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29/12/2015
 
 

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Bouteflika valide l'avant-projet de révision constitutionnelle
Le référendum écarté

L'avant-projet de révision du texte fondamental de la République a été validé lundi en Conseil ministériel restreint présidé par Bouteflika. Le chef de l'Etat opte pour la voie parlementaire concernant le mode d'adoption au lieu d'un référendum populaire, en attendant l'avis du Conseil constitutionnel.

Par Nacera Chennafi

Après l'annonce d'un premier conseil restreint consacré au projet de révision de la Constitution, il y a deux semaines, une seconde réunion, sous la présidence du Président Abdelaziz Bouteflika, a eu lieu lundi. Le texte fondamental de la République amendé a été validé et le chef de l'Etat opte pour la voie parlementaire au lieu d'un référendum populaire en attendant l'avis du Conseil constitutionnel.
Dans un communiqué rendu public lundi, il est indiqué que l'avant-projet de révision «substantielle» de la Constitution a été validé au cours d'un conseil restreint. Pour l'acheminement du processus, il a été annoncé que l'avant-projet sera examiné par le Conseil des ministres le mois de janvier prochain, avant d'être soumis à l'appréciation du Conseil constitutionnel qui, à la lumière des articles 174 et 176, de la Constitution, «rendra son avis sur la procédure par laquelle ce texte sera examiné et adopté par le Parlement». Ainsi , la voie d'un référendum populaire est écartée par les initiateurs du texte révisé, même si une partie des participants aux consultations menées par Ahmed Ouyahia en qualité de chef de cabinet de la Présidence autour de la révision constitutionnelle avait proposé la voie référendaire pour donner plus de légitimité à ce texte, sachant qu'une grande partie de l'opposition avait boycotté ces consultations et que le consensus recherché n'a pas été acquis. Selon les connaisseurs de droit constitutionnel, un projet de révision constitutionnelle est soumis au Parlement quand l'amendement ne touche pas aux équilibres entre les pouvoirs. Pour rappel, le Président Bouteflika avait déjà soumis la révision constitutionnelle au Parlement en 2008. Cette décision a été justifiée par le fait que la révision était «partielle». Cependant, il faut attendre le contenu de l'avant-projet de la Constitution pour pouvoir juger si ses amendements nécessitent un référendum ou juste un vote parlementaire. Un autre point se pose : une grande partie de l'opposition, même ceux qui siègent au Parlement, continue de dénoncer l'incompétence et la légitimité de cette institution. Le FLN semble le plus satisfait car il a défendu la voie parlementaire, sachant qu'il assure la majorité dans cette institution.
Il faut savoir que sur le plan réglementaire, l'article 176 de la Constitution en vigueur dispose que «lorsque de l'avis motivé du Conseil constitutionnel un projet de révision constitutionnel ne porte aucunement atteinte aux principes généraux régissant la société algérienne, aux droits et libertés de l'Homme et du citoyen, ni n'affecte d'aucune manière les équilibres fondamentaux des pouvoirs et des institutions, le président de la République peut directement promulguer la loi portant révision constitutionnelle sans la soumettre à référendum populaire, si elle a obtenu les trois quarts des voix des membres des deux chambres du Parlement». Quant à l'article 174 de la Constitution, il stipule que «la révision constitutionnelle est décidée à l'initiative du président de la République. Elle est votée en termes identiques par l'Assemblée populaire nationale et le Conseil de la nation dans les mêmes conditions qu'un texte législatif. Elle est soumise par référendum à l'approbation du peuple dans les 50 jours qui suivent son adoption. La révision constitutionnelle, approuvée par le peuple, est promulguée par le président de la République». Le communiqué évoque quelques lignes du nouveau texte qui marquera selon ce document des progrès, notamment dans «la consolidation de l'unité nationale autour de notre histoire, de notre identité et de nos valeurs spirituelles et civilisationnelles», dans la «promotion des droits et libertés des citoyens et le renforcement de l'indépendance de la justice». Il permettra également des avancées dans «l'approfondissement de la séparation et de la complémentarité des pouvoirs», de «l'accès de l'opposition parlementaire aux moyens d'assumer un rôle plus actif, y compris par la saisine du Conseil constitutionnel». Enfin, il est souligné que l'avant-projet de Constitution permettra la «dynamisation des institutions constitutionnelles de contrôle, au service de la transparence dans les domaines économique, juridique et politique de la vie nationale» et la mise en place «d'un mécanisme indépendant renforcé et de surveillance des élections au service de la démocratie pluraliste». Avant d'arriver au Parlement, le texte sera adressé «dans les prochains jours» aux personnalités, partis politiques et associations consultés au cours de sa préparation, et sera «porté à la connaissance de l'opinion publique par la voie des médias». Cependant, il n'est pas précisé si les avis des uns et des autres seront pris considération.
Il est à noter que comme dans la précédente réunion, le conseil restreint a regroupé le Premier ministre Abdelmalek Sellal, le ministre d'Etat, directeur de cabinet de la présidence, Ahmed Ouyahia, le ministre d'Etat conseiller spécial auprès du président, Tayeb Belaiz, le vice-ministre de la Défense nationale, chef d'état-major de l'Armée nationale populaire (ANP), Ahmed Gaid Salah, le ministre de la Justice, Tayeb Louh, le conseiller auprès du Président Bouteflika, Boualem Bessaieh. N. C.
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Ghoul et Zoukh en visite à Alger
«Non aux intrus dans le domaine de l'hôtellerie»

