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25/05/2017
 
 

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Sellal a remis sa démission et celle de son gouvernement
Bouteflika nomme Tebboune Premier ministre 

  Après plusieurs jours de suspense sur la nomination d'un Premier ministre, le président de la République a désigné, hier, Abdelmadjid Tebboune, anciennement ministre de l'Habitat et intérimaire du Commerce depuis les législatives, à la tête du gouvernement en remplacement de Abdelmalek Sellal.

Par Linda Naili

Dans un communiqué publié hier en fin de matinée, la présidence informe qu’«à la suite de la proclamation par le Conseil constitutionnel des résultats définitifs des élections législatives, et de l’installation de la huitième législature de l’Assemblée populaire nationale, Abdelmalek Sellal, Premier ministre, a présenté ce jour à son excellence, Abdelaziz Bouteflika, président de la République, sa démission et celle du gouvernement». Le même communiqué poursuivra que «conformément à l’article 91, alinéa 5 de la Constitution, M. le président de la République a, après consultation de la majorité parlementaire, nommé Abdelmadjid Tebboune, Premier ministre». Aussi, félicitant Abdelmalek Sellal ainsi que les membres de son staff gouvernemental «pour le travail qu’ils ont accompli», le Président demandera aux «membres du gouvernement démissionnaire de vaquer aux affaires courantes de leurs secteurs respectifs, en attendant la nomination du gouvernement». A ce propos, Abdelmalek Sellal, qui a à plusieurs reprises souligné que «la formation du gouvernement relève des prérogatives du président de la République» et ce «après l’installation de l’APN», a mené ces dernières semaines, bien avant l’annonce des résultats définitifs des législatives, des consultations avec les chefs de partis. Une offre, rappelons-le, que le Majlis Echoura (conseil consultatif) du MSP a décliné le 19 mai dernier lors de la tenue de son conseil national. Après Said Bouhadja, candidat du FLN vainqueur du scrutin législatif dernier avec 161 sièges, élu avant-hier à tête de la nouvelle Assemblée populaire nationale (APN), la nouvelle direction de l’exécutif, avec cette désignation de Abdelmadjid Tebboune est également revenue au vieux parti. Ce qui viendra ainsi confirmer la position du FLN comme étant le premier parti de l’échiquier politique national. Il faut dire que cette nomination de Tebboune est venue mettre un terme à de longues spéculations faites depuis le scrutin législatif du 4 mai dernier. Dans ce sens, les spéculations se sont faites de plus belle tant sur le départ de certains ministres actuellement en poste que sur la répartition des portefeuilles gouvernementaux, notamment ceux de souveraineté au niveau du futur gouvernement dont la composante sera connue incessamment.

L. N.

 



 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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En continuité de son programme de réformes
Benghabrit annonce de nouvelles mesures pour la rentrée 

   Prise en charge effective de la formation selon les normes académiques requises de l'ensemble des enseignants des trois paliers, édition de nouveaux manuels scolaires… figurent, entre autres, parmi le vaste programme de réformes pédagogiques tracé par la ministre de l'Education pour la prochaine rentrée scolaire.

Par Yacine Djadel

La ministre de l’Education nationale, Mme Nouria Benghabrit, a annoncé, hier à Béchar, un vaste programme d’actions pour la prochaine rentrée scolaire. Formation des enseignants et édition de nouveaux manuels, figurent parmi les points importants de ces nouvelles mesures. S’exprimant en marge du coup d’envoi des épreuves de l’examen de fin du cycle primaire, la ministre a fait état de ce qu’elle compte apporter comme changement pour la prochaine rentrée scolaire 2017-2018. «Cela s’inscrit dans le cadre de la refonte pédagogique et de la régulation du processus continu et dynamique de l’application de la réforme du système éducatif», a-t-elle fait savoir. Se focaliser sur le recyclage et formations de qualité des enseignants de tous les paliers est de fait une priorité chez la première responsable du secteur. Les contenus pédagogiques des manuels scolaires dont elle a évoqué à maintes fois la nécessité de les adapter en fonction des besoins réels de l’époque, feront également l’objet de ces changements.

