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28/08/2016
 
 

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Cinq ans après leur dernier album «Rwayeh»
Les Abranis reviennent avec «Asmekti»


 Les Abranis reviennent aux studios d'enregistrement après cinq ans d'absence. C'est avec un nouvel album intitulé «Asmekti» (souvenirs) que le groupe présente onze textes traitant des sujets variés. De nouveaux rythmes sont apportés à des textes connus du groupe ainsi que de nouvelles paroles.


Par Abla Selles

Cinq ans après la sortie de son dernier album «Rwayeh», le groupe Abranis, précurseur du pop-rock en Algérie, revient avec un nouvel opus intitulé «Asmekti» (Souvenir) imprégné de mélodies kabyles remises au goût du jour. Les onze titres qui composent cet album, sorti récemment, s’inscrivent dans la lignée de l’ensemble de la discographie du groupe qui s’était fait connaître dans les années 1970 et 1980 par le pop-rock. Produit par «Gosto», une boîte de production basée à Béjaïa, «Asmekti» remet en mémoire des mélodies anciennes qui ont fait le succès de ce groupe quadragénaire.

Malgré la prédominance du style pop-rock, «Asmekti» se distingue des autres albums, particulièrement par les mélodies qui apportent «plus de couleurs kabyles», explique Karim Abranis, compositeur et leader du groupe.
«A Hemma», un titre sorti en 1993 dans l’album «Wali Kan», a été complètement revisité et présenté ainsi dans une tonalité contemporaine: «Je n’étais pas satisfait de la version 1993 de ‘’A Hemma’’. En plus du texte qui a été modifié, j’ai aussi apporté des changements dans le rythme et l’arrangement», précise le musicien sexagénaire. Des artistes de renom ont été étroitement associés à la réalisation du nouvel album, à l’image du compositeur Ameziane Kezzar et le poète Salim Benkhlifa. Leur apport artistique a notamment marqué les titres «Tamurt-iw» (Mon pays), «lbaz» (L’aigle) et «Urgagh» (J’ai rêvé), une chanson écrite par Saïd Abdelli qui rappelle le fameuse ballade «Imagine» du compositeur anglais John Lennon. Outre le producteur Amirouche Belaid, Abranis est accompagné par les guitaristes Nazim Mohamedi et Idir Mouhia, le batteur Yacine Haddad et le bassiste Lahlou Hammoudi. Deux choristes, Lifa et Yamina, ont associé leur voix à celle de Karim Abranis dans la chanson «Tajmillt» (Hommage), déclinée également en vidéoclip visible sur You Tube.
Elles ont également prêté leurs voix à «Silas» et «Tamurt-iw», où le chanteur manifeste son indignation face au «sort fait au pays».

S’abreuvant à sa propre discographie, le groupe a su préserver des qualités essentielles à son identité musicale, des thèmes, et des textes élaborés et engagés. Dans «Yerna dessen», Abranis reproduit un texte de Abdallah Mohya, plus connu sous le nom de Muhia, pour rendre hommage à ce dramaturge et poète disparu en 2004.
Evoquant la séparation, Karim rend un hommage émouvant à son père, tombé au champ d’honneur en 1957 pendant la guerre de libération, dans «Seva u xemsin» (57).
«Asmekti» évoque, d’autre part, l’exil, des questions d’ordre intimes ou politiques, en plus des thèmes plus classiques comme l’amour, la paix et la liberté. S’ouvrant à d’autres musiques, Abranis a aussi introduit des morceaux de gospel, un style d’origine afro-américaine, dans «Aris» où le tempo et les instruments montent crescendo.


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Festival national du théâtre amateur de Mostaganem
Témoignages et débats


  Hadj abdelallah Halfaoui, «un ancien» de la fameuse troupe du GAC (Groupe de l’action culturelle) de Constantine, a évoqué, vendredi, avec une grande nostalgie, sa participation, depuis le début, au festival du théâtre amateur de Mostaganem et toutes les péripéties vécues tout le long de cette manifestation, qui vit cette année sa 49ème édition.

