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mardi 18 juin 2024

Transition énergétique: Vers la création de milliers d’emplois à l’horizon 2030

L’Algérie possède tous les atouts pour réussir sa transition énergétique à travers le Commissariat aux énergies renouvelables et à l’efficacité énergétique, qui est un organe de conception d’une stratégie nationale de développement de ce secteur.
Pour Noureddine Yassa, Commissaire aux énergies renouvelables, qui s’est exprimé hier à l’occasion de son passage sur les ondes de la Radio nationale, la généralisation du solaire prend forme conformément aux directives du président de la République qui insiste à aller vers le développement des énergies renouvelables et l’efficacité énergétique dans les zones d’ombre. «Cette stratégie de la transition énergétique tient compte des ressources naturelles, notamment le solaire et l’éolien dans le contexte local sans cesse croissant», a indiqué le Pr Yassa. Il a également expliqué que cette politique est basée sur une feuille de route qui vise à diversifier le mix énergétique en déployant les énergies renouvelables pour la maîtrise de la demande et de la consommation de l’énergie. «Ces directives du Président insistent sur la mise en place des mécanismes et des moyens technologiques efficients pour réussir à atteindre cette politique de transition énergétique au niveau national», a-t-il poursuivi. Il a souligné, à ce propos, que cette transition tient compte, selon le programme du gouvernement, du contexte national visant le renforcement de la sécurité énergétique à court, moyen et long terme et la participation à la prospérité économique, que ce soit dans l’industrie, dans l’ensemble des secteurs et notamment dans l’agriculture. «Ces ressources ne sont pas là uniquement pour la consommation, mais aussi pour amorcer une dynamique économique afin d’accompagner l’ensemble du programme», a-t-il dit. Cette dynamique, a-t-il poursuivi, suit des objectifs fixés pour 2035, en matière de développement des énergies renouvelables, afin d’atteindre le plafond de capacité de 15 000 Mégawatts (Mgw), dont la première tranche a été lancée pour la réalisation de 3 000 Mgw. Revenant sur les orientations du président de la République, notamment en ce qui concerne la généralisation de l’utilisation des énergies renouvelables en Algérie, en ordonnant d’exiger à toutes les communes du pays l’utilisation de l’énergie solaire pour l’éclairage public, le
Pr Yassa a fait savoir que plusieurs initiatives ont été prises au niveau des collectivités locales, et ce, en réponse à l’insistance du président de la République de doter les zones isolées en kits solaires, estimés jusque-là à 6 000 unités distribuées dans ces zones. Le même responsable a indiqué que le deuxième plan de ce programme est bel et bien entamé, comprenant la solarisation des écoles, et ce, pour la réalisation de multiples objectifs comme la réduction de consommation des collectivités locales et sensibiliser, en termes de pédagogie, les générations futures par la solarisation énergétique des écoles, dont le chiffre a atteint 1 200 écoles solarisées. Révélant que le programme du président de la République table aussi sur l’éclairage intelligent, il a fait savoir qu’«en parallèle aux 130 000 panneaux solaires de l’éclairage public déjà fonctionnels avec des lampes LED, on a initié un programme pour doter les fermes agricoles avec le système de pompage solaire pour l’irrigation, ainsi que pour les systèmes de communication qui ont des relais un peu partout». «Ces initiatives vont être multipliées dans les secteurs comme le Tourisme et l’Industrie qui sont aussi visés par ce programme présidentiel, à l’image de cette usine qui s’est dotée de 500 kilowatts générés à partir d’une toiture en panneaux solaires», a-t-il ajouté. Selon lui, les 3 000 mégawatts réalisés vont, à eux seuls, créer des milliers d’emplois via des entreprises locales pour le montage des kits solaires à l’horizon 2030-2035. Bien qu’approximatif, l’orateur a informé qu’un bilan établi au niveau des collectivités comptabilise quelque 400 emplois dans l’installation de ces systèmes. Par ailleurs, le Pr Yassa a mis l’accent sur des solutions alternatives au financement étatique de tous ces grands projets. «Il existe d’autres options pour aller vers des projets de petite taille qui permettent la création des microentreprises et des start-up, afin de créer des petits projets de 50 à 500 kilowatts pour drainer de l’emploi dans le sillage de la généralisation des énergies renouvelables», a-t-il suggéré.
Meriem B.

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