En visite a Alger, le ministre du Tourisme, Amar Ghoul, a souligné, hier, que les travailleurs dans le domaine de l'hôtellerie doivent «tous, sans exception, être formés dans les établissement professionnels de tourisme».
En présence du wali d'Alger, Amar Ghoul a inspecté cinq projets dans la wilaya d'Alger. Il a visité l'agence de voyages et de tourisme «Draria tours», qui a remporté en 2013 le prix de la meilleure agence de voyages au niveau de la wilaya d'Alger. Le ministre a ensuite appelé les travailleurs des ateliers d'artisanat Sais Djadallah, dans la commune de Draria, a amélioré la qualité de leur travail et a appelé a l'authenticité. «Vous devez améliorer votre travail. Je vous demande d'être plus authentique dans la création de vos œuvres». Cet atelier emploie 28 salariés et 9 apprentis, parmi eux des jeunes dans le besoin spécifique. Fondé en 1996, cet atelier a formé plus de 130 apprentis, dont certains ont ouvert leur propre atelier aujourd'hui. Parmi ses réalisations on retrouve : des fresques murales et décors sur carrelage pour cuisines, salle de bains, piscines, devantures de magasins, réédition de carreaux décorés, peints à la main en faïence ancienne. Le directeur de cet atelier affirme : «Nos créations uniques sont entièrement réalisées à la main, décorées au pinceau à main levée, comme vous le constatez». En visite aux chantiers de réalisation d'hôtels dans la commune de Ben Aknoun, «l'hôtel Ferdi Lilly» 4 étoiles, et dans la commune de Bab Ezzouar l'hôtel «Ibis» trois étoiles, le ministre a déclaré que la formation du personnel et plus que prioritaire. Selon lui, les hôtels doivent être gérés par un personnel qualifié et bien formé afin d'offrir un meilleur service aux clients. Les infrastructures en cours de réalisation doivent répondre aux normes internationales avec une bonne formation des employés et des managers afin de bien gérer ces structures, souligne-t-il. D'ailleurs, M. Ghoul a estimé que l’exigence de la formation est l'une des conditions sur lesquelles repose le développement du tourisme en Algérie pour parvenir à une offre de service de haut niveau et satisfaire le client. Le ministre a ensuite appelé les propriétaires des hôtels à proposer un service répondant aux normes internationales, tout en insistant pour que les établissements touristiques puissent bénéficier aussi bien au tourisme domestique qu'à celui de haut standing et aux étrangers. Il a demandé également aux propriétaires de ces deux hôtels à intégrer dans la décoration des chambres, ou même la salle de réception et autres, «une touche algérienne». Il a clôturé sa visite par l'inauguration de l'Entreprise nationale algérienne du tourisme et voyage (ONAT) à Khelifa Boukhalfa.
Thinhinene Khouchi

