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20/09/2017
 
 

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Tout en se disant «prête à organiser le retour des réfugiés rohingyas»
Aung San Suu Kyi nargue la communauté internationale 

  Pour rétablir la paix et un retour au calme dans le pays, la dirigeante birmane Aung San Suu Kyi, a assuré hier que son pays était prêt à organiser le retour des plus de 410 000 Rohingyas musulmans réfugiés au Bangladesh voisin. Néanmoins, pour ce qui est de l'opinion internationale sur sa manière d'agir quant aux évènements ayant bouleversé son pays, le «Prix Nobel de la paix» dit assumer ses décisions politiques.

Par Yacine Djadel

Un rapatriement sera organisé pour le retour des réfugiés rohingyas, a déclaré, hier, la dirigeante birmane Aung San Suu Kyi. Celle-ci a dit qu’elle était profondément désolée pour les civils pris au piège de la crise. 

«Nous sommes prêts à débuter la vérification des identités des réfugiés, en vue de leur retour», a-t-elle déclaré dans l’enceinte du Parlement, à Naypyidaw, la capitale birmane. Dans un discours télévisé très attendu après plus de trois semaines de troubles dans l’ouest de la Birmanie, Aung San Suu Kyi a indiqué que «nous condamnons toutes les violations des droits de l’homme», a-t-elle ajouté. Des propos prononcés sans citer l’armée, accusée d’incendier des villages et de tirer sur des civils. Toutefois, en réponse aux réactions de la communauté internationale l’accablant de paradoxe pour son statut de prix Nobel de la paix, cette dernière affirme assumer entièrement sa façon d’avoir géré le conflit brutal ayant secoué son pays. A ce propos, elle nargue même les condamnations des autres Etats. De son côté, l’ONU a parlé d’épuration ethnique. «Les forces de sécurité ont reçu des instructions afin de prendre toutes les mesures pour éviter les dommages collatéraux et que des civils soient blessés lors de l’opération antiterroriste», a-t-elle encore dit. «Nous sommes profondément désolés pour les souffrances de tous ceux qui se sont retrouvés pris au piège de ce conflit», a-t-elle déclaré. Evoquant les civils ayant fui en masse au Bangladesh, la première responsable du pays, a expliqué qu’il était regrettable d’en arriver là. «Nous ne voulons pas que la Birmanie soit divisée par les croyances religieuses», a-t-elle insisté. Pour rappel, il est à savoir que les violences et discriminations contre les Rohingyas se sont intensifiées ces dernières années. Traités comme des étrangers en Birmanie, un pays à plus de 90% bouddhiste, ils représentent la plus grande communauté apatride du monde. Depuis que la nationalité birmane leur a été retirée en 1982, ils sont soumis à de nombreuses restrictions: ils ne peuvent pas voyager ou se marier sans autorisation, et ils n’ont accès ni au marché du travail ni aux services publics, à savoir, les écoles et hôpitaux. Une grande contradiction, si ce n’est un fait d’un contresens terrible lorsqu’on sait que le pays est gouverné par une femme prix Nobel de la paix. Des remises en cause en découlent systématiquement de ces constats réels effarants.

Enquête internationale sur le conflit : l’ONU demande un accès sans entrave

Pour faire la lumière sur les origines et raisons du conflit, les enquêteurs de l’ONU sur la situation des droits de l’homme en Birmanie ont réitéré hier leur appel pour un accès complet et sans entrave au pays. Une grave crise humanitaire en cours a été signalée par ces derniers.
«Il est important pour nous de voir de nos propres yeux les endroits où ces violations présumées se sont produites et de parler directement avec les personnes affectées et avec les autorités», a déclaré le président de la mission d’établissement des faits en Birmanie, Marzuki Darusman, devant le Conseil des droits de l’homme de l’ONU à Genève. «Je saisis cette occasion pour réitérer notre demande de coopération adressée au gouvernement de Birmanie, surtout en nous accordant l’accès au pays», a-t-il ajouté. Celui-ci a spécifié que cet accès devait être «complet et sans entrave».

