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POINT chauds Par Fouzia Mahmoudi 28/12/15


Nécessité

Alors qu’il avait lui-même montré quelques réticences quelques jours avant l’annonce de François Hollande sur la déchéance de la nationalité, Manuel Valls reste néanmoins fidèle à la ligne décidée par l’Élysée et défend bon gré mal gré la résolution du président de la République. Le Premier ministre est revenu sur le sujet cette semaine pour tenter de calmer les esprits. Selon lui, «une partie de la gauche s'égare au nom de grandes valeurs», affirme-t-il dans la presse. «Une partie de la gauche s'égare au nom de grandes valeurs en oubliant le contexte, notre état de guerre, et le discours du président devant le Congrès», a en effet confié le Premier ministre. Le président François Hollande avait annoncé cette réforme devant le Congrès le 16 novembre, trois jours après les attentats de Paris. Tout un pan de la gauche a exprimé son sentiment de trahison après la décision annoncée mercredi à l'issue du Conseil des ministres d'introduire cette possibilité de déchoir de leur nationalité française les binationaux condamnés pour des actes de terrorisme. Plusieurs responsables de gauche ont dénoncé cette mesure surtout préconisée à droite et au FN. Certains, comme le député PS «frondeur» Pascal Cherki, ont déjà annoncé leur intention de voter contre. Même intention chez l'ex-ministre EELV Cécile Duflot, selon qui «à force de vouloir couper l'herbe sous le pied du FN, on risque d'appliquer son programme». L'ex-ministre de l'Éducation, Benoît Hamon, votera contre, car «c'est une question de valeur et de conscience». L'ancien leader écologiste Daniel Cohn-Bendit a lui évoqué «une erreur morale, une faute terrible». Julien Dray, considéré comme proche de François Hollande, a souligné «le risque d'une rupture avec la gauche militante». Pour être inscrite dans la Constitution, cette réforme doit être adoptée par les deux
chambres séparément puis par une majorité des trois cinquièmes au Parlement réuni en congrès à Versailles. «La détermination est totale, nous irons jusqu'au bout, et que chacun en soit bien convaincu», a néanmoins assuré le Premier ministre. Reste à savoir si la mobilisation à gauche sera réelle pour contrer cette loi ou si comme cela a déjà été le cas par le passé les menaces de voter à gauche finiront par disparaître sous la nécessité de rester solidaire face à la droite. Après tout, tout indique que si les chances de victoire à la présidentielle de François Hollande sont déjà minces, elles deviennent nulles s’il n’est pas soutenu par l’ensemble de sa famille politique. F. M.

 
 
 

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