 «Un vaste programme d’actions sera mis en place, dont la prise en charge effective de la formation, selon les normes académiques requises, de l’ensemble du corps enseignants, et ce, dès le mois de juillet prochain, ainsi que l’édition de nouveaux manuels scolaires», a-t-elle déclaré. De plus, la tenue prochaine d’une rencontre avec les partenaires sociaux pour l’élaboration de plusieurs documents inhérents à une meilleure prise en charge de l’école algérienne sera aussi à l’ordre du jour. La mise à jour du règlement intérieur des établissements des trois paliers de l’enseignement est de loin l’un des points essentiels à réformer. Des mesures prises parallèlement à la poursuite des actions et opérations de refonte du secteur dans le but d’une modernisation globale de celui-ci, a-t-elle en outre annoncé dans un point de presse. Par ailleurs, s’étant prononcée sur les examens officiels de fin de cycle primaire ayant débuté hier, où plus de 760 652 élèves sur le territoire national se sont vu prendre les bons de l’évaluation finale, Mme Benghebrit s’est dite satisfaite de leur bon déroulement. Selon la ministre, si le déroulement de ces épreuves de fin de cycle primaire s’est passé dans les meilleures conditions, c’est la preuve du travail gigantesque accompli à ce jour en matière d’organisation de ce genre d’échéances scolaires. Un dur labeur en vue de la valorisation des efforts et de l’intelligence des élèves scolarisés.

Plus de 760 652 élèves ont passé hier l’examen de fin de cycle primaire
La ministre de l’Education, qui a procédé à l’ouverture des plis des épreuves de la matinée à l’école primaire «Daghmi Ahmed» à Bechar, s’est félicitée des conditions réunies pour le déroulement de ces examens à travers le territoire national, avec la contribution de différents secteurs d’activités, des services de la santé et ceux de la gendarmerie et de la sûreté nationales. Ces examens concernent 760 652 élèves, dont 47,93 % de filles avec une hausse cette année de 55 192 candidats par rapport à la session précédente, selon des responsables du ministère de l’Education nationale. Les candidats à ces épreuves sont répartis sur 13 688 centres d’examen et encadrés par 160 880 enseignants et seront examinés sur trois matières, à savoir la langue arabe et les mathématiques durant la matinée et la langue française durant l’après-midi, ont-ils indiqué.


Y. D.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mobilisation de plus de 1 600 agents saisonniers au niveau des plages d'Alger
Iftar en bord de mer et saison estivale sous haute protection   


  Toutes les forces de sécurité à travers le territoire national seront mobilisées en vue d’assurer aux citoyens la sécurité et la quiétude durant la saison estivale dont le début coïncide avec le mois de carême où les familles algériennes optent pour les plages et autres espaces de détente de la capitale (les Sablettes, les plages El Kettani à Bab El Oued, Ardis et Sidi Fredj...) pour rompre le jeûne en plein air et passer leurs soirées en bord de mer. Avec l’arrivée de l’été et la hausse des températures, ces espaces sont devenus, en ce mois sacré, les lieux de prédilection des familles algéroises. A l’appel à la prière d’Al Maghreb, ces espaces ne désemplissent pas. Des centaines s’y rendent pour un iftar en bord de mer sous une brise marine. Ces lieux de détente de fraîcheur enregistrent une forte affluence avant et après l’iftar. Les familles y viennent des régions alentours pour rompre le jeûne dans un cadre doux et agréable, se promener en bord de mer. Après l’iftar, les familles prolongent leurs soirées en profitant de l’air marin autour d’un bon thé à la menthe. Ces lieux sont aménagés avec des jeux et des manèges, au grand bonheur des bambins durant cette saison. Pour réussir la saison estivale, un lifting général est entamé au niveau du littoral pour réussir la saison estivale. Nettoyage des périmètres des plages, des aires de jeux et de repos réservées aux familles, des agents de sécurité pour sécuriser les familles. La sécurité de ces lieux sera renforcée.

 Des agents de la Sûreté nationale et de la Protection civile veilleront à la sécurité des citoyens. Plus de 1 600 agents saisonniers seront mobilisés pour veiller à la propreté et la surveillance des plages de la capitale durant la saison estivale 2017, selon le wali d’Alger, Abdelkader Zoukh. «Outre 800 agents de la Protection civile, 1 650 agents saisonniers seront mobilisés pour la propreté et la surveillance des plages de la capitale durant la saison estivale 2017», a annoncé M. Zoukh en supervisant les préparatifs de la saison estivale 2017 au niveau de la plage Sidi Fredj dans la commune de Staouéli. Réitérant que l’accès aux plages de la capitale sera toujours gratuit, le wali d’Alger a fait état de l’aménagement de 14 parkings d’une capacité de 12 000 véhicules. De son côté, le coordinateur du programme des préparatifs de la saison estivale 2017 au niveau de la wilaya d’Alger, Soualmia Abderrahmane, a précisé que 65 plages sont autorisées à la baignade dont 14 surveillées 24/24h et 7/7j par 465 agents, soulignant à ce propos que 22 plages sont équipées de l’éclairage nocturne pour permettre aux estivants de profiter des plages la nuit. Le même responsable a annoncé en outre la mise en place de 4 espaces de jeux au niveau des plages de Sidi Fredj, El Bahdja et El Djamila ainsi que des jeux aquatiques au niveau des Sabelettes, Sidi Fredj et El Djamila et des espaces de services dont 90 douches. Les familles expriment leur souhait de voir cette culture de sorties perpétuée chez les Algériens tout au long de l’année. Mais surtout de voir une capitale vivante durant la nuit.

