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30/04/2017
 
 

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Dans un message à la nation/Législatives
Bouteflika appelle à l’impartialité 

  La «garantie» et l'importance de cette nouvelle législature pour finaliser les réformes destinées à la diversification économique, le choix des candidats, la participation massive, appel à «la plus grande impartialité» des acteurs impliqués dans l'opération des élections législatives, tels sont les points forts que le Président Abdelaziz Bouteflika a évoqué hier dans son message à la nation à l'occasion du scrutin législatif du 4 mai prochain.


Par Linda Naili

A la veille de la clôture de la campagne électorale en prévision du renouvellement de la composante de l’Assemblée nationale populaire, le Président Abdelaziz Bouteflika, a adressé hier, un message à la nation dans lequel il a sommé l’ensemble des acteurs, des responsables et agents publics, impliqués dans l’opération du processus des élections législatives, à faire preuve de la «plus grande impartialité et à veiller au strict» respect des dispositions de la loi. En ces termes, le premier magistrat du pays appellera «l’ensemble des responsables et agents publics impliqués dans cette opération à faire preuve de la plus grande impartialité et à veiller au strict respect des dispositions pertinentes de la loi», a affirmé le chef de l’Etat. Dans ce contexte, le président a assuré son «plein appui» à la Haute instance indépendante de surveillance des élections (HIISE) pour l’accomplissement de sa mission définie par la Constitution et explicitée par la loi. Dans cette lignée, rappelant sa «qualité de président du Conseil supérieur de la magistrature», le Président «invite également les magistrats à traiter avec diligence et fermeté tout dépassement ou tout acte de nature à porter atteinte à la crédibilité et à la transparence du scrutin dont ils seront éventuellement saisis». Et de relever par ailleurs que «l’Algérie a souverainement convié les Organisations internationales auxquelles elle appartient ou dont elle est partenaire, à dépêcher leurs observateurs témoigner de la transparence et de l’équité de l’élection législative» qui «n’aura rien à envier à celles qui se tiennent dans les pays de tradition démocratique», a souligné le chef de l’Etat.

D’autre part, dans son message, le chef de l’Etat, relevant le rôle et l’importance de la prochaine Assemblée populaire nationale (APN), dira que l’élection législative de cette année revêt une «importance accrue» du fait qu’elle se situe non seulement dans «le sillage d’une profonde révision constitutionnelle» survenue l’année dernière, mais aussi dans «une conjoncture financière lourde de défis pour notre pays». Et à lui de souligner que la prochaine législature
«devra également légiférer pour la finalisation de diverses réformes destinées à promouvoir une économie davantage diversifiée, de sorte à réduire la dépendance du développement du pays et du bien-être de la population envers le marché mondial des hydrocarbures». Ainsi, pour toutes ces raisons invoquées, le Président Bouteflika appellera es Algériens à exercer leur «libre choix», et à participer massivement au scrutin. «Ce choix sera respecté, sera le vôtre, libre, et en concordance avec vos convictions politiques. Mais dans le même temps, votre participation à ce scrutin sera votre contribution personnelle à la stabilité du pays, à la progression de la démocratie dont vous êtes la source et au développement de notre patrie, l’Algérie, à laquelle nul parmi nous n’a de patrie de rechange», a soutenu le Président.

Par ailleurs, le Président assurant «la garantie» grâce «aux succès méritoires contre le terrorisme, enregistrés par l’ANP et les forces de sécurité», dont il
«salue, une nouvelle fois, l’engagement et les sacrifices», rappellera que «les pouvoirs publics ont pris les dispositions requises pour une bonne organisation du scrutin». Le Président assurera que «conformément aux directives que j’ai émises, l’ANP, la Gendarmerie nationale et la Sûreté nationale seront mobilisées pour garantir plus que jamais, la sécurité de la population et la sérénité de la consultation électorale».