Y. D.

 



 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Pour un meilleur accès au droit et à la justice
Le département de Louh et l’UE lancent un nouveau programme d’appui 

  En vue de permettre un meilleur accès au droit et à la justice, le PASJA, un nouveau programme d’appui à la justice algérienne sera officiellement lancé aujourd’hui à la Résidence des magistrats, dans le cadre du processus lancé pour la réforme du secteur de la Justice en septembre 2015, dans son volet coopération avec l’Union européenne. C’est ce qu’indique un communiqué du département de Tayeb Louh parvenu à notre rédaction. S’inscrivant dans la vision du président de la République, qui a fait de la réforme de la justice «une priorité nationale», le PASJA «s’est fixé l’objectif global de contribuer au renforcement de l’Etat de droit et d’aider à garantir à tous les citoyens une justice de qualité, équitable et impartiale», explique la même source. Concrètement, ce troisième programme de soutien à la justice algérienne se traduira par un appui financier et technique de l’UE, indépendamment des diverses autres actions d’Euromed Justice et d’opérations de jumelage, souligne la même source.
En effet, le secteur qui a déjà bénéficié de deux programmes d’appui, en l’occurrence ceux dénommés Justice I et Justice II, met en œuvre le PASJA pour une durée de 34 mois avec la coopération de deux opérateurs, à savoir Justice Coopération internationale (JCI) et l’UAP-PASJA (consortium IBF/BIRD), note la même source qui précise que le coût total de ce nouveau programme d’appui est de 10,550 millions d’euros, soit environ 1,3 milliard DA. Il s’agit en fait, détaille le communiqué du département de Tayeb Louh, d’un cofinancement supporté par l’UE à hauteur de 9 millions d’euros, par l’Algérie ainsi que la France avec des contributions respectives de 1,10 million d’euros et
450 000 euros.

A ce titre, le champ d’intervention du PASJA s’articule notamment autour d’une stratégie d’échanges entre pairs, professionnels de la justice, dans le cadre d’une approche partenariale et institutionnelle, visant à compléter et à renforcer les liens déjà établis avec les institutions judiciaires algériennes et leurs partenaires en Europe. En effet, l’approche proposée par le PASJA vise à agir sur l’accessibilité à la justice, notamment en faveur des groupes vulnérables (femmes, mineurs, personnes en situation de handicap), la communication ainsi que sur la professionnalisation des acteurs de la justice, au travers d’un ensemble d’actions coordonnées et complémentaires, explique le ministère de la Justice. Poursuivant qu’en parallèle, un travail sera fait sur l’évaluation des mécanismes actuels d’information et de prise en charge des victimes d’infractions pénales, afin qu’ils soient améliorés. Aussi, la mise en place effective du «Guichet unique» permettra des améliorations pratiques et opérationnelles en vue d’assurer une meilleure fonctionnalité des services fournis et une meilleure connaissance de ses prestations, par les usagers, relève la même source.

Expertise, management et renforcement des compétences
S’agissant des opérateurs devant accompagner la mise en application de ce nouveau programme, il est question pour JCI, Justice Coopération Internationale, opérateur du ministère français de la Justice, de porter des actions en matière de formation et du management des ressources humaines du secteur, ainsi que sur l’appui institutionnel au ministère de la Justice (magistrats, avocats, notaires et greffiers). Dans ce contexte, un accent particulièrement sera mis sur la pratique judiciaire, la déontologie et l’éthique des professionnels de justice par le biais d’une expertise technique de grande qualité, disponible et ciblée précisément en réponse aux attentes spécifiques du département de Tayeb Louh. Aussi, un travail de renforcement des compétences et des capacités de gestion de programmes de formation de l’Ecole supérieure de la magistrature (ESM) et de l’Ecole nationale des personnels des greffes (ENPG) sera ainsi lancé après des études sur l’état de leurs besoins en ressources humaines. L’association et la valorisation de l’expertise nationale dans la définition des orientations et la mise en œuvre des activités permettront de proposer des solutions adaptées et d’en assurer également la pérennité. Par ailleurs, l’Unité d’Appui au Programme (UAP) favorisera quant à elle, un appui au directeur du programme dans le suivi du PASJA. Elle prend en charge l’important volet d’accès au droit et à la justice, notamment par l’amélioration de l’assistance judiciaire et juridique aux groupes vulnérables et aux victimes d’infractions pénales, outre l’accès facilité aux guichets uniques.

