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lundi 15 juillet 2024

Volte-face de Sanchez sur le Sahara occidental: La classe politique espagnole scandalisée

Le revirement de la position du gouvernement de Pedro Sanchez sur le conflit au Sahara occidental ne passe pas auprès de la classe politique espagnole. Cette décision a été qualifiée de «scandaleuse» et «contraire» à la position historique de l’Espagne et au droit international.
La deuxième vice-présidente du gouvernement espagnol, ministre du Travail et de l’Economie sociale, Yolanda Diaz, a réagi en affirmant qu’elle se démarquait totalement de la position de son supérieur. Elle a ainsi affirmé que «la position de l’Espagne vis-à-vis de ce dossier doit émaner d’un dialogue national, tout en tenant compte du droit du peuple sahraoui à l’autodétermination, garanti par le droit international».
Pour sa part, la dirigeante du groupe «Unidos Podemos» au sein de l’exécutif espagnol a exprimé son rejet de la position du Premier ministre qui va «à l’encontre de la position historique de l’Espagne sur le Sahara occidental», réitérant son «engagement à défendre le peuple sahraoui et les résolutions de l’ONU et du Conseil de sécurité des Nations unies».
La SG du parti «Podemos» et ministre des Droits sociaux, Ione Belarra, a, de son côté, rejeté la décision du gouvernement espagnol. Dans une déclaration, il a indiqué que «la résolution du conflit au Sahara occidental doit se faire sur la base d’une solution politique, juste, durable et acceptable par toutes les parties, conformément aux résolutions du Conseil de sécurité qui consacrent le droit d’autodétermination du peuple sahraoui que l’Espagne doit respecter».
Le «Parti populaire» en Espagne, tout en dénonçant, de son côté, la décision du gouvernement de Sanchez, a demandé la «comparution» du Chef du gouvernement devant le Parlement.
«Le changement de la position du gouvernement vis-à-vis de la question du conflit au Sahara occidental est inacceptable. Le gouvernement n’a pas le droit de prendre une telle décision sans se concerter avec le principal parti d’opposition dans le pays», a déclaré la coordonnatrice générale du parti, Cuca Gamarra, dans un communiqué, faisant observer que «ce revirement de position nuit à l’image de l’Espagne à l’international».
Le parti de centre-droit Ciudadanos a exigé, lui aussi, la comparution de Sanchez et du ministre des Affaires étrangères devant les députés. «Sanchez et Albares doivent comparaître en toute urgence devant le Parlement pour s’expliquer sur les motifs d’une telle position», affirme Ciudadanos, ajoutant que «la politique étrangère est un enjeu majeur».
Pour sa part, le chef du parti de gauche «Mas Pais», Inigo Errejon, a critiqué le changement de position du gouvernement, soulignant que l’Espagne «ne doit en aucun cas être une proie au chantage de la monarchie marocaine».
Aussi, un porte-parole du parti «EH Bildu» basque au Sénat, Gorka Eligabarita, a estimé, après avoir dénoncé la nouvelle décision du gouvernement, que «le moment est venu pour que Madrid reconnaisse le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination».
De son côté, le président de «Mas Madrid», Pablo Gomez Perpinya, a considéré, que les déclarations de Sanchez sont en «violation flagrante» du droit international et des résolutions des Nations unies, soulignant que «ces déclarations nuisent gravement à la crédibilité de l’Espagne».
Massi Salami

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