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POINT chauds Par Fouzia Mahmoudi 28/08/2016

Persévérance

 Il peut être étrange parfois de voir François Fillon faire de nouvelles déclarations publiques avec autant de régularité et surtout continuer à mener sa pré-campagne des élections primaires de la droite lorsque l’on connaît les chiffres des intentions de vote à son égard et à quel point ils sont bas. Pourtant, il a été le premier dès 2012, au lendemain de la défaite de Nicolas Sarkozy face à François Hollande, à se manifester pour la présidentielle et à se présenter officiellement aux yeux des électeurs de droite comme un candidat pour 2017, ou plus précisément, comme candidat à la primaire qui devra déterminer quelle personnalité politique représentera la droite à la prochaine présidentielle. Et comme toujours celui qui a été son Premier ministre durant l’ensemble de son mandat, Fillon, a consacré lors de son dernier meeting une large majorité de ses attaques et de ses critiques à l’encontre de Nicolas Sarkozy. Commentant le programme de l'ex-chef de l'État, entré en lice la semaine dernière, Fillon déclare : «Il n'y a rien de très nouveau. Même ton, mêmes thèmes et trop de demi-mesures». «Il veut mettre fin aux 35 heures, mais seulement s'il y a des augmentations de salaire.

Il prône un âge de départ à la retraite de 63 ans, alors que tous les autres pays européens sont à 65 ans. Il n'a pas tiré toutes les conséquences de la situation présente», fustige l'ancien chef du gouvernement. «Ce n'est pas le programme innovant qui permettrait un choc psychologique. Pour redresser la France, nous n'avons pas seulement besoin de symboles identitaires, mais aussi de marqueurs économiques», met-il en garde, convaincu que «l'élection de 2017 ne doit pas être la revanche de 2012». «Le débat ne doit pas se résumer à un duel entre François Hollande qui a échoué et un ancien président de la République qui n'a malheureusement pas convaincu les Français en 2012», martèle Fillon. Il s'en prend aussi à Alain Juppé, toujours donné vainqueur de la primaire par les sondages : «Alain Juppé est obsédé par le rassemblement. C'est respectable, mais cela se fait au détriment d'une clarification programmatique et idéologique». «Cela conduit de mon point de vue à ne pas aller assez loin dans la transformation dont la France a besoin pour se redresser», regrette François Fillon. Mais même si son programme à lui regorgeait de bonnes idées et de réformes pertinentes cela ne changerait rien au fait qu’il n’a aucune chance de victoire pour la primaire et que ses attaques constantes et brutales à l’encontre de ses adversaires l’ont disqualifié pour un quelconque rôle au sein d’un éventuel prochain gouvernement.
 

 

 

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