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 

 

La majorité des produits périmés proviennent de Chine
Cosmétiques, fortifiants alimentaires et sexuels saisis par les gendarmes

Les services de la Gendarmerie nationale ont évité le pire aux algériennes pour le nouvel an. D'importantes quantités de produits pharmaceutiques, des produits cosmétiques destinés aux salons de coiffure, en plus de produits fortifiants et des herbes médicinales pour maigrir ou de beauté impropres à la consommation ont été saisis.
Par Louiza Ait Ramdane
Les saies de la gendarmerie sont énormes. Il s’agit de produits largement commercialisés comme la kératine, distribuée surtout dans les salons de coiffure, mais aussi de fortifiants sexuels pour hommes, notamment le Viagra, et de dopants pour les sportifs, dont l’analyse par des laboratoires compétents les a déclarés dangereux pour la santé des consommateurs. Parmi les produits saisis, 1,8 million de pilules bleues connues sous le nom de Viagra, plus de 8 700 flacons de 2 litres de kératine destinés aux salons de coiffure, 7 200 boîtes de fortifiants et 325 000 boîtes de produits amaigrissants, tous impropres à la consommation, ont été saisis ces derniers jours.
Selon les services de la Gendarmerie nationale, des citoyens ont alerté ces derniers sur l’existence d’activités commerciales douteuses dans plusieurs endroits de la capitale, appartenant à des groupes d’importateurs, de grossistes et de détaillants de produits de fabrication étrangère possédant des dépôts et des véhicules commerciaux. L’enquête menée par la brigade de recherche d’Alger dans plusieurs communes de la capitale, dont Alger-Centre, Caroubier, Hussein Dey, El Harrach, Baraki et Cherarba, où des mouvements suspects de plusieurs personnes exerçant le commerce d’import-export depuis le port d’Alger à destination d’Alger-Est a permis de localiser l’endroit du stationnement de ces camions chargés de médicaments et celui du déchargement et du dépôt, indique le document de la GN.
Une fois les endroits de stockage de cette marchandise repérés, des mandats de perquisition ont permis la saisie de la marchandise avant sa commercialisation à travers la capitale, à la veille des fêtes de fin d’année. Les examens effectués sur des échantillons par le laboratoire de l’Institut national de criminalistique et de criminologie de la Gendarmerie nationale ont confirmé que les produits en question présentent un grave danger pour la santé des consommateurs, surtout qu’il s’agit de fortifiants sexuels fabriqués dans plusieurs pays, dont la majorité nous vient de Chine et importés sous une fausse identification.
Les «importateurs» les dissimulaient dans des boîtes en carton contenant des chaussures. Parmi ces produits, se trouvent des comprimés vendus à 200 DA l’unité à Alger et des sachets contenant des herbes pour la détente du corps, des bouteilles en plastic contenant du shampooing pour cheveux et leur repousse utilisé dans les salons de coiffure et de beauté dont 04 genres de différentes couleurs, son prix varie entre 02 à 06 millions de centimes la bouteille. Dans le cadre de cette enquête, il a été également saisi plusieurs véhicules ayant servi au transport de cette marchandise et il a été procédé à l’arrestation d’un des auteurs présumés de ce trafic, le nommé Z.H., âgé de 40 ans, qui a été présenté devant le tribunal d’El Harrach, près la cour d’Alger, alors qu’une autre personne impliquée fait l’objet d’un mandat de recherche, après l’identification de son identité par les gendarmes enquêteurs. L. A. R.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 

Histoire
Hocine Aït Ahmed, l'un des artisans de l'attaque de la poste d'Oran

Seule une plaque apposée à l'entrée de la grande poste d'Oran, actuellement en travaux de rénovation, rappelle qu'un certain 5 avril 1949, a eu lieu une attaque à main armée exécutée par un commando de l'Organisation spéciale (OS), branche armée du PPA-MTLD.
Par Salem M.

