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29/03/2020
 
 

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Culture────────●

L'artiste peintre Mustapha Boughouiche
«Les occupations utiles allègent le confinement» 

  Il est passionné de dessin et des couleurs depuis son jeune âge. Mais sa carrière professionnelle n'a commencé qu'après une bonne formation en dessin topographique et après avoir fait des recherches approfondies en art plastique. Au fil du temps, il découvre que le mouvement réaliste et expressioniste l'inspire de plus en plus. Il a exposé ses œuvres dans plusieurs villes du pays et a été lauréat du Salon national des arts plastiques à Illizi. Aujourd'hui, il vit le confinement comme tous les Algériens, mais il se fait une occupation de valeur. En ce qui va suivre, Mustapha Boughouiche partage ses soucis, ses inquiétudes et ses projets.

Propos recueillis par Abla Selles

Comment vous présentez-vous au public ?
Je suis un plasticien algérien. Passionné de dessin depuis mon jeune âge, j’ai fait une formation en dessin topographique. J’ai commencé à prendre ma passion au sérieux et fait des recherches en art plastique. Je dessinais chez moi durant des heures pour développer mes compétences ; j’ai même exposé mes œuvres dans plusieurs régions du pays. Toutes les villes que j’ai visitées et les artistes que j’ai connus ont ajouté, d’une façon ou d’une autre, quelque chose à ma carrière et à mes recherches.

Qu’est-ce qui vous inspire le plus ?
Je suis très influencé par le mouvement réaliste et expressionniste. Avec le temps, j’ai appris à présenter la réalité avec une touche artistique, sans la déformer et j’aime donner la liberté à mon imagination. Dans mes œuvres, je n’imite pas la réalité mais je mets en valeur des détails que l’œil humain «normal» ignore souvent. J’ai été influencé aussi par l’expressionisme et par sa capacité de toucher les esprits et créer des émotions. Je pense que la particularité de l’art réside dans cet esprit de partage, d’expression et d’interprétation. Chaque trait, chaque couleur et chaque œuvre a sa signification pour son auteur. Mais en contrepartie, il y a le public qui enrichit cette même œuvre avec des interprétations diverses. 

Avez-vous rencontrez des obstacles dans votre carrière ?
Dans chaque métier, il y a des obstacles. Une carrière ne se fait pas facilement. Sauf qu’il y a une chose que j’aimerais bien dire. Les artistes dans notre pays manquent d’encadrement et je souhaite qu’ils organisent des rencontres pour parler de nos problèmes. Aujourd’hui, on manque d’une véritable dynamique culturelle à Sétif qui met en valeur la créativité de nos artistes et leurs compétences.
Au centre culturel de ma commune, j’ai créé, en collaboration avec d’autres artistes, des ateliers d’art où on se partage les conseils et les compétences. C’est un espace où on se rencontre, artistes professionnels et artistes en herbe, pour échanger des idées, un savoir-faire et on discute de nos problèmes. Malheureusement avec le confinement, on a arrêté nos activités.

Avec l’apparition du Covid-19 en Algérie, comment vivez-vous le confinement ?
Franchement, je vis le confinement avec ma passion. Je dessine, je lis et partage des idées et des œuvres artistiques. Aujourd’hui, les réseaux sociaux nous libèrent du confinement et on partage des œuvres, des messages et des conseils.

Et tant qu’artiste, participez-vous à la sensibilisation de la population ?
C’est normal, je lance des messages de prévention et des appels à la sagesse. Il y a pas mal de gens qui ne suivent pas les instructions des spécialistes et prennent les choses à la légère. Je dis à ces gens qu’il faut retenir les leçons des autres pays. Sachant qu’il n’y a pas un traitement à cette maladie, pour le moment, la prévention est notre meilleure solution pour se protéger de ce virus. Certes, rester tout le temps à la maison n’est pas facile à vivre, mais seules les occupations utiles allègent le confinement. C’est une occasion pour renouer les liens avec des habitudes qu’on a tendance à oublier, comme la lecture, les jeux de société et la communication surtout. Avec les nouvelles technologies et le travail, les membres de la famille ne discutent plus comme avant, voilà une occasion pour faire renaître ces habitudes.

Un dernier mot Je dis à tout le monde que
l’union fait la force. Le peuple doit être uni et conscient pour protéger nos familles et notre pays du Covid-19, et les artistes doivent s’unir pour créer une véritable dynamique artistique où la créativité des jeunes est mise en valeur.

A. S.

 

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