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POINT chauds Par Fouzia Mahmoudi 30/07/15

Compensation

Après que les Israéliens eurent manifesté encore et encore leur vif mécontentement auprès de Washington concernant l’accord historique signé avec l’Iran sur leur programme nucléaire, les Américains ont, semble-t-il estimé qu’ils se devaient de faire un geste envers leurs plus proches alliés. En effet, moins de deux semaines après l’annonce de l’accord avec Téhéran et que Netanyahu eut fustigé la Maison-Blanche, les autorités américaines ont annoncé la sortie de prison inattendue de l’espion israélien Jonathan Pollard. En effet, les États-Unis, qui ont pourtant rejeté des dizaines de demandes formulées par l’État israélien pour la libération de leurs ressortissants, vont finalement libérer en novembre prochain l’espion israélien Jonathan Pollard, arrêté en 1985 et condamné à la prison à vie en 1987. «La commission de libération conditionnelle a émis un avis accordant la remise en liberté à notre client», ont précisé mardi 28 juillet dans un communiqué ses avocats, Eliot Lauer et Jacques Semmelman, précisant qu’il devrait sortir de prison le 21 novembre. Ceux-ci ont toutefois demandé à Barack Obama de faire preuve de clémence et de le faire libérer avant cette date. Selon eux, la décision de la commission de libération conditionnelle a été prise à l’unanimité des trois membres après une audience le 7 juillet au centre de détention fédéral de Butner, en Caroline du Nord (sud-est des États-Unis), où Pollard est incarcéré. Si cette libération conditionnelle n’avait pas été accordée, Jonathan Pollard, prisonnier modèle, aurait passé quinze ans supplémentaires derrière les barreaux. Il va devoir rester sur le sol américain au moins cinq ans après sa libération, à moins que Barack Obama ne l’autorise à quitter le pays. Ses avocats ont précisé que Pollard avait déjà l’assurance d’avoir un travail et une maison dans la région new-yorkaise. De nombreux observateurs estiment que la libération de Pollard pourrait être interprétée comme un geste de compensation des États-Unis envers Israël, très contrarié de l’accord trouvé entre les puissances occidentales et Téhéran sur le programme nucléaire iranien le 14 juillet. Mais «la décision de libérer Pollard n’est pas liée aux récents développements au Moyen-Orient», ont affirmé ses avocats. Le secrétaire d’État, John Kerry, est allé dans le même sens, assurant qu’il n’avait pas discuté avec les Israéliens, et la ministre de la Justice israélienne, Ayelet Shaked, a également noté sur sa page Facebook que Pollard était libéré «non pas grâce à un acte de gentillesse, mais grâce à la loi ; non pas grâce à l’accord dévastateur entre les États-Unis et l’Iran, mais grâce à la loi». Reste à savoir si cela était la seule grosse compensation que Washington est prêt à accorder ou si les Palestiniens devront une fois encore être les victimes collatérales de l’alliance israélo-américaine. F. M.

 
 
 

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