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16/07/2019
 
 

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Chérif Benmiloud, analyste en économie
Le gel de la planche à billets, «une simple action de communication» 

  «Le recours à la ‘’planche à billets’’ a été une décision irréfléchie et irrationnelle, prise par les responsables politiques d'alors qui n'ont pas jugé utile d'en appeler à des sources alternatives pour financer le déficit budgétaire et les investissements publics à venir», a indiqué l’analyste en économie Cherif Benmiloud, ajoutant que «le gel de ce mode de financement annoncé par l'actuel gouvernement n'est qu'une simple action de communication».

Par Thinhinene Khouchi

Invité hier à l’émission de la Chaîne 3 de la Radio algérienne, l’analyste en économie Mohamed Chérif Benmiloud a indiqué qu’«en ayant eu recours à la planche à billets, les responsables politiques d’alors, ont agi de façon irrationnelle et irréfléchie, parce qu’ils n’ont pas jugé utile d’en appeler à des sources alternatives pour financer le déficit budgétaire et les investissements publics à venir». S’agissant là de procédés avec lesquels l’économie ne s’accommode pas et qui risqueraient fort de mener le pays vers une perte de sa souveraineté, l’intervenant constate que le gel du recours à la planche à billets annoncé par l’actuel gouvernement n’est qu’une simple «action de  communication». En outre, il a indiqué que 40% des 6 553 milliards de dinars imprimés au titre du financement non conventionnel de l’économie vont, à coup sûr, constituer une réserve dans laquelle celui-ci n’hésitera pas à puiser. Il observe que ce dernier n’a, lui aussi, pas fait l’effort de réfléchir à une solution médiane consistant, par exemple, à faire appel à la fiscalité ordinaire, voire à recourir à l’endettement extérieur. Pour se sortir de ce mauvais pas, l’Algérie, estime-t-il, va devoir agir sur les dépenses de fonctionnement de l’Etat, dont il estime qu’elles devraient être réduites d’au moins 10%, «hors salaires» .Relevant une faiblesse de la croissance économique, le professeur Benmiloud propose de fiscaliser l’économie informelle et d’imposer les patrimoines constitués «au cours des dernières années», sur la base d’un tas de facteurs, parmi lesquels il mentionne des avantages et autres subventions indus. Pour rappel, Mohamed Loukal, ministre des Finances, avait déclaré récemment que «le financement non conventionnel a été gelé pour l’exercice en cours (2019), mais il reste un levier important mais non exclusif de financement pour le Trésor jusqu’à 2022». Bien qu’annoncé comme étant un instrument «gelé», tout porte à croire que la fin de la planche à billets n’est pas aussi irrévocable que le laissent entendre les propos de différents membres du gouvernement sur cette question. Et pour cause, dans un entretien accordé à l’APS, Mohamed Loukal, ministre des Finances, confirme certes «le gel» du recours au financement non conventionnel, décidé par le gouvernement Ahmed Ouyahia fin 2017 pour pallier les rétrécissements des liquidités bancaires, conséquence de la chute des cours du pétrole. Mais dans ses propos, Loukal dit que le gel en question est décidé pour 2019 et que la planche à billets restera un instrument de financement valable jusqu’à 2022. «Le financement non conventionnel a été gelé pour l’exercice en cours, mais il reste un levier important, mais non exclusif de financement pour le Trésor jusqu’à 2022», a-til déclaré. Sous-entendant ainsi que d’ici cette échéance il n’est pas exclu de «dégeler» ce mécanisme pour les mêmes raisons qu’il a été décidé de l’utiliser ou pour toute autre cause similaire, surtout lorsqu’on connaît l’incertitude de la rente pétrolière, moteur exclusif de la croissance et du développement économiques. Ainsi, dans cet entretien, Loukal, après avoir rappelé la décision de «suspendre temporairement» le recours à ce mode de financement, communément appelé «planche à billets», pris lors d’une réunion du gouvernement tenue le 26 juin dernier, est longuement revenu sur les mécanismes et objectifs du recours à ce mode de financement, lequel a été rendu possible grâce à un amendement de la loi sur la monnaie et le crédit, autorisant le Trésor public à s’endetter directement auprès de la Banque d’Algérie (BA).


T. K.

 

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