L'un des artisans et exécutants de cette opération héroïque n'était autre que le défunt Hocine Aït Ahmed, décédé mercredi à Lausanne (Suisse) à l'âge de 89 ans des suites d'une longue maladie.
Dans l'ouvrage «La guerre d'Algérie vue par les Algériens», les historiens Benjamin Stora et Renaud de Rochebrune soulignent que la préparation de l'opération remonte au début de l'année 1949, lorsque le responsable national de l'OS de l'époque, Hocine Aït Ahmed, lors d'une réunion avec ses éléments, décide de trouver des fonds pour financer les activités de l'Organisation et l'achat des armes nécessaires pour préparer le déclenchement du combat libérateur.
Le choix porté sur la poste d'Oran a été fait sur la base d'informations données à Ahmed Ben Bella, responsable de l'OS pour l'Oranie par un employé des PTT, Djelloul Nemiche, selon lesquelles chaque premier lundi du mois, la poste d'Oran réceptionnait des sommes importantes d'argent qui seront dispatchées ensuite sur les autres bureaux de poste.
Aït Ahmed informe le SG du PPA-MTLD, Hocine Lahouel, du projet. Selon Stora et De Rochebrune, grâce à l'appui décisif de Hocine Lahouel, le feu vert est donné par les rares responsables au courant. A condition que les exécutants prennent toutes les précautions pour éviter que l'existence de l'OS ne soit éventée et ne pas impliquer la structure légale du PPA-MTLD.
Arrêtée pour le 1er mars 1949, l'opération n'aura pas lieu, le véhicule dérobé, la veille, était dans un mauvais état et ne pouvait pas servir pour cette attaque.
La date de l'attaque a été arrêtée pour le prochain premier lundi du mois, soit le 5 avril 1949.
Comme pour le mois précédent, Aït Ahmed regagne Oran. Accompagné d'Omar Haddad, Aït Ahmed répère, au centre-ville, une traction avant noire avec, sur le pare-brise, un caducée de médecin. Grâce à un subterfuge, ils parvinrent à chercher le praticien chez lui pour l'enlever et l'emmener jusqu'à un lieu de rendez-vous fixé entre-temps.
Le but est d'éviter que le médecin signale le vol de son véhicule et ne donne l'alerte.
Le lendemain, à 7h45, un commando est sur place. L'un de ses membres accède au guichet des télégraphes et parvient à tromper la vigilance de l'agent en poste pour permettre au reste du groupe d'investir la salle où est gardé l'argent.
Ils neutralisèrent deux agents, surpris en train de compter les fonds. Pressés, les membres du commando ramassèrent le maximum de billets se trouvant à leur portée, avant de prendre la fuite à bord du véhicule, sous le regard ébahi des passants et des clients des deux cafés, «l'Aiglon» et le «Valauris» faisant face à la grande poste.
L'opération a été une réussite, même si le butin, une somme de 3 178 000 francs selon Stora et De Rochebrune – paraissait dérisoire.
L'histoire gardera pour toujours les noms d'Aït Ahmed, Ahmed Benbella, Hammou Boutlelis, les frères Lounes et Omar Khettab, Belhadj Bouchaïb et Mohamed Khider, ainsi que Djelloul Nemiche dit Si Bakhti, comme artisans directs ou indirects de cette action héroïque.
S. M./APS