 

Abderrazak Makri à Béjaïa
«Nous avons une histoire et un avenir communs»

Le président du Mouvement de la société pour la paix (MSP), Abderrazak Makri, qui animait un meeting avant-hier au TRB, a déclaré devant les militants et sympathisants de son parti que «la diversité en Algérie est une richesse», soulignant que «la religion demeure le dénominateur commun de tous les Algériens d’où la nécessité d’aller vers la réconciliation culturelle et ils doivent être fiers de leurs langues nationales», même s’il dit être en faveur de l’apprentissage d’autres langues. Pour lui, certes, il y a des différences, mais «nous sommes un seul peuple, nous avons une histoire et un avenir communs». L’orateur ira plus loin pour séduire les Béjaouis, disant être d’accord pour la généralisation de l’enseignement de tamazight et la transcription des enseignes des magasins en cette langue. Au sujet de la crise qui secoue le pays, le président du MSP a plaidé pour «une entente politique et culturelle afin de redonner l’espoir au peuple». Selon lui, «la priorité est de se réconcilier par la reconnaissance de nos identités et ensuite rétablir la légitimité par la transparence des élections pour installer une confiance entre les gouvernants et les gouvernés». Enfin, il a rappelé avoir alerté, maintes fois, «les dirigeants du pays sur le danger qui guette le pays et la nécessité d’aller vers un changement pour mettre fin à la crise multidimensionnelle qui le frappe». 

 

Chafaâ Bouaïche tête de liste du FFS à Sidi-Aïch
«Nous allons lutter pour changer les lois antisociales»

«Le FFS a opté pour l’animation de meetings pour exprimer ses valeurs et principes de liberté et de tolérance qu’il porte», a déclaré dans un meeting la tête de liste du FFS aux législatives du 4 mai prochain, Chafaâ Bouaïche. «Nous sommes contre l’enfermement politique, social et culturel». Pour le candidat, «le pouvoir a tout fait pour dépolitiser la société, contrairement au FFS qui veut rétablir la pratique politique et faire participer les citoyens dans la vie publique et politique». «Le FFS milite pour la dignité et l’espoir car le pouvoir ne veut pas le bien du peuple qui continue de souffrir en dépit de la période d’aisance financière et aujourd’hui plus que jamais à cause de la politique d’austérité honteuse». «Nous avons voté contre toutes les lois sur l’investissement, la retraite, le code du travail», a-t-il souligné. «Mais nous n’avons pas bénéficié d’une bonne médiatisation pour que les gens sache ce que nous avons fait», a ajouté M. Bouaïche sans remettre en cause la défaillance de son parti dans le domaine de l’association avec la presse. Et de faire un premier bilan de la campagne électorale en disant qu’«un nombre important de meetings ont été animés par les candidats à travers la wilaya». «Nous avons toujours eu un langage de vérité avec les citoyens, car nous voulons des passerelles avec la population afin d’arriver au changement». Pour la prochaine mandature, il dira que les élus du FFS mèneront un combat pour changer le code communal et le code de wilaya et toutes les lois antisociales et antipopulaires, «car nous militons pour un État de droit», a-t-il fait observer.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Sellal à Médéa
«La loi sera appliquée en matière de foncier industriel»

  En visite, hier à Médéa, le Premier ministre a mis en garde les investisseurs qui ont sollicité des terrains et tardent à concrétiser leurs projets, comme il a mis l'accent sur la nécessité d'aller vers davantage de partenariat privé- public dans le domaine agricole.

