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18/11/2019
 
 

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Une campagne et des programmes 

  Sans fanfare habituelle et dans un climat plutôt tendu, le coup de starter de la campagne électorale pour l’élection présidentielle du 12 décembre prochain a été lancé hier matin. Ainsi durant trois semaines, les cinq candidats au poste de la magistrature suprême du pays tenteront d’agripper un électorat, majoritairement détaché de ce scrutin, pour se présenter en masse aux urnes le 12 décembre prochain et ce, en déployant leurs programmes respectifs. Une mission qui d’ores et déjà s’annonce compliquée aussi bien pour les prétendants au fauteuil d’El Mouradia que pour les potentiels électeurs intéressés, tant les programmes électoraux déclinés se ressemblent. A ce titre, affirmant tous porter les revendications du Mouvement populaire pacifique qui depuis le 22 février dernier investit la rue chaque vendredi et mardi, exige une rupture avec l’ancien système et un renouvellement complet de la classe dirigeante, les cinq prétendants ont rendu ces derniers jours publiques les grandes lignes de leurs programmes électoraux, tout en appelant les électeurs à participer massivement au rendez-vous du 12 décembre. C’est ainsi que Abdelmadjid Tebboune, ancien Premier ministre, qui se présente en candidat indépendant, a placé son programme électoral sous le slogan «Engagés pour le changement, capables de le réaliser». Il s’est ainsi engagé à «tout entreprendre» s’il est élu à la présidence de la République, pour «réaliser les attentes et les aspirations légitimes portées par le Hirak du 22 février». Pour ce faire, son programme électoral se décline en ce qu’il a appelé les «54 engagements» pour «l’instauration d’une nouvelle République». Outre «une large révision de la Constitution, une reformulation du cadre juridique des élections, un renforcement de la bonne gouvernance à travers la séparation du monde des affaires de la politique et la mise en place de mécanismes garantissant la probité des fonctionnaires publics», il affirme engager une nouvelle politique de développement via un «nouveau modèle économique basé sur la diversification de la croissance et l’économie de la connaissance». De son côté et pour sa première participation à une élection présidentielle lui aussi, Azzedine Mihoubi, secrétaire général par intérim du Rassemblement national démocratique (RND), a dévoilé un programme électoral axé sur l’économie pour tenter de convaincre les Algériens de la nécessité d’aller en masse aux urnes. L’ancien ministre de la Culture a en effet avancé, dans son programme électoral, 150 propositions visant à relancer l’économie nationale, plaidant pour la création d’un ministère de l’Economie qui réunira les secteurs de l’Energie, des Finances, de l’Industrie, des Télécommunications et de la Poste. Mihoubi mise dans sa nouvelle politique sur le développement d’une économie entrepreneuriale qui prévoit, en outre, une réforme du secteur des finances et du cadre législatif régissant l’investissement étranger, et poursuivre la lutte contre la corruption. Pour sa part et après deux échecs aux élections présidentielles de 2004 et de 2014, Ali Benflis, président du parti «Talaie El Hourriyet», brigue à nouveau la magistrature suprême, lui qui a toujours considéré que l’organisation de l’élection présidentielle représentait «la voie la moins longue, la moins risquée et la moins coûteuse pour le pays» pour sortir de la crise. Ancien Premier ministre et ex-ministre de la Justice, Benflis a qualifié le scrutin du 12 décembre prochain d’«occasion historique» qui s’offre aux Algériens, tout en les appelant à faire de ce rendez-vous présidentiel «autre chose qu’un autre faux-fuyant, un autre sursis accordé à un régime politique en voie de déchéance ou un semblant de changement sans le changement». Préconisant «un programme d’urgence nationale», ce candidat s’engage, s’il est élu, à mettre en œuvre «trois mesures prioritaires» dès la prestation de serment. Il s’agit de «l’ouverture de consultations» avec des partis politiques, des membres de la société civile et des personnalités nationales, de «la formation d’un gouvernement d’ouverture politique» et de «la dissolution de l’Assemblée populaire nationale». Selon ce candidat, les grands chantiers du changement démocratique sont au nombre de sept: le chantier institutionnel, constitutionnel, judiciaire, le chantier des libertés et des droits, le chantier médiatique et, enfin, celui de la moralisation de la pratique politique et la vie publique. Quant à Abdelaziz Belaid, du Front El moustaqbal, son programme électoral s’articule principalement sur «des réformes profondes répondant aux aspirations du peuple algérien». Sous un slogan de campagne électoral intitulé, «Le peuple décide», il s’engage qu’une fois élu président de la République, à bâtir «des institutions fortes reflétant la place de l’Etat algérien». Parmi ses priorités figurent «la révision de la Constitution et toutes les lois relatives aux réformes», «l’ouverture d’un dialogue inclusif avec toutes les obédiences politiques du pays» et «l’édification d’une économie forte, garantir l’indépendance de la justice, éliminer la corruption, l’éradication du chômage et la revalorisation des salaires des fonctionnaires...» Enfin, Abdelkader Bengrina, président du Mouvement El-Bina qui participe pour la première fois à une élection présidentielle, promet à son tour de «répondre aux revendications du Hirak» et d’ouvrir «un dialogue sans exclusion». Son programme «s’appuie essentiellement sur le principe de consultation des Algériens sur les voies de sortie de crise», «la récupération des fonds volés», «assurer la sécurité alimentaire et territoriale de l’Algérie», et à «redonner espoir au peuple algérien». Ceci avant d’appeler à «une forte participation» au prochain rendez-vous électoral afin de «préserver l’Algérie».


Lynda Naili

 

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