De même, un appui majeur sera fait en direction de la communication afin que les citoyens soient mieux informés sur leurs droits et que l’image de la justice soit valorisée. Dans ce cadre, un important travail de conseil et de formation/coaching sera assuré pour renforcer les institutions et les professionnels de la justice dans leur communication.
De plus, l’UAP apportera un soutien institutionnel à la direction des ressources humaines du ministère de la Justice, aux experts judiciaires, huissiers de justice, commissaires-priseurs et médiateurs judiciaires. Des actions de formation seront également mises en place en faveur d’associations de la société civile œuvrant dans le secteur de la justice afin de garantir un meilleur accès à la justice et renforcer leur champ d’action.

Lynda Naili.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dernier jour des interventions pour les députés
Quand le local prime sur la vocation nationale…  


  Au troisième et dernier jour réservé aux députés pour débattre du plan d'action du gouvernement, entre «adhésion totale», critiques et désapprobations, ces derniers toutes couleurs politiques confondues, indépendants y compris, ont poursuivi leurs interventions autour du document de l'Exécutif. Mais pas que, puisque ces derniers n'ont pas manqué à l'occasion de transmettre «directement au Premier ministre» les manques et préoccupations de leurs wilayas respectives.

Par Lynda Naili

Alors que les interventions des présidents des groupes parlementaires autour du plan d’action du gouvernement Ouyahia présenté dimanche dernier à l’APN, sont attendues aujourd’hui, celles des députés ont continué à affluer dans l’hémicycle hier en réaction aux mesures énoncées dans ledit plan d’action. «Soutien total» pour certains et désapprobations pour d’autres, mais tous ont cependant «profité de la présence de Monsieur le Premier ministre», diront-ils, n’ont pas manqué de transmettre à ce dernier les doléances socio-économiques de leurs wilayas respectives.
Ainsi, comme pour les deux premiers jours, les députés de la majorité parlementaire ont réitéré leur «soutien absolu» aux mesures contenues dans la plan d’action du gouvernement. Approuvant la décision prise pour le recours à la planche à billets comme «ultime recours en cette période de crise devant épargner au pays l’endettement au FMI et donc de préserver l’indépendance économique et financière de l’Algérie», ils appelleront «le peuple à soutenir les décisions du gouvernement» qu’ils considèrent comme étant des «solutions idoines pour surmonter la crise financière».

Toutefois, des réserves ont été émises par cette même majorité qui souligne l’impératif d’élaborer une feuille de route comprenant des réformes «profondes», notamment en termes de fiscalité afin de trouver d’autres ressources de financement prônant ainsi la création de banques islamiques afin d’attirer les fonds et les exploiter dans des projets d’investissement, et aussi en ce qui concerne «la situation inquiétante» et «déstructurée» du système des «aides sociales», selon le FLN et le RND.
De leur côté, les députés de l’opposition plaidant eux aussi pour la révision du système fiscal à travers «la rationalisation de l’impôt et de la fiscalité» pour éviter l’évasion fiscale, estimeront qu’«une reconnaissance de la crise en l’absence d’une vision claire pour s’en sortir, sachant que le gouvernement précédent avait refusé de reconnaître l’existence d’une crise il y a trois mois», diront les députés de l’Alliance MSP-FC. Enchaînera dans ce contexte le député du Parti des travailleurs (PT) qui, s’interrogeant sur le sérieux des autorités à élaborer une «politique réaliste», soulignera que «ce Plan qui qualifie la conjoncture de critique, a été précédé il y a peu de temps d’un autre plan plutôt rassurant en la matière».

Ceci étant, fait remarqué depuis le début des interventions des députés dimanche dernier à l’issue de la présentation dudit plan d’action par le Premier ministre, ces derniers venus des différentes wilayas ont joint dans un deuxième volet de leurs interventions les doléances socio-économiques de leurs wilayas respectives. Les députés, dans leur rôle d’amplificateurs de doléances locales ont ainsi durant ces plénières censées être consacrées exclusivement aux débats dudit document de l’Exécutif (tel que porté sur l’ordre du jour défini par le bureau de l’Assemblée populaire nationale), argumentant «la présence du Premier ministre afin de lui transmettre directement les préoccupations de leurs électeurs», ont fait part des dysfonctionnements et autres soucis de développement socio-économiques de leur wilaya voire de leur localité. L’on s’interroge alors si cette dérive fait ou non ombrage à leur vocation législative ?

