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POINT chauds Par Fouzia Mahmoudi 19/05/2019

Péril

 Les projets de Marine Le Pen de mettre en place un supergroupe au sein du Parlement de l’UE risquent d’être mis en péril par le scandale qui touche de plein fouet l’un de ses principaux alliés européens, le parti d’extrême droite autrichien. En effet, à un peu plus d’une semaine des élections européennes, son leader, également numéro deux du gouvernement, Heinz-Christian Strache, est mis en cause pour tentative de collusion avec la pseudo-nièce d’un oligarque russe dans une mise en scène apparemment destinée à le confondre. Secrètement filmé par une caméra cachée, le vice-chancelier Heinz-Christian Strache a discuté, quelques mois avant les législatives de 2017, avec une femme qu’il croyait liée à une influente personnalité russe, de la possibilité d’un soutien financier en échange de l’accès à des marchés publics autrichiens. Ces informations publiées vendredi soir par les médias allemands «Süddeutsche Zeitung» et «Der Spiegel», extraits vidéo à l’appui, ont sonné le branle-bas au sein de la coalition gouvernementale dirigée par Sebastian Kurz, chef du parti conservateur (ÖVP) allié à l’extrême droite. Après ces révélations, soutenues par les enregistrements vidéo, les principaux partis d’opposition autrichiens ont demandé la démission d numéro deux du gouvernement dirigé par Sebastian Kurz, chef du parti conservateur qui gouverne avec l’extrême droite depuis fin 2017. Le chef du Parti de la liberté d’Autriche (...) est filmé en train de discuter avec son interlocutrice de la possibilité d’investir de l’argent en Autriche pour soutenir sa formation. Et Heinz-Christian Strache face à l’ampleur qu’a prise cette affaire n’a pas tardé à présenter sa démission de la tête patron de l’une des formations nationalistes les plus influentes de l’UE, allié des mouvements de Matteo Salvini en Italie et de Marine Le Pen en France. Et si ce scandale met en péril la crédibilité du FPÖ en Autriche, il risque également de mettre à mal le Rassemblement national en France qui a basé une large partie de sa campagne sur les exemples de prise de pouvoir réussi par l’extrême droite en Italie, Hongrie et Autriche. Reste à savoir désormais si les électeurs français qui hésitaient entre l’abstention et Le Pen décideront de rester chez eux le jour du vote ou si la volonté de contrecarrer Macron et son parti sera la plus forte. 
 

 

 

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