Par Louiza Ait Ramdane

Sellal a souligné que l’agriculture a grandement besoin de capitaux privés pour se développer et contribuer à l’essor économique du pays. Rassurant que «l’Etat restera propriétaire des terres, mais l’option du partenariat privé-public doit être encouragée et soutenue», il a insisté sur l’impératif de songer à produire localement au lieu d’importer. «Notre bataille, aujourd’hui, c’est la production. Il faut que nous parvenions à produire ce que nous consommons ici en Algérie», a-t-il déclaré en marge de son inspection à la ferme-pilote Dhaoui, dans la commune de Ouamri, à 33 km à l’ouest de la wilaya. Cette ferme-pilote s’étend sur une superficie agricole totale de 811 hectares, dont 300 hectares dédiés à la culture en irrigué. Elle est spécialisée dans l’élevage bovin et la production laitière et dispose d’un cheptel bovin de 128 têtes, dont 17 vaches laitières et 83 génisses destinées à la reproduction. Outre cette activité principale, la ferme-pilote Dhaoui s’est investie également dans la culture arboricole, notamment la production de pommes, de poires et de prunes, s’étendant sur une superficie de 69 hectares, alors que la culture céréalière et le fourrage, autres activités de la ferme, occupent une superficie de 458 hectares. Lors de l’inauguration de l’unité de fabrication de cuivre Arab Métal, sise à la zone industrielle de Oued-Harbil, à 17 km à l’ouest de la wilaya, le Premier ministre a saisi cette opportunité pour rappeler les efforts consentis par l’Etat en vue d’encourager l’investissement et faciliter la création de ce type d’entreprise, tout en mettant en garde les investisseurs qui ont sollicité des terrains et tardent à concrétiser leurs projets. «Nous allons donner un délai pour les investisseurs qui n’ont pas encore démarré leurs projets, mais la loi sera appliquée dans toute sa rigueur avec ceux qui ne respectent pas leurs engagements», a-t-il déclaré. A l’université Yahi- Fares où il a inspecté les projets de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique dans la wilaya de Médéa en compagnie du ministre du secteur par intérim, Mohamed Mebarki, M. Sellal a appelé à une utilisation optimale des équipements et places pédagogiques des établissements universitaires, estimant qu’il faut les valoriser et utiliser l’université de 7h à 19h. Le Premier ministre a souligné, par ailleurs, l’importance des matières scientifiques et des mathématiques, précisant que le gouvernement a fixé à 17% le taux d’intégration des matières scientifiques dans les programmes d’enseignement universitaire. «Nous enregistrons un grand retard dans les matières scientifiques alors que l’avenir du pays repose sur les sciences et les mathématiques», a déclaré M. Sellal. Le Premier ministre a appelé, dans ce sens, l’université algérienne à «une plus grande ouverture et coopération avec les entreprises des secteurs public et privé», soulignant la nécessité de mettre à profit les 17 centres de recherche du pays. Par ailleurs, le Premier ministre a inspecté à la commune d’El- Hamdania le projet de dédoublement de la route nationale (RN) N° 1 reliant la Chiffa à Berrouaghia et visité le tunnel d’El-Hamdania, l’un des deux tunnels réalisés dans le cadre de ce projet routier structurant appelé à assurer une desserte rapide entre les localités du nord du pays et les régions du Sud. Lors de cette tournée, il a insisté sur le strict respect des délais de réalisation du projet de dédoublement de la RN N° 1 conçu pour «apporter une plus-value économique aux régions desservies par cet axe routier». Le projet devrait être réceptionné au courant du 2e trimestre de l’année 2018. L’achèvement de cette section d’autoroute va permettre la mise en œuvre de la nouvelle base logistique de Boughezoul, actuellement en cours de réalisation, d’où l’intérêt de lui accorder une attention particulière, a-t-il ajouté. Enfin, en visitant le chantier de réalisation de 2 332 logements publics locatifs (LPL) à Ain-Djerda, dans la commune de Draa-Smar, à 4 km du chef-lieu de wilaya, le Premier ministre a mis l’accent sur la nécessité d’impliquer désormais le privé dans l’aménagement et la réalisation des structures annexes (commerces et services) à l’intérieur des cités. «Il faut mettre en compétition le capital privé et l’inciter à investir dans les futurs projets de l’habitat», a indiqué Sellal, précisant que «l’Etat demeurera engagé au côté des couches moyennes et continuera de financer les projets destinés à cette catégorie».