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 



Un plan spécial pour le nouvel an
Les gendarmes mobilisés

La Gendarmerie nationale est mobilisée pour assurer «une sécurité globale et maîtrisée à travers l’ensemble des wilayas du pays», à l’occasion des fêtes de fin d’année. Pour cela, un plan mobilisant les différents dispositifs opérationnels sédentaires et mobiles a été mis en place pour la circonstance. Dans un communiqué rendu public dimanche, le commandement de la Gendarmerie nationale a annoncé l’adoption de plusieurs procédures et mesures à l’occasion des fêtes de fin d’année, pour une plus grande sécurité publique. «Des plans et des dispositifs sont mis en place pour sécuriser les personnes et les biens à travers tous les territoires relevant des compétences de la gendarmerie au niveau national», est-il indiqué dans le communiqué dans lequel il est en outre affirmé que ce corps de sécurité «mobilise ses différentes équipes afin de garantir la sécurité et la sérénité publiques et un service de qualité au profit des citoyens et sur les routes, d’autant plus que les vacances scolaires coïncident avec les festivités du nouvel an qui enregistrent une forte mobilité».
Toujours selon la même source, l’activité des brigades territoriales et brigades de protection des mineurs ainsi que les cellules de protection patrimoine historique et culturel sera renforcée.
Ce sera le cas particulièrement dans tous «les endroits de rassemblement des citoyens afin de garantir la sécurité routière comme procédure préventive pour limiter les accidents de la route et empêcher les embouteillages pour plus de fluidité du trafic».
De nombreuses autres mesures ont été prises à l’occasion de ces fêtes du nouvel an 2016 comme le renforcement des points de contrôle et la mobilisation des patrouilles de sécurité au niveau des gares routières, ferroviaires et des transports en commun.
L.A.R.
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 



Polémiques autour de la loi de finances
Bouchouareb répond à ses détracteurs

Lors de son intervention sur les ondes de la radio nationale, le ministre de l’Industrie et des Mines, Abdesselam Bouchouareb est revenu sur la polémique suscitée par l’adoption du projet de loi de finances 2016. Ce projet très controversé a connu des débats très houleux à l’Assemblée nationale et une séance d’adoption très tumultueuse. Le ministre s’est interrogé sur «le but de la campagne menée par certaines parties politiques contre le gouvernement, suite aux mesures prises dans le cadre de la loi de finances 2016, lesquelles accusent le gouvernement de vouloir affamer le peuple à travers un retour à la privatisation des entreprises publiques et appellent le président de la République à ne pas signer la loi de finances». M. Bouchouareb a précisé que ces mesures «ne concernent pas la politique sociale du gouvernement, qui ne changera pas en dépit de la chute des cours pétroliers». Par ailleurs, visant la création d’une véritable industrie minière pour contribuer à la réduction des importations, le secteur des mines connaîtrait à partir de 2016 une grande dynamique à travers le lancement de plusieurs projets. Abdesselam Bouchouareb a affirmé, à ce propos, que 2016 serait l’«année des mines» avec la mise en exploitation de plusieurs projets d’investissement lancés ces dernières années, notamment en ce qui concerne le phosphate, le fer, le marbre, le manganèse, le vanadium et le zinc. Il a ajouté dans ce sens que la stratégie du secteur reposerait à l’avenir sur la transformation des produits miniers afin de ne plus recourir à l’exportation de ces minerais en leur état brut. S’agissant du phosphate, le ministre a indiqué que le programme de développement de la production nationale concernant cette substance visait à atteindre 6 millions de tonnes/an à l’horizon 2018 et 10 millions de tonnes à l’horizon 2020 contre 1,2 million de tonnes de brut actuellement, annonçant la réalisation de quatre unités de transformation dont deux unités à Oued El Kebrit (Souk Ahras) et à El Aouinat (wilaya de Guelma). Ces investissements permettront à l’Algérie de maîtriser la filière de l’industrie des engrais, ce qui fera d’elle une pionnière dans l’exportation de ces produits dans le monde, a indiqué le ministre. Pour ce qui est de la sidérurgie,
M. Bouchouareb a relevé le progrès enregistré dans l’étude de faisabilité économique relative au projet de Ghar Djebilat (Tindouf), ajoutant que la première étude de faisabilité ayant concerné l’aspect technique du projet, supervisée par un bureau d’études canadien, avait été couronné de succès.
Le bureau d’études a également réussi à adopter les meilleures méthodes pour traiter ce minerai en réduisant le taux de phosphore dans le fer brut au niveau de la même mine de
0,8 % à 0,3 %. L’étude a permis de confirmer l’existence d’importantes potentialités au niveau de la mine qui recèle ce minerai avec une grande quantité de fer brut (63 %), a précisé le premier responsable du secteur. La valorisation de Ghar Djebilat a été entravée dans le passé par des problèmes techniques, notamment ceux relatifs à la composition du minerai qui renferme une grande quantité de phosphore et d’arsenic, ce qui explique sa faible exploitation. La Société nationale de sidérurgie, créée en 2014 en partenariat entre Sonatrach, Sider, le groupe industriel des ciments d’Algérie et Manadjim el Djazaïr pour développer le projet, table sur une production de 10 à 20 millions de tonnes d’acier à l’horizon 2025. Concernant les autres ressources minières, des équipes techniques ont été installées, composées notamment d’experts étrangers, chargées de l’évaluation des potentialités concernant chaque minerai et les moyens de leur exploitation, a indiqué le ministre.

