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POINT chauds Par Fouzia Mahmoudi 24/03/2019

Insécurité

 Alors que le mouvement des «gilets jaunes» continue à emplir les rues de France chaque samedi pour dénoncer la paupérisation de tout un pan de la société, et alors que le mouvement est toujours soutenu par une majorité, quoique bien moins importante qu’il y a quelques semaines, le parti présidentiel La République en Marche continue de caracoler en tête des sondages pour les élections européennes. Deuxième derrière LREM, le Rassemblement national de Marine Le Pen a du mal à rattraper le mouvement d’Emmanuel Macron, malgré l’impopularité encore marquée du chef de l’État français. Le discours ambigu du mouvement d’extrême droite sur l’Europe et l’euro ayant ces derniers mois déstabilisé ses partisans et sympathisants. A deux mois du vote, Marine Le Pen a donc décidé de recentrer son discours sur l’insécurité, un thème toujours porteur pour le RN. La présidente de l’ex-Front national a ainsi longuement dénoncé «une société livrée à l’ensauvagement» ce soir à Roquevaire (Bouches-du-Rhône), près de Marseille, en s’appuyant sur le meurtre d’une étudiante de 21 ans, dimanche soir dans la cité phocéenne. «C’aurait pu être ma fille, qui aura 21 ans dans quelques semaines. Nous sommes là dans l’indicible», a lancé la présidente du Rassemblement national, en faisant référence à ce crime qui n’a pas encore été élucidé. Marine Le Pen s’était recueillie dans l’après-midi devant l’hôpital de la Timone, où la jeune femme, prénommée Marie-Bélen, a été poignardée a priori pour son téléphone portable. Marine Le Pen a longuement dénoncé «une société où la violence et parfois l’ultra violence s’invitent partout» : «On meurt pour 50 euros, un portable, une cigarette, un regard, et parfois même simplement parce qu’on est Français», a-t-elle insisté, en appelant à en finir avec le laxisme judiciaire. «L’impunité d’aujourd’hui c’est la récidive de demain. “On ne tolérera plus”, voilà notre programme face à la délinquance», a-t-elle lancé, devant 600 militants, dont une poignée de «gilets jaunes» : «Sinon, je vous l’annonce, nous aurons des gangs à l’américaine, puis des gangs à la sud-américaine». S’exprimant après Jordan Bardella, tête de liste du RN pour les élections européennes du 26 mai, et Thierry Mariani, transfuge du parti Les Républicains et candidat RN pour ces européennes, Marine Le Pen a mis en parallèle ce « laxisme » du gouvernement face aux «racailles» avec la répression du mouvement des «gilets jaunes». Dénonçant la nomination de Didier Lallement, «un homme répressif jusqu’à la déraison», au poste de Préfet de police de Paris, elle a accusé le gouvernement de laisser la voie libre «aux cagoules noires d’extrême gauche» : «On finirait par croire que c’est parce qu’ils ont pour mission de salir les mouvements sociaux». Ainsi, Marine Le Pen retourne aux fondamentaux de son parti en tablant sur l’insécurité et l’immigration pour convaincre les électeurs encore indécis de porter leurs voix sur le RN lors des prochains scrutins européens qui se tiendront fin mai.
 

 

 

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