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Hausse sensible des prix de vente
Le poulet annonce la couleur du ramadhan  


 A quelques semaines du mois de ramadhan, la viande blanche vient subitement de connaître une hausse sensible des prix de vente. Le poulet était proposé, hier, à 340 et 360 dinars le kilo. Ce malheureux état de fait a pris au dépourvu la ménagère, qui même avertie parce que habituée à ce type de flambée à chaque ramadhan, ne s’attendait peut-être pas à une envolée aussi précoce des prix. En effet, le coût du poulet connaît une augmentation remarquable ces jours-ci, au grand dam des ménages à faible revenu, passant de 230 à 360 dinars le kilo en l’espace de quelques jours. Le marché de la volaille a connu une accalmie entre-temps, mais ces derniers jours les prix de la viande blanche ont connu une nouvelle hausse inexpliquée. Une situation qui, au demeurant, ne laisse pas indifférent le consommateur qui se voit privé de cette denrée qui était naguère à la portée des petites bourses. Ainsi, le citoyen se trouve contraint de gérer de manière draconienne ses ressources financières en se rabattant sur d’autres produits. Effectivement, si la hausse des prix sur les marchés a toujours été observée pendant la période des fêtes, les prix tendaient à reprendre leurs cours et se stabiliser ; mais il semblerait que ce qui était occasionnel est maintenant devenu la règle. «Son prix connaîtra une autre hausse dans les jours à venir», a prédit sans plus d’explications un vendeur de volaille. Les prix affichés varient selon la qualité des produits, allant du meilleur au moins bon quand il ne s’agit pas tout simplement de mauvaise qualité, c’est du moins ce que nous avons constaté, hier, lors d’une virée au niveau de quelques marchés de la capitale. Le poulet s’affiche entre 340 et 360 dinars/kg sur les présentoirs des boucheries. Selon des informations recueillies auprès des bouchers, cette augmentation est due à la hausse du prix des aliments de volaille. Selon certains détaillants, la multiplication d’intermédiaires est aussi à l’origine de cette flambée.

D’autres l’expliquent par l’éternelle équation de l’offre et de la demande. «Nous aussi, nous sommes surpris par cette hausse des prix du poulet», dira un boucher. Un des vendeurs nous a affirmé que tout se passe au marché de gros. Notre interlocuteur nous a expliqué qu’il a eu du mal à s’approvisionner au marché de gros et n’a pu l’acquérir qu’au prix de 310 DA le kilo, acculant l’absence de toute surveillance de la part du ministère du Commerce. Approché, un père de famille dira : «Quand le citoyen va au marché, il reste stupéfait. Comment un simple fonctionnaire peut vivre ou nourrir ses enfants ?». Selon lui, «cette situation est due à l’absence de contrôle. On apprend par-ci par- là que l’Etat a mis en place des cellules de lutte contre la fraude, mais la réalité est qu’il n’y a pas de suivi sur le terrain puisque les commerçants n’en font qu’à leur tête». Une autre citoyenne témoigne : «La situation est déplorable, car on est en train de survivre et l’Etat ne fait rien pour y remédier». Les citoyens espèrent que les services concernés relevant de la direction du commerce effectuent un contrôle rigoureux des prix qui ont dépassé le pouvoir d’achat du simple citoyen. A noter, d’autre part, qu’au niveau des restaurants le prix de la viande blanche demeure néanmoins le même. Cependant, certains restaurateurs pensent à le revoir à la hausse. «Pour l’instant, le prix de ce type de viande reste stable. Nous maintenons le même montant. Mais nous serons dans l’obligation de l’augmenter si le problème perdure encore. Nous n’avons absolument pas le choix que de répercuter cette hausse sur le prix du repas», nous a expliqué le propriétaire d’un restaurant.