Signature en février de l’accord de création de l’usine Peugeot à Alger
Concernant l’industrie automobile, M. Bouchouareb a indiqué que le projet Peugeot entrerait dans sa phase d’application en février prochain, à la faveur de la signature d’un accord sur la réalisation d’une usine automobile, à l’occasion de la rencontre devant regrouper à Alger le Premier ministre, Abdelmalek Sellal et son homologue français, Manuel Valls.
Dans le cadre de ce partenariat, le constructeur français qui sera accompagné de 7 grandes sociétés spécialisées dans l’industrie de pièces détachées accompagnera le développement du tissu national de sous-traitance industrielle.
«Plusieurs autres marques étrangères ont manifesté leur intérêt pour le montage de véhicules en Algérie et la plupart d’entre elles mènent des négociations avancées avec des partenaires algériens», a-t-il ajouté citant, entre autres marques, Ford, Hyundai et Fiat. A cette occasion, le ministre a rappelé que l’application du plan d’investissement de la Société nationale des véhicules industriels (SNVI) permettra à cette dernière de concrétiser et de renforcer son partenariat avec les deux marques allemandes Deutz et Mercedes-Benz.
Meriem Benchaouia
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 



Béjaïa
Une visite au pas de course du wali

Le wali de Béjaïa Zitouni Ouled Salah a inauguré avant-hier un abattoir privé ultra moderne implanté dans la localité de Bouhiane dans la commune de Melbou. Cet abattoir qui produira 2 tonnes de viande par jour a coûté à son investisseur 3,4 milliards de centimes et a d'ores et déjà créé 80 postes d'emploi directs et indirects. Le wali s'est engagé à aider l'investisseur afin de procéder à des extensions pour la création d'une unité de conservation de viande et d'élevage bovins. A Tichy, il a inauguré le séminaire organisé par la chambre de commerce et d'industrie Soummam sur le nouveau code des marchés publics. Le chef de l'exécutif a loué ce nouveau code pour ce qu'il a apporté comme facilitations aux investisseurs. Il a rappelé avoir tenu ces derniers jours une réunion avec des investisseurs, des P/APC, chefs de daïra et responsable du secteur de l'environnement pour aborder ce domaine et surtout la gestion des déchets ménagers puisque Béjaïa est sélectionnée comme wilaya pilote pour porter un projet de collecte des ordures. A ce propos, des collecteurs seront installés pour le tri des déchets ménagers. Il poursuivra son déplacement en se rendant à Tifra où il a inauguré le nouveau siège de l'APC et supervisé la délivrance des premiers documents en mode biométrique (carte d'identité, passeport, etc...). Le wali a appelé les citoyens à la raison et à privilégier surtout la voie du dialogue et éviter les oppositions qui pourraient porter préjudice au développement de la wilaya et bloquer les grands projets structurants sans lesquels la wilaya ne pourra pas espérer sortir du sous- développement. A Bouhamza le premier responsable de la wilaya a inauguré une huilerie privée qui s'ajoute aux 23 huileries existantes déjà. Celle-ci a coûté à son propriétaire 2,7 milliards de centimes avec une aide de l'Etat de 400 millions de centimes. Elle est d'une capacité de trituration de 70 quintaux d'olives par heure. Sur place M. Ouled Salah a écouté les doléances des paysans qui réclament l'ouverture des pistes agricoles. A ce propos, le directeur des services agricoles a annoncé l'ouverture de 62 km de pistes dont 7 km à Bouhamza et ses environs comme il a annoncé l'octroi de 3 700 plans d'oliviers aux paysans de quelques communes de la haute Soummam. Le wali poursuivra sa visite à Fénaïa et Béjaïa. H. C.
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 