L. N.
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


ANEM
Placement de la moitié des demandeurs d'emploi pour 2017   


 La promotion de l’emploi reste une priorité du gouvernement, et le rétrécissement des moyens financiers ne risquera pas de compromettre la volonté de l’Etat, indique le directeur général de l’Agence nationale pour l’emploi, précisant que le programme de Ouyahia prévoit la création de 400 000 emplois ainsi que celle de 23 000 micro-entreprises par le biais de l’Ansej et 10 000 autres par celui de la Cnac. Le directeur général de l’Agence nationale pour l’emploi, Mohamed Chaalal, rassure que les contrats continueront à être renouvelés au profit des jeunes, expliquant que la création de postes de travail reste étroitement liée au développement économique. Mohamed Chaalal rappelle comme argument le programme du gouvernement du Premier ministre qui prévoit la création de 400 000 emplois ainsi que celle de 23 000 micro-entreprises par le biais de l’Ansej et 10 000 autres par celui de la Cnac, parallèlement à la poursuite des dispositifs déjà existants. Concernant les 400 000 placements économiques projetés pour 2017 par son agence, les 40 000 autres inscrits au titre de contrats de travail «aidé» (CTA) auxquels devraient s’ajouter les 85 000 en dispositifs aidés, en faveur des diplômés, l’intervenant assure que son agence «n’est pas loin de réaliser ses objectifs». «Nous sommes arrivés à placer 257 313 demandeurs d’emploi dans le secteur économique», a-t-il dit, ajoutant qu’à la fin de l’année il aura été assuré un total de plus de 410 000 placements sur les 972 152 en attente d’une activité. «Le secteur continue à créer des postes d’emploi. On va dépasser le seuil fixé par le gouvernement».

Selon lui, ces placements sont plus importants. Cependant, l’invité de la rédaction de la Chaîne III fait savoir que le secteur du bâtiment et des services ont enregistré une perte de plus de 90 000 postes de travail entre 2016 et 2017. Une situation que Mohamed Chaalal explique par une baisse de la consommation des ménages. «Cette perte importante de postes de travail a causé la hausse du chômage», a-t-il expliqué. M. Chaalal a, par ailleurs, précisé que 65% des créateurs d’entreprises inscrits à l’Ansej sont issus de la formation professionnelle et que 2 sur 3 demandeurs d’emploi attendent moins de six mois pour être insérés dans une activité rémunérée. Concernant le secteur qui emploie plus de main-d’œuvre, l’invité de la rédaction a signalé que le secteur privé reste le plus grand employeur avec 78% des offres d’emploi et 77% des placements assurés. Revenant au dispositif d’insertion professionnelle des diplômés, dont la rémunération est assurée sur fonds de l’Etat, l’invité indique que cette formule est utilisée dans la majorité des pays dans le monde. Depuis son introduction, en 2008, rappelle-t-il, il a permis d’intégrer dans le monde du travail, particulièrement dans l’administration, plus de deux millions de demandeurs d’emploi. «A partir de 2011, ce dispositif a été réorienté vers l’économie, l’administration s’étant trouvée saturée».

Louiza Ait Ramdane .

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 



Tourisme
Renforcer les compétences des professionnels, un passage obligé

 Le ministre du Tourisme et de l'Artisanat, Hacene Mermouri, a souligné mardi à Alger, la nécessité de renforcer les compétences des professionnels de son secteur à travers une formation de qualité et continue.

Par Fatah N.

La clé de la réussite du Schéma directeur de l’aménagement touristique (SDAT), initié par son secteur, «est et sera la formation surtout dans un contexte où le tourisme doit faire face à la concurrence sur plusieurs fronts, celui du marché touristique d’une part, mais aussi une concurrence interne relative à la qualification de la ressource humaine, d’autre part», a indiqué M. Mermouri en marge de la signature de la convention spécifique entre le Fonds national de développement de l’apprentissage et de la formation continue (FNAC) et le Groupe hôtellerie, tourisme et thermalisme (HTT).
Il a, à cette occasion, rappelé que «l’Etat et les pouvoirs publics ont donné de la considération à ce secteur en accentuant l’effort en matière d’investissement touristique», à travers le lancement de nouveaux projets touristiques (1 800 projets agréés, dont plus de 500 en cours de réalisation au niveau national, parmi lesquels 197 projets pour la seule wilaya d’Alger). «Les projets en question devraient assurer plus de 200 000 nouveaux lits dont
39 000 pour la wilaya d’Alger et 50 000 postes d’emploi directs dont 18 000 pour la wilaya d’Alger dans divers services liés au tourisme», a-t-il relevé.
M. Mermouri a indiqué, en outre, que dans le cadre du renforcement et la modernisation des capacités d’hébergement des structures existantes relevant du groupe, «une enveloppe financière de 120 milliards de dinars (crédits bancaires) a été consacrée à la modernisation de 66 unités hôtelières à travers le territoire national».
Il a noté que son secteur participe «à hauteur de 2% du produit intérieur brut (PIB), un taux qui reste très faible au regard des potentialités que recèle le secteur», a-t-il estimé, ajoutant que «parmi les principaux objectifs à réaliser au titre de la concrétisation du Schéma directeur est celui d’atteindre un taux représentant 4 à 5 % du PIB».