Meriem Benchaouia.
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Disparition du petit Salim à Ath Zemenzer (Tizi Ouzou)
Mobilisation générale de la population pour le retrouver   


 La famille Mahdad d’Ath  Anane dans la commune de Beni Zemenzer (15 km au sud de Tizi Ouzou) était toujours hier en fin d’après-midi, sans nouvelle  de leur petit Salim disparu depuis jeudi dernier. Les opérations de recherches lancées par des habitants, appuyés des éléments de la gendarmerie et avec des chiens renifleurs, dans les heures qui ont suivi sa disparition n’ont rien donné. Alors que les villageois et les membres de la famille de la victime étaient en réunion de crise à l’effet d’entreprendre des actions appropriées pour gérer la dure épreuve que vit toute la région et surtout en vue de retrouver le petit Salim sain et sauf. Côté autorités judiciaires et sécuritaires, rien n’a filtré et aucune communication officielle sur cette affaire. Certes communiquer en pareilles circonstances est une arme à double tranchant mais il est judicieux afin de mettre fin à toutes les rumeurs dont les plus folles, qui circulent ici et là, ne sont pas dans l’intérêt de l’enquête et encore moins du petit écolier.


Hamid M.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 



Au vu de leur condition sociale toujours déplorable
Des handicapés interpellent les pouvoirs publics

 Le handicap sous toutes ses formes est déjà de par sa déficience biologique un lourd fardeau à porter pour la personne. En plus de cela, ne pas lui conférer les moyens humains et matériels nécessaires à sa bonne prise en charge le devient encore plus.

Par Yacine Djadel

L’Algérie compte en moyenne 7 à 8 millions de personnes atteintes d’un handicap. Pour leur offrir une place digne dans la société, au même titre que les personnes valides, il se trouve que le manque de structures et dispositifs destinés à bien prendre en charge cette catégorie demeurent un réel problème pour remédier aux droits de ces citoyens souffrant dun handicap. Des droits souvent bafoués pour le bon épanouissement de ces derniers. Manque de places et lieux adaptés à leur infirmité, absence de transport spécialisé pour alléger leur quotidien déjà assez pénible, en outre une pension de 4 000 da si maigre par rapport au pouvoir d’achat actuel, qu’elle est vue par la plupart, comme une insulte, si ce n’est un manque d’égard. «Je suis en chaise roulante comme vous le voyez, et je fais souvent des analyses et examens de routine pour bien surveiller mon état de santé.

Avec 4 000 da par mois comment voulez-vous que je paye mes radios et autres. La plupart ne sont pas remboursés par la sécurité sociale comme l’ECG, par exemple qui coûte 800 da chez le généraliste et 1 400 da pour le cardiologue, parfois plus, comment voulez-vous que je paye tout cela. J’aimerais bien que ces examens soient remboursés totalement par la Cnas», a déploré, Mme Laila Zoutate, une femme en situation de handicap. Celle-ci a ajouté qu’en général, les handicapés restent les véritables oubliés de la société, et ce, pratiquement dans tous leurs droits. «Cela fait des années que j’ai fait un dossier pour avoir un logement social et toujours rien, attendre et attendre, c’est ce qu’on nous dit à chaque fois. Pourtant, d’un côté les autorités disent que nous sommes vis-à- vis de la loi prioritaires en tant que personnes handicapées, mais en réalité, rien n’est appliqué», a-t-elle dénoncé. Des citoyennes et citoyens comme Mme Zoutate, il y en a des milliers à travers le pays. Rares lorsque la parole leur est donnée pour sortir du silence marginal qui les ronge. A propos du droit au logement, concernant les handicapés, la présidente de la Fédération algérienne des personnes handicapées (FAPH), Mme Atika El Mamri, n’a pas manqué de remettre en cause les conditions d’octroi des appartements. Pour elle, même lorsque le droit est acquis, il reste toujours inadapté. «Il y a plusieurs handicapés ayant bénéficié de leur logement AADL, une bonne chose, certes, néanmoins, qui reste mal gérée et surtout inadaptée aux besoins spécifiques de ces derniers. Comment voulez-vous qu’un handicapé sur chaise roulante puisse monter au premier étage dans un immeuble où il n’y a pas d’ascendeur ?!!» a-t-elle rappelé. Pour aller encore plus loin dans sa dénonciation, celle-ci n’a pas manqué de montrer du doigt le marasme bureaucratique qui entrave gravement la situation. «On leur donne dans le dossier des cartes de handicapés précisant clairement le besoin de la personne et au final lors de la réalisation des cités, ils nous disent qu’ils ne connaissaient pas ce détail», a-t- elle souligné. Pour cela, nous demandons aux autorités de réagir et surtout appliquer la loi pour rendre nos droits réels. Saluant toutefois les efforts ayant été faits de la part du gouvernement, cependant beaucoup reste à faire pour égaler les pays développés. Encore que l’Algérie a des moyens énormes pour couvrir en tout tous ses citoyens handicapés. A commencer par impliquer davantage les handicapés dans tous les projets de la société civile. «S’il y a des politiques publiques pour notre catégorie que les responsables nous consultent, car seuls nous savons avec exactitude ce dont nous avons besoin réellement. Il y a eu à maintes reprises des décisions des projets de loi nous concernant sans même demander notre avis, c’est absurde», a-t-elle indiqué.

