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samedi 15 juin 2024

COP26: L’Algérie plaide pour un financement convenable des projets environnementaux

L’Algérie plaide dans le cadre de sa participation à la 26e Conférence des Parties de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques qui a débuté dimanche passé à Glasgow (Ecosse), pour la nécessité d’assurer les financements nécessaires à la réalisation des différents projets qui visent la réduction des émissions carboniques ainsi qu’au transfert des technologies en lien avec ce domaine, a indiqué un responsable au ministère de l’Environnement. Dans une déclaration à la presse, le sous-directeur des changements climatiques au ministère, Abderrahmane Boukadoum, a estimé qu’assurer un financement adéquat représentait «la pierre angulaire» sur laquelle sont fondées toutes les démarches visant à lutter contre le changement climatique. Partant, l’Algérie invite, lors de sa participation à la Conférence de Glasgow, les pays développés qui sont, historiquement parlant, à l’origine du phénomène de l’effet de serre, à honorer les engagements énoncés dans la convention-cadre des Nations unies, notamment en ce qui a trait au financement des projets qui contribuent à la lutter contre les changements climatiques, affirmant que ceci représente «une question extrêmement impérieuse». Le responsable a rappelé, dans ce cadre, que les grands pays industriels à l’origine de l’effet de serre, avaient promis aux pays en voie de développement impactés par le phénomène, un financement estimé à 100 milliards USD pour la réalisation de projets à même de consolider leurs capacités de lutte contre les changements climatiques, dont les effets se manifestent plus que jamais, à savoir (inondations répétitives, feux de forêt, vagues de chaleur…). Cependant, affirme M. Boukadoum, «cette promesse ne s’est pas concrétisée à ce jour». L’Algérie demande, lors de cette conférence mondiale qui se poursuit jusqu’au 12 novembre courant, de transférer les nouvelles technologies au profit des pays en voie de développement et pays africains en particulier, afin qu’ils puissent concrétiser les projets nécessaire à la lutte contre les émanations des gaz à effet de serre, d’une manière plus efficace.
Nécessité d’accélérer les procédures de création du Fonds africain pour lutter contre les changements climatiques
Le troisième axe sur lequel l’Algérie négocie, lors de la conférence, a trait au renforcement des capacités nationale en la matière, en dispensant une formation au profit des cadres concernant l’utilisation de ces nouvelles technologies, notamment en ce qui concerne les utilisations des énergies renouvelables, ajoute l’intervenant.
«Partant de sa profonde conviction quant à l’ampleur des défis des changements climatiques et leurs répercussions négatives sur l’économie des pays en voie de développement, l’Algérie a mobilisé tous les moyens nationaux pour honorer ses engagements dans le cadre de l’accord de Paris à travers sa contribution déterminée au plan national ainsi que leur actualisation en fonction de ses capacités financières et économiques, mais aussi en fonction du soutien reçu de l’extérieur», a-t-il indiqué. Le même responsable a rappelé que le gouvernement algérien avait adopté le Plan national du climat (PNC) comme document «stratégique» permettant de faire face aux répercussions négatives induites par les changements climatiques au niveau national, estimant que cela «se veut une preuve tangible sur le respect des engagements internationaux, la volonté politique et les efforts nationaux dans la lutte contre les changements climatiques». Le PNC permet l’intégration des changements climatiques dans tous les secteurs à tous les niveaux, a-t-il expliqué. M. Boukadoum a rappelé l’appel lancé par le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, pour l’accélération des procédures de mise en place du Fonds de soutien aux mesures de lutte contre les répercussions négatives des changements climatiques, approuvé par le Conseil de paix et de sécurité (CPS) sur proposition de l’Algérie. «L’Afrique souffre actuellement du phénomène des gaz à effet de serre (GES) dont les répercussions se manifestent à travers les catastrophes naturelles notamment», a-t-il mis en garde. L’aggravation des effets des changements climatiques nous interpelle à intensifier les efforts en urgence pour protéger les vies et la nature, a-t-il conclu.
Amine H.

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