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mardi 18 juin 2024

Grève dans l’Education : Suivi variable selon les cycles et les wilayas

La grève de deux jours à laquelle a appelé le Conseil national autonome du personnel enseignant du secteur ternaire de l’éducation (Cnapeste) a connu, lors du premier jour, un taux de suivi variable d’un cycle à un autre et selon les wilayas. Le taux le plus important a été enregistré au niveau du secondaire, selon le syndicat.

Par Thinhinene Khouchi

Le président du Cnapeste, Messaoud Boudiba, a indiqué, hier, lors d’un appel téléphonique, qu’après consultation avec les présidents des bureaux régionaux du syndicat, «le mouvement de débrayage le plus important a été enregistré au niveau du secondaire, avec un taux de suivi variable d’une wilaya à l’autre et une adhésion passant de 60 % à 95 % à midi». Concernant le cycle moyen, l’appel à la grève a atteint un taux de 30 à 75 %. le taux le plus faible a été enregistré au niveau de l’enseignement primaire, avec un taux de participation ne dépassant pas les 25 %. Selon Messaoud Boudiba, «les écoles primaires ont enregistré un taux de suivi variant de 10 à 25%». Concernant les wilayas qui ont enregistré une forte mobilisation, Boudiba citera notamment Boumerdès, Tizi-Ouzou, Béjaïa…, ajoutant que «la grève se poursuivra aujourd’hui 3 novembre, afin de dénoncer l’impact de la terrible baisse du pouvoir d’achat, la gravité de la situation sociale actuelle et au vu des résultats d’une rentrée scolaire complexe dans tous les domaines qui ont pesé sur le professeur». Il est à noter que le Cnapeste avait appelé a une grève hebdomadaire de deux jours, soit les 2 et 3 novembre 2021. Cette décision a été prise lors d’une réunion du Conseil national qui s’est tenue les 15 et 16 octobre 2021 au lycée Frantz- Fanon de Boumerdès. «Après une discussion sérieuse, profonde et responsable, le Conseil appelle à une amélioration du pouvoir d’achat qui connaît une dangereuse baisse sans précédent, nécessite d’augmenter les salaires du professeur en fonction de l’amélioration de sa situation sociale et de le rendre économiquement et socialement à l’aise», ajoute la source. «Le corps enseignant se plaint depuis des années, d’une baisse du pouvoir d’achat, en raison de la hausse des prix et de la stagnation des salaires qui n’ont pas évolué depuis 2010, date de la dernière révision du régime indemnitaire des fonctionnaires de l’Education». «C’est un constat amer établi dans les différents rapports soumis aux travaux du Conseil national. Le secteur est malade. Les pouvoirs publics doivent réagir à cette situation qui n’a que trop duré. Il est nécessaire de mettre l’enseignant dans des conditions financières et sociales à la hauteur de son statut», réclame le syndicat. Mettant en garde contre toute atteinte aux acquis des enseignants, le Cnapeste demande également «l’ouverture de nouveaux postes budgétaires en vue d’alléger la charge qui pèse sur les enseignants, contraints d’assumer des heures supplémentaires». Ainsi, le secteur de l’Education nationale avec ses trois paliers (primaire, moyen et secondaire) risque de connaître une sérieuse perturbation en cas de non satisfaction de leurs revendications, assure le syndicat.
T. K.

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