé les journalistes et les responsables des journaux à développer la performance des médias afin d’augmenter leurs lectorats et attirer davantage d’annonceurs. Dans le même contexte, il a invité les propriétaires de journaux à octroyer aux journalistes un salaire respectable car, «il ne peut y avoir de dignité de la presse sans la dignité du journaliste», a-t-il estimé. Concernant la polémique au sujet de tamazight, Djamel Kaouane a indiqué que ce problème a été intentionnellement suscité pour manipuler les jeunes. Dans ce contexte, il a rappelé que tamazight est enseigné dans 38 wilayas du pays. En réponse à une question sur la formule partenariat entre les secteurs public et privé et ses éventuelles mises en œuvre dans le secteur de la communication, le ministre a expliqué que cette formule concerne uniquement les entreprises économiques. S’agissant de l’installation de l’autorité de régulation de la presse écrite, le ministre de la Communication a déclaré à l’APS que l’important ne réside pas dans la date d’installation de cet organe mais dans son étude globale conformément à la loi et dans le processus devant le régir. «Nous œuvrons, dans ce sens, pour garantir l’installation de cet organe dans les brefs délais», a-t-il ajouté. Le ministre de la Communication devra visiter les sièges des stations régionales de la télévision et de la radio nationales ainsi que le musée du quotidien «El Djoumhouria», rappelle-t-on.

Mahi Y./APS .

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Privatisation des entreprises et produits interdits à l'importation
Des explications et des questions   


  «Nous devons en tant que peuple vivre selon nos moyens», a déclaré avant-hier à Alger Ahmed Ouyahia, Premier ministre, en marge de la réunion de la tripartite (gouvernement-UGTA-patronat) sur la signature de la Charte relative au partenariat sociétaire.

Par Lynda Naili

L’histoire rattrape encore une fois Ahmed Ouyahia, mais cette fois, c’est à la Maison du peuple, siège même de la Centrale syndicale, où il réitère le feuilleton de la privatisation des entreprises dont tout un chacun connait les conséquences, mais aussi où il lance une autre version de sa fameuse déclaration qui lui a valu la colère des citoyens «tous les Algériens ne doivent pas manger des yaourts», pour dire aujourd’hui que le «peuple» doit savoir
«vivre selon nos (ses) moyens». C’était en réponse à une question sur les produits désormais interdits à l’importation.
A ce titre, si pour cette troisième édition de la privation des entreprises publiques, la faisabilité cette décision laisse septique les plus aguerris de la question qui déplorent une absence de bilan sur les précédentes expériences, même si en réalité le bilan s’impose de lui-même. Et pour cause, l’Algérie qui a pris en marche le train de l’économie de marché dans un contexte de mondialisation tous azimuts imposant la libéralisation du secteur économique, a entamé maints processus restructurations de privatisations des sociétés et entreprises publiques depuis les années 1990 ayant donné naissance notamment à la création des Fonds de participation, de holdings qui par la suite ont été transformés en SGP (Sociétés de gestion des participations) sous le contrôle du ministre en charge des Participations de l’Etat. Voilà qu’en 2016, s’opère encore une reconfiguration du secteur public marchand industriel où ces mêmes SGP sont depuis basculées au statut de «groupe économique» dans le cadre d’«une nouvelle stratégie industrielle». Une énième restructuration des entreprises publiques qui peine à rester en activité, voire qui se meure et dont les dissolutions d’entreprises, l’abandon d’activités, les licenciements par milliers et chômage, la dégradation du pouvoir d’achat et l’essor de l’informel, sont autant de conséquences qui se sont enchaînées à la suite des opérations de restructurations des entreprises publiques. Un manque de vision et visibilité économique dont le pays se serait amplement passé alors que les contours de crise financière et économique commençaient d’ores et déjà à s’afficher en raison de la dégringolade des prix du pétrole commencée en 2014.
De ce fait, si la privatisation des sociétés et entreprises publiques dont «l’objectif est de développer pour une meilleure rentabilité» est «incontournable», comme le souligne si bien le Premier ministre, qui a eu à gérer les premières expériences des années 1990, la manière et la faisabilité de cette privatisation demeurent les interrogations actuelles. D’où justement la crainte ressentie par bon nombre d’économistes qui appréhendent ce nouveau processus d’ouverture de capital qui déplorent «l’absence de tout bilan des opérations précédentes» d’autant plus qu’«à quelques détails près, ce sont toujours les mêmes équipes qui décident de l’opération», remarquent-ils, avec la seule différence qu’aujourd’hui, aucune dette extérieurs ne pèse sur le pays, du moins pour l’instant, tant que la planche à billets continuera d’imprimer les sommes nécessaires au financement de l’économie nationale.
Ahmed Ouyahia, questionné sur la liste des produits récemment interdits à l’importation, appelle «le peuple à vivre selon nos (ses) moyens», il va sans dire que la majorité, pour ne pas dire la totalité des produits concernés en termes de consommation directe, sont des produits de luxe que la majorité des ménages algériens ne se permet pas, ou à l’occasion. De ce fait, cela sera donc à cette classe habituée à ces produits qui devra désormais vivre selon les moyens du pays.