Police : Un dispositif spécial pour le nouvel an
Un dispositif spécial est mis en place par la sûreté de wilaya à l'occasion du nouvel an 2016. Ces meures exceptionnelles ont pour but de garantir aux citoyens une sécurité maximale, préserver leurs biens et les biens publics, etc... «Ce dispositif est déjà mis en œuvre depuis trois jours dans les 14 sûretés de daïra», indique la cellule de communication de la sûreté de wilaya. Il se traduit par une présence policière permanente dans les lieux publics, les gares routières, les mosquées, les jardins publics, les édifices publics et dans tous les lieux fréquentés par le public. La présence policière sera renforcée dans les routes, intersections et dans les villes. Des points de contrôles et des patrouilles seront assurés de jour comme de nuit et seront installés un peu partout en ville et dans les grandes routes pour réguler la circulation. Une brigade est désignée pour coordonner entre les différentes sûretés et pour lutter contre la commercialisation des produits pyrotechniques. La police appelle, par ailleurs, «les parents à plus de fermeté envers leurs enfants au sujet de la revente et l'achat des produits dangereux et prohibés».
H. C.
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 


Avec le retour du crédit à la consommation
Les producteurs d'électroménager mettent les bouchées doubles

Le retour du crédit à la consommation, prévu en 2016, et l'intérêt certain porté par les consommateurs pour
les produits électroménagers et électroniques de fabrication locale créent un contexte favorable à l'appareil de production nationale de cette filière industrielle.
Par Fouzi Kenouche

C’est l'avis de plusieurs producteurs nationaux, publics et privés, rencontrés par l'APS dans les différents stands dédiés à l'exposition des derniers modèles d'écran de téléviseurs, récepteurs numériques, appareils de cuisson, de chauffage et de climatisation, ainsi que des smartphones et tablettes, à la 24e Foire de la production nationale tenue du 23 au 29 décembre au Palais des expositions (Alger). «Nous assistons à un retour d'intérêt pour le produit algérien grâce non seulement à la prise de conscience du consommateur quant à la qualité et la fiabilité du produit national, mais aussi aux différentes mesures prises par l'Etat pour encourager la consommation du produit local qui n'a rien à envier à celui importé», constate le représentant d'une entreprise publique spécialisée dans l'industrie des appareils de chauffage et de climatisation. Parmi ces mesures, il cite le crédit à la consommation et la campagne «Consommons algérien», lancée en avril dernier par les pouvoirs publics. Il considère également qu'en plus du respect des normes de sécurité et de qualité, cette catégorie de produits est proposée à des prix concurrentiels : «Ce qui nourrit cet intérêt grandissant pour le produit national». Pour sa part, la responsable de communication de l'entreprise publique des industries électroniques estime que le marché de l'électroménager connaît une expansion «très forte» qui provoque, parfois, des ruptures de stocks de certains produits. Cela s'explique par «l'acquisition de nouveaux logements, notamment dans le cadre des programmes AADL et des logements sociaux, et le développement du comportement du consommateur algérien», juge-t-elle, tout en évoquant le lancement d'une nouvelle chaîne de production de cette entreprise «pour mieux répondre à la demande et se préparer au flux attendu du retour du crédit à la consommation». De son côté, la représentante de l'Entreprise nationale des industries électroménagères fait savoir qu'en dépit de l'augmentation de sa production d'une année à l'autre, «les stocks de certains produits saisonniers sont vite épuisés». De l'avis du directeur commercial d'une entreprise privée, leader national dans la fabrication des récepteurs numériques, certains chefs d'entreprises augmentent la production en adéquation avec la demande du marché, mais il y a parfois un petit décalage entre la production et la demande afin d'éviter le risque d'invendu.