F. N./APS.
 

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 



Transports
Colloque algéro-français sur la sécurité autoroutière et les ouvrages routiers 
 

 La sécurité autoroutière et les grands ouvrages routiers étaient au menu d’un colloque algéro-français organisé lundi à Alger en présence d’experts et spécialistes du secteur des transports des deux pays. Ces experts algériens et français exercent essentiellement dans les domaines de l’exploitation, de la construction et de la sécurité des autoroutes et grands ouvrages routiers. Dans leurs interventions, les participants ont évoqué les questions relatives à l’évaluation des installations d’exploitation de l’autoroute Est-Ouest, l’amélioration de la sécurité routière à travers des aspects techniques concernant les équipements routiers, et le traitement des chaussées. Dans ce cadre, les experts français ont présenté leur expérience en matière de contrôle notamment celui des charges des véhicules routiers ainsi que l’exploitation et la sécurité autoroutière à travers des cas précis. Présentant le secteur routier en Algérie estimé à 112 696 km de routes dont 29 280 km de routes nationales et plus de 4 910 ouvrages d’art, le directeur général des infrastructures au ministère des Travaux publics et des Transports, Boualem Chetibi, a indiqué que l’Algérie avait réalisé son réseau routier selon les standards internationaux en mobilisant des ressources financières importantes. Il a, d’autre part, estimé que cette rencontre constituait une véritable opportunité permettant de tiret profit de l’expérience des experts français en matière d’équipements, de réalisation et des aspects techniques.

Il a aussi indiqué que le réseau routier algérien était en plein développement grâce au programme de modernisation des autoroutes citant à titre d’exemple l’autoroute Est Ouest longue de1 216 km. Evoquant le système de péage de l’autoroute Est-Ouest, M. Chetibi a fait savoir qu’il serait opérationnel début 2018 avec 54 gares de péage en cours de réalisation, permettant de garantir aux usagers de la route un service de proximité en matière d’information et d’assistance. Présent à cette rencontre, le conseiller commercial à Business France (co-organisateur du colloque), Dominique Boutter, considère que l’objectif de ce colloque, qui est le premier de ce genre en terme de sécurité autoroutière, visait l’échange d’expérience et le renforcement des voies et moyens de coopération. «Ce colloque vise à mettre en contact les professionnels algériens et français du secteur des transports, qui proposent des solutions techniques aux différents problèmes liés à la sécurité autoroutière», a-t-il soutenu. M. Boutter a également souligné la nécessité de trouver des solutions pour limiter les risques liés aux accidents de la route en mettant l’accent sur le contrôle permanent du réseau routier. «L’Algérie développe son réseau routier. Nous avons constaté qu’il y a d’importants projets dans ce domaine. Nous réitérons notre engagement de travailler avec nos homologues et experts algériens pour renforcer davantage notre partenariat dans le secteur des transports», a-t-il indiqué. Au cours de cette rencontre, la question de la sécurité routière en Algérie a fait l’objet d’un débat afin de dégager des solutions à cette problématique pour réduire le nombre des accidents qui ne cessent d’augmenter.