Louiza Ait Ramdane.
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


TLS contact
 L’ambassade de France facilite l’avancement du rendez-vous de visas   


 L'ambassade de France en Algérie a indiqué, hier, que les personnes disposant déjà d'un rendez-vous obtenu auprès de TLS contact pour l'obtention d'un visa Schengen délivré à Alger, et devant l'avancer pour une raison «impérative», peuvent adresser une requête par le biais d'un courrier électronique.

Par Khaled L.

«Afin d’apporter une réponse adaptée aux demandes urgentes d’avancement de rendez-vous, les personnes qui disposent déjà d’un rendez-vous obtenu auprès de TLS contact mais qui doivent l’avancer pour une raison impérative, peuvent adresser une requête, par courrier électronique, à l’adresse suivante : visas.alger-cslt@diplomatie.gouv.fr», a précisé un communiqué de l’ambassade, indiquant que «le consulat général à Alger s’emploie à normaliser cette situation». Cependant, il est souligné que les demandes en question doivent présenter un caractère «humanitaire ou médical, professionnel ou relevant des obligations internationales de la France». «Elles devront impérativement être accompagnées de pièces justificatives et seront traitées en priorité, dans les meilleurs délais possibles», a expliqué le communiqué.

Il est indiqué également que les personnes qui rencontrent des difficultés pour obtenir un rendez-vous sur le site internet de TLS contact peuventsolliciter l’assistance informatique du prestataire via le site web enchoisissant la rubrique «nous contacter:https://fr.tlscontact.com/dz/alg/inquiry.php». «Le service des visas du consulat général à Alger ne recevant pas de public, il est en revanche inutile de se déplacer pour obtenir un rendez-vous ou une demande d’avancement de rendez-vous», a ajouté lecommuniqué. A l’approche de la saison estivale, un nombre très élevé de demandes de visas remplit le planning en ligne du prestataire TLS contact au maximum de sa capacité sur les 6 prochains mois, relève la même source. Toutefois, «les créneaux pour les prises de rendez-vous continuent d’être ouverts chaque jour et se libèrent au fur et à mesure de la progression du calendrier, mais en nombre limité par les capacités de traitement. La prise de rendez-vous reste cependant une étape obligatoire».

K. L./APS.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 



Tebboune prend aujourd'hui officiellement
ses nouvelles fonctions de Premier ministre

Abdelmadjid Tebboune, nommé mercredi au poste de Premier ministre, prendra officiellement jeudi ses nouvelles fonctions lors d’une cérémonie de passation de pouvoirs avec son prédécesseur, Abdelmalek Sellal, a-t-on appris des services du Premier ministère. M. Tebboune a été nommé par le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, au poste de Premier ministre, en remplacement de M. Sellal qui a présenté sa démission. «A la suite de la proclamation par le Conseil constitutionnel des résultats définitifs des élections législatives, et de l’installation de la huitième législature de l’Assemblée populaire nationale, Abdelmalek Sellal, Premier ministre, a présenté ce jour à son excellence, Abdelaziz Bouteflika, président de la République, sa démission et celle du gouvernement», avait indiqué la Présidence de la République dans un communiqué. «Conformément à l’article 91, alinéa 5 de la Constitution, M. le président de la République, a, après consultation de la majorité parlementaire, nommé Abdelmadjid Tebboune, Premier ministre», avait précisé le communiqué.