Y. D.
 

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 



Sahara occidental
Le Conseil de sécurité désavoue le Maroc sur El Guerguerat 
 

 Le Conseil de sécurité a affirmé vendredi soir que les activités menées par le Maroc dans la zone tampon d’El Guergarat sont contraires à l’esprit du cessez-le-feu de 1991, soulignant que l’ONU devrait s’engager à explorer les moyens de résoudre les questions qui étaient à l’origine de cette crise. Dans sa résolution prorogeant le mandat de la Minurso d’une année, le Conseil de sécurité a estimé que la crise intervenue récemment dans la zone d’El Guerguerat «soulève des questions fondamentales liées au cessez-le-feu et aux accords connexes et engage le secrétaire général à explorer les moyens de les résoudre». Il est important de souligner que la crise d’El Guerguerat impose de trouver une solution qui aille au-delà d’un simple enregistrement des violations de l’accord de cessez-le-feu. «La solution doit identifier les causes réelles qui étaient à l’origine de cette crise et situer les responsabilités», ont estimé plusieurs membres du Conseil de sécurité, lors des discussions sur cette résolution. La présence des éléments armés du Front Polisario à El Guerguerat constituait une légitime défense contre la tentative du Maroc de modifier le statut quo de cette zone en voulant imposer de force un projet de route traversant les territoires sahraouis. S’appuyant sur le rapport du secrétaire général de l’ONU, le Conseil de sécurité a affirmé que certaines activités civiles «peuvent être jugées contraires à l’esprit du cessez-le-feu et susceptibles de provoquer la reprise des hostilités» dans cette zone militaire sous surveillance de la Mission des Nations unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental (Minurso). La route commerciale entre le mur de sable et la frontière mauritanienne que le Maroc veut imposer de force n’existait pas lorsque le cessez-le-feu est entré en vigueur en 1991.

 La circulation actuelle modifie le statut quo et constitue une violation du statut de cette zone et du cessez-le-feu. L’ONU est alors invitée par le Conseil de sécurité à s’»attaquer aux causes du problème et non pas à ses conséquences en lui laissant le soin de déterminer les moyens qui vont l’aider à y parvenir». Le chef de l’ONU a salué vendredi le redéploiement des forces armées du Front Polisario à El Guerguerat, en précisant que la Minurso allait discuter de toutes les questions liées à la zone tampon avec les parties concernées. Le Maroc devrait alors montrer sa disponibilité à discuter avec la Mission onusienne des violations du cessez-le-feu qu’il avait commises après avoir refusé l’envoi d’une commission technique sur le terrain afin d’examiner cette question minutieusement. Rabat, qui a échoué à faire condamner le Front Polisario par le Conseil de sécurité sur sa présence à El Guerguerat, dictée par la légitime défense, menace déjà de faire obstruction aux efforts des Nations unies pour relancer les négociations.

