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jeudi 13 juin 2024

Guerre en Ukraine La Russie menace de cibler les livraisons d’armes occidentales

Le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Riabkov, a menacé hier les États-Unis, affirmant que Moscou pourrait prendre pour cible leurs livraisons d’armes à l’Ukraine.
«Nous avons averti les États-Unis que la livraison d’armes qu’ils orchestrent depuis un certain nombre de pays n’est pas seulement un geste dangereux, c’est un acte qui fait des convois mentionnés des cibles légitimes», a averti Sergueï Riabkov dans une interview à la chaîne télévisée Pervy Kanal, citant notamment les systèmes de défense aérienne portables et les systèmes de missiles antichars. Par ailleurs, le vice-ministre a déclaré que les «garanties de sécurité» demandées par la Russie à l’Occident, dont l’assurance que l’Ukraine ne rejoindrait jamais l’Otan, n’étaient plus valables. «La situation a changé complètement. La question est désormais d’obtenir la mise en œuvre des objectifs de nos dirigeants», a-t-il affirmé, en référence à la «démilitarisation» de l’Ukraine que réclame le Kremlin. «Si les Américains y sont disposés, nous pourrons bien sûr reprendre le dialogue», a-t-il néanmoins ajouté, précisant que Moscou était prête notamment au sujet des accords Start de limitation des arsenaux nucléaires. «Tout dépend de Washington», a-t-il dit.

La Station spatiale internationale est menacée par les sanctions
Certains équipements russes sont indispensables au maintien en orbite de la station. Les sanctions occidentales introduites contre la Russie pourraient provoquer la chute de la Station spatiale internationale, a affirmé, hier, Dmitri Rogozine, le patron de l’agence spatiale russe Roscosmos, demandant leur levée. Selon lui, le fonctionnement des vaisseaux russes ravitaillant l’ISS sera perturbé par les sanctions, affectant en conséquence le segment russe de la station, qui sert notamment à corriger l’orbite de la structure orbitale. En conséquence, cela pourrait provoquer «l’amerrissage ou l’atterrissage de l’ISS pesant 500 tonnes».

Zelensky demande l’aide de Macron et Scholz pour libérer le maire de Melitopol
Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a appelé, hier, le président français, Emmanuel Macron et le chancelier allemand Olaf Scholz, à aider à faire libérer le maire de la ville ukrainienne de Melitopol, enlevé la veille par les Russes, selon Kiev. «Durant la nuit et aujourd’hui, nous parlons à nos partenaires de la situation avec notre maire. Notre exigence est claire : il faut qu’il soit libéré immédiatement (…) J’ai déjà téléphoné au chancelier Olaf Scholz. J’ai parlé au président Emmanuel Macron (…), je parlerai à toutes les personnes nécessaires pour faire libérer nos gens», a déclaré Volodymyr Zelensky dans une vidéo diffusée par la Présidence ukrainienne. Selon le président ukrainien et le Parlement, le maire Ivan Fedorov a été enlevé vendredi par des soldats russes qui occupent Melitopol, ville du sud de l’Ukraine, à mi-chemin entre Marioupol et Kherson, parce qu’il «refusait de coopérer avec l’ennemi».

Une responsable de l’ONU appelle la Russie et l’Ukraine au dialogue
Une haute fonctionnaire de l’ONU a exhorté la Russie et l’Ukraine à mettre fin au conflit en cours par le dialogue et la diplomatie, lors d’une réunion du Conseil de sécurité convoquée par Moscou pour évoquer les présumées recherches biologiques militaires des Etats-Unis en Ukraine. «La logique du dialogue et de la diplomatie doit l’emporter sur la logique de la guerre», a déclaré Rosemary DiCarlo, sous-secrétaire générale des Nations unies pour les affaires politiques et la consolidation de la paix, lors de la réunion, notant que les trois cycles de pourparlers tenus jusqu’à présent entre les délégations ukrainienne et russe devaient être intensifiés, notamment pour obtenir en priorité des arrangements humanitaires et de cessez-le-feu. Cette réunion faisait suite aux déclarations du porte-parole du ministère russe de la Défense, le général Igor Konachenkov, qui avait affirmé le 6 mars que l’armée de son pays avait découvert des preuves de programmes biologiques militaires financés par les Etats-Unis en Ukraine, notamment des documents confirmant le développement de «composants d’armes biologiques». Répondant à ces préoccupations, la haute représentante des Nations unies pour les affaires de désarmement, Izumi Nakamitsu, a déclaré que «les Nations unies n’avaient connaissance d’aucun programme d’armes biologiques». Depuis l’entrée en vigueur de la Convention sur les armes biologiques en 1975, celles-ci sont interdites. Avec 183 Etats parties au traité, les armes biologiques sont «universellement considérées comme abominables et illégitimes», a-t-elle souligné.
Meriem Benchaouia

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