R. N.
 

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 



 

Contrôle au marché de gros d'El Kerma (Oran)
Les instruments de pesage non conformes

 Plus de la moitié des instruments de pesage, bascules et poids, contrôlés au niveau du marché de gros de fruits etlégumes d’El-Kerma (Oran), sont non conformes, a-t-on appris hier du directeur de l’Office de métrologie légale (OML). Mohamed Mimouni a indiqué que l’opération de contrôle menée par ses services, depuis le 5 mars dernier à ce jour, avait révélé la non-conformité d’une partie des instruments de pesage contrôlés. Dans ce cadre, plus de 90 grossistes de fruits et légumes de ce marché, qui compte 170 commerçants, ont été contrôlés et plus de la moitié des instruments de pesage vérifiés, bascules et poids, soient une cinquantaine environ, se sont avérés non conformes, a-t-il précisé, ajoutant que des mises en demeure ont été adressées aux contrevenants pour mettre leurs poids et bascules en conformité avec les normes de la métrologie légale. Soulignant que cette opération de contrôle est la première effectuée au niveau de cet espace commercial, le directeur a expliqué que les inspections sont menées de manière inopinée. Cette opération, selon lui, est justifiée par l’augmentation du nombre des commerçants de gros de ce marché et de l’accroissement de l’activité commerciale au niveau de ce marché, qui reçoit des milliers de tonnes de produits de toutes les wilayas de l’ouest du pays. Par ailleurs, M. Mimouni a ajouté que d’autres opérations d’inspection seront menées durant le mois de ramadhan et la saison estivale, en coordination avec la direction du commerce. Elles toucheront les marchés couverts de la wilaya et, en général, tous les commerces utilisant des instruments de mesure, électroniques ou ordinaires, notamment les commerces d’alimentation générale, les bijoutiers, les stations d’essence (volucompteurs) et autres. La dernière opération d’inspection des instruments de mesure a eu lieu, il y a deux ans. Elle a permis de débusquer une vingtaine de cas de tricherie, a-t-on indiqué.

Hasna B.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 



 

Port d'Alger
Moins de navires accueillis au 1er trimestre 
 

 Le port d’Alger a accueilli un nombre total de 500 navires au premier trimestre de 2017, contre 546 durant la même période de 2016, une baisse de l’ordre de 8,42%, apprend-on auprès de l’Entreprise du port d’Alger (Epal). Le mouvement de la navigation au cours du 1er trimestre 2017 a montré une prédominance des porte-conteneurs avec un nombre de 270 navires, soit 58% du nombre total des navires opérants, suivis des tankers à hydrocarburesqui ont affiché une proportion de 15%. Par ailleurs, il est constaté que les marchandises débarquées (composées surtout des importations) ont représenté 83% du trafic total, en baisse de 1,7% par rapport aux trois premiers mois de 2016. Ceci s’explique essentiellement par un recul du volume des minéraux, des matériaux de construction et de produits pétroliers débarqués. Concernant les marchandises embarquées, elles ont marqué une hausse de11,6%, totalisant un volume de 512,5 tonnes. Quant au transport maritime des voyageurs, il a été enregistré un transit, par la gare maritime du port d’Alger, de 27 444 passagers au 1er trimestre de l’année en cours contre 18 573 passagers à la même période de 2016, une hausse de près de 48%. Les véhicules accompagnés des passagers ont également affiché une forte augmentation, passant à 17 980 véhicules contre 11 752 véhicules, en rebond de 53% entre les deux périodes de comparaison.

Baisse des séjours des navires en rade
Sur le plan du rendement portuaire, la durée d’attente moyenne des navires en rade au port d’Alger s’est rétrécie en passant de 2,01 jours au 1er trimestre 2016 à 1,56 jour à la même période de 2017. Les navires qui ont enregistré le moins de séjours en rade sont les cargos (moyenne de 0,5 jour), les porte-conteneurs de l’Entreprise du port d’Alger (0,84 jour), les cimentiers (0,93 jour), les huiliers (1,43 jour), les porte-conteneurs de Dubai DPW (1,54 jour) et les bitumiers (1,7 jour). Par contre, les plus longs séjours ont été marqués par les céréaliers (moyenne de 6 jours), les navires transportant les fers et tubes (4,4 jours), les butaniers (3,8 jours) et les pétroliers (2,9 jours). Pour ce qui concerne le séjour moyen des navires à quai, il a légèrement reculé en passant de 3,92 jours au 1er trimestre de 2016 à 3,51 jours au même trimestre de l’année en cours. Les séjours à quai les plus courts ont été connus par les car-ferries (moyenne de 0,6 jour) et les huiliers (0,95 jour) et les porte-conteneurs de l’Entreprise du port d’Alger (2,9 jours), alors que les navires qui ont séjourné à quai avec des durées longues sont essentiellement les navires transportant les verres et tubes (16 jours), les céréaliers (8,7 jours), les butaniers (5 jours), les porte-conteneurs de Dubai DPW (4,2 jours) et les navires de transport de bétail (3,9 jours).

