Accueil 

18/11/2019
 
 

Caricature


Archives


Automobile

 
Actualité────────●

Conférence internationale sur les start-up à Alger
Nécessité d’un cadre réglementaire fixant leurs statuts  

  Les travaux de la Conférence internationale sur l'appui des start-up dans les domaines du service public, tenue samedi à Alger, ont été sanctionnés par une série de recommandations s'articulant essentiellement autour de la mise en place d'un cadre réglementaire définissant les statuts des start-up et d'un écosystème propre à ces entreprises composé de l'ensemble des acteurs et des intervenants.

Par Ihsane Ch.
Issues des 5 ateliers de cette Conférence, ces recommandations reposent sur 4 axes ayant trait au système, à la coordination entre les différents acteurs, au financement, au plan de charges en faveur des start-up, à la formation ainsi qu’à la coopération internationale et à l’échange. Ces recommandations ont souligné la nécessité de faciliter aux start-up l’accès à la commande publique à travers l’adaptation du cahier de charges en y introduisant une clause faisant obligation de recourir à la sous-traitance avec ces start-up, tout en incitant les opérateurs publics et privés à recourir aux solutions innovantes crées par ces entreprises. En outre, les secteurs ministériels et les entreprises économiques ont été appelés à promouvoir le partenariat avec les start-up et les jeunes porteurs de projets innovants et de prendre des mesures incitatives à caractère fiscal pour que les opérateurs public et privé recourent aux solutions innovantes proposées par les start-up. Entre autres recommandations, figure la réactivation des dispositions de l’article 78 du décret présidentiel 247-15 du 16 septembre 2015 portant réglementation des marchés publics et délégations du service public, à travers la promulgation d’une décision du ministre des Finances pour le soutien aux micro-entreprises et aux start-up. Les recommandations de cette conférence prévoient également l’affectation par le ministère de l’Intérieur, des Collectivités locales et de l’Aménagement du territoire d’une enveloppe financière au titre de l’exercice 2020, destinée à l’acquisition de solutions intelligentes dans le domaine des services publics, outre l’incitation des secteurs ministériels au développement des applications intégrables (comme la carte d’identité biométrique) et à la mise en place de mécanismes centraux pour le suivi des projets réalisés dans le cadre de partenariat avec les collectivités locales et les startup. Il s’agit également de l’importance d’améliorer la nomenclature des programmes d’investissement public à travers l’insertion des nouvelles solutions innovantes par les start-up, d’exhorter les collectivités locales à signer une convention d’expertise avec ces entreprises ainsi que de lancer le projet intitulé «le premier client» permettant à la start-up d’obtenir un premier marché via la commande publique. Les recommandations mettent l’accent également sur la promotion du rôle des incubateurs au niveau du système intégré des start-up, notamment au niveau des universités, des entreprises, des banques, des centres de recherche, outre la création d’une agence chargée de la coordination pour élaborer le cadre règlementaire définissant les statuts des start-up. Il a été recommandé également de développer les points de contact au niveau des 48 wilayas pour assurer un rôle de médiateur chez les start-up et les collectivités locales, enrichir la plateforme électronique des start-up mise en place par le ministère de l’Intérieur tout en l’ouvrant aux porteurs d’idées innovantes. Les start-up ont été appelées, dans le cadre des mêmes recommandations, à se rassembler sous forme d’associations locales ou nationales et créer des réseaux de coopération unifiant leurs efforts. S’agissant de la formation, le ministère de l’Intérieur a programmé la création d’incubateurs de start-up dans le but de favoriser l’émergence de start-up spécialisées dans domaine du service public, notamment en ce qui concerne la pièce d’identité biométrique, le traitement des déchets et l’éclairage public. Il a été convenu, dans ce sillage, d’organiser des cycles de formation au profit des start-up et leurs incubateurs sur le service public de proximité. Pour ce qui est de la coopération internationale et de l’échange d’expertises, l’accent a été mis sur l’importance de s’assurer de la mise à profit des expertises de l’élite ayant immigré et de la diaspora dans l’accompagnement et le développement des start-up.
De plus, parmi les recommandations figure l’introduction de l’axe portant sur la promotion des start-up au titre des accords de coopération décentralisée avec leurs homologues étrangères, l’institution d’un concours annuel intitulé «Les start-up de l’année», destiné aux start-up africaines, en vue de consolider les échanges entre les pays africains et promouvoir également l’image des entreprises algériennes, aussi bien start-up et innovantes. A rappeler que cette Conférence internationale sur l’appui des start-up vient en application des mesures prises par le gouvernement en direction des start-up, notamment celles annoncées par le Premier ministre, début octobre, concernant notamment la création de trois zones technologiques au niveau national au profit des start-up et d’un Fonds national de financement et d’appui aux initiatives de ces entreprises innovantes, ainsi que la facilitation de l’environnement fiscal au profit des start-up, notamment à travers d’importantes exonérations fiscales.

