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mardi 25 juin 2024

Allemagne: Moody’s confirme la note Aaa

L’agence de notation Moody’s a maintenu la notation Aaa de l’Allemagne, la meilleure note possible, ainsi que sa perspective stable, estimant que la première économie européenne est suffisamment solide pour absorber les conséquences de la crise du Covid-19.
Moody’s met en avant «la très grande capacité de l’Allemagne à appliquer des politiques budgétaires efficaces et à déployer ses larges réserves budgétaires pour limiter l’impact du Covid-19», ainsi que «la vaste et très compétitive économie allemande qui conduit à un revenu par habitant très élevé».
L’agence salue par ailleurs «des institutions et une gouvernance très solides».
La perspective reste en outre stable car, selon Moody’s, «les risques de baisse (…) sont efficacement atténués par sa très forte vigueur économique, ses paramètres budgétaires très favorables et la capacité des institutions du pays à gérer les chocs et à relever les défis à long terme».
L’Allemagne est frappée de plein fouet depuis l’automne par la seconde vague d’infections, qui a entraîné une prolongation des restrictions au-delà de la durée espérée.
Le produit intérieur brut (PIB) allemand s’est contracté de 5 % en 2020.
L’institut économique DIW table sur un recul de 3 % au premier trimestre 2021, et le gouvernement a abaissé à 3 % sa prévision de croissance annuelle.
Berlin a pourtant mis de côté face à la crise sa célèbre rigueur budgétaire, et a débloqué en mars près de 1 000 milliards d’euros d’aides aux entreprises, sous la forme de chômage partiel, de prêts garantis et d’aides directes, puis 130 milliards d’euros en juin pour des investissements d’avenir et une relance de la consommation.
Résultat : la dette publique a grimpé à 70 % du PIB en 2020, soit dix points de plus que son niveau d’avant-crise. Au total, Berlin devrait emprunter plus de 300 milliards d’euros de nouvelles dettes, du jamais vu dans l’histoire récente du pays.
Ces dépenses ont mis à terre la règle du «frein à l’endettement» inscrite dans les textes constitutionnels allemands depuis 2009, et qui interdit au gouvernement fédéral d’emprunter plus de
0,35 % de son PIB, sauf lors de «circonstances exceptionnelles», avec autorisation du Parlement.

S. K.

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