Hasni F.

 


 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 


Les acteurs du marché appelés à relever le défi de la croissance
De l’importance de la veille stratégique et de l'intelligence économique


  La fonction de la veille stratégique et de l'intelligence économique impose la participation de tous les acteurs du marché pour relever le défi de la croissance au vu de la conjoncture difficile que traverse l'économie algérienne, ont estimé, mardi, des responsables et experts du secteur de l'industrie.

Par Salem K.
«Dans le cadre particulier de notre économie qui est confrontée à une conjoncture difficile, la fonction de la veille stratégique et de l’intelligence économique est éminemment importante en raison des défis majeurs qu’elle nous impose à tous», estime Abdelmadjid Messaoudi, directeur général de la veille stratégique, des études et des systèmes d’information au ministère de l’Industrie et des Mines.
S’exprimant lors d’une journée d’étude sur la veille stratégique et l’intelligence économique, organisée par l’Institut des sciences de gestion et de planification (ISGP), ce responsable considère que la contraction des ressources que subit l’économie nationale pourrait être «une excellente opportunité à saisir». «Dans la conjoncture actuelle, l’intelligence économique nous aide à changer les comportements et à renverser les tendances et promouvoir nos affaires individuelles et collectives afin de relever le défi commun de la croissance économique dans notre pays», estime-t-il. L’intelligence économique, qui vient en relais de la veille stratégique, «impose de déployer rapidement une stratégie d’influence dans le but de promouvoir un sursaut productif capable de rétablir les équilibres et de soutenir la croissance. Il s’agit là d’un défi majeur pour notre pays et pour chacun de nous», souligne le même responsable. M. Messaoudi considère, à cet effet, que les agents économiques devraient relever ce défi individuellement et collectivement en mobilisant leurs énergies. Dans cette voie, les acteurs du marché «sont tous invités à exploiter le grand potentiel de croissance qui existe dans la coopération entre eux», dit-il. Il a cité, à ce titre, l’exemple des importateurs qui «disposent d’atouts importants» en termes de capacités financières, de maîtrise de leur marché interne, et de capacités de négociation à l’extérieur. «Ces atouts peuvent servir un partenariat orienté sur l’industrie tant pour la substitution aux importations que pour l’exportation», soutient ce responsable. Il a affirmé également que la reconversion des activités des importateurs était «une certitude à moyen terme». Dans cette perspective, la fonction de la veille et de l’intelligence économique doit anticiper sur cette situation afin de regarder ce producteur qui était le concurrent d’hier comme «un partenaire avec lequel on peut construire des partenariats gagnants-gagnants et susciter la croissance économique». De leur côté, les distributeurs détiennent également de l’information précieuse sur la demande du marché local, qui peut être mise au service de l’adaptation de la production nationale, alors que les producteurs qui disposent d’une expérience inestimable peuvent contribuer à la croissance des parts de marchés de l’industrie nationale tant sur le marché local que sur de nouveaux marchés extérieurs, selon M. Messaoudi.

Il a cité également les capacités d’expertise nationale disponibles dans tous les domaines, insuffisamment mobilisées par les entreprises, qui peuvent soutenir la réalisation de multiples partenariats entre les acteurs. «Nous avons besoin d’experts juridiques, d’animateurs, de technologues pour soutenir cette synergie qui est indispensable pour nous permettre de relever le défi». Dans ce contexte, le même responsable a indiqué que cette journée d’étude devrait aboutir à un programme de coopération avec l’ISGP qui va comprendre, outre la formation professionnelle, une formation dans le domaine de la veille et de l’intelligence économique et la sensibilisation des dirigeants d’entreprises à cette question. Il s’agit également de la création d’un centre de compétences pour accompagner les entreprises à la mise en place de leurs services de veille et la promotion de la coopération interentreprises dans ce domaine et l’appui à l’organisation et à l’entretien du réseau collectif de veille qui aura été institué. De son côté, Mohamed Cherif Belmihoub, professeur en économie institutionnelle et en management, a énuméré les facteurs-clés de succès pour l’intelligence économique dans le nouveau modèle de croissance économique adopté en 2016 par le gouvernement. Il a cité le facteur de la coopération inter-acteurs : «On ne peut pas faire de l’intelligence économique de façon isolée», a-t-il dit. Le partenariat public-privé (ppp) est aussi un élément de réussite en plus de la mutualisation des moyens et l’échange d’informations entre les acteurs qui ont les mêmes objectifs. Il faut avoir une culture stratégique et prospective, c’est-à dire «avoir une culture de l’avenir et non pas une culture du diagnostic», une culture de réseaux, le décloisonnement et privilégier le travail sur les flux et non pas sur les stocks (d’informations). «Nous avons tendance à dire : j’ai une base de données, or il n’y a pas pire chose que d’avoir une base de données qui n’est pas exploitée et mise à jour», a-t-il dit. S’exprimant sur les objectifs du nouveau modèle de croissance, M. Belmihoub a estimé que le taux de croissance du secteur de l’Industrie, projeté à l’horizon 2030, est «très ambitieux» et risque de ne pas être atteint vu les moyens considérables qu’il faudrait mobiliser.