Les start-uppers mettent en avant les mesures initiées par les pouvoirs publics
aLes start-uppers ayant pris part, samedi à Alger, à «la Conférence internationale sur l’appui des start-up dans les domaines du service public», ont mis en avant les procédures et mesures prises par les pouvoirs publics pour soutenir et accompagner les porteurs de projets innovants. S’exprimant en marge des travaux de la Conférence internationale qui a vu l’organisation d’une exposition pour la présentation de différents produits réalisés par des start-up, les créateurs de start-up ont affirmé que la réalisation des idées et projets innovants est possible tant que les pouvoirs publics s’engagent à accorder l’appui et l’accompagnement nécessaires pour créer et pérenniser les start-up. Dans ce sillage, une représentante de l’entreprise «Baghdadi», activant dans le domaine de collecte et de tri des déchets, a indiqué que leur start-up était une idée avant d’être concrétisée sur le terrain, relevant que «la start-up qui sera lancée prochainement, utilisera un nouveau système de collecte et de tri contribuant à la valorisation des déchets, la préservation de l’environnement et à la lutte contre la pollution». «Il faut persévérer pour atteindre son objectif et ne pas lâcher prise (...), les expériences nous ont appris que les grandes firmes mondiales ayant démarré de rien, valent aujourd’hui des milliards de dollars et emploient des milliers de salariés», a-t-elle ajouté. De son côté, l’architecte Mezzar Zakaria a fait savoir que la «Sarl Yard-in Co» a réalisé son projet relatif à la mise en place d’une plateforme numérique regroupant plusieurs acteurs dans le domaine du BTP, facilitant ainsi le contact entre les entrepreneurs, les ingénieurs et les bureaux d’études et autres. Cette plateforme, ajoute M. Mezar, permet d’économiser du temps et de prendre des décisions en temps réel. Elle sert également d’espace d’interaction entre les différents intervenants dans le projet. «Jusque-là, nous n’avons pas rencontré de difficultés pour la création de cette entreprise, sauf quelques entraves administratives liées au financement», a-t-il poursuivi, appelant les jeunes à saisir l’opportunité offerte pas l’Etat afin de renforcer le tissu des start-up dans les différents domaines. Pour sa part, la responsable commerciale de l’entreprise «Design ville» a loué les mesures incitatives visant l’appui des jeunes en la création de leur start-up. Design ville qui active, depuis 2018, dans l’alimentation des établissements scolaires en énergie solaire (climatiseurs, chauffages, chauffe-eaux etc.), vise à promouvoir et élargir davantage son activité, a-t-il fait savoir, rappelant que l’entreprise qu’il représente assure l’énergie solaire à 5 écoles de la wilaya d’Alger en attendant la généralisation de cette expérience réussie. Intervenant à cette occasion, la chef du département relations extérieures au Cerist a souligné que le Centre accorde son soutien aux jeunes à travers l’organisation de concours au profit des porteurs des projets innovants dans le cadre des start-up, notamment dans les domaines de la santé, l’agriculture et les transports. A rappeler que la conférence a vu la présence de nombre de ministres et acteurs dans le domaines de la promotion des start-up, en sus d’étudiants intéressés par ce domaine.

I. Ch./APS.

 

<<--Article précédent          Article suivant-->>
 

 Partagez sur Facebook Twitter Google

 

DIRECTION - ADMINISTRATION
2, Boulevard Mohamed V - Alger-Centre

Tél. standard : 021.78.14.16 _ Fax : 021.78.14.15

e-mail : lejourdalgerie@hotmail.fr

SERVICE PUBLICITÉ DU JOURNAL
Tél & Fax : 021.78.14.20
Toutes les agences ANEP (siège) : 1. Av. Pasteur. Alger

 Contactez-nous                                                                        © Copyright 2003-2016. Le jour d'Algérie                                      Suivez nous sur .... /fr/img/logos/facebook.png /fr/img/logos/twitter.png /fr/img/logos/youtube.png