 

 

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Dès 2018
La Banque extérieure d’Algérie ouvrira 5 agences en France   


  Le ministre des Finances, Abderrahmane Raouia, avait fait part, en octobre dernier, de la volonté de l'Etat d'ouvrir une banque à l'étranger afin de capter l'épargne de la diaspora algérienne.

Par Hacène G.

La Banque extérieure d’Algérie (BEA) ouvrira cinq agences bancaires en France dès 2018, a indiqué samedi à Alger le gouverneur de la Banque d’Algérie, Mohamed Loukal.
Ces agences seront installées dans cinq villes françaises choisies en fonction de la densité de la communauté algérienne, a précisé M. Loukal à la presse en marge de la réunion des partenaires à la tripartite pour la signature de la charte sur le partenariat sociétaire. Le gouverneur de la Banque centrale a cité, essentiellement, Paris, Lyon et Marseille.
Pour rappel, le ministre des Finances, Abderrahmane Raouia, avait fait part, en octobre dernier, de la volonté de l’Etat d’ouvrir une banque à l’étranger afin de capter l’épargne de la diaspora algérienne. Selon les statistiques de la Banque mondiale, les émigrés algériens ont transféré, en 2016, un montant de 2,4 milliards de dollars vers le pays.

H. G./APS.

 

 

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Défense des droits des consommateurs
Valoriser le rôle de la société civile pour un meilleur contrôle

La protection du consommateur en Algérie demeure très faible. On dénombre officiellement, selon les statistiques du ministère du Commerce, une cinquantaine d’associations agréées activant aujourd’hui à travers le pays dans ce domaine, dont seul un nombre limité d’entre elles a une activité régulière. Malgré ce nombre important, il n’en demeure pas moins que leur influence est très limitée, voire absente sur le terrain. Cependant, ce qui semble le plus inquiétant, demeure cette guerre de positionnement au sein de la société, qui règne et divise les différentes associations de protection des consommateurs et qui, au final, affaiblit leur rôle et la rentabilité de leurs actions. Ceci étant, défendre les consommateurs n’est pas une tâche facile. Son accomplissement nécessite des moyens humains de qualité et des profils spécialisés dans les domaines juridiques, dans les techniques nouvelles de l’information et dans les secteurs ayant un lien avec le consommateur. A cet effet, les intervenants durant le 4e séminaire régional sur le projet d’amendement de la loi de la protection du consommateur ont insisté sur l’importance du rôle de la société civile dans la protection du consommateur. «De plus larges prérogatives doivent être accordées aux associations activant dans le domaine de la protection des droits matériels et moraux des consommateurs», a estimé Djamel Touati, membre fondateur de l’Organisation algérienne de protection et orientation du consommateur et son environnement (Opoce), dans son intervention durant la rencontre, tenue au musée du moudjahid «colonel Mohamed-Chaabani». Les sanctions contre les opérateurs économiques mettant en péril la santé du consommateur prévues par la loi 03/09 du 25 février 2009 relative à la protection du consommateur étaient «insuffisantes» et devaient être «durcies», a estimé le même intervenant. Mme Abir Mezghiche, de la faculté de droit de l’université de Biskra, a estimé que la loi devait contraindre l’opérateur économique à observer les règles d’hygiène, de salubrité des produits et de services après-vente. L’actuelle loi évoque la nécessaire existence d’associations de protection du consommateur mais «n’en définit pas les prérogatives nécessaires pour leur donner de l’efficacité», a souligné la même universitaire. Pour le Dr Lotfi Dehina de l’université de Constantine, la relation entre administration et relations de protection des consommateurs devrait être «complémentaire» et lorsque l’administration est réticente à l’égard des associations, «celles-ci doivent agir dans l’intérêt de la protection du consommateur et dénoncer tout dépassement». Mostefa Zebdi, président de l’OPOCE, a insisté sur le fait que les associations de protection des consommateurs représentaient «des partenaires pour le suivi de la mise en œuvre des lois et constituent une force de proposition pour l’amélioration du cadre juridique dans l’intérêt le plus général». Cette rencontre initiée par l’Organisation algérienne de protection et orientation du consommateur et son environnement a réuni 150 participants, membres de cette association activant dans 14 wilayas.
 