«Atteindre un taux de croissance annuel dans l’industrie de 9,5% est très ambitieux comme objectif. Mais l’ambition ne doit pas se limiter aux objectifs, elle doit être aussi dans les moyens et dans l’organisation qu’on doit mettre en place. C’est cette partie (du nouveau modèle économique) qui me semble un peu fragile, parce que faire du 9,5% de croissance dans l’industrie suppose des milliards de dollars d’investissements productifs. Cela est-il possible avec l’état du secteur public aujourd’hui, et l’état du développement du secteur privé en Algérie ?», s’est-il interrogé. Dans la nouvelle vision, le gouvernement compte multiplier le revenu des Algériens par 2,3 fois, porter la part de l’industrie dans le PIB à 10% contre 5% actuellement, réaliser un taux de croissance économique annuel de 6,5% hors hydrocarbures sur la période 2015-2030.
Dans le contexte économique difficile que traverse notre pays, le secteur de l’industrie est plus que jamais appelé à jouer le rôle de locomotive dans le développement, ont souligné les intervenants à cette rencontre. «Il faudrait que l’industrie assume ce rôle le plus rapidement possible», suggèrent-ils.

S. K.


 



 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 


Pétrole
Le Brent en hausse à 54 dollars  
 

  Les cours du pétrole montaient mais légèrement mardi en fin d’échanges européens, sur un marché attentif à deux jours de la réunion de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep). Le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en juillet valait 54,00 dollars sur l’Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, en hausse de 13 cents par rapport à la clôture de lundi. Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de «light sweet crude» (WTI) pour la même échéance, dont c’est le premier jour d’utilisation comme contrat de référence, gagnait 18 cents à 51,31 dollars. Mardi, «les investisseurs font le point après une hausse de trois semaines et près de 14% après des plus bas en près de six mois, se livrant à quelques prises de bénéfices», ont observé Mike van Dulken et Henry Croft, analystes chez Accendo Markets.

 Les cours du pétrole peinaient à accrocher un cap mardi, oscillant entre faibles pertes et petits gains, après avoir atteint des sommets en un mois, à 54,37 dollars pour le Brent lundi et 51,45 dollars pour le WTI mardi. Le brut avait grimpé lundi suite à la «réponse positive de l’Irak sur la possible prolongation des limitations de production de l’Opep pour neuf mois», a expliqué Ipek Ozkardeskaya, analyste chez London Capital Group. «Nous sommes en accord avec le royaume (saoudien) pour poursuivre la limitation de la production pour une période de neuf mois», a dit le ministre irakien du Pétrole, Jabbar Al-Luaibi, lors d’une conférence de presse, lundi à Baghdad, avec son homologue saoudien, Khaled al-Faleh. Dimanche, le ministre saoudien s’était dit confiant au sujet de la prolongation des limitations de production de pétrole, décidées fin 2016 et appliquées initialement pour six mois depuis janvier, avant une réunion aujorud’hui des membres de l’Opep et des producteurs hors Opep à Vienne. En outre, «l’Opep continue de subir des vents contraires en provenance des Etats-Unis, car non seulement la production de pétrole de schiste se reprend considérablement mais, en plus, le président américain, Donald Trump, a maintenant proposé de vendre la moitié des réserves stratégiques de pétrole des Etats-Unis», a-t-on expliqué chez Commerzbank. Lors de la semaine close le 19 mai, les réserves de brut américaines devraient avoir baissé de 2 millions de barils, les stocks d’essences avoir diminué de 750 000 barils et ceux de produits distillés (dont le gazole et le fioul de chauffage) fondu de 985 000 barils, selon la prévision médiane d’analystes interrogés par l’agence Bloomberg.

Tahar F


 




 
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