Face à une assistance réduite composée de quelques figures du 4e art, d’universitaires et de jeunes étudiants et comédiens amateurs, Hadj Abdellah, comme l’appelle affectueusement ses compagnons de route, les yeux pétillants de bonheur, replonge dans le passé pour «feuilleter» ces pages glorieuses du Festival de Mostaganem.
«C’est un Festival qui a été lancé par un homme, le défunt Si Djillali, et soutenu par toute la population de Mostaganem. C’était un évènement de grande solidarité, de bénévolat, de sacrifices. Le théâtre amateur est une grande école d’Hommes», a-t-il soutenu, en prenant part à une table ronde sur le mouvement du théâtre amateur, organisée, à la maison de la culture Ould Abderrahmane-Kaki, dans le cadre de la 49e édition du FNTA. Le septuagénaire, à la mémoire encore intacte et vivace, se souvient de ces moments forts en émotions mais également parsemés d’embûches et de sacrifices du fait que le mouvement du théâtre amateur était libre de toute attache et échappait à toutes les formes de contrôle et de musellement. Presque naturellement, le «sens» donné à cette table-ronde a débordé du cadre purement «commémoratif» pour poser les problèmes actuels que rencontre ce mouvement artistique. L’universitaire de Constantine, Ahmed Cheniki, grand spécialiste du théâtre algérien, évoque la relation entre le théâtre amateur et l’Université et l’absence de recherches académiques et scientifiques dans ce domaine. Nos universitaires, pour la plupart d’entre-eux, méconnaissent ces expériences et cet héritage universelle», a-t-il déploré, en mettent en exergue le fossé séparant ces deux parties.
Meliani Hadj, pour sa part, a expliqué que le succès du théâtre amateur réside dans le fait, qu’à son apparition et jusqu’aux années 80, les troupes théâtrales étaient fortement politisées. Il a estimé que le public trouvait que ces troupes, avec leur liberté de ton et leurs critiques acerbes de la société, exprimaient bien leurs frustrations, leurs colères et leurs aspirations à un monde meilleur et plus juste. L’universitaire de Mostaganem, connu pour ses recherches sur les expressions culturelles en Algérie, a indiqué qu’après 1988 et avec l’avènement de la démocratie et du multipartisme, on a vu l’apparition d’un 4e art «sans discours politique» et l’avènement du «mythe de la scénographie», avec le souci d’un «divertissement coloré». Les hommes du théâtre se sont rappelé que le 4e art c’est d’abord et avant tout du texte et du jeu des comédiens.

Hadj Meliani a parlé également de la phase «néo-libérale» avec la création de coopératives et d’autres formes de troupes dont le souci, «trop souvent légitime» a-t-il estimé est de faire des recettes et tirer profit de leurs productions.Mansour Benchehida, également universitaire de Mostaganem, a posé la question de la sauvegarde et la préservation de la mémoire du Festival de Mostaganem. «Nous avons voulu élaborer un annuaire du Festival, mais on n’a pas pu parvenir à le faire. Il n’existe aucune archive, ni écrite, ni sonore ni iconographique du Festival. Comment voulez-vous que nos étudiants, nos doctorants et nos chercheurs puissent travailler sur ce mouvement artistique», a-t-il déploré.
Le rôle de la presse dans la promotion de la culture, la nécessité d’une relance du mouvement théâtral à la base, dans les écoles, les lycées et même dans les universités, la mise en place d’un cadre juridique pour le FNTA, le financement des troupes théâtrales par les pouvoirs publics ont été autant de questions soulevées par l’assistance.

«Pourquoi les troupes du théâtre amateur, avec leurs moyens limités, drainent toujours le public, chose que font rarement les troupes professionnelles financées par les pouvoirs publics», s’est interrogé le responsable de la troupe mostaganémoise El Ichara. Une question qui mérite d’être étudiée non seulement par les chercheurs universitaires mais aussi par toutes les parties intervenant dans ce champ artistique.
 

 


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