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mercredi 19 juin 2024

36e Conférence de l’Union interparlementaire arabe / Boughali : l’Algérie résolue à poursuivre la défense de la cause palestinienne

Coïncidant avec le cinquantième anniversaire de sa création, juin 1974, les travaux de la (UIPA) ont débuté hier dans la matinée au Centre international des conférences Abdellatif-Rahal, CIC-Alger, durant lesquels la question palestinienne a dominé l’ordre du jour.

Par Lynda Naili

Pour cette première journée, dans son allocution d’ouverture, Brahim Boughali a indiqué que cette organisation «est devenue une référence et une étape importante dans le processus de renforcement du travail parlementaire arabe contribuant à la dynamique du développement (de la région) et à l’instauration de la sécurité et de la paix au profit de nos peuples». Dans ce sens, relevant «l’injustice du système mondial, les doubles standards, la manipulation du droit et de la légitimité internationaux» ainsi que «l’impunité», il a appelé à «mobiliser une action parlementaire arabe commune au service de la paix et du développement et de faire face aux défis multidimensionnels mondiaux et régionaux auxquels notre nation est confrontée». Ainsi, au chapitre de la cause palestinienne, l’un des objectifs les plus importants de la création de l’UIPA, Brahim Boughali, président de l’Assemblée populaire nationale (APN) et président en exercice de l’Union parlementaire arabe (UIPA), assurant que celle-ci «ne ménagera aucun effort jusqu’à ce que chacun assume ses responsabilités à l’égard de la question palestinienne», a réaffirmé que «l’Algérie reste ferme dans sa position de principe en faveur du droit légitime du peuple palestinien à obtenir la pleine jouissance de ses droits». L’Algérie, a-t-il poursuivi, «en sa qualité de membre non permanent au Conseil de sécurité de l’ONU, n’a ménagé et n’épargnera aucun effort pour mettre chacun devant ses responsabilités morales et juridiques à l’égard de la question de la Palestine et de son peuple, et pour insister sur la mise en œuvre des résolutions des Nations unies pour garantir le droit des Palestiniens à établir leur Etat indépendant avec Al-Quds Al-Sharif comme capitale». En somme, face à cette évolution dangereuse de la situation en Palestine, Boughali a souligné l’impératif «aujourd’hui, pour les Parlements arabes, de renouveler leur engagement, de concevoir de nouvelles façons de soutenir la cause palestinienne et d’appuyer les divers efforts visant à établir l’Etat palestinien et à criminaliser et punir l’occupation sioniste», invitant, dans ce contexte, «les Palestiniens à unir leurs rangs, à prioriser l’intérêt national et à mettre fin à la division et au déplacement des populations qui permettra la restauration des droits nationaux palestiniens». Pour sa part, l’ancien président de l’UIPA et président par intérim du Parlement irakien, Mohsen al-Mandalawi, qui a salué la reconnaissance récente par l’Espagne, la Norvège et l’Irlande de l’Etat de Palestine, a appelé les Parlements et les gouvernements arabes à intensifier les efforts politiques et à soutenir la demande du procureur de la Cour pénale internationale (CPI) d’émettre des mandats d’arrêt contre les criminels de guerre responsables du génocide en Palestine. Il a également appelé à «activer la diplomatie parlementaire commune des Parlements fédéraux, en coordination avec les organisations parlementaires régionales et internationales, en vue de soutenir les causes arabes et de marquer une présence active et influente dans les fora parlementaires internationaux».
Les travaux de la conférence s’étalant sur deux jours, les présidents de Parlements et des délégations parlementaires arabes discuteront de nombreuses questions arabes et régionales d’actualité, notamment la question palestinienne, en particulier dans la bande de Ghaza, soumise à une agression génocidaire sioniste, depuis le 7 octobre 2023. En outre, il s’agira pour les parlementaires conférenciers d’aborder la restructuration des commissions permanentes et des séances de travail, y compris des réunions de la Commission Palestine, de la Commission des affaires sociales, des femmes et des enfants et de la Commission des affaires politiques et des relations parlementaires.
Pour rappel, l’Algérie, qui a rejoint l’UIPA en juin 1979 lors de la 7e session de son Conseil tenue à Tunis (Tunisie), a abrité quatre fois les travaux du Conseil de l’Union (1981, 1991, 2000 et 2005).

L N.

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