Ghani Y.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 



Lamamra au sujet de la prorogation du mandat de la Minurso
 «Un succès diplomatique» pour la cause sahraouie


  La prorogation du mandat de la Mission des Nations unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental (Minurso) vendredi est «un succès diplomatique» pour la cause sahraouie, a affirmé samedi à Alger le ministre d’Etat, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Ramtane Lamamra, soulignant qu’il permettra la remise sur les rails le processus de négociations. «Le Conseil de sécurité de l’ONU a adopté hier en fin de journée à New York une résolution qui renouvelle le mandat de la Minurso pour une année, fondamentalement c’est un succès diplomatique pour la cause sahraouie parce que le processus sera remis sur les rails», a indiqué M. Lamamra, en marge d’une visite à la salle des opérations des élections législatives du 4 mai, où il était accompagné par les observateurs internationaux de l’ONU, de l’Union africaine (UA), de la Ligue des Etats arabes et de l’Organisation de la coopération islamique (OCI). Il a ajouté que le processus politique, qui pendant des années, avait été «paralysé» sera «remis sur les rails» comme le SG de l’ONU l’a indiqué dans son rapport et comme le Conseil de sécurité l’a consigné également dans ses résolutions.

«Le processus politique sera relancé avec un nouvel esprit et dans le cadre d’une nouvelle dynamique et il s’agit donc de lancer de nouvelles négociations directes entre le royaume du Maroc et le Front Polisario», a-t-il dit. M. Lamamra a soutenu que, dans le même temps, les dirigeants sahraouis, «ont fait preuve d’une grande lucidité et d’un haut sens de la responsabilité, puisque, comme vous avez tous pu l’observer, pendant des mois, la tension était montée dans la zone de Guergueret». Il a ajouté, dans ce sillage, que les responsables sahraouis avaient réussi à attirer l’attention de la communauté internationale sur le fait qu’«il y a beaucoup de phénomènes qui découlent du fait que le peuple du Sahara occidental n’a pas encore été mis en position d’exercer librement son droit à l’autodétermination». Le ministre a salué la décision des dirigeants sahraouis notamment, de répondre aux sollicitations du SG de l’ONU et de certains pays comme les USA qui président le Conseil de sécurité, à travers le redéploiement de leur unité de la gendarmerie sahraouie qui était déployée à Guergueret afin de faciliter le lancement du processus politique, ce qui «a permis l’adoption à l’unanimité, de cette résolution et a ouvert des perspectives afin que le processus soit accéléré pour aboutir à l’organisation d’un referendum d’autodétermination», a-t-il soutenu. Je considère donc que «c’est une chance pour la région» et un «succès diplomatique pour la cause sahraouie», s’est-il félicité.

K. L.


 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 


Sécurité sociale
Programmes de formation continue au profit des cadres africains   
 

  La directrice de l'Ecole supérieure de la sécurité sociale (ESSS), Assia Ababou, a annoncé le lancement, dès l'année prochaine, de programmes de formation continue au profit des cadres des caisses des assurances sociales des pays africains en vue de promouvoir les compétences pour une bonne gestion des systèmes nationaux de protection sociale selon les normes de l'Organisation internationale du travail (OIT).

Par Salem K.