 

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Droits
De «grands progrès» de l’Algérie dans le domaine des droits de l’homme   


 Des experts ont souligné, lors d’une session de formation sur la protection des droits des personnes en garde à vue, ouverte samedi à Saïda, le grand progrès de l’Algérie dans le domaine de la protection des droits de l’Homme. Les intervenants ont mis l’accent, lors de cette rencontre, sur la nécessité de recourir à l’expérience de l’Algérie dans le domaine des droits de l’Homme. Le directeur des programmes auprès du Bureau international de réforme pénale au Proche-Orient et en Afrique du Nord, Mohamed Chabana, a déclaré, dans ce sens : «nous œuvrons à promouvoir l’expérience algérienne qui constitue un guide et un miroir des programmes des droits de l’Homme que nous aspirons à développer dans les pays arabes, au Proche-Orient et en Afrique du Nord», tout en affirmant l’existence d’une forte volonté politique en Algérie pour s’intéresser aux droits de l’Homme, traduite à travers les amendements de la Constitution et la loi des procédures pénales. La présidente du Conseil national des droits de l’Homme, Benzerrouki Lakhdar Fafa, a rappelé pour sa part, les efforts de l’Etat algérien pour développer et renforcer les principes des droits de l’Homme et des personnes en garde à vue, affirmant que l’Algérie «est le seul pays au niveau de l’Afrique et de l’Europe où le Conseil national des droits de l’Homme compte sept présidents de commissions élues et consacrées totalement à exercer convenablement leurs missions dans le domaine de protection des droits de l’Homme.» La première journée de cette session de formation destinée aux cadres de la police et de la gendarmerie nationales a été marquée par les travaux de deux ateliers abordant les normes internationales de protection des droits humains lors de l’enquête préliminaire et les prérogatives de la police judiciaire dans la législation nationale. La deuxième journée traitera d’autres thèmes débattant du rôle de la police et de la gendarmerie dans la protection des personnes en garde à vue suivant les normes internationales, l’assistance juridique et son importance dans la protection des personnes en conflit avec la loi, l’exercice des droits de l’Homme et son lien avec les missions de la police et de la gendarmerie nationales. Cette session de formation de deux jours est initiée par le Conseil national des droits de l’Homme en collaboration avec le Bureau de l’Organisation internationale de réforme pénale au Proche-Orient et en Afrique du Nord.

Ihsane D.

 

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Assemblée générale de l'Union nationale des avocats
L'importance du Fonds de solidarité nationale des avocats mise en exergue

 Les participants à l’assemblée générale de l’Union nationale des avocats, tenue samedi à Sidi Bel-Abbès, ont mis en exergue l’importance du Fonds de solidarité nationale des avocats le qualifiant d’«acquis important» pour les robes noires. Les intervenants, dont des représentants des organisations des avocats venus de différentes wilayas du pays, ont souligné lors de cette rencontre, que la création de ce dispositif social est importante, surtout que ses recettes seront réparties entre les avocats. L’universitaire Réda Benyahia, membre de l’Organisation des avocats de la région de Sidi Bel-Abbès, a indiqué que le timbre exigé comme nouvelle mesure contribuera au financement du Fonds de solidarité nationale des avocats à hauteur de 99,5 %. L’universitaire Mohamed Djouadi de la wilaya de Sétif a abordé les axes du rapport moral et financier, ainsi que les points qui entravent le fonctionnement de la profession d’avocat dont la procédure de comparution différée ou immédiate. Maître Abdellah Chaib de Sidi Bel-Abbès a évoqué, pour sa part, une somme de préoccupations des avocats à différentes instances juridiques ayant trait à l’exercice de leurs missions, alors que des intervenants représentant 21 organisations d’avocats dont 5 nouvelles ont abordé certains amendements qui concernent les nouveaux avocats.

Ali Y.
 


 


 

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Commerce extérieur
Mesures bancaires et de régulation pour endiguer les importations  
 

Le commerce extérieur du pays a connu une forte réduction du déficit en 2017 grâce au redressement des cours pétroliers et son impact positif sur les exportations du brut, mais sans une baisse notable des importations en dépit de l'élargissement des contingents quantitatifs et l'instauration de mesures bancaires.