Le crédit à la consommation attendu de part et d'autre
L'industrie algérienne de l'électroménager et de l'électronique est appelée à satisfaire une demande supplémentaire avec le retour prochain du crédit à la consommation. Une mesure qui «commence déjà à susciter l'intérêt des consommateurs qui viennent se renseigner sur les prix et les modalités de l'acquisition des produits à travers ce type de crédit», indique à l'APS le directeur marketing d'un opérateur privé détenant 30% de la part du marché national de l'électroménager. Certains visiteurs-consommateurs ne se sont rendus à cette foire de la production nationale que pour s'enquérir des conditions d'obtention du crédit à la consommation. C'est le cas de Mme Fadila, rencontrée en compagnie de ses enfants, qui affirme être venue spécialement à cette manifestation économique pour se renseigner auprès du stand d'une entreprise des modalités d'octroi de cette catégorie de crédit pour l'achat d'un pétrin et d'un micro-ondes. Un avis que partage Nadir, ce père de famille, qui se dit «très satisfait» des produits locaux, en avouant qu'il attend le retour du crédit à la consommation pour se permettre d'acquérir de nouveaux appareils électroménagers. Cet intérêt à l'égard du crédit à la consommation mobilise les producteurs, dont certains se préparent déjà au lancement de nouvelles gammes de produits avec de nouvelles capacités de production pour attirer plus de clientèle et acquérir de nouvelles parts de marché. C'est le cas d'une entreprise privée d'électroménager dotée de sept unités de production, qui lancera un nouveau complexe de production en 2016 «pour satisfaire la demande actuelle et celle prévue avec le retour du crédit à la consommation», selon sa directrice de communication. En 2014, la facture des importations des produits électroménagers a dépassé les 500 millions de dollars, rappelle-t-on. En plus des produits électroménagers, la tendance de l'Algérien se dirige également vers la mobilité avec l'arrivée des smartphones et les tablettes : «Un défi à relever pour être à la hauteur des attentes du consommateur», avance le responsable commercial d'une société privée de fabrication de produits électroniques.
F. K. /APS
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 


Licences d'importation
Une liste de produits industriels sera arrêtée la semaine prochaine

Une liste restreinte d'une dizaine de produits industriels concernés par les licences d'importation sera établie la semaine prochaine par un conseil interministériel, a indiqué, à Alger, le ministre du Commerce, Bakhti Belaïb. «Actuellement, il y a un débat avec les secteurs concernés pour arrêter la liste des produits industriels qui feront l'objet de licences d'importation. La semaine prochaine cette liste sera arrêtée définitivement», a indiqué le ministre lors d'une rencontre avec des opérateurs économiques sur la mise en œuvre de ce nouveau dispositif. Selon les précisions du ministre, les secteurs concernés se sont accordés pour le moment sur trois produits qui sont les véhicules, le ciment (type portland) et le rond à béton. Aucune date n'a été avancée par le ministre pour l'entrée en vigueur des licences d'importation pour ces produits, alors que pour les contingents tarifaires des produits agricoles et agroalimentaires originaires de l'Union européenne (UE) ils seront soumis à partir du 10 janvier prochain au système des licences. Le coût global de l'ensemble de produits (soumis au régime des licences d'importation non automatiques) est estimé à 12 milliards de dollars, dont un milliard de dollars concerne les produits contingentés provenant de l'UE, avait indiqué récemment le ministre. M. Belaïb a souligné, dans ce sens, que ce système concernera, dans une première phase, les produits qui pèsent lourdement sur la balance des paiements du pays ou menaçant une industrie naissante. Il touchera aussi aux produits dont les importations ont connu «peu de transparence», voire «une certaine spéculation». Evoquant les modes de répartition de ces licences, le ministre a estimé que l'Algérie a suivi des modes de répartition universels. Le décret relatif à la mise en œuvre des licences d'importation et d'exportation propose 4 méthodes de répartition mais évoque la possibilité de recourir à tout autre mode plus approprié dans le cas où ces 4 systèmes s'avèrent inadaptés. Ainsi, les méthodes proposées portent sur l'ordre chronologique d'introduction des demandes (FIFO), la répartition en quotas des quantités demandées, la prise en considération des courants d'échanges traditionnels et l'appel à manifestation d'intérêt. «Nous avons maintenu le système FIFO auquel nous n'allons pas recourir dans cette première phase car nous avons pu mesurer les dégâts qu'il avait causés», a-t-il dit. Souad L./APS


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