Des programmes de formation continue axés notamment sur la protection sociale, la prise en charge de la population vieillissante, les différents régimes de retraites et les attendus des médecins conseil seront lancés l’année prochaine au profit des cadres des caisses des assurances sociales des pays africains, a précisé Mme Ababou qui recevait, à l’ESSS de Ben Aknoun, la délégation africaine présente en Algérie dans le cadre de la 2e session du Comité technique spécialisé sur le développement social de l’Union africaine (UA). La directrice de l’Ecole a ajouté que son établissement proposait également une formation initiale sanctionnée par un master professionnalisant dans le domaine de la protection sociale, précisant que cette formation s’adressait aux titulaires d’un diplôme de 1er cycle (licence ou ingénieur) en adéquation avec les domaines de la sécurité sociale, dont la droit de la protection sociale, la gestion des systèmes d’information de la protection sociale et le management stratégique et opérationnel des organismes de protection sociale. L’ESSS reçoit aussi en formation initiale des étudiants issus de pays africains dans le cadre de l’accord de partenariat avec l’OIT, a souligné la responsable, précisant que trois étudiants de Mauritanie et deux du Cameroun suivaient une formation dans l’Ecole depuis 2016 et que d’autres du Niger et du Mali avaient déposé des dossiers de candidature au concours d’accès 2017-2018. Depuis 2014, l’Ecole a enregistré 170 étudiants, dont 58 diplômés en 2016 en droit, en management et en informatique, a-t-elle fait savoir. Créée il y a trois ans, l’Ecole supérieure de la sécurité sociale qui est spécialisée dans la formation des ressources humaines dans le domaine de la protection sociale est placée sous la double tutelle du ministère du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale et du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique. Au terme de la visite, la délégation ministérielle, qui était accompagnée du secrétaire général du ministère du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale, Mohamed Khiat, s’est rendue au Centre de personnalisation de la carte électronique «Chifa» à Alger où des explications ont été fournies sur la politique de modernisation adoptée par l’Algérie dans le système de la sécurité sociale. A ce jour, plus de 12 millions de cartes ont été produites au profit des assurés sociaux.

S. K./APS.


 



 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 


Exploration pétrolière
Les découvertes mondiales de brut chutent en 2016   


 La baisse des découvertes mondiales de pétrole a atteint un record en 2016 en raison d’une réduction drastique des investissements dans l’exploration pétrolière en 2015-2016, a indiqué l’Agence internationale de l’énergie (AIE). Les découvertes mondiales de pétrole ont atteint un niveau record de baisse en 2016, les entreprises ayant continué à réduire leurs dépenses et les projets de pétrole conventionnels sanctionnés étaient au plus bas niveau depuis plus de 70 ans , a expliqué l’AIE, prévoyant que ces deux tendances pourraient se poursuivre cette année. Le rapport de l’AIE, publié sur son site web, précise que les découvertes pétrolières ont diminué de 2,4 milliards de barils en 2016, contre 9 milliards de barils par an au cours des 15 dernières années. Parallèlement, le volume de ressources conventionnelles est tombé à 4,7 milliards de barils, soit 30% de moins que l’année précédente, en raison de la dégringolade des projets d’investissement qui sont tombés au niveau le plus bas depuis les années 1940 , a ajouté l’agence qui dépend de l’Organisation de la coopération et du développement économiques (Ocde), soulignant que la tendance se poursuivra en 2017.

Cette baisse de l’investissement est directement liée à l’effondrement des prix du brut, tombés de 115 dollars (106 euros) mi-2014 à 50 dollars aujourd’hui, avec des creux à 30-40 dollars début 2016. Avant que l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et la Russie ne s’entendent, fin 2016, sur une réduction de leur production de 1,8 million de barils par jour pour faire remonter les cours. Ce net ralentissement de l’activité dans le secteur pétrolier conventionnel résulte de la réduction des dépenses d’investissement générée par la baisse des prix du pétrole, a-t-elle expliqué, indiquant que cette situation entraîne une inquiétude supplémentaire pour la sécurité énergétique mondiale dans un contexte de risques géopolitiques accrus dans certains grands pays producteurs, comme le Venezuela. Cependant, elle relève que l’investissement dans l’industrie pétrolière de schiste, notamment aux Etats-Unis, a considérablement augmenté, précisant que la production a augmenté en raison de la réduction des coûts de production de 50% depuis 2014. Cette croissance de la production de schiste des Etats-Unis est devenue un facteur fondamental pour équilibrer la faible activité dans l’industrie pétrolière conventionnelle, a estimé l’agence, mais elle s’est demandée pour combien de temps cette augmentation américaine peut-elle compenser la lenteur de la croissance dans le secteur pétrolier.

Safia T./Agences.


 




 
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