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POINT chauds Par Fouzia Mahmoudi 19/11/2018

Unité

 Une guerre froide se profile-t-elle entre les États-Unis et l’Union européenne, alors que les désaccords entre Washington et Paris grandissent et se développent ? Aujourd’hui, le président français n’est plus seul à tenir tête à Donald Trump, la chancelière allemande venant de décider de se prononcer en faveur de son allié européen. En effet, Angela Merkel et Emmanuel Macron comptent afficher depuis hier à Berlin, lors de commémorations de la guerre, un front uni face à Donald Trump et aux populismes, malgré de persistants désaccords entre eux sur le fond. Cette volonté des deux dirigeants d’apparaître unis devrait notamment concerner la proposition controversée de création d’une armée européenne, un vieux projet européen relancé avec vigueur récemment par le chef de l’Etat français et la chancelière allemande, qui suscite l’ire du chef de l’Etat américain. Une telle armée européenne ne devrait pas se borner à des équipements et des entraînements de troupes en commun «mais implique aussi la volonté politique de défendre avec détermination les intérêts européens lorsqu’un conflit éclate», a estimé la ministre allemande de la Défense, Ursula von der Leyen. «Il ne s’agit pas d’être contre les Etats-Unis mais de prendre notre destin en main pour ne plus compter éternellement sur les autres», lui a fait écho hier la ministre française chargée des Affaires européennes, Nathalie Loiseau. «Nous voulons devenir des alliés plus forts mais sans forcément faire de nous des clients», a-t-elle ajouté. Donald Trump s’est montré très critique à l’égard du chef de l’Etat français sur ce sujet, invitant les Européens a d’abord augmenté leurs contributions à l’Otan. L’Alliance atlantique et certains pays européens, comme les Pays-Bas, se sont montrés également très réservés, y voyant un risque important de concurrence avec l’organisation atlantique. Le président français et la chancelière allemande avaient déjà multiplié il y a une semaine, lors des cérémonies en France du centenaire de la fin de la Première Guerre mondiale, les marques de complicité et de cohésion. Sa venue à Berlin pour le Volkstrauertag (Jour du Souvenir) parachèvera cette séquence. Il s’entretiendra à la fois avec le chef de l’Etat allemand Frank-Walter Steinmeier, dont le rôle est surtout honorifique, puis avec Angela Merkel. La France et l’Allemagne se sont déjà entendues vendredi sur les contours d’un budget pour la zone euro, projet phare d’Emmanuel Macron pour soutenir l’investissement. Mais pas sur son montant, qui reste non défini alors que le chef de l’Etat français espérait à l’origine des centaines de milliards d’euros. L’Allemagne n’en a accepté le principe que du bout des lèvres et en verrouillant strictement son utilisation. Reste à savoir si cette nouvelle relance des relations franco-allemandes, qui ont depuis l’élection de Macron connu des hauts et des bas, tiendra longtemps ou si cette nouvelle unité trouvée face à Trump finira par se fissurer du fait des nombreux désaccords qui règnent entre Paris et Berlin.
 
 

 

 

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