May T.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 



Vol d'électricité et de gaz
Création d’une police d’énergie avant fin 2017


  Une police d’énergie sera mise en place avant décembre 2017 pour lutter contre le phénomène de fraude et de vol d’électricité et du gaz, a annoncé lundi à Alger le ministre de l’Energie, Mustapha Guitouni. La mission de cette police sera assurée par des agents assermentés, a souligné le ministre dans un point de presse tenu à l’issue d’une rencontre avec les directeurs d’énergie des wilayas, en rappelant que cette police existait dans les années 70. «Le consommateur de l’énergie et de gaz doit payer ce qu’il consomme, ce qui n’est pas (toujours) le cas maintenant», a déploré M. Guitouni qui a fait savoir que les branchements frauduleux représentaient 10% des branchements installés. «Il est temps de met-tre de l’ordre», a-t-il insisté en exhortant les directeurs de l’énergie des wilayas à jouer pleinement leur rôle face à ce problème qui prend de l’ampleur. Ainsi, les directeurs d’énergie sont appelés à recenser tous les actes frauduleux de vol d’énergie au niveau de leurs wilayas respectives et de les communiquer au ministère de l’Energie qui prendra les mesures adéquates.

Naftal : Un cahier des charges pour la gestion des stations services


Lors de sa rencontre avec les directeurs d’énergie des wilayas, le ministre a évoqué la situation des stations du distribution d’essence urbaines appartenant à Naftal, de l’ordre de 700, à l’égard desquelles il a exprimé son mécontentement quant à l’absence de commodités et d’hygiène. En conséquence, il a chargé les représentants de Naftal, présents à cette rencontre, de reprendre en main ces stations pour assurer leur réhabilitation. Quant aux 58 stations-services installées au niveau des autoroutes, le ministre a dressé un même constat négatif en soulignant qu’il y a «un problème de gestion».
Dans ce sens, il a exigé que ces stations-services soient gérées sur la base d’un cahier des charges: «celui qui n’est pas de métier est tenu de ne pas l’exercer», a-t-il avisé, en sommant les gérants de ces stations «à se mettre en conformité avec la loi» sans quoi la loi «sera appliquée d’une manière stricte».
Par ailleurs, M. Guitouni a particulièrement insisté sur la formation et la communication au niveau des directeurs d’énergie des wilayas qui, selon lui, sont «déconnectés». «Les gens ne connaissent pas votre rôle parce que vous ne communiquez pas», a-t-il déploré en s’adressant à ces responsables locaux en énergie. Observant que les chiffres fournis par ces directeurs de wilaya diffèrent de ceux élaborés par Sonelgaz, le ministre a insisté sur la nécessité de la fiabilité des statistiques et des informations fournies ainsi que sur la cohérence entre les différents responsables du secteur.
Pour leur part, plusieurs directeurs d’énergie ont soulevé des préoccupations liées notamment au manque de moyens financiers et humains ainsi que des projets gelés.


Dans sa réponse, M. Guitouni a affirmé que les entreprises chargées de réalisation des projets avaient été payées à 60%, soit 26 milliards de dinars: «Nous avons pris la décision de payer en premier les petites entreprises puis les grandes», a-t-il expliqué. Interrogé par la presse sur la prochaine réunion de l’Organisation des pays exportateurs du pétrole (Opep), le ministre a affirmé qu’elle se tiendrait le 22 septembre en cours.

Yanis C.


 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 


Cours du pétrole, hier à Londres
Le Brent à plus de 55 dollars   
 

  Prochain élément de nature à donner une impulsion aux cours, les données hebdomadaires sur les réserves de pétrole aux Etats-Unis seront publiées aujourd'hui mercredi par le département américain de l'Energie.

Par Salem K.

Les prix du pétrole augmentaient hier en cours d’échanges européens sur un marché cependant sans grand élan, à la veille de la publication des données hebdomadaires sur les réserves américaines. A la mi-journée, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en novembre valait 55,79 dollars sur l’Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, en hausse de 31 cents par rapport à la clôture de lundi.
Dans les échanges électroniques sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de «light sweet crude» (WTI) pour le contrat d’octobre gagnait 44 cent à 50,35 dollars. Les cours du brut restaient cantonnés dans une fourchette étroite, en l’absence de nouvelles informations majeures sur les fondamentaux du marché.
Prochain élément de nature à donner une impulsion aux cours, les données hebdomadaires sur les réserves de pétrole aux Etats-Unis seront publiées aujourd’hui mercredi par le département américain de l’Energie (DoE).
Le marché reprenait ainsi son souffle après avoir grimpé la semaine dernière à des sommets en cinq mois à 55,99 dollars pour le baril de Brent et en près de quatre mois à 50,50 dollars pour celui du WTI.
Les cours avaient tiré partie de données encourageantes sur la demande mondiale et de la baisse du nombre de puits de forage en activité aux Etats-Unis.
Selon un analyste, les cours du brut pourraient à court terme continuer à monter, notamment grâce à la baisse des réserves, à l’engagement ferme de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) – et de son chef de file l’Arabie saoudite en particulier – de limiter sa production, et à la baisse des puits actifs.