Par Cérine N.
Devant terminer l’année autour des 45 milliards de dollars, les importations n’auront reculé que d’un peu plus d’un milliard de dollars seulement par rapport à 2016, alors que l’objectif escompté au titre de l’année 2017 était de les réduire à 30 milliards de dollars. Ceci sans compter la situation de la balance des paiements qui, à la fin du 1er semestre de l’année en cours, a déjà accusé un déficit de plus de 11 milliards de dollars. Ce qui s’est traduit par une forte érosion des réserves de change qui devraient clôturer l’année à 97 milliards de dollars contre 114 milliards de dollars à fin 2016, soit une baisse de l’ordre de 17 milliards de dollars en une année. Après avoir concerné les véhicules, le ciment et le rond à béton en 2016, les licences d’importation se sont élargies à 21 autres produits industriels et agricoles. Il s’agit essentiellement des produits électroménagers, téléphones mobiles, produits cosmétiques, bois, céramique, viandes bovines fraîches ou réfrigérées, fromage, citron frais, pommes, bananes, orge, ail, maïs, tourteaux de soja et du double concentré de tomate. Mais un changement de cap a été décidé par le gouvernement pour réduire les importations et encourager la production nationale, et ce, en optant pour la suspension provisoire de l’importation de plusieurs centaines de produits, le relèvement de taxes et tarifs douaniers pour d’autres, et la suppression des licences d’importation. Concernant la suspension des importations, elle touchera, à partir de 2018, un nombre de 851 produits relevant de 45 catégories de marchandises. Il s’agit essentiellement des fruits secs, des fromages (produits finis), des fruits frais (à l’exception des bananes), des légumes frais (sauf l’ail), des viandes (à l’exception des viandes bovines), du thon, des dérivés du maïs, des préparations de viande, des chewing-gum, des bonbons et chocolats, des pâtes alimentaires, des viennoiseries, des dérivés de céréales, des conserves de légumes, des tomates préparées ou conservées, des confitures, des gelées, des fruits conservés, des préparations alimentaires, des eaux minérales, du ciment, des détergents, des produits plastiques finis et semi-finis, des produits hygiéniques, du marbre et du granite, du papier hygiénique, des tapis, de la céramique finie, des glaces et verres, des moissonneuses-batteuses, des articles de robinetterie, des fils de câbles, des meubles, des lustres, des articles électroménagers et des téléphones mobiles. En outre, il sera procédé à l’élargissement de la liste des marchandises soumises à la Taxe intérieure de consommation (TIC), au taux de 30%, pour 10 familles de produits finis, ainsi que le relèvement des droits de douane, pouvant atteindre 60%, pour 32 familles de produits finis. Ces deux mesures permettront également l’amélioration de la compétitivité des produits locaux par rapport à ceux importés mais aussi la valorisation des recettes budgétaires sur les opérations d’importation de certains produits non essentiels.

Mesures bancaires pour encadrer le commerce extérieur
En parallèle, depuis le début de 2017, la Banque d’Algérie a mis en place successivement plusieurs dispositifs d’encadrement du commerce extérieur pour contenir davantage les importations. Il a ainsi été demandé aux banques de suspendre toute domiciliation bancaire pour les opérations d`importation des agrumes et des légumes frais, et de geler toute domiciliation d’importation de véhicules par les entreprises pour leur propre compte, sachant qu’aucune licence d’importation des véhicules n’a été octroyée en 2017. D’autre part, la Banque centrale a mis en place de nouvelles dispositions rendant obligatoire la domiciliation de toutes les importations relevant de la revente en l’état, et ce, préalablement à toute expédition des marchandises à destination du territoire douanier algérien. Dans ce cadre, elle a aussi exigé de l’importateur de constituer une provision financière préalable, couvrant 120% du montant de l’importation, au moment de la domiciliation, devant intervenir au moins 30 jours avant l’expédition des marchandises. A travers ce nouveau dispositif, il s’agit de rendre plus efficient et opérationnel l’ensemble des mesures édictées en matière d’encadrement du commerce extérieur. De surcroît, ces nouvelles exigences bancaires visent à réhabiliter l’acte de domiciliation en tant qu’instrument de mise en force du contrat d’achat ou de la commande et à mettre en adéquation l’allocation des ressources nécessaires, en matière de change, aux opérations d’importations. Outre le gros volume des marchandises importées, la facture d’importation est également grevée par le phénomène de surfacturation des achats effectués à l’extérieur. Chaque année, les services des douanes enregistrent une moyenne de 400 à 500 contentieux dans le cadre de la lutte contre la surfacturation. La montant des infractions de change qui ont pu être mises au jour par les Douanes algériennes se chiffre à plusieurs dizaines de millions de dollars dont la majorité est commise lors d’opérations du commerce extérieur. Ces infractions de change liées au commerce extérieur sont souvent menées à travers la majoration de la valeur en douane déclarée à l’importation (surfacturation), la minoration de la valeur en douane déclarée lorsqu’il s’agit d’opérations d’exportation et le non rapatriement des montants en devises de marchandises exportées. C’est pourquoi l’Algérie a engagé des négociations avec l’Union européenne et la Chine, plus gros fournisseurs du pays, dans le cadre de la lutte contre la surfacturation pratiquée par certains importateurs algériens. Dans ce sens, un projet est en cours d’élaboration à travers lequel l’Algérie a demandé à l’UE de mettre à la disposition des Douanes algériennes les données relatives aux valeurs des produits qui sont importés auprès de l’Europe afin de contrecarrer la surfacturation. Outre l’UE, un projet d’accord d’assistance mutuelle et administrative avec la Chine est aussi en négociation pour lutter contre ce phénomène.

C. N.

 

 

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