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jeudi 13 juin 2024

Erreur dans le sujet de français à l’examen de 5e : Les syndicats condamnent, le ministère réagit enfin…

L’erreur commise par les concepteurs du sujet de langue française à l’épreuve de la cinquième année primaire n’a laissé personne indifférent. Des syndicats ont condamné ces fautes qui se répètent chaque année et le département de Mohamed Ouadjaout a décidé d’ouvrir une enquête afin d’identifier les responsables et prendre les mesures appropriées pour empêcher leur répétition.

Par Thinhinene Khouchi

Lorsque les compétences sont marginalisées, alors les catastrophes sont inévitables et irréversibles. En effet, lors de l’examen officiel de fin de cycle primaire qui a eu lieu le 2 juin dernier, dans la dernière partie du sujet de langue française consacrée à la production écrite (4 points), l’auteur du sujet propose dans un tableau une série de noms (maison, niche, jardin, forêt et cabane) qu’il présente comme des adjectifs. S’ajoutent à cela d’autres fautes, une erreur de conjugaison («répond» à l’impératif) ainsi que d’autres relatives à l’espacement et à la ponctuation. Ces fautes graves n’ont laissé personne indifférent. Boualem Amoura, président du Syndicat autonome des travailleurs de l’éducation et de la formation (Satef) , contacté hier par téléphone, nous a expliqué que «ce n’est pas la première fois qu’on retrouve des erreurs dans les sujets des examens de fin d’année officiels. Chaque année c’est la même histoire et ce qui me heurte à chaque fois c’est pourquoi cette impunité et pourquoi personne n’est sanctionné». Notre interlocuteur s’est demandé «sur quels critères on choisit les inspecteurs responsables du suivi et de la conception des sujets de fin d’année ? Quand on sait que la majorité de ces inspecteurs ont le niveau primaire et n’ont souvent pas la spécialité». Pis encore, persiste Amoura, «ce qui me met hors de moi, c’est que ces derniers sont nombreux à superviser un seul sujet et ont un mois pour le vérifier. Mais rien n’y fait, à chaque examen officiel, il y a des erreurs impardonnables». Concernant les enquêtes ouvertes chaque année pour identifier les responsables des erreurs, notre interlocuteur nous assure qu’«elles n’aboutissent jamais à rien, personne n’est sanctionné donc bien sûr que ça se répète et ça continuera toujours». De son côté, Meziane Meriane, coordinateur du Syndicat national autonome des professeurs de l’enseignement secondaire et technique (Snapest), a indiqué que «lorsque les compétences sont marginalisées, alors maison, niche, jardin, forêt, cabane deviennent des adjectifs». Il est à noter que le ministère de l’Education nationale a décidé d’ouvrir une enquête sur l’erreur commise afin d’identifier les responsables et prendre les mesures appropriées pour empêcher leur répétition. Le département de Mohamed Ouadjaout s’est dit «décidé de revoir le système d’examen», ajoutant que ce dossier est «sur la table du ministre de l’Education nationale». En outre, le comité de correction a décidé, le vendredi 4 juin 2021, de ne pas prendre en compte la question erronée dans le sujet de français de l’examen de 5e année primaire.
T. K.

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