Salim K./APS.


 



 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 


Hydrocarbures
 Sonatrach vise à «optimiser sa ressource humaine autant que ses installations»  


 Le groupe Sonatrach s’attelle non seulement à l’optimisation de ses installations mais également à la valorisation de ses ressources humaines dans un contexte de baisse des prix de pétrole, a affirmé lundi à Rhourde El Baguel (Hassi Messaoud) le P-dg de Sonatrach, Abdelmoumen Ould Keddour. «Quand on laisse les jeunes et notre savoir-faire algérien s’exprimer, il y a des résultats. Il n’y a pas de raison pour que l’Algérien à l’étranger puisse produire des choses et qu’il ne puisse pas le faire en Algérie», a déclaré M. Ould Keddour à la presse à l’issue de sa visite à Rhourde El Baguel. Il a alors exprimé sa satisfaction de l’équipe de la direction régionale de Rhourd El Baguel qui a mis au point un nouveau procédé permettant de récupérer les gaz associés qui se perdaient auparavant en gaz torchés. Ce nouveau procédé permettra de destiner à l’exportation 6 millions de m3 sur les 17 millions de m3 de gaz torchés récupérés quotidiennement à l’installation de Rhourd El Baguel, tandis que les 11 millions de m3 restants seront réinjectés dans le gisement en vue de booster la production. Selon M. Ould Keddour, cette technique permettra à l’Algérie d’avoir un volume supplémentaire de 3 à 4 milliards de m3 de gaz à exporter annuellement. L’initiative de Rhourd El Baguel est le premier exemple, a noté M. Ould Kaddour qui a fait savoir que la compagnie avait déjà entamé un deuxième projet à Hassi messaoud et un troisième à Rhourd Ennous. «J’espère qu’une telle initiative va faire effet de boule de neige et que cet effort de créativité se développe au sein de toutes les structures de Sonatrach», a-t-il ajouté. L’optimisation des capacités et de l’ingéniosité du personnel est d’autant plus requise que certaines installations du groupe ne fonctionnent plus à 100% en raison de l’épuisement des puits. «Certains puits que nous avions ont été épuisés. Nous avons fait d’autre découvertes à 100 kilomètres d’ici, et nous allons utiliser les installations qui existent déjà pour leur exploitation», a-t-il avancé.

Un renforcement de 20 à 30 milliards de m3 des exportations de gaz du pays
Questionné par la presse sur le volume d’exportations de gaz de Sonatrach, M. Ould Kaddour a précisé que la compagnie nationale exportait autour de 50 milliards de m3 par an. Selon lui, les projets de valorisation en cours et qui seront finalisés d’ici la fin de l’année 2017 ou au début de 2018, vont permettre de renforcer les capacités d’exportations. «Pour l’instant, on table sur un volume de 20 à 30 milliards de m3 additionnels par an», a-t-il ajouté. D’autre part, le P-dg de Sonatrach a fait savoir qu’en 2017, les découvertes en hydrocarbures de la compagnie avaient atteint la vingtaine mais dont l’exploitation nécessite du temps en vue de l’évaluation de leurs capacités réelles. «On est à 20 découvertes mais qui ne sont pas forcément commercialement exploitables. Il faut du temps pour évaluer les réserves. Et à ce moment même, nous faisons les études économiques nécessaires pour apprécier leur rentabilité», a-t-il ajouté. Par ailleurs, en réponse à une question sur les investissements étrangers dans le domaine des hydrocarbures en Algérie, le même responsable a fait savoir que les appels d’offres sur les champs déjà découverts ne posaient aucun problème. Actuellement, Sonatrach a 3 ou 4 partenaires étrangers avec qui elle travaille sur les champs de Reggane, de Touat, de Timimoune et d’autres. Par contre, a-t-il relevé, «le problème se pose plutôt au niveau de l’exploration, et c’est donc en rapport sur la nouvelle loi sur les hydrocarbures. Il faudrait revoir cette situation en vue d’attirer d’autre investissements dans le domaine de l’exploration».

Mahi Y.


 




 
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