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POINT chauds Par Fouzia Mahmoudi 25/05/2017

Opposition

 Durant l’entre-deux tours de l’élection présidentielle de 2012, Jean-Luc Mélenchon qui avait alors réalisé un score jugé médiocre de 12% au vu de sa popularité, n’avait pas appelé à voter pour François Hollande. Il avait simplement, tout comme il l’a fait à l’occasion de l’entre-deux tours de 2017, appelé à voter contre un candidat. Nicolas Sarkozy alors, et Marine Le Pen aujourd’hui. Et personne n’avait accusé à cette occasion Mélenchon de manquer à son devoir ou de vouloir faire gagner Sarkozy. Surtout, le candidat du Front de Gauche s’était immédiatement placé comme un opposant politique de Hollande dont il jugeait, déjà, la politique dangereuse et en désaccord avec ses principes d’homme de gauche. Il avait même traité, quelques mois après sa victoire, Hollande de «capitaine de pédalo», au grand déplaisir du Parti socialiste. Moins d’un mois après la présidentielle, Mélenchon se veut être le premier opposant d’Emmanuel Macron. Il rejette surtout violemment la réforme du droit du travail que le nouveau président veut faire passer en force. Pour le leader de La France insoumise, Macron souhaite «remettre en cause le code du travail dans un sens qu’on connaît : c’est du + + loi El Khomri, c’est toute une philosophie qui veut que la loi recule devant le contrat, et que celui-ci soit négocié de gré à gré dans l’entreprise».

 Mélenchon va plus loin : «Tout est à jeter» dans la réforme du droit du travail engagée par le chef de l’État. «Pour nous, le code du travail c’est l’histoire des luttes du mouvement ouvrier, explique l’ex-candidat à la présidentielle. Page après page, ce sont des droits acquis. [...] Si le code du travail est parfois touffu, c’est parce que le Medef n’a cessé de vouloir y introduire des dérogations. [...] Ce code est notre protection». Pour le leader de La France insoumise, le nouveau président doit attendre la tenue des élections législatives pour entreprendre ses réformes : il «a le droit de ne rien faire !» «Tant que l’Assemblée n’est pas là, précise le candidat dans la 4e circonscription des Bouches-du-Rhone, la loi ne peut pas s’appliquer. On n’abrogera pas le code du travail sur le perron de l’Élysée. Pardon, mais il y a encore deux ou trois formalités qui s’appellent le vote, et d’abord celui des Français». Mélenchon pourrait par ailleurs profiter des déboires que connaît le FN en ce moment avec une possible rétractation de leur argument le plus important, la sortie de l’euro, pour se positionner comme le premier opposant au nouveau gouvernement et devenir ainsi un acteur incontournable sur la scène politique pour les cinq années qui viennent.
 

 

 

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